Trets

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Trets
Vue de Trets
Vue de Trets
Blason de Trets
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Trets (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays d'Aix
Maire
Mandat
Jean-Claude Feraud
2014-2020
Code postal 13530
Code commune 13110
Démographie
Gentilé Tretsois
Population
municipale
10 220 hab. (2011)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 51″ N 5° 41′ 01″ E / 43.4475, 5.68361111111 ()43° 26′ 51″ Nord 5° 41′ 01″ Est / 43.4475, 5.68361111111 ()  
Altitude 249 m (min. : 217 m) (max. : 810 m)
Superficie 70,31 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-de-trets.fr/

Trets (prononcer [tʁɛs ]) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Tretsois et les Tretsoises.

La commune se nomme en occitan provençal Tretz selon la norme classique ou Tres selon la norme mistralienne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Chef-lieu de la Haute Vallée de l'Arc, Trets se situe au sud de la Montagne Sainte Victoire, au pied du mont Olympe, dans la vallée de l'Arc. Il faut 25 minutes pour aller à Aix-en-Provence et 45 minutes pour aller à Marseille.

Relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[1] / Station de Marignane

Histoire[modifier | modifier le code]

Néolithique et Protohistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Trets est occupé par l'Homme dès le Néolithique. Plusieurs stations existent sur des monticules naturels dans la plaine de l'Arc. Vers 4000 av. J.-C. (datations selon les dernières découvertes archéologiques à la station de Pierre Longue) se développe le faciès culturel du chasséen de Trets.

Durant la Protohistoire, plusieurs sites sont occupés, comme la Baume de Onze Heure dans le Mont Olympe, ou encore l'oppidum de l'Olympe. Si les populations de l'âge du fer sont très probablement entrées en contact avec les Grecs de Massalia à partir du VIe s. av. J.-C., il n'y a aucune preuve matérielle de la fondation d'une colonie grecque à cette époque à Trets.

Antiquité et haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 102 av. J.-C., 20 ans après l'arrivée des Romains dans la région, le général Marius arrête les Cimbres et les Teutons dans la plaine de l'Arc, entre Aix-en-Provence et Pourrières. Dès le Ier s. av. J.-C., la Gaule narbonnaise est romanisée et apparait la civilisation dite gallo-romaine. Plusieurs villae s'implantent dans la plaine de l'Arc. Ces implantations sont favorisées par la proximité de la via aurelia, qui relie Rome à le Gaule narbonnaise.

L'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge ne laissent que peu de traces. Quelques villae sont réoccupées entre les IVe et VIe siècles. Il faut aussi mentionner la légende de la fondation de l'ermitage de Saint-Jean-du-Puy à cette époque par Cassien, en lieu et place d'un ancien temple païen dédié à Diane, déesse de la chasse.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville de Trets apparaît dans l'histoire au Xe siècle. En 950, le roi de Bourgogne-Provence Conrad dit le Pacifique (937-993) donne le fisc de Trets Curtis Tresia[2] à l'un de ses proches, Arlulf, probablement fils du comte de Vienne. Ce fisc s'étend sur toute la haute Vallée de l'Arc, entre la Montagne Sainte Victoire et les Monts Auréliens, Olympe et Regagnas. Les descendants d'Arlulf de Marseille deviennent vicomtes de Marseille. Ils possèdent alors un immense domaine comprenant 21 communautés entre Sainte-Victoire et La Ciotat, sans compter Marseille, Toulon et leurs possessions de l'est de la Provence. Rapidement, les vicomtes donnent de nombreuses terres aux moines bénédictins de l'abbaye Saint-Victor de Marseille, qui devient l'une des principales puissances de la région, tant du point de vue temporel que spirituel. Dans le même temps, le château d'Arlulfe (ou Château-Arnoux, castrum arnulfo en latin), appelé aussi castrum de Saint-Michel est construit. Cette fortification perchée sur une colline au pied de l'Olympe est le siège du pouvoir des vicomtes à Trets. Une chapelle, dédiée à saint Michel, y est consacrée en 1051. Plus bas, dans la plaine, et plus proche des terres cultivables et des voies commerciales, se trouve l'agglomération de Trets à proprement parler, autour de l'église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth, peut-être bâtie à l'emplacement ou non loin d'un établissement antique ou paléochrétien. L'abbaye Saint-Victor de Marseille installe un monastère à l'ouest de cette agglomération vers 1056, année où est consacrée l'église de la Sainte-Trinité.

