Piolenc

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Piolenc
La mairie de Piolenc avec son aménagement pittoresque
La mairie de Piolenc avec son aménagement pittoresque
Blason de Piolenc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement d'Avignon
Canton Canton d'Orange-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes Aygues Ouvèze en Provence
Maire
Mandat
Louis Driey
2014-2020
Code postal 84420
Code commune 84091
Démographie
Gentilé Piolençois, Piolençoises[1],[2]
Population
municipale
5 080 hab. (2011)
Densité 205 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 43″ N 4° 45′ 44″ E / 44.1786111111, 4.7622222222244° 10′ 43″ Nord 4° 45′ 44″ Est / 44.1786111111, 4.76222222222  
Altitude 47 m (min. : 22 m) (max. : 170 m)
Superficie 24,8 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-piolenc.fr

Piolenc est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La ville est membre de la fédération des sites Clunisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Piolenc est située dans la vallée Rhodanienne, à 6 km au Nord d'Orange, et à 4 km au Sud du village de Mornas (Vaucluse).

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée en son centre par la Nationale 7, qui devient une rue dans le centre du village, et impose le respect des règles de priorité à droite pour l'ensemble des rues et ruelles débouchant sur cet axe.

À l'Ouest immédiat du centre, l'autoroute A7 comporte un échangeur d'entrée (échangeur Orange-Nord) permettant de rallier le Sud. Plus à l'Ouest, la ligne de TGV Méditerranée, située en zone inondable [3] s'intercale avec les rives du Rhône, dont la Commune est limitrophe.

Piolenc possède une gare SNCF désaffectée sur la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, qui la contourne à son Est.

Relief et Géologie[modifier | modifier le code]

La plaine alluvionnaire du Rhône occupe la plus grande partie du territoire de la commune. On y trouve des anciennes gravières, sur "l'Ile aux Rats".

Des collines de calcaire gréseux[4], datant du crétacé supérieur, riches en fossiles[5] donnent du relief à l'ouest. Les trois points culminants sont les Valbonnettes (139 m), le Paty (159 m) ou encore les Cargaules (119 m). Ces collines sont recouvertes de forêts, majoritairement composées de chênes-lièges et d'épineux, sur leurs versants Est, et présentent des falaises à stratifications obliques sur leur partie Ouest.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rhône, canalisé et doté de canaux de dérivation depuis 1974 par la Compagnie Nationale du Rhône, passe en bordure de commune qu'il délimite à l'ouest. Son ancienne gravière a été reconvertie en plan d'eau de loisirs, sur une surface de 75 hectares, "Li Piboulo". La plaine du Rhône est quadrillée de mayres[6]

L'Aygues (ou Eygues), qui se jette dans le Rhône au sud-ouest, délimite la commune au sud.

Le "Rieu du Foyro" (appelé aussi "le Gourd"), autre affluent du Rhône, traverse le village. Sa gestion était assurée jusqu'en 2004 par le Syndicat Intercommunal du Bassin Versant, regroupant les communes de Piolenc, Uchaux, et Bollène[7]. À la même date, l'ensemble des syndicats gérant les cours d'eaux ont été dissous.

L'ancien canal de Perrelatte passe sur la commune, au sud immédiat du massif d'Uchaux.

À la suite des crues de 2003 qui avaient touché le Sud de la Provence, il a rapidement été envisagé de rendre à la plaine de Piolenc-Mornas son statut d'origine de plaine inondable, en l'utilisant comme déversoir lors de crues annoncées, afin d'épargner les agglomérations situées en aval, plus peuplées. Toutefois ce projet a fait l'objet d'un rejet par la majorité de la population, et est actuellement en suspens[8],[9].

L'eau potable provient de la nappe phréatique du réseau alluvionnaire du bassin d'Orange, dont la station de pompage est située dans la commune voisine de Mornas[10],[11]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type méditerranéen avec plus de 100 jours de mistral par an et se caractérise par un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps[12].

