Le Thor

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Le Thor
Le porche méridional de l'église Notre-Dame du Lac
Le porche méridional de l'église Notre-Dame du Lac
Blason de Le Thor
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Avignon
Canton L'Isle-sur-la-Sorgue
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse
Maire
Mandat
Yves Bayon de Noyer
2014-2020
Code postal 84250
Code commune 84132
Démographie
Gentilé Thorois, Thoroises
Population
municipale
8 396 hab. (2011)
Densité 236 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 48″ N 4° 59′ 42″ E / 43.93, 4.99543° 55′ 48″ Nord 4° 59′ 42″ Est / 43.93, 4.995  
Altitude 53 m (min. : 38 m) (max. : 111 m)
Superficie 35,53 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-lethor.fr

Le Thor est une commune française, située dans le département du Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Thorois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Thor est une ville de plaine bâtie entre deux bras de la rivière Sorgue dans la plaine agricole du Comtat Venaissin. Elle est située à 5 km à l'ouest de L'Isle-sur-la-Sorgue et à 20 km à l'est d'Avignon.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

La gare TGV la plus proche est la gare d'Avignon TGV à 20 km. La commune est desservie par les sorties de l'autoroute A7 à Avignon sud, Avignon nord par Vedène ou Cavaillon. La gare du Thor située en centre ville dessert par le TER la ligne Avignon Centre-Miramas.

Relief[modifier | modifier le code]

La colline de Thouzon

La colline de Thouzon, sur laquelle s'élève le Château de Thouzon, ruines d'un monastère fortifié, a été occupée dès le Néolithique. C'est l'une des rares éminences de la plaine du Comtat Venaissin. De nombreux sentiers la parcourent, ce qui en fait un lieu de promenade. Le sommet culmine à 110 mètres d'altitude, soit 50 mètres au-dessus du niveau de la plaine. Aux pieds de la colline s'étend la plaine, limitée au nord par les Dentelles de Montmirail et le mont Ventoux, à l'est par le plateau de Vaucluse, tandis qu'au sud se détachent les massifs du Luberon et des Alpilles. En 1988, la colline de Thouzon a été classée Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Géologie[modifier | modifier le code]

Premier relevé de la grotte de Thouzon, fait en 1902

D'origine urgonnienne, la Grotte de Thouzon, appelée aussi la Grotte aux Fées, s'ouvre aux pieds de la colline de Thouzon. Elle a été découverte le 23 janvier 1902, par des ouvriers de la carrière de pierres. C'est la seule caverne naturelle aménagée pour le tourisme dans le département du Vaucluse. La cavité, de dimensions raisonnables (230 mètres de longueur), possède un concrétionnement très intense : stalactites, stalagmites, draperies, gours, perles de cavernes. Elle possède un intérêt géologique certain : cheminées d'équilibre, cône d'éboulis, diaclase colmatée, puits, méandres, rognon de silex[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte de Brun cadet prévoyant « l'arrosement d'une partie des terres du Comtat Venaissin »
L'on peut y voir les bras des Sorgues qui entourent Le Thor

La Sorgue est très présente sur la commune qui se trouvent dans la continuité de la commune de L'Isle-sur-la-Sorgue, le canal Saint-Julien a été creusé au XVe siècle pour l'irrigation des cultures et sa prise d'eau est située à hauteur de la Roque d'Anthéron dans les bouches du Rhône entre Salon de Provence et Aix-en-Provence et prend le nom de canal de Carpentras en entrant dans le Comtat Venaissin. Principal ouvrage d'art l'aqueduc de Fontaine de Vaucluse.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de l'Isle-sur-la-Sorgue auquel appartient la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[2].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[3].

Relevés météorologiques[modifier | modifier le code]

Selon Météo-France, le nombre par an de jours de pluies supérieures à 2,5 litres par mètre carré est de 45 et la quantité d'eau, pluie et neige confondues, est de 660 litres par mètre carré. Les températures moyennes oscillent entre 0 et 30 °C selon la saison. Le record de température depuis l'existence de la station de l'INRA est de 40,5 °C lors de la canicule européenne de 2003 le 5 août (et 39,8 °C le 18 août 2009) et −12,8 °C le 5 janvier 1985. Les relevés météorologiques ont lieu à l'Agroparc d'Avignon.

