Pertuis (Vaucluse)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pertuis.
Pertuis

Vue sur la ville de Pertuis et la Montagne du Grand Luberon
Vue sur la ville de Pertuis et la Montagne du Grand Luberon

Pertuis (Vaucluse)#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Pertuis
Code Insee abr. 84089
Code postal 84120
Maire
Mandat en cours
Roger Pellenc
2008- 2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays d'Aix
Démographie
Population 18 906 hab. (2006)
Densité 285 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
43° 41′ 42″ Nord
         5° 30′ 13″ Est
/ 43.695, 5.50361111111
Altitudes mini. 171 m — maxi. 472 m
Superficie 66,23 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Pertuis (en provençal Pertús selon la norme classique ou Pertus selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Sommaire

[modifier] Nom de la ville

De plus en plus la ville de Pertuis est appelée Pertuis en Luberon. Autant sur les sites internet de la ville (Marie, Office du tourisme) que sur les panneaux d'entrée de ville (voir photo plus bas sur les jumelages). Par contre l'officialisation du changement de nom n'a pas encore eu lieu.

[modifier] Géographie

Eglise et office de tourisme.
Le territoire du Parc naturel régional du Luberon


Au cœur de la Provence, en bordure de la vallée de la Durance et aux portes du Luberon, Pertuis est située en pays d'Aigues, dont elle est la capitale. Elle se situe à une vingtaine de kilomètres au nord d'Aix-en-Provence et est entrée depuis le 1er janvier 2001 dans la Communauté du Pays d’Aix, créant ainsi une communauté de communes inter-départementale. De par sa position géographique, Pertuis ou pertus en latin qui veut dire « passage », a toujours été un carrefour de communication entre la mer et la montagne. La commune est membre du Parc naturel régional du Luberon.






[modifier] Communes limitrophes

Rose des vents Ansouis Sannes La Tour d'Aigues Rose des vents
Villelaure N La Bastidonne
O    Pertuis    E
S
Le Puy-Sainte-Réparade Venelles
Aix-en-Provence
Meyrargues
Enclave: {{{enclave}}}

[modifier] Accès

Aéroports à proximité
Nom Destinations Distance
Marseille France
Europe
Afrique
48 km
Avignon France
Europe
68 km
Toulon France
Europe
130 km
Nice France
Europe
Amérique-du-Nord
192 km

Aux carrefours de plusieurs routes, Pertuis se trouve sur l'itinéraire de nombreux transits. La route départementale 973 pour le voyageur qui viendra d'Avignon ou de Cavaillon et qui se rendra vers les Alpes, traverse la commune sur un axe est-ouest. La départementale 119 arrivant du nord relayée par la route 956, passant par l'unique pont sur la Durance de la ville allant vers la côte méditerranéenne.

Enfin, l'autoroute A51 venant de Marseille via Aix-en-Provence et allant vers Gap et Sisteron a une sortie sur la commune voisine au sud, (Meyrargues), à quelques centaines de mètres de la limite de la ville.

Gare SNCF vers Aix-en-Provence et Marseille.

Gares TGV à Aix-TGV Arbois (30mn) ou Avignon-TGV (1h)

En fonction des destinations plusieurs aéroports.




Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de Pertuis par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance a vol d'oiseau[1] :

Ville
Marseille

Montpellier

Nice

Lyon

Toulouse

Bordeaux

Paris

Nantes

Lille

Brest
Distance

Orientation

45 km

(S)

131 km

(S-O)

142 km

(S-E)

235 km

(N)

327km

(O)

501 km

(O)

624 km

(N)

677 km

(N-O)

793 km

(N)

929 km

(N-0)

[modifier] Relief

Aux allures d'un plateau aux abords de la Durance, la pente se fait plus marquée à la lisière de la ville. Pertuis est sur les contreforts du massif du Luberon comme en témoignent les collines au nord-ouest et celles venant mourir sur le village depuis la Bastidonne à l'est. Lorsque l'on arrive du sud par Aix-en-Provence, peu après Venelles, on voit Pertuis en contrebas blotti au cœur de la vallée d'Aigues, et juste derrière, en fond de décor, les pentes abruptes et toujours lumineuses (versant sud) du massif du Luberon dominées par le Mourre Nègre qui culmine à 1 125 m.

[modifier] Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[2].



  • Tableau des tremblements de terre remarquables.[3]
Année Description des dégâts Éventuelle évaluation de l'intensité Épicentre
13 décembre 1509 Dégâts inconnus 5,5 échelle de Richter inconnu
24 avril 1535 effondrement des voûtes de l'église
plusieurs maisons éffondrées ou lézardées
évaluation impossible inconnu
24 avril 1708 quelques dégâts 5,5 Manosque
19 mars 1812 quelques maisons écroulées. 5 Beaumont-de-Pertuis
24 février 1818 (10h10) Pas de dégâts. 2-3 Aix-en-provence
11 juin 1909 Dommages causés aux édifices publics et privés. 6,2 Lambesc
1994 Les secousses sont ressenties par les habitants, fissures faible Beaumont-de-Pertuis et environs

[modifier] Géologie

Géologiquement, l'on retrouve principalement des dépôts alluvionnaires (sols du quaternaire) dans la zone autour du lit de la Durance au sud et de celui de l'Èze. On trouve des marnes et calcaires avec des argiles sableuses sur le relief (Éocène - Oligocène) à l'est du bourg. Le reste, autour du bourg et au nord de la route départementale 973, est essentiellement composé de molasses calcaires, sables et marnes du Miocène avec tout de même, au nord-ouest, un autre relief avec des congloméras du Pliocène et du Miocène[4].

[modifier] Hydrographie

L'Èze traverse la commune dans le sens nord-est/sud-ouest et va se jeter dans la Durance qui passe au sud de la commune, en bordure. Ce cours d'eau d'apparence plutôt modeste a fait l'objet de nombreuses polémiques au sein de la commune et a été l'un des enjeux électoraux entre les prétendants à la mairie. En effet lors des périodes d'automne ou à la fonte des neiges, celui-ci se transformait en véritable torrent créant des inondations dévastatrices dans Pertuis[5]. Depuis, le lit de la rivière a été « canalisé ».