La commune dépend du centre météorologique d'Orange

Données météorologiques d'Orange de 1961 à 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 2,6 4,4 7,2 10,8 14,4 17 16,3 13,8 9,7 4,9 1,9 8,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,9 9,4 12,5 16,4 20,2 23,3 22,5 19,4 14,7 9,1 5,7 13,8
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11,3 14,4 17,8 22,1 26,1 29,6 28,8 25 19,7 13,3 9,5 18,9
Record de froid (°C)
date du record
−13,4
1985
−14,5
1956
−9,7
2005
−2,9
1970
1,3
1979
5,7
1984
9
1953
8,3
1974
3,1
1974
−1,1
1973
−5,4
1952
−14,4
1962
−14,5
Record de chaleur (°C)
date du record
20,3
2002
23
1960
27,2
1990
30,7
2005
34,5
2001
38,1
2003
40,7
1983
42,6
2003
35,1
1966
29,6
1985
24,6
1970
20,2
1983
42,6
Ensoleillement (h) 132 137,1 192,5 230,4 264,6 298,9 345,3 310,7 237,6 187,1 135,2 123,8 2 595,3
Précipitations (mm) 44,4 57,5 61,1 58,9 72,4 43,6 27,8 56,3 67,6 97,4 57,7 48,9 693,4
Source : Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990[13], météo d'Orange[14]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9,4
1,3
44,4
 
 
 
11,3
2,6
57,5
 
 
 
14,4
4,4
61,1
 
 
 
17,8
7,2
58,9
 
 
 
22,1
10,8
72,4
 
 
 
26,1
14,4
43,6
 
 
 
29,6
17
27,8
 
 
 
28,8
16,3
56,3
 
 
 
25
13,8
67,6
 
 
 
19,7
9,7
97,4
 
 
 
13,3
4,9
57,7
 
 
 
9,5
1,9
48,9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm
Vaucluse Canton d'Orange moyenne nationale
Ensoleillement 2 595 h/an 2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie 693 mm/an 700 mm/an (sur 80 jours) 770 mm/an
Neige 4 j/an 14 j/an
Vent 110 j/an essentiellement du Mistral
Orage 23 j/an 22 j/an
Brouillard 31 j/an 40 j/an

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Connue sous le nom latin de Podiolanum[15], l'étymologie de Piolenc est attribuée à Odilon. Le nom est composé de Podium, signifiant puy, pieu, le « pio », c'est-à-dire le sommet, et Odolinum, pour Odilon, abbé de Cluny au moment où la seigneurie passe dans le domaine de cette abbaye.

Par la suite, on relève Podioleno (XIe), puis Piolene ou Piolen, et depuis 1789 : Piolenc[16].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les fouilles de la station des Rochers ont mis en évidence un habitat assez important avec des fonds de cabanes, de la poterie et une industrie lithique et osseuse développée. Un abri sous roche a livré une sépulture où avaient été déposées des poteries, des haches et des pointes de flèches[17].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'histoire de Piolenc pendant la période carolingienne est peu connue. En 843, avec le traité de Verdun, le village, comme le reste de la Provence, la Bourgogne et la Savoie, est rattaché au royaume de Lothaire Ier. Des invasions sarrasines, il ne subsiste guère que la toponymie, avec le quartier des Moricauds. Les premières traces remontent à 994-1002, lorsque le compte Roubaud, frère de Guillaume II et premier comte du Venaissin, cède la moitié de l'oppidum situé au centre du village, à la place de l'actuelle Église Saint-Pierre, à l'ordre de Cluny, représenté par Odilon de Mercœur[18],[19]. Le château-fort est rebaptisé « Est castrum quod nominatur Podium Odolinum ... », et déclaré prieuré en 1037[20],[21].

En 1016, Benoît VIII en appelle aux évêques de Provence pour défendre les propriétés convoitées par les seigneurs locaux, dont Piolenc[22].

En 1266, le prieur de Piolenc conclut un traité de paréage avec le Comte de Toulouse : en échange de sa protection et de la moitié du droit d'albergue du Comte, il lui abandonne la moitié de ses revenus[23]

À la fin du XIIe siècle, le Prieuré est en phase de déclin, moral et financier. Rattaché à la commende de Saint-Saturnin-du-port, il y est rapporté des disputes entre un moine et le neveu du prieur[24], ainsi que l'absence de missel et bréviaire[24].

En 1274, le territoire de la commune, tout comme l'ensemble du Comtat Venaissin, est cédé au Pape Grégoire X par le Roi de France, Philippe III le Hardi.

En 1339, l'accès du prieuré, en commende, est interdit aux visiteurs. Il est pris en mains par le Cardinal de Montolieu, qui est loué pour sa bonne gestion[25].

