Gigondas (Vaucluse)

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Gigondas
Image illustrative de l'article Gigondas (Vaucluse)
Blason de Gigondas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Canton Beaumes-de-Venise
Intercommunalité Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin
Maire
Mandat
Éric Ughetto
2014-2020
Code postal 84190
Code commune 84049
Démographie
Gentilé Gigondassiens, Gigondassiennes
Population
municipale
531 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 09′ 53″ N 5° 00′ 19″ E / 44.1647222222, 5.0052777777844° 09′ 53″ Nord 5° 00′ 19″ Est / 44.1647222222, 5.00527777778  
Altitude 400 m (min. : 87 m) (max. : 698 m)
Superficie 27,14 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.gigondas-dm.fr/officetourisme/indexoffice.asp

Gigondas est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gigondas représente la principale porte d'entrée à l'ouest des dentelles de Montmirail, qui se situent sur son territoire et constitue ainsi une ville étape recherchée par les amateurs d'escalade et de randonnée.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Le village se trouve à 15 km au sud de Vaison-la-Romaine, 15 km à l'est de Orange (autoroute A7, sortie n°21 « ORANGE Centre ») et 12 km au Nord-Est de Carpentras.

Les routes départementales 7, 8, 79 et 80 passent sur la commune, mais seules les deux dernières s'approchent de l'entrée du bourg.

Géologie et paléontologie[modifier | modifier le code]

Eugène Raspail, dans un ouvrage dédié à son oncle François-Vincent, a donné une description toujours actuelle du terroir de Gigondas à l'intérieur des Dentelles de Montmirail :

« Le relief du territoire de Gigondas présente trois chaînes principales et parallèles, courant de l'ouest au nord-est, suivant une courbe dont le centre serait au nord-ouest. La ligne de faîte de ces trois chaînes se compose d'un calcaire gris appartenant au terrain jurassique. Du côté du midi, la première ligne recouvre les argiles noires de l'oxfordien. Au nord, la troisième ligne est recouverte par le terrain néocomien inférieur, par le gault, les grès verts et la craie chloritée. Les deux vallées intermédiaires (Col d'Assault, la Buissière) appartiennent exclusivement au terrain néocomien inférieur. Dans cette seconde vallée, au quartier du Queyron, les marnes argileuses alternent avec des bancs d'un calcaire bleu et jaune[1]. »

La partie communale située hors des Dentelles est essentiellement composée d'un substrat détritique constituant le piémont du massif et d'alluvions quaternaires (limon et galets roulés) charriées par l'Ouvèze.

Neustosaurus gigondarum, découvert en 1842 par Eugène Raspail

Dans le même ouvrage, il décrit le neustosaurus gigondarum, un reptile marin qui vivait au Crétacé inférieur, il y a environ 140 à 136 millions d'années. Il appartient à l'ordre des crocodylomorphas et ses restes fossiles ont été trouvés dans les Dentelles de Montmirail sur la commune de Gigondas. Ce saurien carnivore marin du valanginien a été découvert en 1842. Le nom neustosaurus, qui lui a été donné par Eugène Raspail, son inventeur, signifie lézard de natation, et est dérivé du grec ancien neustos (natation) et sauros (lézard). Il n'existe qu'une seule espèce décrite et seulement dans sa partie postérieure (tronc et queue) qui seule a été retrouvée[2]. Ce fossile été rattaché aux metriorhynchidae, un groupe de reptiles liés aux crocodiles marins[3]. En 2009, Young et Andrade, dans une nouvelle étude sur le Geosaurus et la validité des espèces regroupées dans ce genre, ont conclu que Neustosaurus serait le synonyme plus ancien de Cricosaurus[4].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrose par le Trignon.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps[6]. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout exceptionnel :

