Oppedette

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Oppedette
Village d'Oppedette
Village d'Oppedette
Blason de Oppedette
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Banon

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Laurent Fayet
fin en 2014
Code postal 04110
Code commune 04142
Démographie
Population
municipale
61 hab. (2010)
Densité 7,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 06″ Nord 5° 35′ 28″ Est / 43.935, 5.59111111111 / 43.935; 5.5911111111143° 56′ 06″ N 5° 35′ 28″ E / 43.935, 5.59111111111 / 43.935; 5.59111111111  
Altitude Min. 397 m – Max. 746 m
Superficie 8,49 km2
Localisation

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Oppedette

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Oppedette

Oppedette est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Oppedetois[1].

Sommaire

Géographie[modifier]

Le village est perché sur un promontoire rocheux, à l’entrée des gorges du Calavon, à 525 m d’altitude[2], et forme un site pittoresque selon l’Atlas historique de la Provence[3].

Un décor sauvage de roches et de gorges creusées par la rivière du Calavon forment le défilé d’Oppedette (large de 1 m). Les parois de calcaire urgonien des gorges sont multicolores. Elles présentent plusieurs exemples de grottes, ponts naturels et avens (dont le Kléber-Blanc, profond de 22 m[2]). Les sentiers de grande randonnée GR 4 et GR 6 se croisent au-dessus des gorges.

Oppedette est situé à 6 km de Simiane-la-Rotonde, à 6 km de Carniol, à 8 km de Vachères, à 22 km d’Apt et à 37 km de Forcalquier.

Géologie[modifier]

Relief[modifier]

Hydrologie[modifier]

Gorges d’Oppedette.

Le Calavon prend sa source dans les gorges d'Oppedette.

Climat[modifier]

Environnement[modifier]

La commune compte 323 ha de bois et forêts, soit 38 % de sa superficie[1].

Risques majeurs[modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Reillanne auquel appartient Oppedette est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[4], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5]. La commune d’Oppedette est également exposée à deux autres risques naturels[5] :

  • feu de forêt,
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[6].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[7] et le Dicrim n’existe pas[8].

Toponymie[modifier]

Le nom d’Oppedette est généralement attribué à sa situation sur un site défensif, propre à accueillir un oppidum. Cependant, la forme ancienne du nom, tel qu’il apparaît en 1274 (de Apedeta), contredit cette hypothèse. Pour les spécialistes, il s’agit d’un diminutif du nom d’Oppède : Oppedette n’est pas le petit oppidum, mais le petit Oppède[9],[10].

Histoire[modifier]

Préhistoire[modifier]

Le territoire de la commune est fréquenté dès le paléolithique (vestiges datés de 40 000 ans environ). Différents sites de différentes cultures préhistorique ont été explorés : le pont de la Blaque (moustérien), le Prat Rougien. Pendant le néolithique, le territoire de la commune est toujours fréquenté : des stations ont été retrouvées aux Planes, au Tuilier, aux Gleïo, et une sépulture, tous datés du Chasséen. Au chalcolithique, les hommes ont laissé des traces aux Granges, aux Terres du Four et au Plateau (proche des Gleïo). D’autres sites sont signalés[11].

Cette abondance de sites, notamment néolithiques, qui se confirme dans les communes voisines de Vachères et Simiane-la-Rotonde est expliquée par la nature du sol : grès et sables cénomaniens, grès verts du clansayésien-albien, qui sont aisément cultivables avec des outils rustiques ou une araire qui ne travaille le sol qu’en surface. Ces sols acides favorisent en outre la pousse de plantes facilement inflammables (cystes, bruyère), donc favorisant une culture sur brulis[12].

Antiquité[modifier]

Un oppidum de la tribu celto-ligure des Albici[13] puis gallo-romain[2] a été édifié sur l’éperon rocheux dominant les gorges creusées par le Calavon, avec un mur, probablement de pierres sèches, le barrant au sud, protégeant le village. Celui-ci est plus occupé au Haut Moyen Âge (période d’insécurité) que sous la pax romana[14].

Moyen Âge[modifier]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[15].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle[3] (1113 selon Daniel Thiery[16]) ; elle est inhabitée en 1471[3]. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[16]. Son église paroissiale relevait du chapitre d’Apt, qui percevait donc les revenus liés à cette paroisse[16].

Elzéar de Sabran, viguier d'Arles (1374-75), fut seigneur de Dauphin et d'Oppedette.

Période moderne[modifier]

Les protestants se rassemblaient pour leur culte dans les gorges proches du village.

Révolution française[modifier]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[17].

Période contemporaine[modifier]

La paroisse est fermée de 1803 à 1834.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Oppedette. Le vin produit était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[18]. De la même façon, l’olivier, cultivé sur de petites surfaces au XIXe siècle, jusqu’à l’altitude de 600 mètres, exceptionnellement jusqu’à 700 mètres, a aujourd’hui disparu[19].

Une mine de phosphate a été exploitée.