En 1378, le prieuré de Piolenc est rattaché au Collège Saint-Martial d'Avignon, afin que celui-ci, fondé par Jacques de Cozan, puisse dégager les revenus suffisants pour entretenir ses étudiants, et plus tard, à partir de 1382, payer la pension annuelle de 450 florins de son nouveau maitre, le Cardinal d'Albano[26],[27].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Sous le règne de Charles IX, le village fut attaqué à plusieurs reprises, et ravagé ou dominé au moins par deux fois lors des guerres de religion. La première fois par les religionnaires en 1562 lors de batailles menées par le baron des Adrets, et qui donna lieu à la prise du château de Mornas, et au massacre d'une partie de ses habitants. Puis l'année suivante, par le capitaine pontifical Fabrice Serbelloni[28],[29]

Période moderne[modifier | modifier le code]

La lignite a été pendant longtemps exploitée sur le territoire de la commune qui compte 85 entrée de mines datant du XVIIe au XIXe siècle. Pour éviter tout accident, leur accès est interdit par arrêté municipal. Certaines galeries se développent sur plusieurs kilomètres. Leur hauteur n'excède que peu souvent le mètre et leurs voûtes se sont effondrées en maints endroits[30].

Au XVIIIe, les vignerons du village durent faire prendre un décret par le Conseil de Ville interdisant leur cueillette dans les vignes pendant la floraison[31].

Dépendante du Comtat Venaissin, Piolenc en partage le sort : elle subit la disette de 1789, et comme toutes les communes de l'enclave des Papes, est rattachée à la France en 1791

Le 12 août 1793 est créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Sur la commune furent exploitées, au XIXe siècle, deux carrières prolongées par des galeries souterraines creusées dans le sable. Jean-Pierre Locci, dans son ouvrage L'exploitation des ressources minérales en Vaucluse, a publié deux cartes postales montrant une usine de « tamiserie mécanique de sable blanc », et des cavages. Dans ces réseaux, qui s'étalent sur deux à trois étages séparés par 10 centimètres de sable, les galeries sont souvent ovoïdes et directement taillées dans le sable. Il n'y a que quelques rares effondrements. Ce lieu où n'existe aucune protection n'est presque pas dégradé en dépit des visites[30].

Le 26 août 1944, la Résistance, avec l'aide d'une patrouille américaine, prit d'assaut le château de Crochans où s'était réfugié un détachement allemand. Après un long engagement les 180 soldats se rendirent avec un important matériel[32].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason Piolenc 84.svg

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur avec une clef d'or et une clef d'argent liées et posées en sautoir, sous une arcature d'or maçonnée de sable[33].

Les deux clefs des armoiries de Piolenc indiquent l'appartenance au Comtat Venaissin.

La devise de la ville est "Dulcius Melle, Fortius Leone" : Doux comme le miel, Fort comme le lion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1947 Romuald André - -
1947 1965 Sidoine Clément - -
1965 1974 Michel Barthou - -
1974 1983 Claude Parjadis - -
1983 1995 Albert Barthou RPR -
1995 en cours Louis Driey RPR, UMP, puis apparenté Ligue du Sud -
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Piolenc fait partie de la Communauté de communes Aygues Ouvèze en Provence avec 6 autres communes : Camaret-sur-Aigues, Sainte-Cécile-les-Vignes, Sérignan-du-Comtat, Travaillan, Uchaux et Violès. Celle-ci a été créée le 31 décembre 1992.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Piolenc est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Kirchheim am Neckar (Allemagne)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le centre historique du village, de forme circulaire, est délimité par l'avenue de Provence et par le boulevard Frédéric Mistral. En son milieu est situé la mairie et le château/église St Pierre. Le cours Corsin et la RN7 constituent les principaux axes d'activité et de commerce. L'urbanisation actuelle se poursuit de façon plus prononcée sur l'Est de la commune.

L'architecture rurale est marquée par la nécessité de se protéger du Mistral. L'habitat traditionnel est aveugle sur sa façade Nord, et orienté au Sud.

En 2010, la ville a adopté son premier plan local d'urbanisme.

Les maisons individuelles représentent 87 % de l'offre de logements en 2009. 68 % des habitants sont propriétaires de leur logement, 29 % sont locataires, et 3 % logés à titre gratuit. La taille moyenne des habitations est légèrement supérieure à 4 pièces[34]. Un arrêté municipal ancien interdit la construction d'immeubles de plus de 4 étages. La municipalité a manifesté son intention de respecter la loi SRU, qui prévoit la mise à disposition en location de 20 % de logements sociaux.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Piolenc en 2009[35]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 11,55 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 21,27 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 56,43 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 17,55 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[36]).