À la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle, une branche de la famille vicomtale obtient entre autres le fief de Trets. C'est à cette époque que sont construits les premiers bâtiments du château de Trets, qui sera agrandi plusieurs fois. C'est la construction militaire la plus importante de la haute Vallée de l'Arc au Moyen Âge. Le château possède encore des mâchicoulis et des archères, et était couronné d'une plateforme crénelée.

Au début du XIIIe siècle, Burgondion était seigneur de Trets et d'Ollières. Sa fille, Béatrix, s'unit à Guillaume Féraud de Glandevès. Ils eurent Isnard Feraud de Glandevès, viguier de Marseille (1343), damoiseau[3] puis chevalier[4], seigneur de Cuers, qui épousa, par contrat du 5 juin 1316, Ermengarde d'Agoult d'Ollières. Au début du XIVe siècle, Reforciat d'Agoult fut coseigneur de Trets. Il avait épousé Raibaude de Caussols[5]. Sa fille Galburge d'Agoult de Sault épousa le seigneur de Cotignac, de Carcès et de Bargême, Foulques de Pontevès.

Guillaume Artaud, seigneur de Saint-André-en Beauchêne, eut de Béatrix de la Roche, dame de Trets, fille de Sibille, dame de Trets et du Revest et de Raimond de Montauban, Raymond de Montauban, viguier de Marseille (1352-1353)[6]. Béatrix institua, par testament du 17 juin 1342[7], ses fils Dragonet et Raymond de Montauban ses héritiers. Raymond devint seigneur de Trets, de Montmaur et du Revest.

Les habitants de Trets forment rapidement une communauté. Cette institution, ancêtre de l'actuelle commune, est connue dès le début du XIIIe siècle, époque où le seigneur Burgondion d'Agoult confirme certains droits et privilèges aux habitants. Les chefs des familles de Trets se réunissent lors de l'assemblée générale de la communauté, pour désigner leurs représentants (syndics puis consuls). C'est à cette époque qu'est fondée la chapelle Saint-Martin de Vidols par les moines hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, sur la route de Peynier, à l'ouest de la ville. Un faubourg apparaît très vite autour de cette chapelle, et des conflits naissent entre les moines bénédictins du couvent de la Trinité et les Hospitaliers de Saint-Martin. Mais à la fin du Moyen Âge, le faubourg décline et les Hospitaliers délaissent la chapelle.

Au XIVe siècle, la fréquence des guerres et des conflits poussent les habitants à munir la ville d'un rempart. Il est plusieurs fois remanié ou reconstruit. Sur les huit tours et les trois portes qu'il comprenait, il ne reste que quatre tours et les portails de Saint-Jean (également appelé d'Amont ou de Notre-Dame de Nazareth) et de Pourrières. Le portail de Clastre a été démoli au XIXe siècle. Fait exceptionnel, une partie du fossé, large de plusieurs mètres, est encore visible depuis le boulevard Vauban.

En 1363, le pape Urbain V, ancien abbé de Saint-Victor, fonde à Trets un studium (ou collège) pontifical destiné à former des juristes pour les institutions pontificales qui se trouvent alors à Avignon. Le studium accueille très vite une centaine d'étudiants. Mais deux ans plus tard, suite à une épidémie de peste en Basse-Provence, il est transféré à Manosque.

