Les Mées (Alpes-de-Haute-Provence)
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. |
| Les Mées | ||
Village des Mées |
||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | |
| Arrondissement | Digne-les-Bains | |
| Canton | Les Mées | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Moyenne Durance | |
| Maire Mandat |
Gérard Paul 2012-2014 |
|
| Code postal | 04190 | |
| Code commune | 04116 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
3 630 hab. (2010) | |
| Densité | 56 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 348 m — Max. 824 m | |
| Superficie | 65,4 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Les Mées, en provençal Lei Meas, est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Méens.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Le village est situé à 410 m d’altitude[1]. La commune est traversée par la Durance.
Géologie [modifier]
Relief [modifier]
La commune s’étend sur la vallée de la Durance et le rebord occidental du plateau de Valensole, dont le poudingue forme les curieuses formations géologiques appellées Pénitents (voir section Lieux et monuments).
Climat [modifier]
La station météo la plus proches des Mées est située à Château-Arnoux-Saint-Auban[2].
Risques naturels et technologiques [modifier]
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton des Mées est en zone 2 (sismicité moyenne) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[3], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune des Mées est également exposée à trois autres risques naturels[4] :
- feu de forêt ;
- inondation (dans la vallée de la Durance) ;
- mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[5].
La commune des Mées est de plus exposée à plusieurs risques d’origine technologique :
- celui de rupture de barrage : en cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance serait menacée par l’onde de submersion ;
- celui de transport de matières dangereuses, par route et par canalisations[6] :
- la départementale RD4 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[7] ;
- le gazoduc servant à alimenter Digne en gaz naturel traverse la commune et constitue donc un facteur de risque supplémentaire[8] ;
- le risque industriel : la commune est menacée par les accidents qui surviennent à l’usine Arkema de Saint-Auban, classée Seveso seuil haut[9].
Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2006 pour les risques d’inondation et de mouvement de terrain[6] et le Dicrim existe depuis 2010[10]. De plus, la commune est incluse dans le périmètre du plan particulier d'intervention de l’usine Arkema[6].
La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue, en 1990 et 1994[4]. Un seul des tremblements de terre ressentis dans la commune atteint une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). C’est celui du 22 octobre 1963, dont l’épicentre était situé à Malijai[11],[12].
Lieux-dits et écarts [modifier]
Cette commune comporte de nombreux hameaux et lieux-dits, dans sa partie en aval sur la vallée de la Durance. Dabisse est le hameau le plus important, et possède une école ainsi qu'une salle municipale. Les Pourcelles, hameau plus excentré, possède une salle municipale mais n'a plus d'école depuis une trentaine d'années.
Communes limitrophes [modifier]
- dans le canton des Mées :
- Le Castellet, Malijai, Oraison et Puimichel ;
- dans le canton de Peyruis (arrondissement de Forcalquier):
- dans le canton de Volonne (arrondissement de Forcalquier) :
Toponymie et prononciation du nom [modifier]
Le nom du village, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes au XIe siècle (Metas), est interprété de différentes manières :
- une francisation de l’occitan meya, qui signifie meule de blé, pour désigner les Pénitents, selon Ernest Nègre[13] ;
- Metas, les bornes, en référence aux Pénitents, selon Michel de la Torre, les Fénié, Daniel Thiery[1],[14],[15].
Au siècle dernier, les habitants de la région prononçaient les Mès (avec un s sonore). L'amuïssement de la finale, amorcé dès les années 1960, domine nettement aujourd'hui (2004) : on dit actuellement les Mé.
Économie [modifier]
Aperçu général [modifier]
En 2009, la population active s’élevait à 1 650 personnes, dont 125 chômeurs[16] (213 fin 2011[17]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (86 %)[18] et travaillent majoritairement hors de la commune (61 %)[18].
Agriculture [modifier]
Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 56 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et 45 emplois salariés[19].
Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 75 en 2010. Il était de 124 en 2000[20], de 186 en 1988[21]. Actuellement, ces exploitations cultivent essentiellement des plantes permanentes : vergers, oliveraies (80 % d’entre elles). Quelques fermes pratiquent les grandes cultures, et il reste des polyculteurs[20]. Malgré la disparition de 60 % des exploitations en un quart de siècle, la surface agricole utile (SAU) est stable depuis 1988, légèrement en-dessous des 2 000 ha (1 917 en 1988, 1 861 ha en 2000[21] et 1 912 ha en 2010[20].
La culture de l’olivier est une culture importante aux Mées, de manière ancienne. L’oliveraie occupait 296 ha en 1820, sur la terrasse dominant la Durance[22]. La production d’huile d’olive était très importante jusqu’au début du XXe siècle avec 50 000 pieds en 1929, avant de connaître un déclin assez marqué au XXe siècle, qui se termine avec seulement 30 500 pieds en 1994. Ce repli est cependant moins marqué que dans le reste du département[23]. Depuis le début des années 1990, le renouveau de l’oliveraie a été subventionné par le ministère de l'Agriculture[24] ; des arbres qui n’étaient plus exploités ont aussi été remis en culture. En 2005, l’oliveraie atteignait les 386 ha et 63 000 arbres[25]. L’huile d’olive est extraite dans un des deux moulins de la commune, l’un étant privé et l’autre coopératif[26]. Outre son rôle économique, l’oliveraie peut aussi jouer un rôle de limitation des incendies de forêt, en tenant le rôle de pare-feu[27]. Les oliviers ont aussi un aspect patrimonial : certains oliviers de la commune dépassent les 200 ou 300 ans[28].
