Miramas

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Miramas
La chapelle Saint Julien située dans le cimetière de Miramas le Vieux.
La chapelle Saint Julien située dans le cimetière de Miramas le Vieux.
Blason de Miramas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arrondissement d'Istres
Canton Canton d'Istres-Nord
Intercommunalité Syndicat d'agglomération nouvelle Ouest Provence
Maire
Mandat
Frédéric Vigouroux
2008-2014
Code postal 13140
Code commune 13063
Démographie
Population
municipale
25 368 hab. (2010)
Densité 986 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 56″ N 5° 00′ 07″ E / 43.5822222222, 5.00194444444 / 43.5822222222; 5.0019444444443° 34′ 56″ Nord 5° 00′ 07″ Est / 43.5822222222, 5.00194444444 / 43.5822222222; 5.00194444444  
Altitude 49 m (min. : 0 m) (max. : 125 m)
Superficie 25,74 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.miramas.org

Miramas (en occitan provençal: Miramàs selon la norme classique ou Miramas selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Fichier:Miramas le Vieux
Vue sur l'étang de Berre

Sommaire

Géographie [modifier]

Situation [modifier]

Le territoire de la commune se situe au nord de l’étang de Berre, à environ 60 km au nord-ouest de Marseille.

Miramas, ville moyenne de 25 368 habitants, située entre Arles et Aix-en-Provence, connaît un nouvel essor économique.

Au croisement des 4 chemins (voie romaine) s'érige un petit mont Miramas le Vieux où l'on peut voir l'étang de Berre, car il n'est pas visible de Miramas ville. Située sur la plaine de la Crau, elle marque la fin de la dernière couronne périphérique marseillaise.

Climat [modifier]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,0 12,4 15,2 17,4 21,8 26,0 29,6 29,3 25,2 20,0 14,4 11,8 19,5
Températures moyennes (°C) 6,8 7,9 10,3 12,6 16,7 20,6 23,9 23,7 20,1 15,5 10,3 7,8 14,7
Températures minimales (°C) 2,6 3,4 5,3 7,7 11,6 15,2 18,1 18,1 14,9 11,0 6,2 3,8 9,9
Précipitations (hauteur en mm) 62 48 47 56 40 37 15 31 64 99 54 56 606,2
Source: Météo France / Station de Istres[1]

Histoire [modifier]

Le chemin de fer [modifier]

La station PLM de Miramas a été créée sur le lieu-dit du Paty, au croisement de la route reliant Istres à Salon. La gare est reliée successivement à Arles et Rognac (1847), à Marseille (1848), à Salon (1872) et Port-de-Bouc (1882). Constantine, le quartier de la gare est rebaptisé Miramas-gare et supplante démographiquement le village historique (Miramas-le-Vieux). L'Hôtel de Ville est déplacé près de la station en 1893.

La rocade ferroviaire est achevée en 1913, les voies sont doublées et permettent depuis la liaison directe entre Avignon et Port-de-Bouc. L'achèvement complet de la ligne de la Côte Bleue est réalisée en octobre 1915.

Ce développement des chemins de fer s'accompagne parallèlement d'un essor économique de Miramas et des communes voisines avec l'apogée de l'industrie huilo-savonnière de Salon-de-Provence[2], La poudrerie de St-Chamas[3], l'ouverture d'un aérodrome, la création d'un autodrome, l'installation de la Société Coopérative du Crédit Agricole (silos à blé) et ainsi que celle des Etablissements Kuhlmann (chimie).

Enfin, en 1923, l'Armée de terre installe une zone d'entrepôt en lieu et la place de l'aérodrome (devenant l'Entrepôt de réserve générale de munitions de Miramas, ERGMU en 1935).

Miramas, éloigné des combats de la Grande Guerre, subit au cours de son développement plusieurs explosions de la Poudrerie nationale de Saint-Chamas dont celle du 16 novembre 1936[4] et aussi le 5 août 1940[5] avec celle d'un dépôt de 240 tonnes de nitrate d'ammonium pur en sacs, générant un cratère de 3 m de profondeur (et jusqu'à 39 m de diamètre).