Il existe de nombreux canaux d'irrigation.

[modifier] Climat

Pertuis bénéficie d'un climat méditerranéen qui se caractérise essentiellement par sa douceur et par des précipitations généralement faibles, mais parfois très violentes.

  Relevés des 30 dernières années
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Températures maximales(°C) 11 12 16 17 23 27 30 30 25 21 15 12
Températures minimales (°C) 3 4 6 8 13 16 19 19 16 13 7 4
Températures moyennes (°C) 7 8 10 13 17 21 24 23 21 16 10 8
Hauteur de pluie (en mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 20,7 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6
Source : The Weather Channel

[modifier] Histoire

[modifier] Origine

L'origine de Pertuis est fixée par quelques historiens vers l'an 94 avant Jésus-Christ quand Marius installa un comptoir massaliote sue les bords de la Durance, bien qu'en 1909 Charles Cotte découvre et fouille au lieu--dit La Loubière au pied de la colline des Trois Frères, la nécropole de l'Agniel et son ensemble de tumuli. Les plus anciennes sépultures datent du premier âge de fer (fin VIIe siècle- début VIe siècle avant J.C.). Les objets d'importation grecque ou étrusques témoignent du rôle des chefs locaux dans l'activité économique de la Basse-Provence au moment de l'arrivée des Grecs et des Etrusques. (Visibles au Musée Borelly à Marseille).

Les Romains franchirent la Durance après de nombreux combats victorieux contre le peuple indigène. Ils établirent des relations commerciales avec les habitants et fondèrent un comptoir cette année-là sur les bords du fleuve avec un débarcadère pour les marchandises.

Après la chute de l'Empire romain et jusqu'à l'établissement de la féodalité, s'écoulèrent cinq siècles marqués par les invasions des Burgondes, des Visigoths et Ostrogoths, des Francs, des Lombards et les razzias des Sarrasins. Les Pertuisens se convertirent au christianisme, vers le fin du IVe siècle, prêché par Saint Trophime dans Arles dès l'an 150.

Pertuis fut placé sous la domination féodale par un acte de donation établit par Charles Martel à Nébolong, fils de son frère Childebrand en 739.

[modifier] Moyen Âge

Remparts de Pertuis au XIVe sièlce d'après un dessin de Mr. Métois

À partir du Xe siècle régna la première dynastie des Comtes de Provence.

En 966 le Comte Boson fit don de la Villa Pertusum. Un prieuré de l’abbaye de Montmajour y est établi, cette donation est confimée en 981 par son fils Guillaume II. Le nom de Pertuis est cité pour la première fois dans le cartulaire de l'abbaye de Montmajour. Un bac permettant de traverser la Durance est attesté dès le XIe siècle[6], et faisait partie des plus fréquentés[7] : il éclipse même les bacs voisins du Puy et de Meyrargues au XVe siècle[8]. Au XIIe siècle, construction d'un château seigneurial.

En 1011 les trois fils de Nivellon pillent et brulent la ville, mais en 1019 ils confirment la donation aux moines de montmajour en échange de l'usufruit viager de la moitié du castrump de Pertuis.

Au XIIe siècle la Durance devient une frontière naturelle, au Nord le Comté de Forcalquier, fief de Guillaume Ier et au sud le Comté de provence, fief de la Maison de Barcelonne. Pertuis rattaché au Comté de Forcalquier constitue avec quelques localités du Pays d'Aigues le douaire des comtesses. Pertuis occupe donc une position stratégiques a la frontière des deux comtés.

En 1246 à la mort de Guillaume de Sabran le comté de Forcalquier n'existe plus. Son fils Guillaume de Pertuis et son petit fils Bertrand des Baux conservent la seigneurie de Pertuis jusqu'à la fin du XIIe siècle. En 1294 le comte de Provence, Charles II d'Anjou voulant reconstituer le domaine comtal dans son intégralité rachète la seigneurie de Pertuis. Cela entraine un renouveau économique et Pertuis, avec son marché hebdomadaire, son établissement de change, est reputée pour la qualité de ses échanges.

Raymond VIII de Turenne

Mais en 1310 la seigneurie est à nouveau détachée du comté de Provence et aliènée à Bertrand de Got qui la garde jusqu'à sa mort en 1325. En 1343 Jeanne fille de Charles de Provence décédé en 1328 devient comtesse de Provence. C'est le début de la période noir en Provence. Des bandes armèes devastent la région, Pertuis est occupée de 1357 à 1362. A partir de 1384 Marie de Blois essaye de reconstituer le domaine comtal mais à Pertuis elle se heurte à Raymond VIII de Turenne et sa mère Aliénor de Comminges, qui va pendant 10 ans piller, saccger er ranconner le Comtat Venaissin. Mais la ville assiégée par les troupes du Maréchal de Boucicaut, envoyées par le Roi de France, se rend le 26 juin 1397.

En 1460, le roi René fait don de la ville à Jeanne de Laval, sa seconde femme.

Pertuis devint française le 10 décembre 1481, lors de l'union de la Provence au royaume de France, après la mort de roi René.

En 1493, rattaché à la France, Pertuis reçoit de Charles VIII, roi de France, comte de Provence et de Forcalquier le privilège d'inaliénabilité à la Couronne et la fleur de lys sur son blason, privilège rare pour une ville[9].

En 1498 les Carmes négocient leur installation à Pertuis

[modifier] Guerres de religion

En 1562, Pertuis résiste au siège de Paulon de Mauvans, capitaine protestant[10].

En 1590, le duc d’Épernon, lieutenant général du roi de France Henri III, convoque le Parlement à Pertuis. Majoritairement ligueur, le parlement d’Aix ne se déplace pas et convoque une assemblée des communes à Marseille. Des magistrats royalistes, minoritaires, constituent cependant un parlement rival de celui d’Aix, à Pertuis[11]. À la mort d’Henri III, le parlement de Pertuis reconnaît Henri IV, celui d’Aix le cardinal de Bourbon. Ces divisions sont l’occasion pour le comte de Savoie de pénétrer en Provence et, victorieux à Riez, de se voir confier les pouvoirs civils et militaires dans la province par le Parlement d’Aix[12].