La viticulture est ancienne aux Mées : son vin était réputé du XVIe au XIXe siècle[29]. La vigne occupe de 1853 à 1880 plus de 800 ha[30], produisant un vin de garde destiné à la consommation locale et à la commercialisation régionale[31]. Le vignoble des Mées connaît un effondrement après la crise du phylloxéra, avec 235 ha en 1929, 76 en en 1956 et deux hectares en 2000[30]. La baisse de qualité accompagne l’effondrement des surfaces exploitées : en 1956, 72 % des ceps sont des hybrides ou des cépages interdits[30]. Les surfaces cultivées sont divisées en parcelles minuscules, d’un demi-hectare en moyenne, ce qui explique conjointement la disparition du vignoble : il était devenu un vignoble d’autoconsommation, auquel les exploitants ne consacraient pas les soins nécessaires[25].
Industrie [modifier]
Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 85 établissements, employant 193 salariés[19].
La conserverie Midi Charcuterie emploie 47 salariés[32].
Plusieurs entreprises ont installé des centrales solaires photovoltaïques sur le site de la Colle des Mées, situé sur le plateau de Valensole, à près de 800 m d’altitude[33]. Le site est parmi ceux à réunir les meilleures conditions de production d’électricité solaire en France : l’irradiation solaire horizontale est de 1 550 kWh. La pureté de l’air, qui n’est pas pollué par des industries lourdes absentes dans la région, est un atout supplémentaire. Enfin, l’altitude fournit une bonne ventilation et des températures peu élevées favorables au bon fonctionnement des installations[34] en leur assurant un rendement 10 à 15 % plus élevé[35]. Les centrales solaires couvrent une superficie totale de 200 ha[36] et une puissance totale installée fin 2011 de 100 mégawatt en crête (MWc)[35].
La plus importante des centrales solaires est celle de la société Eco Delta, dont la filiale Delta Solar gère une installation d’une puissance de 31 MWc, occupant une surface de 66 ha[33]. La société Eco Delta, qui emploie cinq personnes pour la maintenance du site[37], cherche à limiter l’utilisation de béton afin de permettre une remise en culture en fin de vie de la centrale, et sème des plantes mellifères sous les panneaux photovoltaïques, afin de produire du miel et des huiles essentielles[34]. SolaireDirect, via sa filiale SolaireDurance, a installé un parc de 24 MWc en 2010[38]. Le producteur d’électricité Enfinity exploite depuis mai 2011 une centrale de 18,2 MWc[39],[40] sur 31 ha[40].
Des écologistes déplorent que ces panneaux n’aient pas été installés sur des espaces déjà bâtis[36].
Activités de service [modifier]
Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 167 établissements (avec 187 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 46 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 215 personnes[19].
Le cabinet d’études SEESA (bâtiment) emploie 19 salariés[41] ; le bureau d’études CET (fluides du bâtiment), lui, en compte 25[42].
D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est secondaire pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[43], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[44]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :
- un hôtel non-classé en 2008[45],[46] ;
- deux campings : une aire naturelle de camping[47], et un deux étoiles[48] avec une capacité de 50 emplacements[49] ;
- plusieurs meublés labellisés[50] et non-labellisés[51] ;
- des chambres d’hôtes[52].
Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[53] : au nombre de 246, elles représentent un logement sur huit (12,8 %). Parmi les résidences secondaires, 42 possèdent plus d’un logement[49],[54].
Histoire [modifier]
Moyen Âge [modifier]
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIe siècle : Metas et Las Medas en 1098[55]. L’abbaye Saint-Victor de Marseille y possédait, au XIe siècle, le prieuré Saint-Antoine[14]. L’abbaye de Boscodon y possédait le prieuré de Paillerols à partir du XIIe siècle. Après le XVe siècle, les moines n’y sont plus présents, et le prieuré est transformé en exploitation agricole[14]. L’abbaye de Boscodon possédait aussi le prieuré Saint-Blaise (actuelle chapelle Saint-Honoré)[14]. Le prieuré de Ganagobie y possédait la chapelle Saint-Michel, et percevait les revenus afférents[14].
Une place forte se constitue au Moyen Âge. Elle a ses syndics au XIIIe siècle. Les Mées sont intégrées à la vicomté de Valernes en 1353 ; puis, du XIVe au XVIe siècle, le fief est partagé entre Montfort et Beaufort[55]. La communauté relevait de la baillie de Digne[14]. Un consulat lui est accordé en 1560[réf. nécessaire].
Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1348[56]. Également à la fin du Moyen Âge, un péage est prélevé sur la route allant vers la vallée de la Bléone et Digne[57], qui était très fréquentée et avait été interdite aux marchands du comté de Forcalquier par le comte[14]. La richesse de la commune venait également de la production de l’huile d’olive : l’église était appelée Sainte-Marie-de-l’Huile ou Sainte-Marie-de-l’Olivier[14].