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Piolençois, Piolençoises[1] Le nom officiel n'est pas toujours utilisé, et les variantes Piolencois, Piolencoises sont courants, tout comme la forme Piolenois, Piolenoises. En 2011, la commune comptait 5 080 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 575 1 632 1 688 1 831 2 033 1 900 1 911 1 954 1 997
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 123 2 188 2 017 1 961 1 975 1 904 1 820 1 785 1 687
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 596 1 562 1 586 1 452 1 441 1 542 1 480 1 447 1 701
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 868 2 184 2 594 3 259 3 830 4 296 4 445 4 495 5 006
2011 - - - - - - - -
5 080 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[38].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population de Piolenc connait un fort déclin à partir de 1861, où elle culmine à 2188 habitants. L'agriculture a connu plusieurs crises successives et rapprochées qui détournent les habitants de la terre, et conduisent à un exode vers les villes accompagné d'une chute du taux de la natalité[39]. En 1856, la région connait des épidémies de pébrine et de flacherie, qui ruinent les magnaneries du village. En 1870, la crise de la garance affecte les agriculteurs qui perdent leurs débouchés avec la fermeture des usines de transformation des villages voisins, et en 1876, survient l'épidémie de Phylloxéra, qui détruit les vignes du village. La valeur des terres chute, et un cercle vicieux s'instaure : en raison de l'émigration, il n'y a plus assez de bras pour effectuer les récoltes[40]. Le village mettra un siècle avant de retrouver un niveau de population équivalent, puis verra celle-ci doubler en quarante ans.

Économie[modifier | modifier le code]

Les emplois, salariés ou non, présents dans la commune, relèvent du secteur agricole pour 9 %, de l'industrie ou de la construction pour 30 %, et du secteur tertiaire pour le solde, soit 61 %. Zone artisanale du Crépon Sud dans laquelle on trouve plusieurs PME/PMI (Accumulateurs Clément, Fargas, artisanat divers, etc.).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Entre le Rhône, les dentèles de Montmirail, le mont Ventoux et Avignon, à proximité de riches terroirs viticoles, la commune vit aussi du tourisme.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Ail de Piolenc

À l'instar du reste de la France, le nombre d'exploitations agricoles est en constante décroissance, passant de 74[41] en 1998 à 28 en 2010. La viticulture est l'une des principales activités agricoles de la ville de Piolenc[42], avec le maraîchage et l'arboriculture. Le vignoble produit des vins classés en côtes-du-rhône. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays de la Principauté d'Orange. Un concours des vins a lieu chaque année sous la direction de l'association" piolenc-Millésimes" www.piolenc-concours-vins.com[43]

La dominante du reste de la production agricole est l'ail provençal, à ce titre la commune s'est désignée comme la capitale de cet ail. Les activités traditionnelles de sériciculture et plantation de sorgho, destiné à la fabrication de balais, très présentes au XXe siècle, ont totalement disparu.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Bannière de la Confrérie de l'ail de Piolenc

Animations estivales. Marché tous les lundis matins.

  • Le festival culturel et folklorique de l'ail se déroule chaque année le dernier week-end d'août. Il est organisé par la confrérie de l'ail qui existe depuis près de vingt ans, qui en fait la promotion, ainsi que celle du village.
  • L'"Académie du Cirque National Alexis Gruss" s'installe à Piolenc durant l'été. Un projet de Centre Culturel de Rencontre va être bientôt proposé. Par ailleurs le Cirque National Alexis Gruss, exemple remarquable de permanence du "cirque à l'ancienne" se présente en région parisienne (hiver 2012-2013 : spectacle "Ellipse" sur la pelouse de Neuilly, Bois de Boulogne, près de la Cascade, voir site du Cirque National Alexis Gruss et programmes officiels parisiens) et en tournées internationales. Le spectacle de près de trois heures présente numeros d'acrobaties, animaux, jonglage, clowns, théâtre et séquences autour du 7e art, thème de ce nouveau spectacle. La musique est jouée en live par la troupe (standards du 7e art, musique de cirque et jazz). Pour approfondir page facebook du Cirque National Alexis Gruss. La traditionnelle "Messe de Noël" du Cirque Gruss a rassemblé des centaines de personnes dans un chapiteau comble. Cette initiative est unique au monde. Voir les articles de presse sur le site officiel du Cirque Gruss.

