Manosque
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| Manosque | |
|---|---|
Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence |
| Arrondissement | Forcalquier |
| Canton | Chef-lieu de 3 cantons: |
| Code Insee abr. | 04112 |
| Code postal | 04100 |
| Maire Mandat en cours |
Bernard Jeanmet-Péralta 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Luberon Durance Verdon |
| Site internet | Site officiel |
| Démographie | |
| Population | 21 162 hab. (2006) |
| Densité | 373 hab./km² |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 279 m — maxi. 730 m |
| Superficie | 56,73 km² |
Manosque (en occitan provençal : Manòsca [maˈnɔskɔ] selon la norme classique ou Manosco [maˈnɔskɔ] selon la norme mistralienne ; en occitan médiéval Manoasca) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Manosquins.
Manosque est la ville la plus peuplée des Alpes-de-Haute-Provence.
Sommaire |
[modifier] Transports
La commune est dotée d'une gare SNCF desservie par les TER de la ligne Marseille - Briançon.
[modifier] Géographie
[modifier] Localisation
« Ce sein rond est une colline » (Jean Giono, dans Manosque des Plateaux)
Située au sud-ouest du département des Alpes-de-Haute-Provence, Manosque est une ville bâtie sur un contrefort des collines du Luberon oriental, au-dessus de la plaine alluviale de la Durance, entourée au nord (Mont d'Or) et à l'ouest (colline de Toutes-Aures) de collines dont certaines dépassent 700 m d'altitude. Plusieurs axes de communication majeurs sont à proximité A51, D4096 (ancienne N96, chemin de fer).
La ville se situe à environ 20 km de Forcalquier et Oraison et à environ 55 km de Digne-les-Bains et Sisteron. Les villes importantes les plus proches sont Avignon (à l'ouest), Aix-en-Provence et Marseille (au sud). Le centre-ville est à environ 380 m d’altitude, la gare SNCF et la zone d'activités attenante sont à environ 330 m d'altitude.
[modifier] Toponymie
Le nom du village, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes vers 978-984 (Manoasca), est interprété de différentes manières[1],[2],[3] :
- une origine celto-ligure selon Charles Rostaing, avec la racine oronymique (qui désigne une montagne) *MaN- (montagne/colline), et le suffixe asq, signifiant « peuple habitant le lieu » ;
- un nom tiré du latin manua, avec (mais sans certitude) le sens du mot occitan magne, gerbe, liasse de paille préparée pour servir à la couverture d’une habitation (chaumière, selon Ernest Nègre.
[modifier] Climat
Manosque est soumise à un climat méditerranéen d'intérieur, très semblable à celui que l'on trouve dans le reste de la Provence à basse altitude. Les hivers sont frais, avec des gelées fréquentes, tandis que les étés sont très chauds et secs, avec quelquefois des orages. La température moyenne mensuelle varie entre 5,5 °C en janvier et 23,5 °C en juillet, avec 13,5 °C de température moyenne[4]. L'amplitude thermique diurne moyenne est assez élevée (10 °C en hiver, 15 °C en été), la moyenne annuelle des précipitations est d'environ 700 mm et la ville reçoit environ 2800 heures d'ensoleillement par an.
[modifier] Urbanisme
La vieille ville, entourée de boulevards qui la séparent nettement du reste de l'agglomération, est bâtie sur une colline entre le vallon de Drouille (sud-ouest) et celui des Couquières (nord-est). Les anciens faubourgs bâtis autour du centre ancien sont peu étendus, et dépassent à peine les deux vallons.
Autour se sont construits les quartiers récents datant de l'explosion démographique de la ville dans les années 1950-1960 (triplement de la population) et une urbanisation de plus en plus diffuse gagne les collines et la plaine alluviale. Les zones industrielles et commerciales sont toutes situées dans la plaine de la Durance, tandis que de plus en plus de maisons sont construites sur les flancs des collines, quelquefois en terrain boisé, d'où une grande vulnérabilité en cas d'incendie de forêt, notamment pas loin du quartier résidentiel de la Pinede en 2005. Si de nombreux petits commerces et services administratifs sont implantés en centre-ville, celui-ci reste essentiellement résidentiel.
[modifier] Communes voisines[5]
[modifier] Histoire
[modifier] Antiquité
On sait peu de choses sur la ville avant l’époque romaine ; sous l’Empire romain, la ville est un marché régional.