Trets est alors une des villes les plus importantes de Provence. Une communauté juive conséquente y vit également, dans la carreira judicaia, laquelle était dotée d'une synagogue. Dans cette carreira judicaia, actuelle rue Paul-Bert, une grande maison romane du XIIe ou du XIIIe siècle est encore bien visible, avec trois portes à arcs brisés, et une baie de fenêtres géminées au premier étage. Si la tradition populaire fait de ce bâtiment la synagogue, il semble plutôt que ce soit la maison d'un riche notable de Trets.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La dame de Trets, Huguette de Fors, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[8].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

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Au XVe siècle, le château d'Arlulfe est définitivement abandonné tant par les seigneurs que par les habitants. Seule y subsiste une cellule d'ermite qui continue à desservir la chapelle Saint-Michel. De même, le faubourg de Saint-Martin disparaît également. Il ne reste plus que la ville de Trets à proprement parler. En 1536, l'empereur Charles Quint envahit la Provence. François Ier, roi de France, n'ayant pas les moyens d'arrêter cette invasion, donne l'ordre de la retraite et demande aux habitants de détruire les récoltes et de vider leurs greniers pour empêcher l'ennemi de se ravitailler. Trets refuse d'obéir à cet ordre. Pour faire exécuter la volonté du roi, le maréchal de Bonneval fait pointer deux pièces d'artillerie sur les remparts. Les soldats pénètrent dans les maisons les unes après les autres, détruisent les récoltes, tuent le bétail, vident les greniers. Lorsque les Autrichiens arrivent, ils mettent le feu à quelques maisons. C'est le sac de Trets, appelé "Bassacagi de Tres".

En 1590, pendant les guerres de religion, Trets est de nouveau assiégée. Le seigneur d'Ampus, protestant, campe devant la ville. C'est le seigneur de Carcès, catholique, qui vient délivrer la ville. Les deux armées livrent bataille à Peynier dans la nuit du 29 juillet 1590.

C'est au milieu du XVIe siècle que les derniers descendants des vicomtes de Marseille vendent la baronnie de Trets à Christophe de Foresta, médecin du roi et père de Jean-Augustin de Foresta. Jusqu'au début du XVIIIe siècle, plusieurs coseigneurs se partagent les droits seigneuriaux sur Trets. Ces coseigneurs appartiennent aux familles de Foresta, de Covet ou de Gaufridy. Selon plusieurs historiens[9] les Gaufridy, barons de Trets, descendraient des vicomtes de Marseille.

Au XVIIe siècle, Trets se relève de ses ruines. Des tanneries et des manufactures de drap se développent et y prospèrent. Christophe Veyrier, sculpteur élève de Pierre Puget, fait ouvrir une carrière de marbre à Saint-Jean-du-Puy. Il est l'auteur du retable en marbre de Carrare de l'église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth.

Révolution française[modifier | modifier le code]

À Trets, le comité de surveillance est institué en 1793. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Le comité, chargé de la surveillance de l’application des lois, consacre une grande part de son activité à les lire, les recopier, discuter de leur portée, participant ainsi à la formation politique et démocratique des citoyens[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Trets

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

« D'argent, à trois anémones hépatiques à trois lobes (Hepatica nobilis) de sinople 2 et 1. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Trets
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1989 Jean Feraud    
         
septembre 1997 mars 2008 Roger Tassy PS Conseiller général
mars 2008 en cours Jean-Claude Feraud UMP  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Communauté d'agglomération du pays d'Aix (CPA).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 220 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 650 2 717 2 483 2 634 3 014 3 010 3 039 3 028 2 656
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 890 2 910 2 859 2 794 3 285 2 986 2 821 2 595 2 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 722 2 710 2 659 2 712 2 965 2 903 2 624 2 553 2 640
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 957 3 250 3 674 4 735 7 900 9 314 10 033 10 220 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune plusieurs club de sport comme : judo, bmx, boxe, rugby, gymnastique et football.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Trois écoles maternelles :

  • Les Colombes
  • Sainte-Anne
  • Saint-Jean[14]

Quatre écoles élémentaires :

  • Edmond-Brun
  • Jean Moulin[15]
  • Saint-Jean[16]
  • Victor-Hugo[17]

Circonscription Garlaban : École Jean-Moulin[18] - avenue Fernand-Chauvin.