  • Le mistral assainit le vignoble ;
  • La saisonnalité des pluies est très marquée ;
  • Les températures sont très chaudes pendant l'été.
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 9 11 14 18 22 26 30 29 25 20 13 10 18,9
Températures minimales moyennes (°C) 1 3 4 7 11 14 17 16 14 10 5 2 8,7
Températures moyennes (°C) 5 7 9 13 16 20 23 23 19 15 9 6 13,8
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 44.4 57.5 61.1 58.9 72.4 43.6 27.8 56.3 67.6 97.4 57.7 48.9 693.4
Source : Archives climatologiques mensuelles - Orange (1961-1990)
Tableau comparatif des précipitations relevées en nord Vaucluse lors de l'année 2006[7].
Pluie. Oct. Nov. Dec. Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept.
% de précipitations
comparé à la normale[8]
90 % 100 % 48 % 103 % 61 % 84 % 16 % 42 % 5 % 174 % 60 % 175 %
Fort orage
(grêle)
0 0 0 0 0 0 0 0 0 7 2 2
Températures relevées en nord Vaucluse lors de l'année 2006[7].
Température. Oct. Nov. Dec. Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept.
t° la plus chaude
(date)
25,2°
(le 09)
21,7°
(le 03)
14,2°
(le 04)
13,3°
(le 19)
15,5°
(le 13)
23,9°
(le 31)
26,7°
(le 26)
30,9°
(le 17)
35,2°
(le 28)
38,9°
(le 21)
34,1°
(le 01)
34,2°
(le 04)
Nombre de jours
t° > à 30°
0 0 0 0 0 0 0 2 16 31 2 8
t° la plus froide
(date)
6,6°
(le 05)
-5,8°
(le 28)
-6,9°
(le 30)
-6,8°
(le 15)
-4,7°
(le 03)
-3,2°
(le 02)
-2,8°
(le 08)
4,9°
(le 01)
9,4°
(le 02)
17°
(le 07)
11,1°
(le 15)
10,3°
(le 01)
Nombre de jours
t° < à -6° (forte gelée)
0 1 2 5 0 0 0 0 0 0 0 0
Tableau des différentes vitesses du mistral enregistrées et à sa fréquence au cours de l'année 2006. Une partie du vignoble est protégée du mistral par les arrêtes rocheuses des Dentelles de Montmirail.

"=" : idem à la normale ; "+" : supérieur à la normale ; "-" : inférieur à la normale.

Mistral. Oct. Nov. Dec. Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept.
Vitesse maximale relevée sur le mois 87 km/h 91 km/h 118 km/h 96 km/h 97 km/h 112 km/h 97 km/h 94 km/h 100 km/h 90 km/h 90 km/h 90 km/h
Tendance : jours
avec une vitesse >
16 m/s (58 km/h)
--- = ++ -- +++ --- ++++ ++++ = = ++++ +

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Si la colonisation romaine fut effective à Gigondas, comme les fouilles ou les déterrements accidentels par labourage de tombeaux en plomb pour incinération, d'urnes lacrymatoires, de statuettes, de lampes, de tuiles plates, etc[9], le prouvent, les vestiges archéologiques ayant trait à la vigne ou au vin sont rares. Seule une tête de Bacchus a été mise à jour, en 1866, par Eugène Raspail[10], le neveu de François-Vincent Raspail, sur les terres de son Château Raspail[11].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 1120, Rostang III, évêque de Vaison, donna à son église cathédrale, un manse qui comprenait une vigne sise à Gigondas près de l'Ouvèze[12]. Il le fait en ces termes :

« Petro vero Alberto Gigundatis pro vinea quoe sita est juxta viam publicam est inter (... otam)) episcopalem et fluvium Ovicœ solidis ordo dedit[13]. »

C'est l'acte le plus ancien confirmant l'existence d'un vignoble sur ce terroir.

Il faut attendre le XIVe siècle pour connaître l'évolution de ce vignoble, fief des Princes d'Orange. Un de ceux-ci, Raymond V des Baux, en juillet 1341, tout en se réservant les droits de haute et basse justice, accorda aux Gigondassiens certaines libertés contre un droit de vingtain sur le vin de ce terroir pendant sept ans[14].

En 1376, au lieu-dit « Les Bosquets », les registres notariaux indiquent l'existence de « vinea culta » ; puis ceux des notaires d'Oussan, dans un acte daté de l'an 1380, font état de vignes qui couvraient un territoire descendant de la chapelle Notre-Dame des Pallières jusqu'à l'Ouvèze[12].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Tout au long du XVe siècle, les mêmes registres indiquent que le vignoble s'étendait alors des « Garrigues » au « Trignon », en passant par la « Beaumette » et la « Coste de Saint-Cosme »[12].