Héraldique[modifier]

Blason Oppedette.svg

Blasonnement :
De sinople à un ours d’or ; coupé d’or à un pal de gueules[20].

Économie[modifier]

Aperçu général[modifier]

En 2009, la population active s’élevait à 28 personnes, dont trois chômeurs[21] (six fin 2011[22]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (14 sur 26)[23] et travaillent majoritairement hors de la commune (14 actifs sur 26)[23].

Agriculture[modifier]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait six établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et trois emplois salariés[24].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est très faible et couvert par le secret statistique en 2010 : elles ne pratiquaient que les grandes cultures. Il était de neuf en 2000[25], de huit en 1988[26]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) avait augmenté, de 356 à 476 ha[26]. Les deux cultures symboliques des régions méditerranéennes, l’olivier et la vigne, ne sont plus cultivées à Oppedette[19].

Artisanat et industrie[modifier]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait un établissement, n’employant aucun salarié[24].

Activités de service[modifier]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait quatre établissements (avec un emploi salarié), auxquels s’ajoutent les deux établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant cinq personnes[24].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est d’une importance moyenne pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[27], la capacité d'hébergement touristique, assez faible, est principalement non-marchande[28] et consiste en meublés labellisés[29].

Les résidences secondaires apportent un complément important à la capacité d’accueil[30] : au nombre de 44, elles représentent 58 % des logements. Parmi les résidences secondaires, sept possèdent plus d’un logement[31],[32].

Administration[modifier]

Intercommunalité[modifier]

Oppedette fait partie de la Communauté de communes du Pays de Banon depuis le 1er janvier 2013.

Municipalité[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[33] Sylvain Vial    
    Laurent Fayet[33]    

Démographie[modifier]

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
inhabité 213 198 133 214 227 221 236 234 240
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
228 249 227 226 215 221 214 177 170 164
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
142 149 137 110 93 95 76 57 41 32
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 - - -
43 52 62 38 56 60 61 - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[3], EHESS[34], Insee à partir de 1968[35],[36],[37].
Courbe d'évolution démographique de d’Oppedette depuis 1793

Lieux et monuments[modifier]

Opedette2 wiki.jpg

Village pittoresque, avec belvédère et vue plongeante avec un dénivelé de 150 m.

L’église paroissiale, placée sous l’invocation de saint Didier, est construite en 1834[38].

Le pont que la route départementale RD 201 emprunte pour franchir le Calavon est signalé parmi les ponts d’intérêt secondaire, mais intéressants[39].

  • fontaine ancienne ; moulin ; calvaire devant la mairie, dont le soubassement est un autel votif au dieu Mars ; maisons anciennes ; ruelles.

Dans les gorges du Calavon où se tenaient les assemblées protestantes, des sièges et une chaire ont été taillés dans le roc.

Gorges (creusées par le Calavon) ou Canyon d'Oppedette, avec les sentiers GR4 et GR6 : randonnées pédestres, escalade.

Vie locale[modifier]

Culte[modifier]

La paroisse est rattachée à un secteur pastoral de 14 paroisses, le secteur pastoral du Largue. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[40].

Environnement[modifier]

Personnalités liées à la commune[modifier]

Voir aussi[modifier]

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Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

Sources[modifier]

Bibliographie[modifier]

Notes[modifier]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Reillanne », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. a, b et c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  3. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 188
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  5. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 4 août 2012
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
  8. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 4 août 2011
  9. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 69
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes § 6038, p 393
  11. Pour les sites préhistoriques, Patrice Druelle, « Oppedette des origines au moyen âge », in Chroniques de Haute-Provence, Bulletin de la Société scientifique littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 304, 1987, p 56-57
  12. Patrice Druelle, op. cit., p 57-58
  13. Patrice Druelle, op. cit., p 60
  14. Patrice Druelle, op. cit., p 60-61
  15. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  16. a, b et c Daniel Thiery, « Oppedette », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 4 août 2012
  17. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  18. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  19. a et b Réparaz, op. cit., p. 58
  20. name=BanqueDuBlason
  21. Insee, Dossier local - Commune : Oppedette, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
  22. Insee, Dossier local, p. 8
  23. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  24. a, b et c Insee, Dossier local, p. 15
  25. Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  26. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  27. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  28. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
  29. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  30. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  31. Insee, Dossier local, op. cit., p. 16
  32. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  33. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Montfuron à Puimichel (liste 5), consulté le 8 mars 2013
  34. EHESS, notice communale d’Oppedette sur la base de données Cassini, consultée le 28 juillet 2009
  35. Résultats du recensement de la population - Oppedette, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  36. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  37. Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
  38. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. , p 380
  39. Cité dans Philippe Autran, Guy Barruol, Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière n° 153, Forcalquier 2006
  40. Diocèse de Digne, Le secteur pastoral du Largue, Diocèse catholique de Digne, Riez et Sisteron, mis à jour le 2 décembre 2011, consulté le 5 juillet 2012