Caromb

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Caromb
Image illustrative de l'article Caromb
Blason de Caromb
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement de Carpentras
Canton Canton de Carpentras-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin
Maire
Mandat
Léopold Meynaud
2008-2014
Code postal 84330
Code commune 84030
Démographie
Gentilé Carombais, Carombaises
Population
municipale
3 179 hab. (2010[1])
Densité 177 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 43″ N 5° 06′ 30″ E / 44.1119444444, 5.1083333333344° 06′ 43″ Nord
       5° 06′ 30″ Est
/ 44.1119444444, 5.10833333333
  
Altitude 185 m (min. : 129 m) (max. : 453 m)
Superficie 17,98 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-caromb.fr

Caromb est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Les habitants sont appelés les Carombais[2].

Sommaire

Géographie [modifier]

L'entrée du village par la route de Carpentras

La commune est située au pied du Mont Ventoux, régulièrement traversée par le Tour de France.

Accès et transports [modifier]

Les routes départementales 13, 21 et 55 passent sur la commune par le bourg.

L'autoroute la plus proche est l'autoroute A7 et la gare TGV la plus proche est la gare d'Avignon TGV.

Relief [modifier]

La commune est relativement plate dans la partie du sud jusqu'à la limite nord du bourg (entre 129 et 210 mètres) mais connait un relief plus important (jusqu'à 453 mètres d'altitude) dans sa partie au nord en direction du Mont Ventoux.

Sismicité [modifier]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

Hydrographie [4] [modifier]

La commune est traversée par la Mède au sud ainsi que l'un de ses affluents, le Malagrone (à l'est du bourg, sur un axe nord-sud). L'on trouve aussi le Brégoux (à l'ouest et pratiquement en limite de commune) et le Gouredon, un affluent[2].

Climat [modifier]

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[5].

Mois
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,75
Températures minimales moyennes (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Températures moyennes (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 8,5 7,5 14,7
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,5 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34,0 465,4
Source : Données climatologiques de Mazan 2000-2007

Le mistral [modifier]

Article détaillé : Mistral (vent).

Dans cette commune qui produit des Ventoux (AOC) aucun vigneron ne se plaint du mistral - même violent, car celui-ci a des avantages bénéfiques pour le vignoble. Appelé le « mango-fango », le mangeur de boue, il élimine toute humidité superflue après les orages, dégage le ciel et lui donne sa luminosité, préserve les vignes de nombre de maladies cryptogamiques et les débarrasse d'insectes parasites[6].

Histoire [modifier]

Préhistoire et Antiquité [modifier]

Un site acheuléen a livré des nucleus taillés qui ont été datés de -100 000 avant notre ère[7]. Sur la route de Malaucène, près de la grange de Marignane, sur un même site ont été retrouvés des silex taillés du paléolithique ainsi que des pointes de flèches et des anneaux du néolithique[2].

Sur le site de la chapelle Saint-Étienne, ont été exhumées une mosaïque et une statue d'Apollon[8] ainsi qu'une centaine de tombes à mobilier[7].

Moyen Âge [modifier]

Raymond VII de Toulouse, marquis de Provence, en 1240 donna ce fief à Barral des Baux. En 1315, Cécile des Baux, dite Rascasse ou la « Belle Comtesse », apporta en dot Caromb à Raymond Guilhem de Budos, recteur du Comtat Venaissin, et neveu de Clément V. Il revint ensuite à ses premiers feudataires puisque dans son testament de 1374, Amédée des Baux, comte d'Avellino, légua ce fief à sa nièce Alix des Baux[2].

Renaissance [modifier]

En 1431, ce fief passa par mariage aux Astorg de Peyre, barons du Gévaudan, devenus seigneurs de Beaumes-de-Venise, puis aux Princes d'Orange en 1451. Il fut attribué à Étienne, le bâtard de Chalons-Orange, qui s'empressa de s'en défaire en le vendant pour 10 000 écus à Étienne de Vaesc, sénéchal de Beaucaire pour le roi Charles VIII de France[9]. Décidé à s'installer à demeure, il fit édifier un château entre 1481 et 1506[10]. Il eut la réputation d'être plus beau que le palais des Papes d'Avignon[7]. Son commenditaire n'eut pas le temps de le voir achevé puisqu'il décéda sur place en 1501[8].

La dernière héritière de cette famille fut Jeanne de Vaesc qui épousa François d'Agoult, comte de Sault, en 1553. Ce fut sous ses ordres, qu'en 1562 furent édifiés la tour du beffroi, la fontaine publique et les remparts[7]. Ces fortifications servirent immédiatement puisque la même année, le baron des Adrets, qui n'avait pu prendre Apt vint mettre le siège devant Caromb. Le fief revint ensuite à Jeanne d'Agoult qui le légua, en 1629, à son second fils Charles de Labaume-Montrevel[9].

Lors de sa venue, en 1634, Jean-Baptiste Bongo, recteur du Comtat Venaissin, se vit remettre, en signe de bienvenue, onze barreaux de vin[11].

Période moderne [modifier]

Par autorisation de Gaspard de Lascaris, vice-légat à Avignon, la communauté de Caromb obtint en 1761 son statut de ville. Désormais fut élu un Conseil de Ville de 24 conseillers avec à sa tête deux consuls[12]. Profitant de la période révolutionnaire, Marguerite de Labaume-Montrevel, épouse du marquis de Longeville, décida de faire détruire le château. Ses ruines et ses terres furent loties et vendues en 1818[9].

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Période contemporaine [modifier]

En 1900, pour la première fois apparait l’appellation côtes-du-ventoux et de crans. C'est à partir de 1939, que les vignerons constituèrent un syndicat des vins du Ventoux. Grâce à leur action, leurs vins furent classés en Vin Délimité de Qualité Supérieure (VDQS) dès 1953[13] puis accédèrent enfin à l’AOC le 27 juillet 1973.

