Aurons

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Aurons
Aurons, "perle du val de Cuech"
Aurons, "perle du val de Cuech"
Blason de Aurons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Pélissanne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Salon-Étang de Berre-Durance
Maire
Mandat
Robert Coste
2008-2014
Code postal 13121
Code commune 13008
Démographie
Gentilé Auronais
Population
municipale
532 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 57″ N 5° 09′ 30″ E / 43.6658333333, 5.15833333333 ()43° 39′ 57″ Nord 5° 09′ 30″ Est / 43.6658333333, 5.15833333333 ()  
Altitude 225 m (min. : 140 m) (max. : 330 m)
Superficie 12,82 km2
Localisation

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Liens
Site web www.aurons.fr

Aurons est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la communauté Agglopole Provence. Ses habitants sont appelés les Auronais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Aurons est situé au cœur du massif des Costes, séparant la Touloubre de la Durance. Le village est situé à 6 km de Salon-de-Provence. Sites remarquables : défilé de la Goule, plateau du Farigoulet, plateau du Sonailler, grottes du Castellas.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aurons
Lamanon Alleins Vernegues
Salon-de-Provence Aurons Lambesc
Pélissanne

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

En voiture
En bus

La ligne no 8 du réseau Libébus, le réseau de transports urbains de l’Agglopole Provence[1].

En train
En avion

Sismicité[modifier | modifier le code]

Suite au décret du définissant le zonage sismique de la France, les Bouches-du-Rhône ont été découpés de la manière suivante[2] :

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000  :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source: Météo France / Station de Salon de Provence

Toponymie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Aurons

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Coupé de gueules à un bœuf d'or, et d'argent à la barre de sinople.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Du XIIe au XVe siècle, le prieuré Saint-Pierre de Canon appartenait à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon[3].

Arimondus de Auronis, damoiseau, fut seigneur d'Aurons. Il descendait d'une vieille famille de chevaliers qui s'était implantée dans la campagne de Pélissanne aux XII et XIIIe s[4]. Il doit être différencié du damoiseau Raymond d'Aurons, coseigneur de Rognonas et doit plutôt être un membre de la famille de Rostaing de Auronis, damoiseau attesté en 1345[5] et du noble Pierre de Auronis, coseigneur d'Aurons, qui cède ses droits seigneuriaux à Pélissanne, à la cour en 1322[6]. Il est le fils de Hugues de Auronis, coseigneur d'Aurons, et possédait des biens à Pélissanne qu'il possédait de l'abbaye de Montmajour. Aimondus eut un fils, Pierre de Auronis, alias de "Luperiis[7]".

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur d’Aurons, Raymond, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[8].

Révolution française[modifier | modifier le code]

À Aurons, le comité de surveillance est institué en 1793. Il ne peut recruter les douze membres prévus dans le décret de la Convention et compte plusieurs membres simples paysans et illettrés. Son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Les membres illettrés prennent néanmoins toute leur place dans les débats et occupent à tour de rôle la place de président. Le comité, chargé de la surveillance de l’application des lois et de la confection des listes de suspects, déclare qu’il n’y a aucun suspect dans la commune, uniquement peuplée de cultivateurs[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1960 mars 2008 Maurice Merendol PS  
mars 2008 en cours Robert Coste    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 532 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
205 217 208 217 215 214 223 227 232
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
230 217 213 198 213 191 189 177 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
240 182 151 85 108 86 75 93 70
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
105 150 247 282 355 511 527 531 532
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a une école de deux classes (une de la maternelle au CP, l'autre du CE1 au CM2) à Aurons.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun commerce ou entreprise à Aurons.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site Internet de Libébus.
  2. La sismicité des Bouches-du-Rhône
  3. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 214
  4. Coulet, Aix, p. 182-183
  5. Coulet, répertoire, p. 5
  6. AD du 13, série B459, parchémin, 22 février 1322
  7. AD du 13, série B566, parchemin
  8. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412 (note 55).
  9. Jacques Guilhaumou et Martine Lapied, « Paysans et politique sous la Révolution française à partir des dossiers des comités de surveillance des Bouches-du-Rhône », Rives nord-méditerranéennes, 5 | 2000, mis en ligne le 25 mars 2004
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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