Saint-Martin-les-Eaux

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Saint-Martin-les-Eaux
Village de Saint-Martin-les-Eaux
Village de Saint-Martin-les-Eaux
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Manosque-Nord
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Provence
Maire
Mandat
Michèle Crouhy
2008-2014
Code postal 04300
Code commune 04190
Démographie
Gentilé Saint-Martinois
Population
municipale
100 hab. (2010)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 31″ N 5° 44′ 09″ E / 43.8752777778, 5.7358333333343° 52′ 31″ Nord
       5° 44′ 09″ Est
/ 43.8752777778, 5.73583333333
  
Altitude Min. 395 m — Max. 705 m
Superficie 9,15 km2
Localisation

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Saint-Martin-les-Eaux

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Saint-Martin-les-Eaux

Saint-Martin-les-Eaux est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le nom des habitants de Saint-Martin-les-Eaux est Saint-Martinois[1]. L'exode rural a été très fort dans cette commune, qui a perdu plus de 80 % de sa population avant de se stabiliser autour de 100 habitants.

Située en limite nord du parc naturel régional du Luberon, la commune est tournée vers l'environnement[réf. nécessaire], notamment la préservation de ses espaces forestiers. Elle développe ses sources d’énergies renouvelables. Son territoire, pour l'essentiel classé en zone naturelle et zone de silence, est formé de monts et ravins, une rivière (le Largue) formant la limite nord. Son socle géologique particulier (gypse, sel gemme) a permis un développement économique spécialisé (extraction du sel et stockage d'hydrocarbures), mais l'agriculture reste présente.

Sommaire

Géographie [modifier]

Relief [modifier]

Le territoire communal se situe entre les régions naturelles du Massif du Luberon et des Monts de Vaucluse, dans le Luberon oriental, à l'ouest de la vallée de la Durance qui coule vers Aix-en-Provence. Le village est situé à 500 m d’altitude[2]. Sa topographie varie de 395 mètres (vallée de la Largue en limite nord) à 705 mètres (la Blache). Elle s'organise en différents monts et ravins : le ravin de l'Ausselet, le ravin de Coste Longue, le ravin de Piférat, le ravin de l'Agasson[3].

Géologie [modifier]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Monts de Vaucluse.

Saint-Martin-les-Eaux se situe dans le bassin sédimentaire de Manosque-Forcalquier, au nord-ouest de la faille de la Durance. D'origine fluvio-lacustre, il date de l'Oligocène. Cette couche s'organise selon un anticlinal, avec une épaisse couche tertiaire contenant des lignites et du gypse. L'ensemble s'est ouvert par le percement d’un dôme de sel gemme (diapir) datant de l’Oligocène inférieur ou de l’Éocène qui a extrudé au travers de failles de l'anticlinal, durant la deuxième poussée alpine[4]. Ces couches sont enfouies sous une couche de marnes sableuses datant du Sannoisien[5].

L'ensemble est compris en limite des Monts de Vaucluse, dans le Luberon oriental.

Hydrologie [modifier]

Le Largue traverse la commune[6] au nord.

Deux sources sont présentes sur la commune, l'une sulfureuse[7],[8] et l'autre saline[9], ainsi que des bassins et de la pisciculture[réf. nécessaire].

Climat [modifier]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Saint-Martin-les-Eaux est soumise à un climat méditerranéen d'intérieur, dit tempéré continental. Les hivers sont plus froids qu'en basse Provence, avec des gelées fréquentes (moyenne mensuelle de 4,6 °C en janvier). Les étés sont très chauds avec une sécheresse habituelle en juillet (température moyenne de 22 °C). La température moyenne annuelle est de 12,6 °C. Les étés sont presque aussi chauds qu'en basse Provence mais un peu moins secs et l'amplitude thermique annuelle et diurne est importante (15 à 20 °C de différence entre été et hiver). Dans ces régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons. La moyenne annuelle des précipitations est de 736 mm et le village reçoit environ 2800 heures d'ensoleillement par an.