En 1348, la reine Jeanne, chassée de son royaume de Naples, dut se réfugier en Provence. Pour reconquérir ses États napolitains, elle vendit Avignon au pape pour 80 000 florins, et obtint au passage l'absolution pontificale qui la lavait de tout soupçon dans le meurtre de son premier époux André de Hongrie. Reconnaissante, elle offrit à Guillaume II Roger, frère du pape, le fief de Valernes, qui fut érigé en vicomté par lettres patentes en 1350[58]. La nouvelle vicomté comprenait les communautés de Bayons, Vaumeilh, la Motte, Bellaffaire, Gigors, Lauzet, les Mées, Mézel, Entrevennes et le Castellet, avec leurs juridictions et dépendances[59].
Temps modernes [modifier]
La famille Beaufort-Canillac, qui possédait la seigneurie des Mées, vivait en Auvergne. Elle déléguait un intendant très sévère, d’où une lutte ancienne du village pour racheter des droits au seigneur, et ainsi diminuer la pression fiscale :
- en 1519, rachat des moulins, des fours, du droit de dérivation des eaux, des terres vaines ;
- en 1551, rachat des terres censives ;
- en 1592, rachat du droit de juridiction directe, des droits de péage, du château (en ruines) ;
- en 1660, rachat du moulin à farine[60]. La commune possédait également la moitié des droits du bac, et en percevait les revenus[61].
Les terres du bord de la Durance et de la Bléone appartenaient à l’Église (plusieurs centaines d’hectares) et étaient irriguées. Afin de maintenir son influence, elle entretient jusqu’à 18 prêtres dans le village. La Réforme connaît un certain succès aux Mées et une partie des habitants se convertissent. Malgré les guerres de religion, une communauté protestante se maintient au XVIIe siècle autour de son temple, grâce à l’édit de Nantes (1598). Mais les pressions de toutes sortes, venues du Parlement et de l’évêque, entraînèrent sa disparition avant le début du règne personnel de Louis XIV (1660)[62]. En 1649, lors de la Fronde, le village se révolte en soutien au parlement de Provence ; il est maté par un régiment de cavalerie de Digne et paie 6000 livres d’amende[63]. Une foire s’y tenait au XVIIIe siècle[64].
Bien qu’aucune source n’atteste l’existence d’une loge maçonnique aux Mées avant la Révolution, il existait une « chambrée » réunissant la bonne société[65].
Révolution française [modifier]
Au début de la Révolution française, la nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, mais provoque un phénomène de peur collective d’une réaction aristocratique. Localement, la Grande Peur, venant de Tallard et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint la région de La Motte le soir du 31 juillet 1789. Les consuls de la communauté sont prévenus qu’une troupe de 5 à 6 000 brigands se dirige vers la Haute-Provence après avoir pillé le Dauphiné. De l’autre côté, une colonne de Piémontais remonterait la vallée de la Durance après avoir approché de Mallemort, pillé Cadenet et attaqué le bac de Pertuis. Les consuls font lever une milice de 400 hommes et surveiller les bacs du Loup (des Mées à Ganagobie) et de La Brillanne[66].
Dès le 2 août, l’affolement retombe, les faits-divers à l’origine des rumeurs étant éclaircis. Mais un changement important a eu lieu : les communautés se sont armées, organisées pour se défendre et défendre leurs voisins. Un sentiment de solidarité est né à l’intérieur des communautés et entre communautés voisines, et les consuls décident de maintenir les gardes nationales. Aussitôt la peur retombée, les autorités recommandent toutefois de désarmer les ouvriers et les paysans sans terre, pour ne conserver que les propriétaires dans les gardes nationales[66].
Durant la Révolution, la société patriotique de la commune y est créée pendant l’été 1792[67]. Elle accueille la première assemblée générale des sociétés populaires du département les 14 et 15 juillet 1792[68]. La chapelle Saint-Roch est vendue comme bien national[14].
En mars 1793, vingt volontaires sont envoyés à l’armée : la commune donne 500 livres à chacun. En 1792-1793, la section des Mées est contrôlée par les fédéralistes. En relation avec la section de Marseille, elle diffuse les idées des Girondins, jusqu’à leur proscription le 31 mai 1793 et l’écrasement de l’insurrection fédéraliste en juillet[69].Le conseil municipal est dissous en 1798.
XIXe siècle [modifier]
De ce passé autonomiste et progressiste, la ville tire une solide tradition républicaine, et résiste au coup d'État du 2 décembre 1851. Lors des opérations militaires de la résistance au coup d’État, Aillaud de Volx choisit d’affronter les troupes de Bonaparte aux Mées, certain du soutien de ses habitants[70], et y remporte une victoire le 8 décembre, après laquelle les insurgés se dispersent[71].
Seconde Guerre mondiale [modifier]
Pendant la Seconde Guerre mondiale, en décembre 1940[72], un camp ouvre pour accueillir deux groupements de travailleurs étrangers (GTE), internant et soumettant au travail forcé des étrangers jugés indésirables par la Troisième République et par Vichy, sont établis aux Mées, les 203e et 702e[73]. Une des deux compagnies internait des Républicains espagnols, l’autre des étrangers[74]. Un détachement de 70 hommes était interné à Forcalquier[73]. Ce camp ne ferme qu’à la Libération[75].