Relevés météorologiques de la région d'Avignon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Température moyenne (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 8,5 7,5 14,7
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,75
dont pluie (mm) 36,5 23,3 24,9 47,5 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34 465,4
Source : Données climatologiques d'Avignon 2000-2007


Le mistral[modifier | modifier le code]

Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut aller au-delà des 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne[4]. Le tableau suivant indique les différentes vitesses du mistral enregistrées par les stations d'Orange et Carpentras-Serres dans le sud de la vallée du Rhône et sa fréquence au cours de l'année 2006. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras[5].

Légende : « = » : idem à la normale ; « + » : supérieur à la normale ; « - » : inférieur à la normale.

Vitesse des vents du Mistral
Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Dec.
Vitesse maximale relevée sur le mois 96 km/h 97 km/h 112 km/h 97 km/h 94 km/h 100 km/h 90 km/h 90 km/h 90 km/h 87 km/h 91 km/h 118 km/h
Tendance : jours avec une
vitesse > 16 m/s (58 km/h)
-- +++ --- ++++ ++++ = = ++++ + --- = ++

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Le site du Mourre du Diable a permis d'exhumer les restes d'une sépulture néolithique sous tumulus avec un important mobilier funéraire. Une inscription dédicatoire gallo-romaine a été retrouvée, en réemploi, dans un des murs de la ferme Saint-Estève[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Créée probablement vers le VIIe siècle, cette cité comtadine a gardé à ce jour quelques vestiges de son passé.

Le château du Thor et l'enceinte fortifiée ont été construits en plusieurs fois, début du XIIIe siècle puis fin du XIVe siècle.

L’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y fut un important propriétaire[7] :

Clef de voute de l'abside de l'église Notre-Dame-du-Lac, relevé de 1909

L’abbaye percevait les revenus de tous ces établissements.

Le droit de pêche étant libre dans les rivières publiques, c’est-à-dire navigables, comme le Rhône, la Durance et la Sorgue quand, en 1271, Giraud IV Amic, seigneur du Thor, fit dresser l'inventaire de ses droits, il avait trois pêcheries sur la Sorgue dont il se réservait la moitié des poissons[8].

Si le droit de pêche était libre, celui d'avoir des moulins, était plus restrictif. En 1404, Odon de Villars, lors de son acquisition du fief du Thor, se fit confirmer son monopole sur « les moulins tant à bled que foulons » et l'interdiction qu'avaient tous « autres d'en faire construire au même endroit » ou d'en dériver les eaux[9].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Un nouveau seigneur du Thor, Rostaing Cadard, qui possédait déjà le « Moulin Brun », se fit construire, en 1576, un nouveau moulin qui le jouxtait[9]. Le même, le 17 février 1617, donna autorisation aux consuls du Thor pour :

« Dévier les eaux du Réal de Monclar et de la Sorgue du Trentain pour y faire croître les herbes au moyen desdites eaux[10]. »

Un de ses successeurs, Vincens Cadard d'Ancézune, le 1er janvier 1639, fit publier un règlement de police qui notifiait, entre autres, cette règlementation :

« Il est interdit de vendre des poissons et écrevisses de la Sorgue à des étrangers tant qu'ils n'auront pas été exposés pendant une heure sur la place publique du Thor[11]. »

Période moderne[modifier | modifier le code]

Fête de la Saint-Napoléon et fête votive, le 15 août 1806

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

L'industrie de la garance, au XIXe, eut un impact important sur l'économie de la commune. En 1839, on compte cinquante moulins à garance en Vaucluse, alors qu'il n'y avait que dix moulins sur la Sorgue en 1804. Le Vaucluse, certaines années, génèrera jusqu'à pratiquement 65 % de la garance au niveau mondial. À partir de 1860, plusieurs grandes crises (terres surexploitées, qualité moins bonne, etc.) touchent cette culture de plus en plus concurrencée par les progrès récents de la chimie. Il n'existe plus qu'un seul des cinquante moulins en 1880.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale et l'occupation allemande a particulièrement marquée l'histoire de la commune. La première occupation commença le 20 novembre 1942 avec des unités de la division alpine Pusteria, qui furent ensuite remplacée, le 6 février 1943 par celles de la Luftwaffe et complétées ensuite par une compagnie d'infanterie de l'air, le 1er juin 1943 et une unité de transport, le 24 novembre 1943. Cette présence massive amena réquisitions et expulsions de terres pour construire un terrain d'aviation. En représailles, il y eut deux bombardements alliés le 15 janvier puis le 18 août 1944 et de nombreux sabotages de la part de la Résistance de janvier à mai 1944[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la cité s'est écrit Torum, en 1029, Castro de Toro, en 1125, Thori, en 1162, Castro de Thoro, en 1171 et enfin Toro, en 1253. Les toponymistes, sur la base de ses sources anciennes proposent deux hypothèses. La première, une racine pré-latine *tor ayant le sens d'éminence, la seconde provenant du paléo-provençal toron désignant une grosse source[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason du Thor

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur au taureau d'or, accompagné au premier canton d'une étoile du même.