Les stations météos proches de Saint-Martin-les-Eaux sont, par ordre de proximité, celles de Dauphin, Manosque (située sur le versant opposé du Luberon et dans le contexte différent de la vallée de la Durance, 100 m d’altitude plus bas) et de l’observatoire astronomique de Saint-Michel-l’Observatoire[10].

Relevé météorologique de Manosque
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -0,3 0,4 2,4 4,8 8,6 12,1 14,8 14,3 11,6 7,9 2,9 0,5 6,6
Température moyenne (°C) 4,6 5,7 8,4 10,8 15 18,6 22 21,5 18 13,5 8,1 5,1 12,6
Température maximale moyenne (°C) 9,5 11,1 14,4 16,8 21,7 25,1 29,7 29,5 24,8 19,2 13,3 9,7 18,7
dont pluie (mm) 60 50 51 69 60 53 36 52 77 91 65 59 723
dont neige (cm) 4 3 1 0 0 0 0 0 0 0 2 3 13
Source : (en) The Weather Channel[réf. à confirmer]


Communes voisines [modifier]

Rose des vents Saint-Michel-l'Observatoire Saint-Michel-l'Observatoire Saint-Maime
Dauphin
Rose des vents
Villemus N Dauphin
O    Saint-Martin-les-Eaux    E
S
Villemus
Montfuron
Villemus Manosque

Transports [modifier]

L'autoroute A 51 passe à l'est de la commune (à 14 km en voiture). Celle-ci est desservie par les route départementale RD 105 et RD 505.

Les accès ferroviaires sont aux gares SNCF à Manosque - Gréoux-les-Bains à 7 km, à La Brillanne-Oraison à 13 km et à Pertuis à 28 km vers Aix-en-Provence et Marseille.

Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de Saint-Martin-les-Eaux par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[11] :

Ville Marseille Nice Montpellier Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille
Distance

Orientation

71 km

(S)

125 km

(S-E)

152 km

(S-O)

221 km

(N)

347 km

(O)

515 km

(O)

547 km

(N-E)

614 km

(N)

681 km

(N-O)

741 km

(N-0)

779 km

(N)

Risques naturels et technologiques [modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Manosque-Nord auquel appartient Saint-Martin-les-Eaux est en zone 2 (risque moyen) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[12], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[13]. La commune de Saint-Martin-les-Eaux est également exposée à trois autres risques naturels[13] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[14].

La commune de Saint-Martin-les-Eaux est également exposée à plusieurs risques d’origine technologique :

  • risque industriel lié à la présence de stockage d’hydrocarbures dans les installations de Géosel-Géométhane, classées Seveso seuil haut[15] ;
  • risque lié au transports de matières dangereuses par canalisations[16]. La première canalisation transporte de la saumure et des hydrocarbures de et vers Géosel[17],[18] ; la seconde, Transéthylène, sert à acheminer de l’éthylène et traverse la commune[17],[18][16].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[16], mais elle est incluse dans le périmètre particulier d'intervention de Géosel-Géométhane[19],[16] et le Dicrim existe depuis 2011[20].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle, pour des inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue en 1990 et 1994[13]. Le seul tremblement de terre qui a été ressenti à Saint-martin-les-Eaux est celui du 11 juin 1909, avec Lambesc pour épicentre[21].

Toponymie [modifier]

Le toponyme le Castelas, au sud du village, fait référence à une motte castrale[22].

Le village s'appelait Sancti Martini de Paracollis au XIe siècle[23], puis Saint-Martin-de-Renacas au XIIIe siècle et Saint-Martin-d’Arnagas au XVIe siècle[24]. Il devient ensuite Saint-Martin-le-Charbonnier.

Durant la Révolution française, la commune, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, changea son nom pour Mont-Martin[25] et Mont-Renacas[26]. Après la Révolution, la commune est appelée Saint-Martin-de-Renacas jusqu'en 1892. L’exploitation des eaux sulfureuses pour des cures thermales justifia son nouveau nom de Saint-Martin-les-Eaux[26].