Jehan Dienne et sa femme Marie-Jeanne, avec sa belle-mère Elizabeth Roubinet, sauvent des Juifs de la déportation, et ont été pour cette raison distingués comme Justes parmi les Nations[76],[77],[78].
La Libération des Mées est marquée par le passage d’une colonne de la 36e division d’infanterie (US), le 19 août 1944, venant de Riez et se dirigeant vers la vallée de la Durance[79].
Héraldique [modifier]
|
Blasonnement : |
Armes parlantes : La lettre M capitale est l'initiale du nom de la ville. Les trois roses et les trois fleurs de lis rappellent la devise : De rosis ad lilia (des roses aux lis). Au XVIe siècle, la ville racheta peu à peu ses droits au seigneur, la famille Beaufort-Canillac dont les trois roses étaient l'emblème puis elle fit don de ces droits au royaume de France représenté par les trois fleurs de lis[80].
Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Les Mées fait partie de la communauté de communes de la Moyenne Durance depuis le 1er janvier 2013.
Municipalité [modifier]
Enseignement [modifier]
La commune est dotée de deux écoles, une école maternelle et une école primaire[89].
Démographie [modifier]

Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine naturel [modifier]
Sur la commune des Mées se trouve une formation géologique très particulière, nommée les Pénitents (site classé). Ce nom provient de la forme d'une masse rocheuse très découpée, à côté du village, qui évoque un groupe de moines coiffés de capuches pointues. Celle-ci est le résultat de l'érosion sur le substrat rocheux, qui possède des irrégularités de cohésion, et conduit donc à des zones proéminentes et à d'autres surcreusées. Ce substrat est la « formation de Valensole », conglomérat formé par une accumulation de débris subalpins au cours de la fin du Miocène et du Pliocène, épais de plusieurs centaines de mètres. Bien que la façade des Pénitents évoque des formes rocheuses plus ou moins coniques, il s'agit d'un ensemble de crêtes et de minuscules canyons, s'interrompant simultanément sur un plan vertical. Cette formation s'étire sur environ un kilomètre, et l’abrupt le plus haut atteint 114 mètres.
On les appelle les Pénitents des Mées en raison de leur silhouette ; d'après la légende, ils représentent les moines de la Montagne de Lure qui ont été pétrifiés (au sens propre) par saint Donat au temps des invasions sarrasines pour s'être épris de belles jeunes femmes mauresques qu'un seigneur avait ramenées d'une croisade. Les rochers ressemblent effectivement à une procession de moines encapuchonnés de leur cagoule pointue que l'on devine alors honteux de leurs désirs si l'on connaît la légende...
Un seul sentier permet de traverser cette barre rocheuse. Il rejoint les crêtes en partant du village et longe par le haut cet ensemble, puis le traverse à une extrémité, et le longe par le pied. Les autres canyons sont d'accès difficile et très dangereux à cause des chutes de pierres fréquentes. La pratique de l'escalade n'y est pas possible, la roche n'ayant pas la cohésion appropriée.
On trouve, dans cette masse rocheuse sculptée deux grottes d'accès facile (la Grotte des Loups et la Grotte du Magicien), ainsi qu'une cavité à l'accès extrêmement difficile, dans laquelle se trouve deux poutres entrecroisées ("La Croix"), dont l'âge et l'origine sont mystérieux. En outre, il a été observé dans ce labyrinthe rocheux des marques d'installations anciennes dans un endroit stratégique (entailles dans la roche pour installer des poutres), mais ces vestiges ne sont pas datables.
Au XVIIIe siècle, une galerie de 200 m a été creusée au travers de la barre rocheuse afin de s'affranchir des eaux de ruissellement qui dévastaient le village lors des orages.
La chapelle Saint Roch est construite à quelques mètres de la base de la masse rocheuse, au-dessus du village. Son origine remonte au XIe siècle, elle a été largement modifiée ensuite.
L'intersection du 44e parallèle nord et du 6e méridien à l'est de Greenwich se trouve sur le territoire de la commune (voir aussi le Degree Confluence Project).
Monuments commémoratifs [modifier]
Un monument aux résistants au coup d'État du 2 décembre 1851 des Basses-Alpes est élevé sur la fontaine du village[94].
Un monument à Pasteur est élevé devant l’école, en mémoire de son action contre la pébrine qui touchait les vers à soie, élevage important dans la région au XIXe siècle.
Architecture civile [modifier]
Le premier pont suspendu sur la Durance est construit en 1841-1843, pour remplacer le bac du Loup, en face de Ganagobie. Concédé à une société privé, la Société du Pont, il est emporté en 1843 par une crue de la Durance le jour de son inauguration. Le bac est remis en service jusqu’en 1857 et la mise en service d’un nouveau pont sans péage, décidée en 1846. Il est alors constitué de deux travées de 82 m de long, supportant un tablier de 5 m de largeur, en mélèze. Il est testé à l’épreuve de 16 wagons remplis de pierre pesant 82,72 t. En 1878, la circulation est limitée à 1 voiture de moins de 3 t à la fois, puis il est renforcé de câbles supplémentaires en 1904, et restauré en 1941. Le bombardement par les alliés, les 15 et 16 août 1944, échoue, et fait 100 morts à Digne et Sisteron. La Résistance se charge alors de détruire une travée. Après la guerre, une passerelle piétonne provisoire est établie, avant la construction d’un nouveau pont-poutre métallique de type Waren, en 1952-1956. Ce pont, qui est l’actuel pont, est long de 172 m, avec une chaussée de 6 m de large et des trottoirs de 1 m[95],[96].