[modifier] Le Moyen Âge
Le premier événement rapporté de l'histoire de Manosque est la mise à sac de la ville par les Sarrasins en 966, lors d'un de leurs derniers raids en Provence. La ville a été complètement détruite et les habitants se sont réfugiés dans cinq villages alentours. Les deux plus importants de ces villages étaient le Château sur le Mont d'Or, et Toutes-Aures, sur la colline du même nom. Montaigu, le plus isolé et le plus éloigné de la ville, était encore peuplé au XVIe siècle. Il semblerait également que la ville fût construite ou reconstruite par "Osco de Manosco", d'où le nom de Manosque, selon des informations locales reprises par une plaque de marbre, dans la partie ouest de l'ancien centre de la ville.
Au Moyen Âge, Manosque était partagée en quatre quartiers : les Ebréards, le Palais, les Payans et les Martels. Au XIIe siècle, un bailli est installé dans la ville par les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem[2]. C'était un centre de commerce florissant au XIIIe siècle, et la population approchait les 10 000 habitants. Le retour de l'insécurité au XIVe siècle, avec la menace des Grandes Compagnies, a conduit la ville à améliorer ses portes, et c'est à cette époque-là que la porte Saunerie et la porte Soubeyran ont pris leur forme actuelle.
Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1248[6].
[modifier] Temps modernes
Au XVIIIe siècle, la vieille ville s'agrandit vers l'est pour prendre ses dimensions actuelles. La ville est fortement touchée par les différentes épidémies qui ravagent la Provence (peste en 1720, choléra en 1834[7]) en raison de sa situation (ville de passage). Grosse bourgade au début du XXe siècle limitée à la vieille ville et ses faubourgs, la ville s'agrandit considérablement des années 1950 aux années 1970, quadruplant sa population en trente ans.
[modifier] Anecdote célèbre
Lors du passage de François Ier en 1516, la fille du consul, chargée de présenter les clés de la ville au roi, lui fait un compliment. Les regards admiratifs du prince s'arrêtent sur elle, alarment sa pudeur. Pour faire disparaître la fraîcheur de son teint et les charmes que la nature lui a prodigués, elle expose son visage à des vapeurs de soufre. Le roi, fort ému, comble de faveurs et de libéralités la jeune fille et sa famille. C'est depuis lors que Manosque a pris le surnom de « la Pudique ».
[modifier] Révolution française
En mars 1789, l’évêque de Sisteron est lapidé car il est soupçonné d’accaparement par la foule[8].
Lors de la Révolution française, la société des Amis de la Constitution est créée fin 1791[9]. Le 28 septembre 1792, le club doit payer une forte amende au club de Marseille, car son représentant Isoard a été attaqué à Manosque, et les clubistes marseillais menaçaient d’opérer une descente en armes sur Manosque[10]. Épurée, elle devient ensuite les Antipolitiques[11]. Le château de l’ordre de Malte est vendu aux enchères, puis démoli, créant une vaste place en ville[12]. Robespierre le Jeune, en mission auprès de l’armée d'Italie, est attaqué par des réactionnaires venus de Provence le 12 août 1793. Chassé de la ville, il se réfugie à Forcalquier, et revient en force le 23 août, s’appuyant sur les républicains manosquins, pour chasser la réaction[13]. Il en profite pour rétablir la société populaire, qui est à nouveau épurée le 5 frimaire an III par le représentant en mission Gauthier[14].
De nouveaux troubles éclatent en 1797.
[modifier] XIXe siècle
Lors du coup d'État du 2 décembre 1851, le maire Joseph Buisson prend la tête de la résistance provençale et installe un gouvernement provisoire de la République à Digne.
En 1884, la commune est touchée par une épidémie de choléra : elle cause 12 morts du 23 au 31 août[15].
[modifier] XXe siècle
Durant la Seconde Guerre mondiale, les couples Rose et Paul Astier et Alphonsine et David Chauvin, sauvent des Juifs de la déportation, et ont été pour cette raison distingués comme Justes parmi les Nations[16],[17],[18],[19]. Sophie Dol, sa fille Jeanne Regnier et sa cousine Alix Raybaud, sont distinguées de la même manière[20],[21],[22].
[modifier] Héraldique
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Blasonnement : |
On ne connaît pas vraiment l'origine exacte des armoiries de Manosque. Cependant, plusieurs auteurs[24] ont avancé diverses hypothèses :
- La main représenterait avec ses cinq doigts les cinq anciens villages qui se sont regroupés pour former le bourg au XIVe siècle. Les quatre mains représenteraient les quatre quartiers et les quatre portes de la ville médiévale.