Un collège : Les Hauts-de-l'Arc[19].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes et religions[modifier | modifier le code]

Trets appartient à l'unité pastorale des Monts Auréliens Sainte Victoire. http://saintevictoire.paroisse.fr/accueil/presentation/

Environnement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Marché tous les mercredis matin
  • Marché « paysan » le samedi matin d'avril à septembre
  • Foire de Printemps à la mi-mars (en général le deuxième week-end de mars)
  • Pèlerinage à Saint-Jean-du-Puy le 1er mai
  • Fête de la musique au village de Trets le 21 juin
  • Fête et feu de la Saint-Jean le 24 juin
  • Foire à la brocante au mois de juillet
  • Cavalcade Saint-Eloi le 14 juillet
  • Foire de la Saint-Barthélémy au mois d'août
  • Messe de la nuit de Noël avec procession aux flambeaux

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raimbaud de Reillanne, archevêque d'Arles ;
  • Raymond Geoffroy, fils du seigneur Burgondion Ier et de Mabile d'Agoult, ministre général de l'ordre des Frères mineurs de 1289 à 1295.
  • Bertrand Bezaudun, archevêque de Gênes de 1349 à 1358 ;
  • Jean-François Gaufridi, chevalier, baron de Trets, conseiller au parlement de Provence, auteur d'une Histoire de Provence parue à Aix en 1694.
  • Christophe Veyrier, né le 26 janvier 1637 à Trets, décédé en juin 1689 (sculpteur), neveu et élève de Pierre Puget ;
  • Jean-Jacques Clérion, né en 1639 à Trets, décédé à Paris le 28 août 1714 (sculpteur du roi) ;
  • Jean-Baptiste Cadry (1680-1736) prêtre et théologien ;
  • Victor Valérian, né le 29 mai 1854 à Trets, docteur en médecine de la Faculté de Paris, médecin de l'hôpital et du dispensaire de Salon-de-Provence ;
  • Urbain Dubois, né le 26 mai 1818 à Trets, décédé le 14 mars 1901 à Nice, cuisinier du roi de Prusse. Il a publié La cuisine classique, puis École des cuisinières en 1869 ;
  • Marius Chaillan (1858-1937) auteur du livre Recherches archéologiques, historiques sur Trets et sa vallée en 1893, et de divers ouvrages scientifiques portant sur l'histoire et l'archéologie provençale ;
  • Eugène Roumagoux, médecin, conseiller général du canton de Bonnieux ancien député maire d'Oppède, né dans la commune en 1877.
  • Fernand Chauvin, instituteur et directeur d'école, passionné d'archéologie, a écrit en 1958 un livre documentaire : Trets et sa région.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation Côtes-de-provence Sainte-Victoire.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le château féodal.
Autel de l'église Notre-Dame-de-Nazareth, sculptures de Christophe Veyrier.
Tour de l'ermitage de Saint-Jean-du-Puy.

Le château féodal[modifier | modifier le code]

Construit vraisemblablement au XIIIe siècle par les descendants des vicomtes de Marseille, et plusieurs fois agrandi, il conserve des mâchicoulis, des meurtrières, un escalier avec rampe en pierre de taille du XVIIe siècle, des plafonds peints à la française, et une cheminée baroque décorée de gypseries.

Les remparts[modifier | modifier le code]

Datés du XIVe siècle, ils comportaient à l'origine huit tours (carrées pour la plupart), trois portes fortifiées (de Pourrières, d'Amont et de Clastre), et étaient entourés de larges fossés sans eaux, franchis au niveau des portes par des terres pleins ou des ponts-levis.