Histoire [modifier]

En 1125, le territoire fait partie du comté de Forcalquier.

Préhistoire et Antiquité [modifier]

Le territoire de la commune est fréquenté à l’époque néolithique, voire chalcolithique[27], l’essentiel des découverte archéologiques datant des Ve, IVe et IIIe millénaire av. J.-C.[24].

Dans l’Antiquité, le territoire de Saint-Martin fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[28]. L’époque gallo-romaine est attestée par un four de potier[24] et par le site des Passaïres (atelier de potier fabricant des amphores vinaires), à cheval sur la commune de Manosque. Ce site permet d'établir que la zone de Manosque était, grâce à la proximité de la voie domitienne, fortement intégrée à l'Empire romain et fortement pénétrée de ses modes de vie[29].

Moyen Âge [modifier]

Au XIe siècle, une motte castrale est élevée au lieu-dit Le Castelas[30],[31],[32].

Le territoire fait partie du comté de Forcalquier en 1125 (XIIe siècle). L’église et ses revenus relèvent dès le XIe siècle du prieuré de Carluc[24],[31], le fief est acheté par la famille des Laincel (XIIIe-XVIIe siècles)[24]. La communauté relève de la viguerie de Forcalquier[31]

Georges de Launcello, damoiseau, puis chevalier, originaire de Forcalquier, baile de Sisteron (1345-1366), fut probablement le seigneur de Saint-Martin-de-Renacas, signalé par M.-Z. Isnard, en 1351[33].

Révolution française [modifier]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[34].

Époque contemporaine [modifier]

Les vestiges de l’aménagement de la fontaine sulfureuse

Au cours du XIXe siècle, de nouvelles activités économiques se développent : exploitation de mines de gypse, de lignite, et en 1880, la source d’eaux sulfureuses est aménagée. Son exploitation est autorisée en 1884, et ses eaux sont commercialisées sous différents noms (Eau de Renacas en 1903, puis du Château, puis Huguette à partir de 1933). L’activité cesse définitivement le 6 mai 1942[7].

Comme toute la France, Saint-Martin-les-Eaux compte des hommes morts au front durant la Première Guerre mondiale. Un exode rural massif se produit de plus durant un siècle, de 1866 à 1968. La population est ainsi divisée par 6.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le département est occupé par l'Italie en de novembre 1942 à septembre 1943, puis par l'Allemagne nazie jusqu'en août 1944. Le débarquement de Provence ainsi que différents bombardements permettent une libération rapide de la zone.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Saint-Martin-les-Eaux. Le vin produit était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[35].

Une carrière de gypse et une mine de lignite sont exploitées dans les années 1960[36]. Comptant seulement une trentaine d'habitants, la commune fusionne avec Manosque en 1974, puis s’en détache en 1980[26].

Au début du XXIe siècle, la commune se tourne vers la préservation de l'environnement, avec le développement d'énergies renouvelables et d'actions visant une économie d'énergie.

Politique et administration [modifier]

Administration municipale [modifier]

De par sa population, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[37]). Lors du scrutin de 2008 il n’y eut qu’un seul tour avec une participation de 96,47 %. Michèle Crouhy a obtenu 44 voix soit 53,65 % des suffrages exprimés et a ensuite été élue maire par le conseil municipal[38].

Liste des maires [modifier]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 Francis Philip    
mars 2008   Michèle Crouhy[39]    

Instances administratives et juridiques [modifier]

Saint-Martin-les-Eaux est une des trois communes du canton de Manosque-Nord qui totalise 12 240 habitants en 2006. Le canton fait partie de l'arrondissement de Forcalquier depuis le 17 février 1800 et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Saint-Martin-les-Eaux fait partie du canton de Manosque-Nord depuis 1973 après avoir fait partie du canton de Reillanne de 1793 à 1973[26]. Saint-Martin-les-Eaux fait partie de la juridiction d’instance et prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[40].