Enseignement[modifier | modifier le code]

École privée "les Jardins" fondée en 1904

Crèche Les Gribouillis

La commune gère l'école Maternelle Marcel Pagnol et les écoles primaires publiques La Rocantine et Joliot Curie[44]. Les élèves sont ensuite inscrits au collège Jean Giono à Orange[45] puis au Lycée Polyvalent régional de l'Arc, toujours à Orange[46],[47].

Bibliothèque municipale

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Clubs de VTT, football, tennis, judo, tir à l'arc, etc.

Centre de Loisirs Plein Soleil

Randonnées pédestres. Équitation.

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve sur le territoire de la commune 7 docteurs, 2 pharmacies, 2 dentistes, 1 laboratoire d'analyses et 1 sage-femme.

Cultes[modifier | modifier le code]

Église clunisienne St Pierre - Piolenc

Catholique (secteur inter-paroissial d'Orange)

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et déchets assimilés, la gestion de l'assainissement collectif, la lutte contre les nuisances sonores, le contrôle de la qualité de l'air et la protection et mise en valeur de l'environnement font partie des compétences de la Communauté de communes Aygues Ouvèze en Provence.

Déchèterie (la Gravière)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, église clunisienne du XIe siècle (Inscription aux monuments historiques par arrêté du 17 septembre 1997)
  • Cours Corsin, place centrale du village avec une Fontaine du XIXe siècle à 4 vasques surmontée d'une amphore (la Fontaine des Quatre Bourneu).
  • Chapelle des Pénitents blancs
  • Château de Beauchêne
  • Château de Crochans (Inscription aux monuments historiques par arrêté du 4 juillet 2003)[48], appelé plus communément "Château de Piolenc", du nom de la famille des marquis éponymes qui l'ont occupé de 1806 jusqu'à peu avant sa revente en 1994 à la famille Grüss. La nouvelle appellation "Château du Cirque", inscrite sur le portail du Parc, n'est pas encore passée dans le langage courant [49].
  • Lavoir de la place du Planet[50] Cours des Marronniers
  • Espace Acampado (maison des associations)