- Peut-être s'agit-il d'armes parlantes : les Manosquins auraient pris la main pour emblème croyant que le nom de leur ville (manuesca dans les chartes du Moyen-Age) dérivait du mot latin manus désignant la main.
Selon Achard[25]la ville de Manosque avait pour devise, avant celle figurant ci-dessus, URBS FLORIDA La ville fleurie en souvenir du passage de la reine Jeanne à Manosque en 1370 au moment où tous les amandiers étaient en fleurs. À cette occasion, elle avait appelé cette ville « Manosque la Fleurie »
[modifier] Politique et administration
[modifier] Les maires de la commune
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| an VIII | an XII | Jean Raffin | ... | ... |
| 1847 | 1848 | Damase Arbaud | ... | ... |
| 1851 | .... | Joseph Buisson | ... | ... |
| 1888 | Honde[26] | |||
| juin 1995 | mars 2001 | Robert Honde | PRG | député |
| mars 2001 | réélu en 2008[27] | Bernard Jeanmet-Péralta | UMP | ... |
[modifier] Jumelages
Leinfelden-Echterdingen (Allemagne) depuis 1973
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
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| Date | 1716 | 1760 | |
| Population [29] | 5860 | 4370 | |
| 1809 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 3993 | 10 080 | 16 281 | 19 126 | 18 760 | 19 107 | 20 309 | 21 162[31] | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||

[modifier] Enseignement
Les Écoles:
- École maternelle et primaire du Colombier
- École maternelle et primaire des Combes
- École maternelle et primaire de la Luquèce
- École maternelle et primaire des Plantiers
- École maternelle et primaire de la Ponsonne
- École maternelle et primaire Saint Lazare
- École maternelle et primaire des Tilleuls
- École privé maternelle et primaire Saint Charles
- École internationale
Les collèges:
- Collège Jean Giono
- Collège du Mont d'Or
- Collège privé Saint-Charles
Les Lycées:
- Lycée Félix Esclangon (enseignement général et technologique
- Lycée Professionnel Martin Bret (enseignement professionnel)
- Lycée Polyvalent "Les Iscles" (enseignement scientifique, technologique et professionnel) [32]
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Manosque est la ville natale des écrivains Élémir Bourges, Jean Giono et Pierre Magnan. Jean Giono est enterré au cimetière communal (une des premières tombes à gauche de l'entrée, sous un olivier)
- le naturaliste Élémir Bourges
- René Frégni qui n'est pas né à Manosque (mais à Marseille), habite à Manosque.
- Le peintre Jean Carzou a peint les fresques de l'église de la Présentation.
- Le pilote de motocross Jean-Michel Bayle est né à Manosque en 1969.
- La nageuse Esther Baron EP Manosque.
- le musicien de jazz Olivier Gatto est né à Manosque en 1963.
- le champion de France cyclisme amateur 1971 Richard Podesta.
- l'actrice Hafsia Herzi, née à Manosque en 1987.
- l´internationale sportive Gloria Garrido, née à Manosque en 1951.
- Le coureur cycliste professionnel Julien El Farès, né en 1985 et vainqueur d'une étape du Tirreno-Adriatico 2009.
[modifier] Économie
[modifier] Agriculture
Une partie de la commune, essentiellement la plaine descendant sur la Durance, est consacrée à l'agriculture. Les terres alluviales fertiles permettent la culture des céréales (blé, maïs) et féculents, ainsi que des arbres fruitiers (pommiers, pêchers). Sur les coteaux tournés vers la Durance, les oliveraies, les vignes ainsi que quelques vergers prospèrent.
[modifier] Oléiculture
À Manosque, l'oléiculture[33], orientée vers la production d'huile d'olive de qualité, est l'activité agricole qui a le plus d'impact sur la ville. Le Moulin de l'Olivette, presse à huile située dans la ville, a reçu de nombres distinctions nationales et notamment plusieurs fois la médaille d'or de Paris[34].
La contribution de l'oléiculture au paysage autour de la ville est indiscutable. Les collines à proximité de la ville, comme le Mont d'Or ou Toutes-Aures, sont couvertes d'oliveraies, ce qui en fait des lieux de promenade agréables.
[modifier] Autres
La vigne est cultivée à Manosque et dans les communes environnantes, pour la production du vin de Pays des Alpes-de-Haute-Provence. On compte aussi de nombreux vergers, et une production importante de fruits des latitudes tempérées et méditerranéennes (pommes, poires, pêches, abricots).