En 1596, le château est détruit à la demande des pertuisiens suite aux nombreux sièges qu'ils ont subis.

[modifier] XVIIe et XVIIIe siècles

Période 1617-1632

Chronologie d'une période très dure pour Pertuis[13].

Armoiries du Marquis de Vitry

Le 24 avril 1617,Capitaine des gardes de Louis XIII, Nicolas de L'Hospital, Marquis de Vitry, tue Concino Concini favori de la Régente Marie de Médicis, en récompense il est promu maréchal de France. Louis XIII devient Roi de France.

En 1629 : la peste touche Aix en Provence. Une partie du parlement s'installe à Pertuis : Les Grands Jours de Pertuis, mais en 1630, partie de Pertuis, une sédition des parlementaires se transforme en révolte quand le Parlement réintègre Aix : c'est la Révolte des Cascavèux ou Folie aixoise.

En 1630 -1631 : la peste est dans Pertuis. Cette même année Condé arrive en Provence avec 5000 hommes. Craignant les représailles de Richelieu son ennemi personnel, le gouverneur, le Duc de Guise, se sauve en Italie.

Le 22 mars 1632 : Le Maréchal de Vitry, nouveau gouverneur fait son entrée dans Pertuis. On constatera que l’arrivée du maréchal de Vitry, nouveau gouverneur de la Provence, intervint en une période dramatique. Une réputation de « fort caractère » le précéda. Réputation, que les Provençaux reconnurent par la suite non usurpée.

Extrait du registre des délibérations annonçant son arrivée :

« sera randu et fait au dit Seigneur Mareschal de Vittry touts les honneurs & et complimants que seron possible a ceste communauté. »

Développement de la Ville

Du XVIe au XVIIIe siècle, les bastides se développent sur et autour de la commune en même temps que l'économie locale. C'est entre autre la culture des muriers pour les vers à soie[4]. C'est l'époque des grandes constructions qui vont améner la ville à 4 000 habitants en 1789.

En 1786, Louis XVI décréte la suppressionde l'Abbaye de Montmajour, biens, droits et revenus sont dévolus à l'archevéché d'Aix.

L'hiver 1789 est très rigoureux, les blés sont gelés et le 26 mars la foule affamée pille le grenier à blé.

Depuis la Révolution

En 1790 querelle entre Apt et Pertuis pour l'attribution du chef-lieu de district. Finalement Apt est retenue.

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

L'état de siège est maintenu à Pertuis de juin 1795 à mai 1796.

Un pont suspendu est construit en 1835 (sixième pont sur la Durance)[14], et 1880, d'une voie de chemin de fer, puis des canaux d’irrigation peu après, mais c'est le barrage de Serre-Ponçon en 1952 qui permet de limiter ses crues et faciliter ainsi une utilisation plus importante de la partie alluvionnaire des terres qui bordent la Durance[4].

En octobre 1887, Gustave Lançon installe à Pertuis une usine électrique pour l'électrification des rues pertuisiennes. Pertuis devient la 6e commune française à être électrifiée.

[modifier] Héraldique

"D'or à une fasce de gueules, et une fleur de lys d'azur passant parmi ladite fasce et insérée en icelle."

  • Toponymie Pertuis vient du latin pertus et désigne une trouée, un passage.

« En considération de la bonne et ancienne fidélité de ces habitants », Charles VIII, roi de France, comte de Provence et de Forcalquier, leur accorda ces armoiries par lettre patente d'octobre 1493.

[modifier] Administration

Hotel de Ville (mai 2009)

Pertuis est chef-lieu du canton de Pertuis faisant partie de l'arrondissement d'Apt et du département de Vaucluse.

Hotel de ville

C'est à la fin du XVIIIe siècle que la maison commune fut transférée dans l'immeuble actuel, c'était l'hôtel particulier de la famille de Croze, acquis par la ville en 1828.

Liste des maires


Liste des maires successifs depuis 1958
Période Identité Parti Qualité
1958 5 août 1963 Pierre Augier[15] PS Maire (député de 1962 à 1963)
1963 1983 Jean Guigues PS Maire
1983 1989 Pierre Fructus UDF Maire
1989 2008 André Borel PS Maire (député de 1981 à 2002)
2008 en cours Roger Pellenc UMP Maire
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Tendances politiques:

Pertuis a un électorat plutôt de gauche localement et s'orientant à droite au niveau national. En effet depuis 1945 seuls deux maires non socialistes ont été élus : en 1982 Pierre Fructus UDF (bien qu'en 2008 il a soutenu la liste du Parti socialiste) et Roger Pellenc UMP depuis 2008. Les conseiller généraux sont également des élus socialistes. Par contre aux législatives et aux présidentielles la ville vote à droite.

Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 10 071 inscrits, 7 059 ont voté, ce qui représente une participation de 70,09 %, soit une abstention de 29,81 %. Il y a eu une victoire du non avec 3 704 voix (53,92 %) contre 3 166 voix (46,08 %) qui se sont prononcées pour le oui, 189 votes (2,68 %) étant blancs ou nuls[16].

À l’Élection européenne de 2004, Michel Rocard (PS) est arrivé en tête avec 33,29 %, suivi par Françoise Grossetête (UMP) avec 12,86 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 12,71 %, Thierry Cornillet (UDF) avec 9,36 %, Jean-Luc Bennahmias (écologie) avec 7,84 % , Manuella Gomez (PCF) 6,58% et Patrick Louis (MPF) avec 5,56% ; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5%[17].

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 12 708 inscrits, 8 634 ont voté, ce qui représente une participation de 67,94% du total, soit une abstention de 32,06%. Il y a eu une forte victoire du non avec 5 084 voix (60,02%),3 386 voix (39,98%) s'étant prononcées contre et 164 (1,90%) étant des votes blancs ou nuls[18].

À l’Élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 31,22%, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 24,26 %, François Bayrou (UDF) avec 18,26 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 11,81 % et Olivier Besancenot avec 4,37 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3%. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 55.25 % (résultat national : 53,06 %) contre 44,75 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94).