Toponymie [modifier]

Les anciennes graphies du nom de la commune sont bien référencées avec Ad Carumbum en 1021, Carumbio en 1185 et Carumbo en 1254. Ce nom tire son origine du préfixe *car- (pierre), auquel a été adjoint le double suffixe -um - p(o)[2].

Héraldique [modifier]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Caromb

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur aux trois dés de pierre d'argent : 2 et 1

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 2008 Jean-François Bonnet    
mars 2008 en cours Léopold Meynaud    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 3 179 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 161 2 263 2 562 2 636 2 552 2 508 2 573 2 516 2 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 511 2 517 2 508 2 319 2 183 2 105 1 953 1 852 1 862
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 893 1 931 1 979 1 728 1 663 1 630 1 561 1 570 1 637
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 763 1 901 2 114 2 266 2 640 3 117 3 177 3 186 3 204
2009 2010 - - - - - - -
3 185 3 179 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[14] puis Insee à partir de 1968[15].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

Agriculture [modifier]

La cave coopérative Saint-Marc de Caromb
Plateau de Figues longues noires de Caromb

En 1762, le Conseil de Ville décida de faire barrer le Lauzon afin de pouvoir irriguer la commune. Il finança les travaux qui furent exécutés selon les plans du RP. Morand, professeur de mathématiques au collège des jésuites d'Avignon. Ce barrage, connu sous le nom de lac du Paty, retient 400 000 m3[12]. Grâce à lui, au cours du XIXe siècle la commune produisait des olives, des fruits, des légumes et du vin[16].

Aujourd'hui, l'important vignoble produit à la fois des Ventoux (AOC) ainsi que des bois et plants de vigne par les pépiniéristes viticoles.

Article détaillé : Pépinière viticole.

L'autre production phare est celle de la figue, et particulièrement d'une variété dénommée figue longue noire de Caromb. Une confrérie, réunissant les producteurs, en fait la promotion.

Industrie [modifier]

Les carrières fournissaient des pierres de couleur grise, dures et à gros grains coquilliers[12], qui servaient à construire des cuves à vin grâce à ses dalles de 10 m2[7].

Tourisme [modifier]

Située dans la plaine du Comtat Venaissin, avec sa situation à proximité de Carpentras et du mont Ventoux, mais aussi de la vallée du Rhône, d'Avignon et de son riche patrimoine, la commune voit le tourisme occuper directement ou indirectement une place non négligeable de son économie.

Plusieurs gîtes et chambres d'hôtes ainsi qu'un hôtel et un camping de 60 emplacements.

Le lac du Paty, situé au nord de la commune, sur les hauteurs, est devenu un lieu privilégié pour la pêche et les pique-niques[7].

Artisanat [modifier]

Dans les zones d'activités (du ressort de la CoVe), plusieurs artisans (artisanats d'art ou du bâtiment).

Équipements et services [modifier]

Éducation [modifier]

L'on trouve sur la commune une école maternelle Jean Louis Ayme et une école primaire[17]. Ensuite les élèves sont dirigés vers le collège Jean-Henri Fabre à Carpentras[18], puis le lycée Jean-Henri Fabre à Carpentras.

Santé [modifier]

Il y a au cœur du bourg de Caromb une maison de retraite.

Sport [modifier]

La commune dispose d'un stade de football, d'un stade rugby, de terrains de tennis, d'un boulodrome, sur son territoire, au sud de son bourg.

Nombreuses associations sportives[19].

Vie locale [modifier]

Manifestations culturelles [modifier]

Plusieurs fêtes et manifestations animent le paysage de Caromb, une rgande partie de l'année, du dernier week end de mai jusqu'au 3e week de septembre :

  • en mai, les joutes au lac du Paty
  • 2 eme Week end de juin la Fête annuelle de la cerise[7].
  • en juillet, la brocante au sein du village, comportant plus de 240 exposants, et la fête de la figue longue noire de Caromb.
  • en aout : Le festival du tango, ainsi que le Grand Concours de Chant "Tremplin Artistes en Herbe"
  • en septembre : 4 jours de la fête de la Saint-Maurice.

Culte [modifier]

La paroisse Notre Dame des Grâces, de culte catholique, dépend du diocèse d'Avignon, doyenné de Carpentras[20].

Environnement et recyclage [modifier]

La commune dispose d'une station d'épuration (au sud de la commune).

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin.

Lieux et monuments [modifier]

L'église

Personnalités liées à la commune [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986, 1986 (ISBN 2903044279) 
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997, 1997 (ISBN 284406051X) 
  • Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, A. Barthélemy, Avignon, 2000, 2000 (ISBN 2879230411) 

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Recensement 2010, INSEE
  2. a, b, c, d, e et f Robert Bailly, op. cit., p. 127.
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. Les rivières de Caromb
  5. La climatologie du Vaucluse
  6. Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 14.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 117.
  8. a et b Jules Courtet, op. cit., p. 118.
  9. a, b et c Jules Courtet, op. cit., p. 117.
  10. a et b Robert Bailly, op. cit., p. 128.
  11. Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 118.
  12. a, b et c Jules Courtet, op. cit., p. 116.
  13. L'arrêté du 29 décembre 1953 définit les conditions de production du V.D.Q.S. côtes-du-ventoux.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  16. Jules Courtet, op. cit., p. 115.
  17. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  18. Carte scolaire du Vaucluse
  19. Les associations sportives sur le site officiel de la mairie
  20. Paroise Notre Dame des Grâces
  21. Les fontaines sur le site officiel de la mairie
  22. Le lac du Paty sur le site officiel de la mairie

Pour approfondir [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]