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée Mémoire de la RN 7

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste du chanoine Emmanuel Bernard
Buste du chanoine Emmanuel Bernard, sur le perron de l'Église Saint-Pierre, Piolenc
  • André-Philippe Corsin (1773-1854), Général d'Empire napoléonien et bienfaiteur de la ville. Le Général Corsin, né et mort à Piolenc, maire de 1791 à 1792 [52], a notamment donné à la commune son école publique, son réseau d'adduction d'eau.
  • Le chanoine Emmanuel Bernard (1838-1913), écrivain de langue provençale et membre du félibrige, a écrit plusieurs pastorales, dont une "pastorale comique en trois actes". Il a donné à la ville son école privée[53].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin, Aubanel, Avignon, 1996 (ISBN 2700600614).
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986,‎ 1986 (ISBN 2903044279)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997,‎ 1997 (ISBN 284406051X)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
  1. a et b code postal
  2. Le nom officiel n'est pas toujours utilisé, et les variantes "Piolencois, Piolencoises sont courants, tout comme la forme Piolenois, Piolenoises
  3. http://questions.assemblee-nationale.fr/q11/11-98QE.htm
  4. ou biocalcarénite: calcaire contenant des éléments détritiques, cf http://pedagogie.ac-montpellier.fr/svt/litho/outils.htm
  5. bryozoaires, mollusques, échinodermes et ambre dans une moindre mesure cf La falaise de Piolenc, les stratifications obliques les plus « vues » (à défaut d'être les plus visitées) de France
  6. fossés assurant le drainage des terres agricoles
  7. www.vaucluse.gouv.fr/tmp/upload/057-SI2004-04-05-0010-PREF.rtf
  8. http://vertigo.revues.org/8528 Pour une analyse des enjeux et enquête sociologique sur le terrain, lire "La remise en eau de la plaine de Piolenc-Mornas face à la constitution d’une culture locale de l’arrangement", Marie Anckière et Julien Langumier, Vertigo, mai 2009
  9. http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/005976-01_rapport_cle26ec6e.pd Oour les aspects juridiques et techniques, voir le Rapport de la Maîtrise d'ouvrage du projet d'optimisation des zones d'expansion des crues du Rhône entre Viviers et Beaucaire-Impacts techniques et juridiques,2009
  10. Plan local d'Urbanisme, 2009, p36 et 53
  11. Evaluation des ressources hydrauliques-Étude de la vulnérabilité à la pollution- Nappe alluviale de la vallée du Rhône G.Durozoy et Ch. Glintzboeckel, BRGM, 1978
  12. La climatologie du Vaucluse
  13. Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990
  14. « Météo Orange », sur linternaute.com
  15. http://www.heruitgeverij.be/276ind.htm "Dictionnaire Latin-Français des Noms propres de Lieux ayant une certaine notoriété principalement au point de vue ecclésiastique et monastique (1897)"
  16. Histoire site web commune de Piolenc
  17. Robert Bailly, op. cit., p. 322.
  18. Antoine de Ruffi, Dissertations historiques et critiques sur l'origine des comtes de Provence, de Venaissin, de Forcalquier et des vicomtes de Marseille, Marseille, Veuve Henry Brebion, Imprimeur du Roy, de Monseigneur l'Evêque, du clergé et de la ville,‎ 1722 (lire en ligne), p. 43
  19. Eliana Magnani, Cluny, Saint-André de Gap, le Dévoluy : L'implantation clunisienne en Haute-Provence – milieu Xe-XIe siècle, Grenoble, Dominique Rigaux et Gisella Cantino Wataghin-CNRS-MSH-Alpes,‎ 2005 (lire en ligne), p. 101-119
  20. "Monasterium"
  21. Denyse Riche - L'ordre de Cluny à la fin du moyen âge: le vieux pays clunisien, XIIe-XVe - Presses de l'université de Saint-Étienne (C.E.R.C.O.R. Travaux et recherches) - Saint-Étienne - 2000- p 113 - ISBN 978-2-86272-192-7
  22. Riche, 2000, p 187
  23. Riche, 2000, p 330
  24. a et b Riche, 2000, p 418
  25. Riche, 2000, p434
  26. Riche, 2000, p 664
  27. Piolenc semble avoir été un prieuré fortement mis à contribution, puisqu'au XIIe siècle av. J.-C. déjà, alors que le cens des prieurés pour lesquels il reste des trace était généralement compris entre 10 et 20 sous, celui de Piolenc est de 103 sous et 15 deniers Melgoriens, un âne, un licou, deux pièces de feutre, un vase plein de vin - Reiche, 2000, p 137
  28. Jules Courtet, op. cit., p. 269.
  29. Jean-François Boudin, Père Justin, Histoire des guerres excitées dans le Comté Venaissin et dans les environs par les Calvinistes du XVIe siècle, Carpentras,‎ 1859 (lire en ligne)
  30. a et b Les souterrains du Vaucluse Inventaire et description des exploitations souterraines dans le département du Vaucluse et des environs proches d'Avignon.
  31. Fernand Benoit, op. cit., p. 184.
  32. Robert Bailly, op. cit., p. 323.
  33. Armorial des communes du Vaucluse
  34. PLU,2009- p25
  35. « Impots locaux à Piolenc », taxes.com
  36. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  39. [George, 1931] P. George, Le Tricastin, un petit pays des confins du Dauphiné et de la Provence. : Étude de géographie économique et humaine, vol. 7, t. 1, Les Études rhodaniennes,‎ 1931 (lire en ligne), pp.15-49
  40. [Billange, 1944] André Billange, L'eau dans la basse vallée de l'Eygues, vol. 19, t. 3-4, Les Études rhodaniennes,‎ 1944 (lire en ligne), pp. 151-166
  41. dont 50 exploitées à titre professionnel
  42. viticulture à Piolenc
  43. « Concours vins de Piolenc », sur Concours des vins de Piolenc
  44. « Enseignement publique primaire en Vaucluse », Inspection Académique de Vaucluse
  45. « Carte scolaire du Vaucluse », Conseil Général de Vaucluse
  46. « Carte des lycées de Vaucluse », Inspection Académique de Vaucluse,‎ 2009
  47. « Site du lycée de l'Arc », Académie Aix-Marseille,‎ 2010
  48. « Notice no PA84000039 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. voir appellation officielle de Château de Crochans pour le Ministère de la Culture, et appellation d'usage dans l'ensemble de la presse régionale
  50. du provençal planet = "petite place", nom attribué par les habitants qui allaient "au planet", sans mentionner le nom de ladite place
  51. Voir "Chateau de Crochans"
  52. http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=4982
  53. http://www.idref.fr/084167033 Bibliographie du Chanoine Emmanuel Bernard