À l’Élection européenne de 2009, Françoise Grossetête (UMP) est arrivée en tête avec 24,86 %, suivie par Michele Rivasi (Europe Écologie) avec 18,06 %, Vincent Peillon (PS) avec 17,26 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 8,43 %, Jean-Luc Bennahmias (Modem) avec 8,13 %, Marie-Christine Vergiat (Front de Gauche) 6,68% et Raoul-Marc Jennar (NPA) avec 5,48 %; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5%. Le taux de participation a été de 36,62 %[19].

Budget municipal

Le budget primitif municipal pour 2009 s'élève à 27 160 649 euros (28 826 650 euros en 2008) avec 22 476 428 euros pour le fonctionnement et 4 714 721 euros pour l'investissement contre .

Pour le fonctionnement, le principal poste de dépenses est les « charges de personnels » (12 670 000 euros) soit 47%, les deux postes suivants sont les « charges à caractère général » (5 330 027 euros) soit 20% et les « autres charges de gestion courante » (2 032 243 euros) soit 7%. Le poste de recettes principal concerne les impôts et les taxes avec 14 609 105 euros soit 54%; ce poste comprend, entre autres, les impôts locaux (taxe d'habitation, taxe foncière, taxe professionnelle, taxe d'enlèvement des ordures ménagères) mais aussi les taxes de séjour (locations saisonnières, hôtellerie, chambres d'hôtes, etc), les taxes de parking, etc. Suivent ensuite les postes « dotations et subventions » pour 5 121 643 euros soit 19% et les « produit des services » avec 1 599 616 euros soit 6%[20].

Pour l'investissement la plus grosse dépense concerne les travaux de voiries (500 000 euros), aménagement des parkings rue des Remparts (200 000 euros), étude de la création d'un gymnase (150 000 euros), extension de la zone de vidéo surveillance (133 750 euros), les autres projets pour moins de (105 000 euros).

Fiscalité:

L'imposition des ménages et des entreprises à Pertuis en 2008[21]
Taxe part communale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 18,41 % 7,34 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 27,52 % 9,91 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 68,43 % 28,14 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 %* 12,63 % 3,84 %

Pour la taxe professionnelle c'est l'intercomunalité qui la touche son taux est de 19.00%.

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Les taux d'imposition (part communale) pour la TH, la TFPB et TFPNB n'ont pas variés depuis 1998. Le seul taux ayant changé pendant cette période est la taxe d'enlévement des ordures ménagères qui est passée progressivement de 11.30% à 12.30%.

[modifier] Démographie

Evolution démographique: Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
[22]

Évolution démographique
(Source : INSEE[23])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3700 4000 4440 4616 4520 4470 4380 4487 4766
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4959 4859 4839 5494 5649 5612 5484 4927 4910
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4838 4956 4973 4772 5030 5401 5229 5556 5621
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
6774 8355 10 117 12 430 15 791 17 833 18 906 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Pyramide des âges

  • Entre 1990 et 1999, on remarque que la population vieilli 18,2% d'hommes et 22% de femmes de plus de 60 ans en 1999 contre respectivement 15,9% et 20,4% en 1990.
Pyramide des âges de la commune de Pertuis en 1999[24] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
0,1  > 95  0,2
5,4  75-64  8,2
12,7  60-74  13,6
18,9  45-59  18,3
22,0  30-44  22,3
19,5  15-29  18,2
21,5  0-14  19,2
Pyramide des âges de la commune de Pertuis en 1990[25] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
0,1  > 95  0,1
4,7  75-64  7,9
11,1  60-74  12,4
16,1  45-59  15,2
24,2  30-44  22,9
22,0  15-29  21,0
21,9  0-14  20,3

Superficie et population:

La ville de Pertuis a une superficie de 6 623 km² et une population de 18 906 habitants, ce qui la classe [26]:

Rang Superficie Population Densité
France 539e 550e 2 988e
Provence-Alpes-Côte-d'Azur 41e 100e 131e
Vaucluse 6e 5e 16e
Arrondissement d'Apt 2e 2e 3e
Canton de Pertuis 1er 1er 1er

[modifier] Jumelages

Pertuis est jumelée avec :

  • Drapeau de l'Allemagne Herborn (Allemagne), dans le Länder de l'Hesse près de Francfort (20 810 hab.). L'acte de jumelage à été signé le 14 juillet 1968 à Herborn et le 14 juillet 1969 à Pertuis par messieurs Karl-Heinz Becker et Jean Guigues , maires des deux cités.
  • Drapeau de l'Espagne Utiel (Espagne), à 60km de Valence (12 012 hab.); Jumelage signé le 11 septembre 1994 à Utiel et le 15 avril 1995 à Pertuis par José-Yague Hernandez Maire d'Utiel et André Borel, Député-Maire de Pertuis, assisté de Michel Maurin, adjoint.
  • Italie Este (Italie), à 30km de Padoue (16 623 hab.); Julemage signé en janvier en 2001 à Este et en juin 2001 à Pertuis à l'occasion du corso.
  • Drapeau du Royaume-Uni Alton (Royaume-Uni), dans le comté du Hampshire (16 584 hab.) en 2006.

[modifier] Économie

Économiquement, l'agriculture et le tourisme sont les principales activités de Pertuis et ses environs.

Agriculture:

Longtemps connu comme une capitale de la pomme de terre, cette activité est maintenant en déclin. On trouve aussi des producteurs de miel, de fromage de chèvre, de melons, ou encore de cerises. On trouve également dans la région l'asperge de Pertuis.

La commune produit des vins AOC Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[27].

Mais l'agriculture est en léger déclin, entre 1988 et 2000 le nombre d'exploitation agricole est passé de 212 à 152 pour une surface cultivée qui est passé de 2247 ha à 1841 ha. C'est surtout la surface des grandes cultures qui a diminuée (186ha au lieu de 306ha) alors que la surface principale constituée des fruits , légumes et viticulture a augmenté de 1 352ha à 1 372ha[28].