Architecture militaire [modifier]
Des éléments de fortification subsistent, dont un passage voûté formant porte au bout de la rue d’En-Ville[97]. Les rues du village offrent quelques maisons de la fin du XVe et du début du XVIe siècle[98], du XVIIe siècle[99]. Rue Font-Neuve, se trouve une porte sculptée d’éléments architectoniques (mi XVIIe siècle[100]). L’Hôtel de Crose est inscrit aux monuments historiques[101]. L’ancienne mairie et tribunal possède une cheminée de gypserie ornée de motifs floraux[102]. L’hôtel Latil d’Entraigues, ou hôtel de Trimond, possédait des rosaces aux plafonds, des dessus-de-porte en gypserie, déposés ou cachés par une restauration[103].
Architecture religieuse [modifier]
Le temple, d’époque Renaissance, subsiste encore : la façade est ornée d’un fronton, soutenu par deux colonnes baguées lisses et vermiculées[104].
Les ruines de la chapelle Notre-Dame de Champlan, construite en galets (nef) et moellons (abside), marquent un lieu d’implantation antique[14]. La chapelle Saint-Pierre, au sud du village, entre le canal EDF et le plateau de Valensole, datait du XVIIe siècle[14].
La chapelle Saint-Roch est à la sortie de la combe à l'est du village[105]. Ancienne chapelle du Saint-Sépulcre, elle date de la fin du XIe siècle ou du XIIe siècle[14]. Appartenant à un propriétaire privé, elle a été plusieurs fois rénovée depuis 1960[14]. La chapelle Saint-Michel, au hameau Saint-Michel, est implanté sur un site antique[14].
La chapelle Saint-Honorat, près du village de Paillerols est romane. Le chœur est bordé de chapelles qui forment un faux transept. Elle est entièrement voûtée en berceau. Le tympan du portail occidental est monolithe. Elle est datable du XIIIe siècle[106]. En mauvais état, le clocher-mur est partiellement tombé ; la façade est ornée d’un œil-de-bœuf. Elle fut au XIXe siècle l’église paroissiale du Plan-des-Mées[14]. Elle est classée monument historique[107].
L’église paroissiale Notre-Dame-de-l’Olivier, démolie en même temps que Saint-Félix (en 1562 par Paulon de Mauvans), est reconstruite en 1593. Le chœur est voûté d’ogives[108]. Sur le flanc nord, une chapelle de trois travées de longueur (peut-être un ancien collatéral) est composée de deux parties : une travée sous croisée d’ogives, dont les fines colonnettes sont ornées de feuillages, et les deux autres, également sous croisées d’ogives, mais plus anciennes et avec des colonnettes engagées. Difficilement datables, elles sont construites entre le XVIe siècle et 1651[109]. Le clocher massif, construit en galets en 1560, porte une horloge[110]. Son campanile de ferronnerie est composé de deux étages orné de volutes[111]. Dans son mobilier, se trouve un tableau de la Vierge, du XVIIIe siècle, attribué à Mignard ou Van Loo autrefois, puis à Michel Serre. Il est classé monument historique au titre objet[112],[113].
- Églises et chapelles des Mées
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Christian Chavrier (naissance aux Mées le 15 mars 1965), personnalité politique française
- Jean-Jacques Esmieu, né et mort aux Mées (1754-1821), généalogiste[114]
- Andrée Viollis
- Joseph Jugy (1876-1945), né aux Mées, député de 1914 à 1919
- Jean Denoize (1801-1185), né aux Mées, député à l’Assemblée constituante de 1848
- François-Joseph de Magnan (1781-1870), né aux Mées, député en 1830
- Henri-Ferdinand Roux-Costadau (1875-1946), né aux Mées, député de la Drôme de 1910 à 1919
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Huile d'olive de Provence AOC
Liens externes [modifier]
- Pour l’histoire de la commune de l'association « Les Amis des Mées », dont le but est de favoriser les recherches sur l'histoire locales des Mées et de ses environs, de diffuser par tous les moyens le résultat de ces recherches parmi les habitants et toutes les personnes intéressées, et d'une manière plus générale, de participer à l'animation du village.
- Les Mées sur le site de l'Institut géographique national
- Le point 44N6E sur le Degree Confluence Project
- Vues aériennes des centrales solaires photovoltaïques des Mées par Matthieu Colin
Sources [modifier]
Bibliographie [modifier]
- 1851 : pour mémoire / [collectif]. – Les Mées : Les Amis des Mées, 2001. – 158 p. ill.
- Les Amis des Mées : bulletin annuel. – Les Mées : Les Amis des Mées, 1981-…. – ISSN 1621-0379.
- Atlas historique… Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco / [collectif] sous la dir. d'Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer. – Paris : A. Colin, 1969. – 224 p. et 326 cartes. – Autre variante du titre : Atlas Belfram.