Au siècle suivant, la Communauté rédigea ses statuts et les approuva le 14 novembre 1591. L'article 45 intitulé « De ceux qui vendent du vin en gros qu'ils en vendent aux autres habitans » indique avec précision les conditions de ce négoce :

« Toute personne qui voudra vendre du vin en gros aux estrangiés sera tenue de vendre aux habitans dudit lieu, à quatrs ou à pichet, pour le prix qu'ils l'auront vendu auxdits estrangiés, à peine y contrevenant, de payer, pour chaque personne et fois XII deniers ; et qui aura du vin à vendre, et le vendra aux habitans en gros, sera tenu de le vendre à tous habitans, à quarts ou à pichets, pour emplir ses tonneaux, au prix qu'il l'aura vendu en gros pour ouiller lesdits tonneaux, à peine de contravention pour le regard des habitans de payer II sols applicables[12]. »

L'année suivante, cet article fut repris en faisant, cette fois, expressement mention du vin blanc. C'est un des rares textes faisant mention de ce type de vin sur le terroir gigondassien[12].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Même si Jean-Joseph Expilly[15] note que la commune est « fertile en vin », le XVIIIe siècle marqua une mutation importante dans les cultures. De plus en plus d'habitants délaissèrent la vigne pour se consacrer à la culture de l'olivier et du mûrier[12]. Ce qui n'empêcha point de proclamer la ban des vendanges sur tout le territoire de la commune. Un acte communal daté de 1771 décréta d'ailleurs que tout contrevenant à cette interdiction serait passible d'une amende de cinq livres[16].

Chateau Raspail à Gigondas

Ce fut la famille Raspail, et plus particulièrement Eugène, qui prit sa retraite politique à Gigondas, qui relança la viticulture sur place. Au cours de l'année 1861, il fit l'acquisition du domaine des Bosquets, revalorisa les 37 hectares déjà existant, en fit planter 9 autres l'année suivante, puis 26 les années qui suivirent[17]. Par héritage paternel, il reçut le domaine du Colombier qu'il transforma en Château Raspail tout en valorisant son vignoble.

Dès 1864, la production de ses domaines fut telle qu'il put l'expédier, par le port de Roquemaure sur le Rhône, à des négociants de Valence, Lyon, Saint-Étienne et Paris[18], qui la lui avait acheté sur la base de 16, 50 l'hectolitre[17]. Des résultats assez probants pour qu'il reçut, en dépit de ses idées républicaines, et avec l'aval de Napoléon III, une prime d'honneur pour son exploitation[17]. Fier de ses résultats, le savant vigneron put noter :

Les vins de Gigondas

« Les vins de Gigondas doivent à leur proportion d'alcool une valeur qui les fait rechercher. Au printemps de 1865, ils étaient tous achetés quand le Languedoc se plaignait de ne pas les vendre. »

Il put alors se consacrer à ses passions qu'étaient l'archéologie, la géologie et la paléontologie. Les vins de ses vignobles se vendant de mieux en mieux, il constata :

« Toujours est-il que la localité de Gigondas jouit du privilège de produire avec une main-d'œuvre peu élevée, des vins fort apprécié par le commerce et qui le seront bien plus encore lorsque leur réputation naissante sera plus étendue[18]. »

L'émulation qu'il parvint à susciter déboucha même sur les premières mises en bouteille[16]. Mais l'arrivée du phylloxéra et l'anéantissement du vignoble, au début des années 1870, réduisirent à rien ces efforts.

L'appellation d'origine contrôlée "Gigondas" est apparue à la fin des années 1960.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne graphie documentée est Jocundatis, datée de 951. Elle tire son origine du vocable latin Jucundus (agréable, utilisé comme surnom) auquel a été adjoint le suffixe -atis[19].

En Provençal, on l'appelle Gigoundas.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Gigondas

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'argent, au chef d'or chargé d'un cornet du champ, virolé aussi d'argent. D’or, au cor d’azur en cœur, virolé et enguiché de gueules.[20]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Rolland Gaudin    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Gigondas est jumelée avec Anderlues (Belgique).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 531 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
754 776 833 964 945 941 957 980 1 042
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 051 983 928 900 870 800 732 702 677
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
637 641 608 637 579 624 613 700 751
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
792 746 703 648 612 648 590 598 559
2011 - - - - - - - -
531 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Les vignes de Gigondas avec en ligne de fond les dentelles de Montmirail

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture, dont la production viticole, est le point le plus important de l'économie locale. Les oliviers (coopératives oléicoles) et autres arbres fruitiers complètent les productions du territoire.

Le gigondas[23] est l'une des six appellations locales (ou cru) des côtes-du-rhône méridionales. En 1924, la commercialisation des vins plafonnait à 4 784 hl, elle passa en 1967 à 25 887 hl[16], pour atteindre actuellement 40 000 hl[24].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le lieu est touristique, de par son patrimoine et sa position géographique. Il est donc normal que le tourisme, et notamment le tourisme viticole (route des vins), joue aussi un rôle important dans l'économie locale. Le massif des Dentelles de Montmirail,situé pour une très grande partie sur la commune est un lieu idéal pour faire :

  • du cheval, la course à pieds, la peinture
  • de l'escalade avec plus de 650 voies, donc une grande partie équipée.
  • de la randonnée pedèstre avec plus de 40 km de sentiers balisés.
  • de V.T.T. 3 circuits sont proposés.