Tourisme:

Le tourisme, beaucoup plus récent, s'est plus ou moins développé en même temps que celui du Luberon et continue de se développer (Office de Tourisme, hotels, camping, chambres d'hôtes, gites, etc.). Entre 2004 et 2008, si la capacité d'acceuil au niveau camping est la même avec un camping 3 étoiles de 180 emplacements, l'offre hotelière s'est accrue par transformation, il y a toujours un hotel 3 étoiles de 46 chambres , disparition de l'hotel 2 étoiles de 13 chambres mais création d'un hotel sans étoiles de 59 chambres soit une capacité hotelière de 105 chambres au lieu de 59.

Entreprises:

Aujourd'hui Pertuis est en pleine mutation économique avec l'arrivée de nombreuses entreprises (199 créations en 2007) qui s'implantent sur le parc d'activités de Saint-Martin qui ne cesse de se développer entre la Durance et le centre ville, proposant des activités de hautes technologies comme l'informatique ou les techniques de recyclage automatisés (Pellenc ST). Au 31 décembre 2006, la commune comportait 1486 entreprises dont 14 de plus de 50 salariés mais 829 sans aucun salarié.[29]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse.

La plus grosse entreprise de la ville est le Groupe Pellenc.

[modifier] Équipements ou Services

Transports: Depuis l'adhésion de Pertuis à la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix le 01/01/2001 un réseau de transport communautaire s'est progressivement développé:

[modifier] Transports urbains

  • septembre 2004 : expérimentation d'une ligne urbaine avec des minibus : Pierre Plantèe - Zac St Martin .
  • 14 février 2005 : création d'une liaison :Aix-Pertuis Express par l'autouroute A51. Un départ toutes les 1/2h dans chaque sens de 06h00 à 20h30. C'est la sociète des Cars du Pays d'Aix qui assurent cette liaison avec des cars Setra de 55 places.
  • 19 septembre 2005 : création de 3 lignes de minibus dans Pertuis :
    • Ligne 1 (ou ligne rouge) : Piscine - Zac Terre du Fort (arrêts : Les genêts - Pierre Augier - Cézanne - Gal De Gaulle - André Jaubert - Verdun - Marcel Pagnol - La Tour - (Colbert - Jaurès :sens aller , Maréchal Leclerc au retour) - République - Fontaine Maurel - Liberté - gare SNCF - 8 mai 1945 - ZAC St Martin).
    • Ligne 2 ( ou ligne bleue) : Jas de Beaumont - Lycèe Val de Durance (arrêts à l'aller Setti de Barba - la Treille Muscate -République - Maréchal Leclerc - La Tour - Pont de l'Eze - Jean Moulin - Saint Colomé - Lycée Val de Durance ; au retour Saint Colomé - Jean Moulin - Pont de l'Eze - La Tour - Colbert - Jaurès - République - La Treille Muscate - Setti de Barba - La Pierre Plantée - Hameau de Beaumont - le Ventoux - les Moulières - la Draille Pugère - les Bastides Blanches)
    • Ligne 3 ( ou ligne verte) : La Pierre Plantée - Boiry (arrêt : le Gué - La Peyrière - la Dévalade - Les Jardins - Pont de l'Eze - La Tour - (aller: Colbert - Jaurès; retour Maréchal Leclerc) - République - Ledru-Rollin - Paul Arène - Saint-Sépulcr - Pierre Augier - le Flora - Farigoule - Hamamelis - les Claux)
  • 6 mars 2008 : Tout en maintenant presque tous les arrêts existants, refonte des lignes avec création d'une 4ème ligne et d'arrêts supplémentaires. Toutes ont un terminus commun : la gare SNCF.
    • Ligne A (jaune) : Verdun - Gare SNCF (arrêts : Luberon - Jaubert - De Gaulle - Cézanne - Paul Valery - Marcel Pagnol - La Tour - la Diane - Maréchal Leclerc - Stade Bonnaud - Chapelle St Roch - Delsome - Gare SNCF - puis boucle 8 Mai 1945 - St Martin - Franklin - Tresorerie - de Girard - Robertval - Zac Terre du Fort - Franklin - 8 Mai 1945 - gare SNCF)
    • Ligne B (bleue) : Boiry - Gare SNCF (arrêts : les Claux - les Condamines - Hamamelis - Farigoule - le Flora - les Genets - Piscine - les genets - Pierre Augier - St Sepulcre - Bellevue - Roger Bernard - Paul Arène - les Festons - Marcel Pagnol - la Diane (aller : Garcin - Ledru-Rollin, retour : Georges Brassens - Maréchal Leclerc) - les Aires - Plaine du Chateau - Gare SNCF.
    • Ligne C (rouge) : Jas de Beaumont - Gare SNCF (Arrêts : aller : Setti de Barba - la Treille Muscate -République - Georges Brassens - Maréchal Leclerc - Colbert - Jaurès - République - Fontaine Maurel - liberté - gare SNCF ; au retour liberté - Fontaine Maurel - République - Leclerc - Colbert - Jaurès - République - La Treille Muscate - Setti de Barba - La Pierre Plantée - Hameau de Beaumont - le Ventoux - les Moulières - la Draille Pugère - le Saouzé - la Peyrière - les cédres - le gué).
    • Ligne D (verte) : Lycée Val de Durance - Gare SNCF (arrêts: St Colomé - Jean Moulin - Pont de l'Eze - les jardins - la Dévalade - Croze - (aller :Victor Hugo - République ; retour : République - Brassens - Leclerc) - vieux moulin - les Moulins - Dourdouille - Gare SNCF - puis même boucle que ligne A.

[modifier] Transports inter-urbains CPA

  • Ligne Aix-Pertuis Express
    • 14 février 2005 : création d'une liaison :Aix-Pertuis Express par l'autouroute A51. Un départ toutes les 1/2h dans chaque sens de 06h00 à 20h30. C'est la sociète des Cars du Pays d'Aix qui assurent cette liaison avec des cars Setra de 55 places.
    • 1 septembre 2007 : renouvellement du contrat de cette ligne. Ce sont les compagnies Sumian et Suma qui ont le marché jusque fin aout 2009. La plupart des cars sont des Bova BVL de 63 places.
    • Cette ligne express (avec ses doublages desservant Aix Nord par les Platanes obtient un très grand succès) . Le matin entre 06h50 et 08h00 : 8 cars transportent entre 450 et 500 passagers pour un total journalier avoisinant les 1 500 passagers.
  • Ligne Pertuis - St Paul lez Durance : Pertuis - Meyrargues - Peyrolles - Jouques - Saint-Paul lez Durance.
  • Ligne Pertuis - La Roque d'Anthéron : Pertuis - Le Puy-Sainte-Réparade - Saint-Estève-Janson- La Roque d'Anthéron

[modifier] Transports inter-urbains Trans-vaucluse

Compétence du conseil général de Vaucluse.