- Aubert, F. – Institution d’une rosière aux Mées. – In : Annales des Basses-Alpes, tome 1 (1838-1839), p. 195-199, tome 3 (1840-1841), p. 137-142 [lire en ligne].
- Aux Mées, quand on faisait des magnans… : petite histoire de la sériciculture locale / [collectif] ; avant-propos Henri Joannet. – Les Mées : Les Amis des Mées, 1984. – 136 p. ill.
- Barlatier (maire des Mées). – Note pour la commune des Mées. – Digne : Guichard, 1850. – Pièce in-4°. – Concerne l’érection du Plan en commune particulière.
- Bulletin officiel municipal / [collectif]. – Les Mées : Mairie, 1965-….
- Célébration du bicentenaire de la Révolution française aux Mées : 1789-1989 / [collectif]. – Les Mées : Les Amis des Mées, 1989. – 54 p. ill.
- Chronique numismatique : Les Mées / [anonyme]. – In : Annales de Haute-Provence, n° 278 (1976), p. 236-243.
- Collier, Raymond (1921-2000). – La Haute-Provence monumentale et artistique. – Digne : R. Collier, 1986. – 559 p. ill.
- Compte-rendu, inventaires et profits et pertes pour l’exercice 1865 / [anonyme]. – Digne : Imprimerie Vial, 1866. – 29 p. – Concerne la ferme-école de Paillerols.
- Conseil d’Etat. – Arrêt du Conseil d’Etat qui confirme les habitants de la ville des Mées dans la moitié d’un droit de bac sur la Durance, dans le territoire de ladite ville. – Paris : Imprimerie royale, 1730. – 4 p. [lire en ligne].
- Conseil d’Etat. – Arrêt du Conseil d’Etat qui confirme les habitants des Mées dans des droits de péage sur la Durance, et par terre dans la ville des Mées. – Paris : Imprimerie royale, 1730. – 7 p. [lire en ligne].
- Esmieu, Jean-Jacques (1754-1821). – Notice historique et statistique de la ville des Mées. – Digne : J.-A. Farjon, 1803. – 603 p. ill. – Réédité sous le titre : Notice de la ville des Mées (Marseille : J. Laffitte, 1977) [lire en ligne].
- Feraud, Jean-Joseph-Maxime (1810-1897). – Les Mées. – In : Annales des Basses-Alpes, tome 6 (1843-1844), p. 222-227. –Etude extraite de la Géographie historique et biographique… des Basses-Alpes, du même auteur.
- Formation d’une nouvelle commune au Plan des Mées / signé : Les Membres de la commission syndicale. – Digne : Repos, [1850]. – Pièce in-4°. – Titre de départ : Réponse des membres de la commission syndicale du Plan, au nom de tout le pays, à l’enquête faite aux Mées sur le projet de séparation.
- Homet, Marie-Claude. – Un tableau de Michel Serre à l’église paroissiale des Mées. – In : Annales de Haute-Provence, n° 301 (1986), p. 157-161 ill.
- L’Huile d’olive des Mées / [collectif]. – Barras : Editions Terradou, 1990. – 55 p. ill.
- Jazette magazine, votre nouveau magazine gratuit d’information locale : Moyenne Durance, Sisteronais, Les Mées, Lure, Vançon, Durance, vallée du Jabron / dir. Marion Labourdenne. – Sisteron : Plume graphique, 2008-….. – ISSN 1968-7575. – Publication semestrielle.
- Lauthier. – Factum pour maître Jean Salvator, aux qualités qu’il procède, défendeur, contre les habitants et communauté de la ville des Mées, demandeurs. – [S. l.] : [s. n.], 1681. – Pièce in-f°. – Concerne l’exemption des tailles à laquelle prétendait Salvator en sa qualité de forain.
- Maurel, Joseph-Marie (1852-1926). – Une page d’histoire bas-alpine : mouvements insurrectionnels contre les droits réunis. – Digne : Chaspoul et Veuve Barbaroux, 1904. – 28 p. – Concerne les protestations contre l’imposition en 1813-1814.
- Mauron, Marie (1896-1986). – La Provence au coin du feu. – Paris : Perrin, 1962. – Contient : Les Moines des Mées, p. 181-189.
- Les Mées / préf. Henri Joannet. – Les Mées : Les Amis des Mées, 1985. – 23 p. ill. – Publié lors de l’exposition Les Mées. – Texte dactylographié.
- Les Mées : portes et portails / [anonyme]. – In : Haute Provence magazine, n° 27 (1992), p. 2-3 ill.
- Les Mées : un pays qui ne manque pas d’air / [collectif]. – Oraison : Impression 04, 1994. – 27 p. ill.
- Les Mées du temps de la Révolution : 1789-1989, bicentenaire de la Révolution française / [collectif]. – Les Mées : Les Amis des Mées, 1989. – 104 p. ill.
- Mémoire présenté à M. le Préfet du département des Basses-Alpes en division de la commune des Mées / [collectif]. – Digne : Guichard, [ca 1850?]. – 24-4 p. – Concerne l’érection du Plan en commune particulière.
- Mémoire présenté au Conseil général en faveur du noviciat des Frères des Mées / [anonyme]. – Digne : Veuve A. Guichard, [1839]. – 20 p. ill. – Concerne l’enseignement des frères des Ecoles chrétiennes.