Les topoguides sont disponibles à l'Office de Tourisme de Gigondas les Dentelles de Montmirail, ouvert toute l'année. www.gigondas-dm.fr

  • Un guide de haute montagne est à votre disposition toute l'année
  • Une guide conférencière agréée par le ministère de la Culture est à votre service pour vous faire découvrir les richesses du patrimoine. (Commune faisant partie du label "Villes et Pays d'Art et d'Histoire).

À voir absolument le "Cheminement de Sculptures contemporaines" et le Sentier botanique et archéologique.

Pour l'accueil des touristes, la ville dispose d'un gîte d'etape communal,de 2 hôtels (2* et 3*)ainsi que de meublés de tourisme, chambres d'hôtes, gîtes, locations saisonnières, etc.

Commerce[modifier | modifier le code]

Le café Les Copains d'abord, qui porte le label Bistrot de pays[25], adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[26].

Autres[modifier | modifier le code]

L'artisanat local est principalement tourné vers le bâtiment et les différents travaux agricoles, ainsi que de l'artisanat d'art et de bouche (chocolaterie).

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école communale existe dans le village. Les collèges, lycées (classique ou d'enseignement professionnel) se trouvent sur Vaison-la-Romaine, Carpentras et Orange.

Sports[modifier | modifier le code]

Le cadre des dentelles de Montmirail est propice aux randonnées pédestres, cyclotouristiques et à VTT, ainsi qu'à la pratique de l'escalade.

Tennis et centre équestre.

Santé[modifier | modifier le code]

Les médecins et la Pharmacie les plus proches sont à Sablet. Les spécialistes, hôpitaux et cliniques se trouvent sur Vaison-la-Romaine, Carpentras et Orange.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin.

La commune est incluse dans la zone de protection Natura 2000 « l'Ouvèze et le Toulourenc », sous l'égide du Ministère de l'écologie, de la DREAL Provence-Alpes-Côte-d'Azur, et de MNHN (Service du Patrimoine Naturel)[27].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon,‎ 1986 (ISBN 2903044279)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.),‎ 1997 (ISBN 284406051X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène Raspail : description des étages géologiques du terroir de Gigondas à l'intérieur des Dentelles de Montmirail
  2. Le neustosaurus gigondarum
  3. E. Fraas, Die Meer-Krocodilier (Thalattosuchia) des oberen Jura unter specieller Berücksichtigung von Dacosaurus und Geosaurus. Paleontographica, 1902, p. 49.
  4. Mark T. Young et Marco Brandalise de Andrade, What is Geosaurus? Redescription of Geosaurus giganteus (Thalattosuchia : Metriorhynchidae) from the Upper Jurassic of Bayern, Germany, in Zoological Journal of the Linnean Society, 2009.
  5. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  6. La climatologie du Vaucluse
  7. a et b Source : Services techniques d'Inter Rhône Données météorologiques concernant le millésimes 2006
  8. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras (Sources : Services techniques d'Inter Rhône).
  9. Joseph Sautel, Carte archéologique de la Gaule romaine : le Vaucluse, Éd. Lerroux, Paris, 1936, p. 45, n° 79.
  10. Eugène Raspail, archéologue, géologue et paléontologue
  11. Robert Bailly, op. cit., p. 8.
  12. a, b, c, d, e et f Robert Bailly, op. cit., p. 70.
  13. Louis Anselme Boyer de Sainte-Marthe, Histoire de l’Église cathédrale de Vaison, Avignon, 1731.
  14. Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la Maison des Baux, Marseille, 1882, charte, 1 198
  15. Jean-Joseph Expilly, Dictionnaire géographique des Gaules et de la France, 1762-1770, 6 vol. Reprint : Éd. de Paris, Desaint et Saillant, (ISBN 3262000450).
  16. a, b et c Robert Bailly, op. cit., p. 71.
  17. a, b et c Robert Bailly, op. cit., p. 86.
  18. a et b Robert Bailly, op. cit., p. 114.
  19. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1798.
  20. Armorial des communes du Vaucluse
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  23. Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine
  24. Présentation de l'AOC Gigondas
  25. La charte Bistrot de Pays
  26. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010
  27. Responsabble Natura 2000
  28. La Messe aux truffes sur le Site La Provence.com

Liens externes[modifier | modifier le code]