[modifier] Circulation

Le pont de la Durance:

Le Vaucluse étant séparé des Bouches du Rhône par la Durance, il faut un pont pour relier les deux.

Pont de la Durance en 1900

Le 14 septembre 1833, le marché pour la construction d’un pont à Pertuis est adjugé à Jules Seguin et Cie, qui se propose de construire un pont en fil de fer, moyennant la concession d’un péage pendant 48 ans et une subvention de 60 000 F accordée par l’Etat. L’ouverture du pont est effective en octobre 1835. Des vices de construction apparaissent très vite aux culées, à la pile, au tablier, si bien qu’en 1842 le concessionnaire est mis en demeure de le mettre en bon état. Quelques réparations sont faites, mais le 2 novembre 1843, une crue emporte la travée droite. Cette même crue emportait 5 autres ponts sur la Durance : les ponts des Mées, de Mirabeau, de Manosque, de Cadenet, de Rognonas. En juillet 1844, il est de nouveau ouvert à la circulation.

Conformément au cahier des charges de 1833 et à la loi du 30 Juillet 1880 sur le rachat des concessions des ponts à péage, les départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône prennent possession du pont suspendu le 23 octobre 1883. Des réparations et des modifications de l’ouvrage sont aussitôt envisagées, notamment par le prolongement et l’adjonction d’une nouvelle travée de 100 mètres de portée en même temps que la réfection complète du système de suspension. Ce programme n’a pas été réalisé. Ce n’est qu’en 1901 que des travaux sont effectués. Le nouveau projet comprend la restauration de la suspension et la construction d’un guideau à la pile destiné à améliorer l’écoulement des eaux. Ces travaux ont coûté 145 000 F aux deux départements. C’est Arnodin, ingénieur-constructeur à Châteauneuf-sur-Loire, qui a été sollicité pour ce projet.

Au cours de la seconde guerre mondiale le pont de la Durance à été bombardé le 15 août 1944 à 15h15 et ce bombardement a été décidé par la 15e Air Force Army order n°598. Les avions utilisés étaient des Lockheed P-38 Lightning armés de bombes de 1 000 livres. Seule la route fut détruite. Finalement des charges explosives posées par la Résistance le détruirent.

Une passerelle en bois permettait, aux seuls piétons, le franchissement du pont pour se rendre dans les Bouches-du-Rhône. Il fallut attendre 1952 pour qu'un nouveau pont soit construit.

Problèmes et projets: Comme beaucoup de villes qui ont subi une croissance rapide, Pertuis accuse de sérieux problèmes de circulation, dans le centre ville ainsi qu'aux principales entrées de la commune.

Un parking à grande capacité aménagé en contrebas du centre ville ainsi que l'instauration d'une zone limitée à 30km/h devrait inciter les usagers à ne pas circuler dans le centre. A terme, il est question d'interdire cette zone à la circulation.

Un bureau d'études a recensé entre 20 mille et 25 mille véhicules par jour sur l'entrée sud (venant d'Aix et Marseille), entre 15 mille et 20 mille véhicules aux entrées est et ouest et plus de 5 mille sur les autres axes venant des villages avoisinnants[30].

La toute nouvelle déviation inaugurée le 25 juillet 2007et baptisée Jean Garcin le 11 avril 2009 contournant la ville par le sud ouest sur 3 kms a sensiblement amélioré la situation en centre ville.

[modifier] Éducation

Groupe scolaire en 1904

Historique:

Au début du siècle Pertuis avait 2 établissements hospitaliers, la Charité et l'hôpital Saint-Jacques (rue de Croze du nom de son fondateur en 1705). De part et d'autres , des écoles étaient en activité. Les élus de l'époque (le maire étant Monsieur Turcan) jugeant la proximité malsaine, décidèrent le 23 décembre 1902, de réunir les 2 hôpitaux en un seul, à l'hôpital Saint Jacques, rue de Croze. Les écoles furent transférées dans les locaux de l'hospice de la charité. Une partie des locaux pour le collège et l'autre (réaménagé) pour l'école communale des garcons et l'école communale des filles. L'inauguration eu lieu en 1904 en présence de Camille Pelletan, Ministre de l'Education.

Actuellement ce vaste batiment avec ses 2 grandes cours et sa cour intermédiare abrite les actuelles écoles primaires : "Albert Camus", "Georges Brassens" ainsi que l'école de musique du Sud-Luberon.

De nos jours:

La ville est située dans l'académie d'Aix-Marseille. Elle bénéficie actuellement de:

[modifier] Sports

Les pertuisiens peuvent bénéficier des équipements et services d'un centre de loisirs Multisports, complexe Verdun, d'un boulodrome, de courts de tennis, d'un skate park, de l'école Municipale des Sports, de la piscine communautaire, des Gymnases du Tourrier et de Saint-Roch.

Les nombreuses associations sportives, en majorité regroupées au sein du Club Sportif Pertuisien (CSP), utilisent ses équipements qui permettent de pratiquer des sports tels que : aquagym, athlétisme, badminton, basket-ball, canoé, chasse, course à pied, cyclisme, danse classique, danse de compétition, équitation, escalade, football, gymnastique, handball, kayak, marche, moto-cross, musculation, natation, pêche, pétanque, polo, rugby, tennis, tennis de table, tir, tir à l'arc, trampoline, vol, voile, volley-ball, yoga, water-polo et arts martiaux (dont le sambo partiqué chez Tony Albiol double champion du monde).

[modifier] Santé

Voir ci-dessus pour la fusion en 1902 des 2 hôpitaux de la ville.

En 2008:

La ville comporte aussi 3 services d'ambulances privées.