- Note pour la commune des Mées contre l’érection du Plan en commune particulière. – Digne : Veuve A. Guichard, [1849]. – Pièce in-4.
- Person, Michel. – Les Ponts des Mées / Michel Person et les Amis des Mées. – Digne : Editions de Haute-Provence, 1993. – 187 p. ill.
- Pinatel, Jean-Pierre (1947-). – Les Mées. – Barbentane : Equinoxe, 1996. – 108 p. ill. – (Collection Le Temps retrouvé). – ISBN 2-84135-050-9.
- Pinatel, Jean-Pierre (1947-). – Pigeons et pigeonniers aux Mées. – Les Mées : Les Amis des Mées, 1997. – 54 p. ill. – ISBN 978-2-9539603-0-3.
- Pinatel, Jean-Pierre (1947-). – Portrait d’une association : Les Amis des Mées. – In : Pays et patrimoine des Alpes de lumière, n° 8 (1999), p. 21-22 ill.
- Plauchud, Eugène. – Les Penitènt dei Mès = Les Pénitents des Mées. – In : Annales des Basses-Alpes, n° 68 (1898), p. 264-273. – Texte en provençal avec traduction en français.
- Rochers de légende / [collectif]. – Les Mées : Les Amis des Mées, 2000. – 56 p. ill.
- Soldats de Haute-Provence : « si j’avais la chance de retourner un jour, ce sera encore rien » : lettres et souvenirs de la guerre 1914-1918 / [collectif]. – Les Mées : Les Amis des Mées, 1998. – 157 p. ill.
- Trimond, Elion de. – De non cingenda moenibus urbe et De cingenda moenibus urbe. – Avignon, 1586. – Ces deux textes ont été reproduits par Jean-Jacques Esmieu dans sa Notice historique et statistique de la ville des Mées [lire en ligne].
- Tapage nocturne aux Mées / [anonyme]. – In : Haute Provence magazine, n° 26 (1992), p. 23.
- Le Veilleur impénitent : le bulletin d’information sur la vie aux Mées / [collectif]. – N° 1 (décembre 1989) au n° 31 (juin 1995). – ISSN 1145-9085. – Titre du n° 23 (avril 1994) : Le Meilleur impertinent.
- Variétés / [collectif]. – In : Annales des Basses-Alpes, n° 15 (1884), p. 185-187. Contient : Donation par Louis et Jeanne, comte et comtesse de Provence, des terres de Valernes, de Bayons, […] des Mées [transcription d’un document en latin de 1353, p. 184-185] et : Rachat de la seigneurie des Mées par les habitants [transcription d’un document de 1572, p. 185-187] [lire en ligne].
- Vésian, Hélène. – Les Mées : à l’ombre des Pénitents. – In : Haute Provence magazine, n° 22 (1991), p. 9 ill.
- Le Vin au pays des Mées / [collectif]. – Les Mées : Les Amis des Mées, 1985. – 23 p. ill.
Notes [modifier]
- Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
- Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
- Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 2 août 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 72
- Document, base Dicrim, consultée le 2 août 2011
- BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis aux Mées », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 2 août 2012
- BRGM, « fiche 40125 », Sisfrance, consultée le 2 août 2012
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales § 22236, p 1191
- Daniel Thiery, « Les Mées », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 4 décembre 2011, consulté le 2 août 2012
- Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 83
- Insee, Dossier local - Commune : Les Mées, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
- Insee, Dossier local, p. 8
- Insee, Dossier local, p. 7
- Insee, Dossier local, p. 16
- Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
- Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
- André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 58-59
- Claudine Durbiano, « L'oliveraie provençale, production de qualité et requalification territoriale », Méditerranée, Tome 95, 3-4- 2000. « Dynamiques spatiales des cultures spéciales ». p. 19.
- C. Durbiano, op. cit., p. 25
- de Réparaz, op. cit., p. 60
- Réparaz, op. cit., p. 61
- C. Durbiano, op. cit., p. 27
- Réparaz, op. cit., p. 58
- Réparaz, op. cit., p. 57
- de Réparaz, op. cit., p. 59
- de Réparaz, op. cit., p. 56 et 59
- Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Midi charcuterie, consultée le 20 septembre 2012
- « Le parc solaire des Mées entre en exploitation », Siemens, publié le 14 octobre 2011, consulté le 1er mai 2013
- Kozett, « France - Ferme solaire des Mées, Alpes-de-Haute-Provence : la plus grande centrale photovoltaïque du pays », Résistance Inventerre, publié le 14 octobre 2011, consulté le 1er mai 2013
- Clément Cygler, « Un parc solaire hors-normes », Industrie et technologies, publié le 23 mai 2011, consulté le 1er mai 2013
- « Inauguration de la plus grande centrale photovoltaïque de France », IDAE, publié le 10 octobre 2011, consulté le 1er mai 2013
- « Siemens réalisera 6 centrales solaires en France », Enerzine, publié le 16 juin 2010
- Baptiste Roux , « SolaireDirect rassemble de nouveaux financements et affine sa stratégie », CleanTech Republic, publié le 10 juin 2011, consulté le 1er mai 2013
- Baptiste Roux, « Enfinity inaugure un parc photovoltaïque de 18,2 MW sur le plateau des Mées », CleanTech Republic, publié le 16 mai 2011, consulté le 1er mai 2013
- Laura Heulard, « Le plateau des Mées se pare de panneaux photovoltaïques », L’usine nouvelle, publié le 13 mai 2011, consulté le 1er mai 2013
- Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Sud études engineering, consulté le 24 septembre 2012
- Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, CET, consulté le 24 septembre 2012
- Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 13
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 22
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21, 23 et 25
- Insee, Dossier local, op. cit., p. 17
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 38
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
- Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 183
- Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p 55
- Lucien Stouff, « Ports, routes et foires du XIIIe au XVe siècle », carte 86 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- Jean-Marie Schio, Guillaume II Roger de Beaufort
- Édouard de Laplane, Histoire de Sisteron, tirée de ses archives, Digne, 1845, T. I, p. 126.