[modifier] Industrie
Bien que Manosque n'abrite pas d'industrie lourde, il existe une activité industrielle significative, orientée autour de trois secteurs :
- l'industrie cosmétique (en particulier l´unique usine de la société L'Occitane en Provence) ;
- des produits alimentaires raffinés (huile d'olive au Moulin de l'Olivette, Pizza de Manosque par Brossard) ;
- le stockage souterrain de pétrole et de gaz naturel assuré par Géosel/Géométhane ;
La ville est le siège d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Alpes de Haute-Provence.
Une centrale hydroélectrique utilisant les eaux de la Durance est implantée sur la commune depuis 1969[35].
Manosque bénéficie également des retombées du centre du CEA implanté à Cadarache à côté duquel se construit ITER. De nombreux ingénieurs, chercheurs du monde entier vont venir travailler à ce centre, et pourraient chercher à se loger vers Manosque, distante d'environ 20 km et ville la plus proche.
Sur la commune, on trouve des gisements de gypse, lignite, de sel.
[modifier] Lieux et monuments
La vieille ville, caractérisée par un plan en forme de poire, est entourée de boulevards qui ont remplacé les anciens remparts dont il ne reste que quelques vestiges, comme les portes Saunerie et Soubeyran, d'où une séparation très nette avec le reste de la ville. Avec de hautes maisons bordant des rues étroites, la vieille ville est restée typiquement provençale. La construction et l'urbanisme obéissent à des règles strictes, et la circulation des voitures y est restreinte.
[modifier] Art religieux
La vieille ville abrite deux églises :
- Notre-Dame de Romigier : église romane située place de l'Hôtel de Ville et classée monument historique. Restaurée au XVIIIe siècle, cette église abrite la statue de la Vierge noire. Sur la façade, Vierge en marbre de Pierre Puget. Dans une chapelle, à l'extrémité du bas-côté gauche, se trouvent un autel, formé d'un sarcophage en marbre du IVe siècle et une statue en bois (XIIe siècle) : Notre-Dame de Romigier. L’autel est un sarcophage du Ve siècle[2].
- Saint-Sauveur : église de style romano-gothique (XIIe et XIIIe siècles), classée monument historique. Son campanile s'est écroulé lors du séisme de 1708.
La chapelle des Observantins (XVe et XVIe siècles) est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques et transformée en logements.
[modifier] Places
Les places les plus importantes dans la vieille ville sont :
- la place du Terreau, la plus vaste, au sud-ouest du centre. Un château était autrefois construit à cet endroit. Elle sert de parking payant sauf les jours de marché.
- la place de l'Hôtel de Ville, au carrefour des quatre rues partant vers les quatre portes de la ville.
- la place Marcel Pagnol, entre la place de l'Hôtel de Ville et la porte Soubeyran.
Le marché se tient sur ces trois places le mercredi et le samedi.
[modifier] Portes
Quatre portes défendaient les entrées de la ville, autrefois :
- la Porte Saunerie, terminée en 1382, de style roman, classée monument historique. C'est la porte sud du centre ancien. On pense que son nom provient de sa situation à proximité de la rue Saunerie, où le sel était acheminé — et où les cochons étaient saignés, selon les historiens. En effet, Saunerie vient du provençal saunarié qui signifie abattoir[réf. nécessaire]. Le quartier des abattoirs, souvent proche de celui des tanneurs, se trouvait à la périphérie des villes médiévales, du fait de l'odeur qui y régnait. Le corps central de la Porte Saunerie est défendu par deux assommoirs. Les deux tourelles latérales sont couronnées de mâchicoulis ;
- la Porte Soubeyran, construite au XIVe siècle, sauf le campanile qui a été ajouté en 1830. C'est la porte nord du centre ancien. Cette porte, restaurée, est décorée d'une balustrade de pierre. Elle est classée monument historique ;
- la Porte Guilhempierre , détruite et récemment reconstruite[Quand ?]. C'est la porte ouest du centre ancien ;
- la Porte d'Aubette, détruite et non reconstruite. C'était la porte est du centre ancien.
[modifier] Le pont sur la Durance
Un premier pont suspendu est construit en 1838-1843, mais il est emporté par la crue millénale de novembre 1843 quelques jours avant son inauguration. Sa reconstruction est achevée en 1847. Il est restauré une première fois en 1891[36]. Financé par le trésor royal et garanti par le péage (payé jusqu’en 1882), il mesure 200 m de long et 5 de large.