[modifier] Vie locale

Le marché paysan chaque mercredi et samedi (Place Garcin) et le traditionnel marché provençal le vendredi (partie haute du Cours de la République, Rue Danton, places Mirabeau , Jean Jaurés et du 4 Septembre) permettent de profiter des produits du terroir.

[modifier] Culte

Article détaillé : Église Saint-Nicolas de Pertuis.
Eglise réformée de Pertuis

Culte catholique :

       Église Saint-Nicolas .

    Pertuis est le siège de la doyenné de Pertuis regroupant 21 communes[34]

Culte protestant :

    ;   Temple rue Marceau . c'est un ancien lavoir construit en 1882 et qui a été transformé en temple en 1966[35].

       Centre évangélique protestant : 123 chemin des prés.

       Eglise évangélique Tzigane : Chemin de la dourdoille.

Culte musulman : Salle de prières rue Bonne

[modifier] Environnement

Ecologie et recyclage:

L'ancienne municipalité a voulu faire de Pertuis une ville pilote au sein de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix (C.P.A.) le tri et le recyclage. Chaque foyer ou ensemble dans certains endroits béneficient en plus du container d'ordures ménagères un bac ou container (jaune) pour les plastiques et papiers. De plus sont installés en de nombreux endroits des points d'apport volontaires avec container a verres, papiers, plastiques et en quelques points chifons/vetements.

Une décheterie sélective intercommunale est installée quartier Goure d'Aure. Elle est de la compétence de la C.P.A.

Après une expérience concluante, en 2008, quartier Saint-Sépulcre, la commune a décidée d'étendre la distribution (à ceux qui le désirent) des composteurs a végétaux.

Animations:

Janvier : Salon Des Antiquaires

Avril – Mai : Foire aux fleurs, Fête du livre

Juin : Corso fleuri

Juillet : Foire à la Brocante, Festival de L'enclos

Août : Pertuis en fête, Concours de boules, Festival du Big Band

Septembre : Journée des Associations

Novembre : Marathon de Provence Luberon, Foire de la Toussaint, Dionysies Festival de théâtre Amateur

[modifier] Culture

  • Maison de la culture et des associations
  • Cinéma Le Luberon
  • Théâtre municipal
  • Bibliothèque
  • Syndicat intercommunal de musique
  • Radio: Pertuis à d'abord eu sa radio FM : Radio 2L (radio 2 Luberon) qui à émis sur 88.0 Mhz de 1981 à 1988 (Studio principal à Ansouis et un autre à Pertuis), ensuite la radio a été absorbée par Radio Zinzine. En 2009, les Pertuisiens ont une web radio basée à Pertuis : StudFM[36]

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Quartiers

Pour facilité le recouvrement de la taille levée, le conseil de ville décide en 1362 de diviser la ville en quartier :

  • Le quartier Saint Nicolas délimité par la rue Grande et la rue Durance , s'étend autour de la place du Marché. Il doit son nom à l'église paroissiale qui se trouve en son centre.
  • Le quartier Vinory délimité par les rues Durance et Saint-Jacques et engloble l'ancien hôpital Saint-Jacques. L'origine de son nom est inconnue.
  • Le quartier Rougère s'appelait primitivement quartier du seigneur Boniface (premier estimateur en 1318) par contre personne ne connait monsieur Royère qui a laissé son nom au quartier. Le quartier regroupé autour de la place de l'Ange est délimité par les rues de l'Ange, Saint-Antoine et Saint-Jacques.
  • Le quartier Beaujeu doit son mon à Jacobus de Beljoco (Jacques de Beaujeu) estimateur en 1317, qualifié de primus internobilis. Il est délimité par les rues de l'Ange, Grande, Beaujeu et Vinory.
  • Le quartier Lambert ancien quartier Monet de Belioc, est délimité par les rues Notre-Dame, Vinory, Beaujeu et la place Mirabeau.
  • Le quartier Saint-Pierre, appelé à l'origine quartier du Four des Moines, doit son nom à la première église paroissiale, construite au XIe siècle par les moines de Montmajour.

[modifier] Monuments classés

De nombreux monuments pertuisien sont classés [37]monument historique :

  • L'Église Saint-Nicolas (XVe siècle - XVIe siècle) classée depuis le 14 octobre 1911. Quand l'église Saint-Pierre menace de s'écrouler son mobilier est déplacé à l'églisse Saint-Nicolas qui devient église paroissiale le 25 janvier 1398. Une nef à trois travée, voutée d'ogive, etayée de puissants contreforts extérieurs, tel est l'aspect de la nouvelle église à la fin du XIVe siècle. Au XVIe siècle l'église est agrandie. En 1514, l'abbé de Montmajour, prieur de Pertuis fait construire une quatrième travée de nef à l'ouest des trois déjà existantes. Au XVIIe siècle, avec la construction des chapelles méridionales (chappelle saint-Venture, du rosaire, Saint-Honorat et Saint-Antoine, Saint-Raymond) sl'église prend sa physonomie actuelle. Le tremblement de terre de 1909 endommage les voutes et la toiture.
  • La Tour Saint-Jacques du XIVe siècle classée depuis le 5 avril 1930.
  • La façade de la maison dite de la Reine Jeanne (Rue de Beaujeu) (propriété privée) depuis le 12 janvier 1931. Mais un mystère demeure : de quelle reine Jeanne s'agit-il? Jeanne Ire, comtesse de provence, reine de Naples, assassinée en 1382 ou de jeanne de laval, qui épouse le roi René le 10 septembre 1454.
  • Le Beffroi du XIIe siècle devenue l'office de tourisme depuis le 21 décembre 1984.
  • La chapelle de la Charité (ancien hôpital de la charité - cadastrèe K1246) (début du XVIIe siècle) classée monument historique depuis le 11 octobre 1984.
  • La Bastide de la Loubière aux Iscles de la Loubière depuis le 16 novembre 1989, datant de la fin du XVIe siècle est une propriété privèe et ne se visite pas.

Pigeonnier (cadastre I 1404) situé à Pertuis du Château de la Reine Laure sis à Villelaure depuis le 21 août 1992.