- Pierre Girardot, « Diversité, unité et prolongement de la Révolution dans les Basses-Alpes », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 145
- Catherine Lonchambon, op. cit., p 54
- Édouard Baratier, « Les protestants en Provence », cartes 118 et 119 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- Pierre Girardot, p 145
- Baratier et Hilsdesheimer, « carte 122 : Les foires (1713-1789) », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- Robert-Henri Bautier, « Les loges maçonniques (seconde moitié du XVIIIe siècle) », cartes 120 et 121 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- G. Gauvin, « La grande peur dans les Basses-Alpes », Annales des Basses-Alpes, tome XII, 1905-1906
- Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-297
- Alphand, p 308
- Michel Vovelle, « Diffusion et répression du mouvement fédéraliste en 1793 », carte 157 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- Pierre Girardot, op. cit., p 147
- Jean-Yves Royer, Forcalquier, auto-édition, 1986, p 66
- Association Basses-Alpes 39-45, « L’internement, repères », Basses-Alpes 39-45, consulté le 19 juillet 2012
- AJPN, « 213e-702e GTE », Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie dans les communes de France, consulté le 27 mai 2012
- Association Basses-Alpes 39-45, « L’internement », Basses-Alpes 39-45, consulté le 19 juillet 2012
- Thérèse Dumont, « Compte-rendu de la soirée "1939-1945, L’INTERNEMENT EN FRANCE DES « INDÉSIRABLES » : LE CAMP DE FORCALQUIER », EOEP, publié le 18 janvier 2013
- Article « Jehan Dienne » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [1], consulté le 5 octobre 2008
- Article « Marie-Jeanne Dienne » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [2], consulté le 5 octobre 2008
- Article « Elizabeth Roubinet » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [3], consulté le 5 octobre 2008
- Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-68-7, p. 126
- Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
- Honoré Brun, Manosque révolutionnaire (1789-1805), republié sur Basses-Alpes.fr, 1re édition dans Annales des Basses-Alpes, tome XIV, 1909-1910
- Morgan Termeulen, « Une page se tourne, les valeurs restent », La Marseillaise, publié le 14 février 2012, consulté le 27 mai 2012
- Raymond Philippe est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature d’André Lajoinie (PCF) à l’élection présidentielle de 1988, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, page 4803, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
- Raymond Philippe est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Robert Hue (PCF) à l’élection présidentielle de 1995, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
- Parti communiste français, « liste des maires communistes », publiée le 6 mars 2008 (sic), consultée le 25 septembre 2010
- Gérard Paul est l’un des 500 élus qui ont parrainé Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2012, Conseil constitutionnel, « Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République », Journal officiel, 31 mars 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Jausiers à Montfort (liste 4), consulté le 8 mars 2013
- PCF, « Les élu(e)s du 04 : Gérard Paul », Parti communiste français, consulté le 27 mai 2012
- Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
- EHESS, notice communale des Mées sur la base de données Cassini, consultée le 27 juillet 2009
- Résultats du recensement de la population - Les Mées, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
- Raymond Collier, op. cit., p 429
- Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 93-95
- Nicolas Janberg, Pont des Mées, notice sur Structurae, publiée le 5 décembre 2006, [4], consultée le 24 janvier 2009
- Raymond Collier, op. cit., p 306
- Raymond Collier, op. cit., p 359
- Raymond Collier, op. cit., p 363
- Raymond Collier, op. cit., p 519
- Arrêté du 21 février 1989, notice de la Base Mérimée, consultée le 26 novembre 2008
- Comtesse du Chaffaut, Gypseries en Haute-Provence : cheminées et escaliers (XVIe-XVIIe siècles), Turriers, Naturalia publications, 1995, ISBN 2-909717-22-4, p 79
- Comtesse du Chaffaut, Gypseries..., op. cit., p 80
- Raymond Collier, op. cit., p 446
- Raymond Collier, op. cit., p 57
- Raymond Collier, op. cit., p 141
- Arrêté du 20 janvier 1983, notice de la Base Mérimée, consultée le 26 novembre 2008
- Raymond Collier, op. cit., p 172
- Raymond Collier, op. cit., p 188
- Raymond Collier, op. cit., p 159 et 448
- Raymond Collier, op. cit., p 521
- Arrêté du 19 juin 1908, notice de la Base Palissy, consultée le 26 novembre 2008
- Raymond Collier, op. cit., p 476
- Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 150