L'église Notre-Dame-de-Nazareth[modifier | modifier le code]

Cette église paroissiale a été édifiée au XIe ou XIIe siècle. La nef principale est romane, et le chevet polygonal est orné d'une frise lombarde avec des corbeaux sculptés (formes géométriques ou figures anthropomorphes ou animales). En 1352, Bertrand Bezaudun, archevêque de Gènes, fait édifier une chapelle (aujourd'hui dédiée à saint Jean) dans le style gothique. Le clocher est construit par dessus cette chapelle entre la fin du XVe siècle et 1520. Au XVIIe siècle, une nouvelle chapelle latérale est construite, puis la façade à fronton est aménagée au XVIIIe siècle. Une partie du mobilier est classée depuis 1911 et 1914. L'édifice est classé depuis 1945[20].

La chapelle de Saint-Jean du Puy[modifier | modifier le code]

Elle se trouve dans la chaîne des monts Auréliens, Olympe et Regagnas, sur une colline qui culmine à 658 m d'altitude. L'ermitage aurait été fondé en 412 par saint Jean Cassien. Au Moyen Âge, il appartient à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, et les habitants de Saint-Zacharie y établisse une autre chapelle, dédiée à Sainte-Elisabeth. Il ne subsiste de cette dernière que la voûte. Au sommet de la colline se trouve un clocher.

La "synagogue"[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Synagogue (ancienne) de Trets.

Inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1926[21], il s'agit d'une riche maison romane du XIIIe siècle, dont la façade est construite en pierre de taille. La façade initiale comporté une porte cochère et une porte piétonne, toutes deux munies d'un arc brisé. À l'étage se trouvait une galerie de fenêtres géminées à arcs en plein cintre avec colonnettes de marbre blanc. Au XVIe siècle, cette galerie est remplacée par des fenêtres à croisée, qui ont presque entièrement disparu aujourd'hui. Cette maison se trouvant dans l'ancien quartier juif, la tradition veut qu'elle ait abrité la synagogue de la communauté juive qui vivait à Trets jusqu'à la fin du XVe siècle[22].

Autres lieux patrimoniaux[modifier | modifier le code]

  • La place Pailheret : ancienne place du marché et ancien cœur de la ville médiévale. Une des maisons possède encore un encorbellement typique du Moyen Âge. D'autres maisons ont également été construites sur des arcs jetés au-dessus des rues, formant ainsi des porches.
  • La mairie est installée dans les anciens bâtiments du monastère bénédictin de l'abbaye Saint-Victor-de-Marseille, qui y avait fondé une église dédiée à la Sainte-Trinité en 1056.
  • Le couvent des Minimes, bâti au XVIIe siècle.

Films liés à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  2. http://trets.free.fr/cite/Histoiredunomdetrets.htm
  3. B1517f.87v, 31 octobre 1316
  4. B1942f100v, 27 juillet 1343
  5. Cortez, les grands officiers, p.116
  6. Gérin-Ricard, Actes, p.211
  7. ibid.p.213-214
  8. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412 (note 55).
  9. Abbé Robert de Briançon, L’Etat de la Provence ; La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse ; J. Grosdidier de Matons, Armorial Haut-Alpin.
  10. Jacques Guilhaumou et Martine Lapied, « Paysans et politique sous la Révolution française à partir des dossiers des comités de surveillance des Bouches-du-Rhône », Rives nord-méditerranéennes, 5 | 2000, mis en ligne le 25 mars 2004
  11. [PDF] Jumelage franco-arménien entre Trets et Aghavnadzor
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. Site web : http://www.em-saint-jean-trets.ac-aix-marseille.fr/spip/
  15. Site web : http://www.ec-jean-moulin-trets.ac-aix-marseille.fr/spip/
  16. Site web : http://www.ec-saint-jean-trets.ac-aix-marseille.fr/spip/
  17. Site web : http://aixest.free.fr/elemhugo1/
  18. Site web : http://www.garlaban.ien.13.ac-aix-marseille.fr/spip/
  19. Site web : http://www.clg-arc.ac-aix-marseille.fr/spip/
  20. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Maison du 12s (ancienne synagogue) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Robert Thernot, Nathalie Molina, Trets. Approche archéologique du bâtiment dit la « Synagogue », p. 57-61, Société française d'archéologie, Bulletin monumental, 2014, no 172-1

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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