  • L'ancien Couvent des Carmes depuis le 7 septembre 1997. À l'origine Couvent de Grands Carmes fondé à Pertuis à l'extrême fin du XVe siècle. Après la destruction de la première église par une tornade en 1515, on rebâtit l' édifice actuel de 1521 à 1535. Le campanile a été ajouté en 1559. Le bâtiment a très peu évolué jusqu' à la fin du 18e siècle. Vendue comme bien national sous la Révolution, l'église est devenue un théâtre, puis à la fin du XIXe siècle, un magasin de quincaillerie jusqu'a sa fermeture et son classement monument historique, avant de devenir 2012 ? un pole multimédia , construit par la Communauté d'Agglomération du pays d'Aix).

Autres monuments

Monument aux morts

Pertuis posséde d'autres lieux plus ou moins bien en états:

  • L'hôtel Mirabeau situé sur la place du marché, demeure noble avait toutes les caractéristiques d'un hôtel particulier aixois. C'est dans cette demeure que sont nés Victor, Joseph et Alexandre-Louis de Riqueti de Mirabeau. Il ne reste plus rien de nos jours car en 1928 les frères Gustave et Henri Roux vendirent le portail aux américains en Kit.
  • L'hôtel Cornarel (24 rue de la Tour) possède une magnifique cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé du XVIIe siècle, gypseries, peintures murales et boiseries d'époque Louis XV.
  • Fontaines du XVIe et XIXe siècles
  • Le monument aux morts des guerres de 1914-1918, 1939-1945 et d'Afrique du Nord (AFN) (sur la photo la plaque AFN a été rajoutée au dessus de la guerre 1939-1945), situé avenue de la Liberté. Une particularité de ce monuments est que la liste des morts de 1914-1918 est sur une stèle dans une chapelle de l'Église Saint-Nicolas.

[modifier] Personnalités

Personnalités liées à la commune

[modifier] Annexes

[modifier] Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article : sources utilisées pour la rédaction de cet article

Archéologie 
  • Nathalie Bourdely, Recherches sur l'occupation humaine dans le canton de Pertuis depuis l'Age du Fer jusqu'au haut Moyen Âge - contribution au pré-inventaire de la Carte Archéologique du département du Vaucluse, mémoire de maitrise non publié, sous la direction de Michel Provost et Eric Morvillez, Université d'Avignon et des pays de Vaucluse, 2 vol., 2000 
  • L. Tallah, Carte Archéologique de la Gaule - Vaucluse, vol. 2 - Le Luberon et pays d'Apt, éd. des Inscriptions et Belles-Lettres, 2004 (ISBN 2-87754-085-5) 
Histoire 
  • Michel Fraysset, Pertuis Capitale du Pays d'Aigues, Maison de la Culture Pertuis, 1995 (ISBN 2-908810-01-8) 
  • Paul Lançon, L'hopital général de la Charité, Gasquet, 1903 

[modifier] Notes et références

  1. Site annuaire Mairie
  2. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  3. |Web-provence
  4. abc Page consacrée à la ville de Pertuis sur le site de l'agence Rosier
  5. http://www.humanite.fr/1993-12-23_Articles_-Pertuis-des-familles-sans-logement http://www.humanite.fr/1993-12-23_Articles_-Pertuis-des-familles-sans-logement 23 septembre 1993, L'Humanité
  6. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p. 55
  7. Guy Barruol, « La Durance dans l’Antiquité et au Moyen Âge », in La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, p. 48
  8. Catherine Lonchambon, op. cit., p. 54
  9. >presentation-92.php historique sur le site de la ville
  10. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p 216
  11. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ) p 367
  12. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, co-édition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN : 2-7449-0139-3, p. 204
  13. Archives communales de Pertuis :registres de délibérations et papiers des trésoriers de l’époque.
  14. Guy Baruol et Philippe Autran, « Pour en savoir plus », in Autran, Barruol et Jacqueline Ursch, D’une rive à l’autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de lumière, no 153, Forcalquier, 2006. ISBN 2-906162-81-7, p. 46
  15. Décédé en cours de mandat le 5/8/1963 à 53 ans
  16. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 20 septembre 1992
  17. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 13 juin 2004
  18. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 29 mai 2005
  19. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 7 juin 2009
  20. Conseil municipal de Pertuis du 29 janvier 2009
  21. Feuilles d'imposition personnelles d'un Pertuisien (Wikipédien)
  22. http://cassini.ehess.fr/ Page de Pertuis
  23. Pertuis sur le site de l'Insee
  24. INSEE : Population totale par sexe et âge à Pertuis (1999)
  25. INSEE : Population totale par sexe et âge à Pertuis (1999)
  26. Sources Annuaire des Mairies
  27. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  28. AGRESTE, recensements agricoles de 1988 et 2000.
  29. Rapport de l'INSEE sur Pertuis [pdf]
  30. http://www.pertuisautrement.org étude Sémaphore-Citadia
  31. Site de l'école
  32. Site du Lycée Val de Durance
  33. Données sur l'hôpital de Pertuis (source fédération hospitalère de France)
  34. Doyenné de Pertuis
  35. Historique des protestants de Pertuis
  36. |Stud FM/
  37. | Sites classés du Vaucluse

[modifier] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Pertuis (Vaucluse).

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Plans et vues satellites


Communes de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix

Bouches-du-Rhône : Aix-en-Provence  · Beaurecueil  · Bouc-Bel-Air  · Cabriès  · Châteauneuf-le-Rouge  · Coudoux  · Éguilles  · Fuveau  · Jouques  · Lambesc  · Meyrargues  · Meyreuil  · Mimet  · Les Pennes-Mirabeau  · Peynier  · Peyrolles-en-Provence  · Puyloubier  · Le Puy-Sainte-Réparade  · Rognes  · La Roque-d'Anthéron  · Rousset  · Saint-Antonin-sur-Bayon  · Saint-Cannat  · Saint-Estève-Janson  · Saint-Marc-Jaumegarde  · Saint-Paul-lès-Durance  · Simiane-Collongue  · Le Tholonet  · Trets  · Vauvenargues  · Venelles  · Ventabren  · Vitrolles
Vaucluse : Pertuis

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Pertuis_(Vaucluse) ».
Créer un livre