Fiscalité [modifier]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Martin-les-Eaux en 2009[41]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 8,76 % 30,30 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,45 % 8,94 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 29,22 % 31,69 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 11,34 % 6,37 % 10,80 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[42]).

Environnement [modifier]

La commune est située dans le parc naturel régional du Luberon. La commune est l'un des soixante-dix-sept membres du parc naturel régional du Luberon, parc qui s'étend, de Cavaillon à l'ouest jusqu'à la Durance à l'est, sur deux départements et quatre-vingt-cinq communes et 185 145 hectares.

Vers le sud, le Luberon domine le bassin de la Durance et le pays d'Aigues.

Le Luberon oriental, à l'est du Parc naturel régional du Luberon.

84,5 % du territoire est en zone naturelle, des forêts en majorité (forêt domaniale de Pélissier). Une grande partie de la commune (à l'exclusion du nord-ouest) est incluse dans la ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) de type 2 « Versant du Grand Luberon » (8 385 ha au total). Il existe également une zone de nature et de silence d'une superficie de 673 ha[43].

La commune a obtenu un prix en 2005, 2006 et 2010 pour ses trois installations photovoltaïques mises en service en 2002 et 2005. La production totale d'électricité est de 38 kWc (soit 20 % de la consommation communale). En 1990, la commune a également installé une chaufferie centrale au bois de 120 kW pour la mairie, quatre appartements et un atelier d’artiste. Elle est enfin passée à l'éclairage public par diode, suite à une étude du Parc[44].

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

La commune, qui n'a jamais dépassé les 200 habitants, a connu un exode rural un peu plus tardif que d'autres communes du département (début du XXe siècle au lieu des années 1850). Elle a tout de même connu un perte importante de population, jusqu'à atteindre seulement 31 habitants en 1968, avant la fusion temporaire avec Manosque ce qui explique l'absence de données en 1975. En deux décennies (années 1980 et 1990), elle a repris sa croissance puis a vu sa population stabilisée à la centaine d'habitants.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
1 feu inhabité 104 132 124 167 124 147 179 188
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
170 174 180 171 186 170 187 173 158 182
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
191 197 139 118 89 97 50 76 53 43
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 - -
53 31 - 37 69 104 100 100 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[36], EHESS[26], Insee à partir de 1968[45],[46],[47].

Éducation [modifier]

La commune ne dispose ni d'école maternelle ni d'école primaire[48]. Les élèves vont aux à l’école publique primaire de Dauphin ou de Saint-Michel-l’Observatoire. Ensuite les élèves sont affecté au collège Le Mont d’Or à Manosque[49],[50]. Ensuite les élèves sont dirigés vers les Lycées de Manosque[51], soir le lycée polyvalent Les Iscles[52] soit le lycée Félix Esclangon[53].

Culte [modifier]

La paroisse est rattachée à un groupe inter-paroissial qui comprend Aubenas-les-Alpes, Céreste, Dauphin, Lincel, Mane, Montfuron, Montjustin, Oppedette, Reillanne, Sainte-Croix-à-Lauze, Saint-Maime, Saint-Martin-les-Eaux, Saint-Michel-l'Observatoire, Vachères et Villemus. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[54].

L'église possède depuis 1986 une association loi de 1901 "Association pour les intérêts de l'église et des vieilles pierres" (AIES).http://www.les-vieilles-pierres-st-martin-les-eaux.com/

Sports [modifier]

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La course cycliste Paris-Nice 2013 traverse la commune lors de l'étape Châteauneuf-du-Pape à la Montagne de Lure.

Économie [modifier]

L'économie communale est basée sur l'agriculture et l’exploitation des ressources géologiques, complétées par quelques activités économiques locales et touristiques.

Agriculture [modifier]

L'activité agricole utilisait en 1999 135 ha, soit 14,5 % du territoire communal[43]. Elle est orientée vers l'élevage ovin, caprin, bovin, équin, ainsi que vers la polyculture et l'exploitation forestière[5].

