La Fare-les-Oliviers

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La Fare-les-Oliviers
Tableau de Joseph Garibaldi : vue depuis les hauteurs de La Fare-les-Oliviers en direction du pilon du Roi.
Tableau de Joseph Garibaldi : vue depuis les hauteurs de La Fare-les-Oliviers en direction du pilon du Roi.
Blason de La Fare-les-Oliviers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Pélissanne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Salon-Étang de Berre-Durance
Maire
Mandat
Olivier Guirou
2014-2020
Code postal 13580
Code commune 13037
Démographie
Gentilé Farenques, Farencs ou Farennes, Farens
Population
municipale
7 256 hab. (2011)
Densité 519 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 09″ N 5° 11′ 44″ E / 43.5525, 5.19555555556 ()43° 33′ 09″ Nord 5° 11′ 44″ Est / 43.5525, 5.19555555556 ()  
Altitude 53 m (min. : 27 m) (max. : 223 m)
Superficie 13,98 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.la-fare-les-oliviers.fr

La Fare-les-Oliviers est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la communauté Agglopole Provence. Ses habitants sont appelés soit les Farencs / Farenques, soit les Farens / Farennes. Elle possède deux écoles primaires, deux maternelles et un collège mais aussi des équipes de handball toutes catégories de très haut niveau depuis 40 ans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Fare-les-Oliviers est situé entre Coudoux, Lançon de Provence, Berre-l'Étang, et Velaux.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000  :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source: Météo France[1] / Station de Salon de Provence

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de La Fare est d’origine germanique. Il signifie « la famille / le domaine de cette famille »[2].

Pré-Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la pré-histoire, la commune était enseveli sous l'eau tel une mer

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Fare-les-Oliviers a une histoire très ancienne comme en témoigne la forteresse du Castellas.

Le 4 avril 1402, à Brantes, au pied du Ventoux, en présence de son épouse Alix des Baux, Odon de Villars fit donation à son neveu Philippe de Lévis des fiefs de Brantes, Plaisians et leurs dépendances, des seigneuries de Saint-Marcel, Roquefort, le Castellet, Cassis et Port-Miou, dépendantes de la baronnie d’Aubagne, ainsi que de La Fare-les-Oliviers, et Éguilles. Son neveu, en contrepartie devait lui servir de caution vis-à-vis de Raymond de Turenne dans l’observation d’un accord passé entre le vicomte, lui et son épouse Alix. En cas de non-respect de la part d’Alix et d’Odon, ces derniers devraient payer 50 000 florins à Raymond de Turenne[3],[4].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Seigneurie des Baux et des Forbin (1503-1721), puis des Roux (1721-1789). Marquisat érigé en 1768 en faveur de Pierre-Joseph-Hilarion de Roux de Bonneval de La Fare, chevalier de Saint-Louis.

Pour ceux qui n'avaient pas d'olivettes, la tentation d'entrer et de se fournir dans le verger d'autrui avant la récolte était chose courante. Le Conseil de Ville de La Fare-les-Oliviers, le 8 novembre 1788, dut prendre un arrêté pour tenter de mettre fin à cette pratique, en interdisant « d'aller glaner des olives dans toute l'étendue du terroir de La Fare jusqu’à ce que les récoltes des olives soient entièrement finies, qu'à la diligence des sieurs maire et consuls, il sera mis un garde pendant tout le courant des dites récoltes, qui dénoncera toutes les personnes qu'il trouvera glaner, lesquelles payeront chacun de contrevenants dix livres d'amende pour chaque contravention applicable aux pauvres de ce dit lieu et que les personnes qui seront trouvées voler des olives seront poursuivies criminellement à la diligence desdits sieurs maire, consuls et communauté et que la présente délibération sera homologuée par nos seigneurs du Parlement de ce pays de Provence »[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Fare-les-Oliviers

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à une main dextre de carnation tenant un flambeau d'or, allumé de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Olivier Guirou PS  
mars 1995 mars 2008 André Campagne DVG  
mars 1971 mars 1995 Bernard Charrel DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 256 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
980 1 069 1 129 1 208 909 1 293 1 260 1 316 1 308
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 329 1 380 1 372 1 272 1 176 1 129 1 193 1 080 1 084
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 066 1 022 954 887 951 1 149 1 160 1 329 1 680
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 370 2 747 3 526 5 043 6 095 6 334 6 476 6 526 7 256
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Rosalie.

Le Castellas

Forteresse médiévale juchée sur un piton rocheux non loin du village, le « Castellas » - où se déroulent actuellement des fouilles archéologiques - est un des attraits pittoresques de la commune.

Érigé aux alentours du Xe siècle, il contrôlait une passe stratégique près de l'étang de Berre pour la famille des Baux de Provence. Occupé jusqu'au XVIIIe siècle, il fit l'objet d'incessants remodelages, avant d'être abandonné au profit d'une résidence construite dans le village, Le Pavillon (classé Monument historique). L'église jouxtant le château fut quant à elle utilisée comme église paroissiale quelque temps jusqu'à la construction d'une nouvelle église dans le village au cours du XVIIIe siècle ; le site a été laissé à l'abandon depuis jusqu'à l'ouverture d'un chantier archéologique en juillet 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13103001
  2. Philippe Blanchet, Petit dictionnaire des lieux-dits en Provence, Montfaucon, Librairie contemporaine, 2003, (ISBN 2-905405-22-8), p. 18
  3. Robert Bailly, Dictionnaire des commuines de Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1985, p. 101.
  4. Louis Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison des Baux, Marseille, 1882, Charte 1692.
  5. L'arrêté sur le glanage des olives à La Fare-les-Oliviers, le 8 novembre 1788
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]