Ferdinand Arnodin

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Ferdinand Arnodin

Naissance 9 octobre 1845
Sainte-Foy-lès-Lyon
Décès 14 avril 1924 (à 79 ans)
Châteauneuf-sur-Loire
Nationalité française
Pays de résidence France
Profession
entrepreneur
Activité principale
concepteur-constructeur
Autres activités
inventeur
Formation
école professionnelle d'Orléans
Conservatoire National des Arts et Métiers (cours du soir)

Ferdinand Joseph Arnodin est un ingénieur et industriel français né le 9 octobre 1845 à Sainte-Foy-lès-Lyon, mort le 14 avril 1924 à Châteauneuf-sur-Loire dans le Loiret.

Débuts[modifier | modifier le code]

Ferdinand Arnodin arrive très jeune à Châteauneuf-sur-Loire où il a suivi son père qui y travaille pour le compte de la maison Seguin frères comme chef de travaux. Marc Seguin s'était rendu célèbre pour avoir construit en 1825 le premier pont suspendu à l'aide de câbles constitués de fils de fer sur le Rhône à Tournon-sur-Rhône.

Il suit les cours de l'école professionnelle d'Orléans, puis son père le place dans diverses maisons de construction. Il y apprend les différents métiers de charpentier, de tailleur de pierres, du travail des pièces métalliques. Il va aussi aux cours du soir du Conservatoire national des arts et métiers.

En 1866, après la mort de son père, Ferdinand Arnodin, qui à 21 ans, est embauché comme inspecteur des ponts par la Société générale des ponts à péage, nouvelle société des frères Seguin. Son premier chantier est le Pont suspendu de Kermelo où il rencontre sa future épouse, Charlotte Kérihuel, qui a pour domicile la maison située à l'entrée du pont du côté de la commune de Plœmeur. Ils se marient le 15 septembre 1868 à Plœumeur[1].

La construction des ponts suspendus s'était arrêtée en France à la suite de l'effondrement du pont des chaînes d'Angers, en 1850, et celui du pont de La Roche-Bernard, en 1852. Il va en relancer la construction en améliorant leur stabilité vis-à-vis des actions dynamiques :

  • augmentation de la rigidité des poutres latérales du tablier,
  • invention des câbles toronées à torsions alternatives.

Ponts suspendus et ponts transbordeurs[modifier | modifier le code]

Passerelle Sidi M'Cid à Constantine.

Spécialiste des ponts à câbles, il est considéré comme l'inventeur des ponts transbordeurs, On lui en doit 9 parmi les 18 connus au monde. Trois d'entre eux subsistent de nos jours. Ce sont d'abord des ponts à câbles, puis à haubans. Il a déposé le 5 novembre 1887 un brevet "pour un système de pont à transbordeur pour grands débouchés servant à la traverse des voies maritimes". La même année le jeune architecte Alberto del Palacio y Elissague met au point son projet de pont transbordeur à Portugalete.

Il a construit un grand nombre de ponts suspendus de la seconde génération (fin XIXe - début XXe siècle), et il a aussi restauré et consolidé quantité de ponts suspendus anciens à câbles de la première génération (avant 1860) : les tabliers étaient renforcés et les vieux câbles de fil de fer remplacés par des câbles d'acier à torsions alternées, souvent avec adjonction de haubans (modification structurelle connue sous le nom de "Système Arnodin").

L'industriel[modifier | modifier le code]

Son usine de fabrication et assemblage d'éléments métalliques préconstruits était établie à Châteauneuf-sur-Loire. Des vestiges de cette usine étaient encore visibles il y a quelques années, et la cheminée se dressait, à demi ruinée, entre le chemin de fer et la Loire.

Sur les murs de ses ateliers il avait fait inscrire trois phrases :

  • L'expérience est la source unique de la Vérité (Henri Poincaré),
  • Toutes nos connaissances ont leur point de départ dans l'expérience (Emmanuel Kant),
  • La plus grande qualité de l'ingénieur est l'observation.

Pendant toute sa carrière, son laboratoire d'expérimentation a été constitué par les ouvrages qu'il a construit. Ses innovations sont nées de la réponse à des problèmes posées par leur exécution et l'amélioration de leur résistance et de leur sécurité.

Le musée de la marine de Loire de Châteauneuf-sur-Loire, présente des souvenirs de ces ateliers : maquette ancienne du pont transbordeur de Nantes, section d'un câble d'acier fabriqué par Arnodin, photographies[2].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est titulaire d'une médaille de sauvetage (1874), officier de la Légion d'honneur (1912), chevalier de l'ordre royal d'Isabelle-la-Catholique et commandeur du Nichan Iftikhar.

Les Castelneuviens(habitants de Châteauneuf-sur-Loire)on récompensé monsieur Arnodin par une rue a son nom, la rue Ferdinand Arnodin ou a vécu son fils au no 1.

Liste d'ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Bâtiment de Ferdinand Arnodin.

Ponts transbordeurs[modifier | modifier le code]

à câbles[modifier | modifier le code]

à haubans et contrepoids[modifier | modifier le code]

à câbles et haubans[modifier | modifier le code]

fin des ponts transbordeurs[modifier | modifier le code]

  • 1909 Brest : reconstruction de celui démonté à Bizerte ; détruit en 1944
  • 1910 Pont transbordeur de Bordeaux : inachevé, piliers démontés en 1942. Il aurait été deux fois plus long que les autres, donc deux fois plus lent. On comprend donc l'abandon d'une technique devenue inadéquate en ce lieu.

Ponts suspendus (ponts fixes, non transbordeurs) construits ou restaurés par Arnodin[modifier | modifier le code]

Pont suspendu de Tonnay-Charente

Ces ponts suspendus sont nombreux, dans toute la France et ses anciennes dépendances. Arnodin signait son travail sur une plaque de fonte : la liste est ouverte.

Ponts ferroviaires[modifier | modifier le code]

Ponts routiers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Leinekugel Le Cocq, Ingénieurs des ponts: l'histoire de la famille Arnodin-Leinekugel Le Cocq de 1872 à 2002, La Vie du Rail, 2010 (ISBN 9782918758099), p. 24 extrait (consulté le 30 octobre 2013).
  2. Le musée de la marine de Loire sur www.coeur-de-france.com

Publications[modifier | modifier le code]

  • Ferdinand Arnodin, Notes sur les ponts suspendus. Application du système de la suspension aux ponts de grande ouverture pour voies ferrées, p. 127-140, Annales des ponts et chaussées, 1905, 1er trimestre ( lire en ligne )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Didier Leinekugel Le Cocq, Ingénieurs des ponts: l'histoire de la famille Arnodin-Leinekugel Le Cocq de 1872 à 2002, La Vie du Rail, 2010 (ISBN 9782918758099)

Liens externes[modifier | modifier le code]