Devise : stella taurum ducit (l'étoile conduit le taureau)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'Aire urbaine de L'Isle-sur-la-Sorgue.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1959 Mercédès Barre URIC  
1959 1977 Alphonse Begou URIC  
1977 1989 Gaston Manuel URIC  
1989 mars 2008 Germain Giraud UMP  
mars 2008 mars 2014 Jacques Olivier EÉLV  
mars 2014 En cours Yves Bayon De Noyer LDIV  

URIC=Union républicaine d’intérêt communal

Le Thor appartenait aux États pontificaux et a été créée comme municipalité du département des Bouches-du-Rhône en 1792 puis chef-lieu de canton dans le district d'Avignon et le département du Vaucluse en 1793. En 1801 Le Thor a cessé d'être chef-lieu de canton pour appartenir au canton de l'Isle devenu en 1890 l'Isle-sur-la-Sorgue.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Le Thor.
Localisation de la ville
Le Thor

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 396 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 770 1 858 2 389 2 869 3 233 3 320 3 881 3 869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 065 4 162 3 833 3 678 3 439 3 124 3 054 2 861 2 640
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 739 2 645 2 662 2 563 2 705 2 959 2 858 2 848 2 887
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 186 3 470 4 003 5 023 5 941 6 619 7 508 7 675 8 281
2011 - - - - - - - -
8 396 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Une minoterie du Thor

Environ 32 % des entreprises de la commune sont des commerces. Viennent ensuite les entreprises en rapport avec les métiers de la construction (+/- 16,5 %), les sociétés de services aux particuliers (+/-13 %) puis aux entreprises (+/- 11 %) et celles touchant les activités d'éducation, santé et action sociale (+/- 11 %). Les différentes industries regroupées représentent moins de 12 %[16].

Les deux principales entreprises sont Générale des farines et Ecotherm international.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture de la commune du Thor consiste en des cultures maraichères et fruitières, facilitées par la qualité du sol et l'abondance de l'eau. Une partie de cette production est labellisée en agriculture biologique. Une production très spécialisée y a vu le jour depuis un siècle et demi. C'est la production de graines de semence. Les plus grandes maisons de vente travaillent contractuellement avec des agriculteurs qui leur fournissent à la demande les semences nécessaires[17]. Une partie de son vignoble est classée en AOC Côtes du Rhône et Coteaux d'Avignon.

La commune du Thor se veut un territoire sans OGM depuis un délibération municipale et un arrêté du 20 mai 2008. Pour la première fois en France, une telle décision a été validé en justice (sur la base du principe de précaution désormais inscrit dans la constitution) sans que le ministère de l'agriculture fasse appel[18].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Avec sa proximité d'Avignon et de son riche patrimoine, du Luberon, des Alpilles, la présence de la Sorgue, etc. le tourisme occupe directement (hôtellerie, camping, gîtes, restauration, loisirs, etc.) ou indirectement (artisanat, etc.) une place importante dans l'économie de la commune.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose[19] de trois groupes scolaires avec une capacités totale de 600 enfants, ainsi que d'une crèche et d'un collège, le collège du Pays des Sorgues.

  • L'école maternelle La Garance
  • L'école élémentaire La Passerelle
  • L'école maternelle Les Jardins
  • L'école élémentaire Les Jardins
  • L'école maternelle La Calade
  • L'école élémentaire La Calade

Il existe également un collège, le collège du Pays des Sorgues.

Il existe un service de cantine et de transport scolaire.

Les lycées se situent sur L'Isle-sur-la-Sorgue (Lycée Alphonse Benoit) ou Avignon et l'université sur Avignon.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux stades (les stades « Roger Faury » et « Bourdis »), quatre cours de tennis, un complexe omnisports et plusieurs locaux associatifs[20].