Miramas, en raison de ses installations ferroviaires et militaro-industrielles, devint une cible stratégique lors de la préparation du débarquement des Alliés en Provence. Le 12 juillet puis le 6 août 1944, on dénombrera 17 morts après les bombardements[6] de l'US Air Force. La ville est libérée, le 23 août 1944.

Désormais exploité par la S.N.C.F, le réseau sur le secteur de Miramas commence à s'atrophier avec les fermetures progressives des lignes :

le pont ferroviaire de Trinquetaille, bombardé en 1944,ne sera jamais reconstruit d'où la fin d'exploitation d'Arles-Saint Gilles,

Salon-Fontvieille ferme en 1951,

Salon-Saint Cannat ferme en 1953.

Héraldique [modifier]

Armes de Miramas

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur, à une clef d'or, posée en pal, le peneton entouré de sept besans d'argent, trois à dextre et quatre à senestre, et l'anneau en losange adextré de la lettre M, aussi d'argent.

Politique et administration [modifier]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1958 Roger Lazard SFIO  
1958 1965 Henri Coste SFIO  
1965 1977 Pierre Tristani UDR  
1977 1989 Georges Thorrand PCF  
1989 1995 Pierre Carlin UDF Médecin
1995 2001 Georges Thorrand PCF Conseiller général du Canton d'Istres-Nord (1994-2001)
2001 2008 Pierre Carlin UDF Médecin
2008 2014 Frédéric Vigouroux PS Conseiller général du Canton d'Istres-Nord depuis 2008

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 25 368 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
416 376 391 489 547 498 585 858 669
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
734 918 1 057 1 170 1 040 1 250 1 318 1 520 2 129
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 324 2 487 2 975 5 065 5 161 5 922 6 594 7 310 8 325
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
9 943 10 544 15 585 20 414 21 602 22 526 24 517 25 257 25 632
2009 2010 - - - - - - -
25 440 25 368 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[7] puis Insee à partir de 1968[8].)

Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités [modifier]

E-Sport Day

Loisirs [modifier]

  • Golf de Miramas : 18 trous sont proposés à tous les adhérents.
  • un centre équestre, près de l'entrée du golf.
  • Plan d'eau de Saint-Suspi : bassin artificiel crée entre le lycée et le domaine de Cabasse.
  • Théâtre La Colonne : un bâtiment couplé au Lycée Jean Cocteau à l'esthétique étonnante, avec une acoustique parfaite. L'intérieur est volumineux, et une partie s'ouvre sur l'extérieur en été.
  • Centre culturel Le Comoedia : ancien cinéma toujours en activité, qui fait aussi office de centre culturel.
  • Médiathèque intercommunale : lieu calme où l'on trouve énormément de documentations. La médiathèque est intégrée avec les autres médiathèques de Ouest Provence et met à disposition de nombreuses ressources (notamment sur le patrimoine). Elle organise régulièrement des expositions d'œuvres d'art.
  • Sport : Miramas possède trois stades libre d'accès pour les jeunes.
  • Le domaine de Cabasse :une zone boisée autour du « château de Cabasse » où les centres aérés de la ville s'organisent.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Économie [modifier]

Sport [modifier]

Un cyclo-cross s'y déroule, il a été le support d'un Championnats de France de cyclo-cross en 1982 et de deux manches du Challenge la France Cycliste de Cyclo-Cross en 2010 et 2012.

Culture et patrimoine [modifier]

Les ruines d’un oppidum romain se trouvent sur le site de la commune. Miramas viendrait de « Voir la mer » (mir ; mira ; la mar) mais il s'agit de l'étang de Berre, ouvert à la mer, d'où son eau salée.

La commune dispose de la Poudrerie, ancien dépôt d'explosifs et d'armes de guerre, ouverte partiellement au public.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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