Il est remplacé par un nouveau pont, encore en service, portant une travée de 205 m, pour une largeur de 6 m, avec deux trottoirs. Il a été endommagé par des bombardements en 1944 ; certains câbles ont été changés en 1956, d’autres en 1989[37].
[modifier] Bâtiments remarquables
- Hôtel de ville : bâtiment de style Renaissance, inscrit aux monuments historiques ;
- École de musique : vestiges des couvents des Carmes et des Observantins ;
- Hôtel d'Herbès : bâtiment de style XVIIe siècle, abritant la bibliothèque municipale.
- Maison de Jean Giono : située dans le quartier « Lou Paraïs », cette demeure où vécut l’écrivain de 1930 à sa mort en 1970 et où il créa la plus grande partie de son œuvre, est ouverte gratuitement à la visite sur rendez-vous exclusivement.
- Château de Gassaud (monument historique)
- Hôpital (XVIIIe siècle)
- Du château du Mont-d'Or, il reste une tour du XIIe siècle ruinée (inscrite aux monuments historiques)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence
[modifier] Liens externes
- Site web de l'office de tourisme de Manosque
- Site web de la ville de Manosque
- Manosque sur le site de l'Institut géographique national
- Les Voutes du Mont d'Or
[modifier] Sources
[modifier] Notes
- ↑ Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p
- ↑ a b c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », Paris, 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7)
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes §, p
- ↑ Il n'existe pas de données climatiques sur Manosque complètes et disponibles en libre accès.
- ↑ IGN, Géoportail, consultation à l’échelle Ville + 1/4, le 12 décembre 2008
- ↑ Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p 55
- ↑ Dans Jean Giono, Le Hussard sur le Toit, l'action se déroule pendant l'épidémie de choléra en 1834
- ↑ La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 14
- ↑ Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 295
- ↑ Alphand, p 303
- ↑ Alphand, p 311
- ↑ Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 244
- ↑ Pierre Girardot, « Diversité, unité et prolongement de la Révolution dans les Basses-Alpes », p 150
- ↑ Alphand, p 333-338
- ↑ Pierre Colomb, « L'épidémie de choléra de 1884 », Annales de Haute-Provence, Bulletin de la Société scientifique et littéraire de Haute-Provence, no 320, 3e trimestre 1992, p 207-208
- ↑ Article « Rose Astier » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [1], consulté le 5 octobre 2008
- ↑ Article « Paul Astier » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [2], consulté le 5 octobre 2008
- ↑ Article « Alphonsine Chauvin » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [3], consulté le 5 octobre 2008
- ↑ Article « David Chauvin » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [4], consulté le 5 octobre 2008
- ↑ Article « Sophie Dol » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [5], consulté le 5 octobre 2008
- ↑ Article « Jeanne Regnier » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [6], consulté le 5 octobre 2008
- ↑ Article « Alix Raybaud » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [7], consulté le 5 octobre 2008
- ↑ Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
- ↑ Damase Arbaud Etudes historiques sur la ville de Manosque au Moyen-Age Digne 1847 et Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866
- ↑ Claude Achard Sur la géographie de Provence Aix 1788
- ↑ Jean-Marie Gibelin, L’Histoire des endiguements de la Durance dans le département des Basses-Alpes, Digne-les-Bains, DDE des Alpes-de-Haute-Provence, 1990, p 93
- ↑ Site de la préfecture des AHP
- ↑ http://www.afccre.org/fr/annuaire_jumelles.asp
- ↑ Robert Niel, Le Roman des brigands dans les Basses-Alpes de 1789 à 1802, Impr. B. Vial (Digne-les-Bains), 2007. - 190 p, ISBN 978-2-9530563-1-0
- ↑ Manosque sur le site de l'Insee
- ↑ INSEE, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
- ↑ http://www.ville-manosque.fr/La-scolarite.html
- ↑ Le Groupement des Oléiculteurs de Haute Provence et du Luberon participe activement à la promotion de l'oléiculture à Manosque et dans ses environs.
- ↑ Bienvenue sur le site du Moulin de l'Olivette
- ↑ Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-70899503-0, p 152
- ↑ Guy Baruol et Philippe Autran, « Pour en savoir plus », in Autran, Barruol et Jacqueline Ursch, D’une rive à l’autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de lumière no 153, Forcalquier, 2006. ISBN 2-906162-81-7, p 46
- ↑ Philippe Autran, Notice « Manosque », op. cit., p 99