Le club de football, l'Union Sportive Thoroise, a été fondé en 2006 par la fusion des deux clubs présents dans la ville : l'Étoile Sportive et l'Association Sportive. Plus de 250 licenciés, répartis dans 15 équipes dont deux féminines (Seniors à 11 et 13/16 ans) s'entrainent au stade du Bourdis et au stade Faury, qu'ils partagent avec le club de rugby à XIII et l'AJ Thoroise. Novembre 2007, l'école a obtenu la labellisation de la FFF pour la qualité de son accueil. Les couleurs du club sont jaune et vert.

Santé[modifier | modifier le code]

Pharmacie, médecins et vétérinaires se trouvent sur la commune. Les centres d'analyses médicales et les hôpitaux les plus proches sont sur L'Isle-sur-la-Sorgue, Carpentras et Avignon.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale.

Messes à l'église paroissiale Notre-Dame-du-Lac[21].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Depuis le 28 décembre 2001, la collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement se fait dans le cadre de la Communauté de communes du Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse. Depuis le 4 octobre 2008, la Commune arbore en entrée de ville le panneau « Commune sans OGM »[22].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château du Thor et l'enceinte fortifiée qui datent du Moyen Âge ont été inscrits monument historique par arrêté du 31 octobre 1996, ainsi que les anciennes dépendances, ferme, écuries et greniers, les cours et le parc. Le grand escalier est daté de 1629. Les bâtiments ont été rénovés au XVIIIe siècle[23].

L'église paroissiale Notre-Dame-du-Lac date de la fin du XIIe siècle. De construction romane, sa nef est néanmoins pourvue de voûtes gothiques. Suite à des problèmes de financement lors de la construction, le clocher fut terminé plusieurs siècles après le reste du bâtiment : en conséquence, il est notoirement trop petit par rapport à la taille de l'édifice. Elle a été classée monument historique en 1840.

La porte de l'horloge est inscrite monument historique par arrêté du 11 octobre 1929[23].

La porte Notre-Dame, du XIXe siècle, avec un beffroi à élégant campanile bulbé.

Le Château de Thouzon, ancien monastère fortifié du XIe siècle sur la Colline de Thouzon. Les vestiges des bâtiments et les anciennes chapelles Saint-Pierre et Sainte-Marie ont été inscrits monument historique par arrêté du 18 juin 1987.

Les Grottes de Thouzon1,5 km au nord du village), grottes souterraines naturelles remontant à la période géologique du crétacé.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1986 : Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, (ISBN 2903044279)
  • 1988 : Robert Bailly, Le Thor, neuf siècles d'histoire, Éd. Scriba, Isle-sur-la-Sorgue.
  • 1996 : Roger Taillade, Regard sur Le Thor, Ed. M. Taillade.
  • 1996 : Roger Taillade, Images de Thouzon et du Thor, Ed. M. Taillade.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la Grotte de Thouzon
  2. Zonage sismique règlementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  3. La climatologie du Vaucluse.
  4. Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948 ; réédité par Météo-France en 2003.
  5. Source : Services techniques d'Inter Rhône à Avignon Données météorologiques concernant l'année 2006 [PDF]
  6. Robert, Bailly, Dictionnaire op. cit., p. 420.
  7. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 231
  8. Robert Bailly, Le Thor, neuf siècles d'histoire op. cit., 25.
  9. a et b Robert Bailly, Le Thor, neuf siècles d'histoire, op. cit., p. 190.
  10. Robert Bailly, Le Thor, neuf siècles d'histoire, op. cit., p. 13.
  11. Robert Bailly, Le Thor, neuf siècles d'histoire, op. cit., p. 37.
  12. Robert Bailly, Le Thor, neuf siècles d'histoire, op. cit., p. 100 à 105.
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1938.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  16. « L'encyclopédie des villes de France », sur Internautes (consulté le 8 février 2010)
  17. La production et la commercialisation de graines de semences en France, sur le site Persée
  18. [1] article de RFI
  19. Les services et établissements scolaires
  20. « Sports : Mairie de Thor », sur Le Thor (consulté le 8 février 2010)
  21. La Paroisse Notre-Dame-du-Lac
  22. 2 a-4076.pdf Discours du maire, Commune sans OGM, doc PDF
  23. a et b Base Mérimée
  24. Jean Garcin
  25. site la Bastide rose

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]