Les agriculteurs de la commune de Saint-Martin-les-Eaux ont droit à trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC), dont le banon et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (petit épeautre, miel de Provence, agneau de Sisteron)[55].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. L’oliveraie de Saint-Martin-les-Eaux occupait moins de 10 hectares au début du XIXe siècle, et compte actuellement plusieurs milliers de pieds exploités[56]. L’huile produite à partir des olives récoltées dans la commune bénéficie des AOC huile d’olive de Provence et huile d’olive de Haute-Provence[55].

Parmi les labels couvrant la commune, ceux concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[35].

Industrie minière [modifier]

Un gisement de sel gemme de 700 m d'épaisseur est exploité par Géosel. Les poches créées servent à stocker des hydrocarbures.

Tourisme [modifier]

L’activité touristique permet l’existence de chambres et table d’hôtes, d’un gîte[5], randonnées…)[43].

Autres activités [modifier]

Il existe également quelques entreprises (boulangerie, atelier de fabrication pour artisans du bois…)[43],[5].

Culture et patrimoine [modifier]

Lieux et monuments [modifier]

Église paroissiale

Un grand bâtiment rectangulaire, sans partie en saillie (ni tour ni pavillon), est appelé château : il s’agit d’un ancien établissement de bains[57].

L’église Saint-Martin du début du XIIe, ancien prieuré de Carluc[58],[36], est un monument historique inscrit[59]. Sa nef de deux travées voûtées d’arêtes (second état succédant à une voûte en berceau)[60] débouche sur une abside pentagonale à l’extérieur[61]. Menaçant de tomber en ruines en 1965, elle est restaurée à partir de 1967 par son acheteur, Jean-Marie Léouffre (deuxième prix du concours des chefs-d'œuvre en péril) et rouverte au culte[58]. Quelques reliefs ornant le second pilastre nord[62], de forme très archaïque[7], sont classés au titre objet[63] et sont datés de la deuxième moitié du XIe siècle. Il peut s’agir d’un remploi[7].

Amphithéâtre de la commune

Le château médiéval, remanié au XIXe siècle[2], est occupé par la mairie. Il existe d'autres châteaux : Dherbès, Pochetty, Saint-Jean.

Pour approfondir [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie [modifier]

  • Josette Chambonnet, « Journée archéologique 2000 », in Chroniques de Haute-Provence (no 341-342, 2000), p. 153-154
  • Patrick Ollivier-Elliott, Luberon, pays d'Apt - carnets d'un voyageur attentif

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes [modifier]

  1. Habitants de Saint-Martin-les-Eaux, sur habitants.fr.
  2. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  3. Carte IGN.
  4. G. Bessonnat, Eaux thermales et thermominérales de Provence, Ed. Nature en Provence, 1987
  5. a, b, c et d Saint Martin les Eaux, Brochure Alpes de Lumière, 1999, p. 1
  6. Les cours d'eau Français (Le Largue)
  7. a, b, c et d Saint Martin les Eaux, op. cit., 1999, p. 3
  8. Saint Martin les Eaux, op. cit., 1999, p. 4
  9. Saint Martin les Eaux Provence Luberon
  10. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  11. (fr) Distance entre Saint-Martin-les-Eaux et les plus grandes villes Françaises, Annuaire Mairie
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  13. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 3 juillet 2012
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  15. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 72
  16. a, b, c et d Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  17. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 75
  18. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81
  19. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 22
  20. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 3 juillet 2011
  21. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Saint-Martin-les-Eaux », Sisfrance, consulté le 3 juillet 2012
  22. Daniel Mouton, « Les fortifications de terre de la Provence médiévale : l’exemple du bassin de la Durance moyenne », Bastides, bories, hameaux. L’habitat dispersé en Provence, Actes des 2e journées d’histoire régionale de Mouans-Sartoux, 15 et 16 mars 1985, Mouans-Sartoux, Centre régional de documentation occitane, 1986, p. 117
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  28. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
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  36. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 196
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  58. a et b Raymond Collier, op. cit., p. 86
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  60. Raymond Collier, op. cit., p. 86
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  62. Raymond Collier, op. cit., p. 460
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