Manosque

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Manosque
Manosque au pied du mont d’Or :« Ce sein rond est une colline. » (Jean Giono, dans Manosque des plateaux).
Manosque au pied du mont d’Or :
« Ce sein rond est une colline. » (Jean Giono, dans Manosque des plateaux).
Blason de Manosque
Blason
Manosque
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Chef-lieu de 3 cantons :
Intercommunalité Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Bernard Jeanmet-Péralta
2014-2020
Code postal 04100
Code commune 04112
Démographie
Gentilé Manosquin
Population
municipale
22 316 hab. (2011)
Densité 393 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 03″ N 5° 47′ 02″ E / 43.8341666667, 5.78388888889 ()43° 50′ 03″ Nord 5° 47′ 02″ Est / 43.8341666667, 5.78388888889 ()  
Altitude Min. 279 m – Max. 730 m
Superficie 56,73 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Manosque est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le nom de ses habitants est Manosquins[1],[2].

Manosque est la ville la plus peuplée des Alpes-de-Haute-Provence.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue du centre-ville depuis le mont d’Or.

Située au sud-ouest du département des Alpes-de-Haute-Provence, Manosque est une ville bâtie sur un contrefort des collines du Luberon oriental, au-dessus de la plaine alluviale de la Durance, entourée au nord (mont d’Or) et à l’ouest (colline de Toutes-Aures) de collines dont certaines dépassent 700 mètres d’altitude. Plusieurs axes de communication majeurs sont à proximité : autoroute A51, route départementale 4096 (ancienne nationale 96), ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) de chemin de fer.

La ville se situe à environ 20 km de Forcalquier et Oraison et à environ 55 km de Digne-les-Bains et Sisteron. Les villes importantes les plus proches sont Avignon (à l’ouest), Aix-en-Provence et Marseille (au sud). Le centre-ville est à environ 380 mètres d’altitude, la gare SNCF et la zone d’activités attenante à environ 330 mètres.

On peut accéder à la ville par Sainte-Tulle (au sud) et Volx (au nord-est) par la route départementale 4096, Pierrevert (au sud-ouest), par la route départementale 6, Montfuron (au sud-ouest) par la route départementale 907, Dauphin (au nord) par la route départementale 5 et Valensole (au sud-est) par la route départementale 907[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire se situe au nord-ouest de la faille de la Durance, au sein du plateau de Manosque-Forcalquier. La commune fait partie du périmètre de la réserve naturelle géologique du Luberon, en raison de la proximité de sites fossilifères exceptionnels.

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

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Manosque est arrosée par la Durance, et plusieurs de ses affluents :

  • le ravin de Drouye ou Drouille (X1600560),
  • le ravin de Valveranne (X1600520),
  • le ruisseau de Ridau (X1600580),
  • le ravin de l'Ausselet (X1500680),
  • le ravin de Couquières (X1601200),
  • le ravin de la Tuilière (X1601000).

Climat[modifier | modifier le code]

Manosque est soumise à un climat méditerranéen dit d’intérieur. Les hivers sont plus froids qu’en Basse Provence, avec des gelées fréquentes (moyenne mensuelle de 4,6 °C en janvier). Les étés sont très chauds avec une sécheresse habituelle en juillet et août (température moyenne de 22 °C). La température moyenne annuelle est de 12,6 °C. Les étés sont aussi chauds qu’en Basse-Provence (très souvent plus de 35-40°C) mais l’amplitude thermique annuelle et diurne est importante (15 °C à 20 °C de différence entre été et hiver). Dans ces régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons. La moyenne annuelle des précipitations est de 736 mm et la ville reçoit environ entre 2 800-3 000 heures d’ensoleillement par an.

Relevé météorologique de Manosque
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -0,3 0,4 2,4 4,8 8,6 12,1 14,8 14,3 11,6 7,9 2,9 0,5 6,6
Température moyenne (°C) 4,6 5,7 8,4 10,8 15 18,6 22 21,5 18 13,5 8,1 5,1 12,6
Température maximale moyenne (°C) 9,5 11,1 14,4 16,8 21,7 25,1 29,7 29,5 24,8 19,2 13,3 9,7 18,7
dont pluie (mm) 60 50 51 69 60 53 36 52 77 91 65 59 723
dont neige (cm) 4 3 1 0 0 0 0 0 0 0 2 3 13
Source : (en) The Weather Channel[réf. à confirmer]


Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 634 ha de bois et forêts, soit 11 % de sa superficie[1].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La Ville de Manosque a connu deux épisodes sismiques remarquables dans le passé, l’un le 13 décembre 1509[4] et l’autre le 14 août 1708[5]. Ces deux événements ont provoqué des dégâts importants aux constructions avec une intensité de 8 sur l’échelle MSK à Manosque[6].

Aucune des 200 communes du département n’est en zone de risque sismique nul. Les cantons de Manosque-Sud-Ouest, Manosque-Nord et Manosque-Sud-Est sont en Zone 2 (risque moyen), soit le risque le plus élevé du secteur. Les cantons d’Entrevaux, des Mées, de Valensole et de Peyruis sont également dans cette catégorie[7]. La commune est exposée à trois autres risques naturels[8] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain.
Poste de pompage sur la conduite Transéthylène, en limite de commune.

La commune est également exposée aux risques technologiques :

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune, concernant les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme, a été approuvé en 1997, mais un nouveau a été prescrit en 2006. Aucun PPR concernant le risque de feu de forêt n’existe pour la commune. Enfin, le plan particulier d’intervention des installations Seveso Géosel et Géométhane concerne la commune[15].

La commune est très régulièrement soumise à des arrêtés de catastrophe naturelle, pour des inondations et coulées de boue (quatre fois depuis 1987), des mouvements de terrain dus à la sécheresse (dix fois depuis 1989), et pour des glissements de terrain en 1994[8]. En 2010, la conduite alimentant en naphta les stocks de Géosel (voir article) a cédé, occasionnant une fuite de 200 m³.

Carte et communes voisines[3][modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Manosque et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Rose des vents Saint-Martin-les-Eaux
Villemus
Dauphin Volx Rose des vents
Montfuron N Valensole
O    Manosque    E
S
Pierrevert Sainte-Tulle Gréoux-les-Bains

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan provençal : Manòsca [maˈnɔskɔ] selon la norme classique ou Manosco [maˈnɔskɔ] selon la norme mistralienne ; en occitan médiéval Manoasca.

Le nom du village, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes vers 978-984 (Manoasca), est interprété de différentes manières[16],[17] :

  • une origine celto-ligure selon Charles Rostaing, avec la racine oronymique (qui désigne une montagne) *MaN- (montagne/colline), et le suffixe asq, signifiant « peuple habitant le lieu », ou domaine d’une personne. Dans ce cas, le toponyme serait antérieur aux Gaulois[18],[19] ;
  • un nom tiré du latin manua, avec (mais sans certitude) le sens du mot occitan magne, gerbe, liasse de paille préparée pour servir à la couverture d’une habitation (chaumière), selon Ernest Nègre ;
  • une légende provenant d’écrits latins, publiés plus tard dans le livre Superstitions et Survivances, paru en 1896, parlant d’elfes et de gorilles blancs, annonce que le nom de la ville viendrait de son précédent titre Manus Quartus, qui veut dire Quatre Mains, ce qui explique l’origine du blason.

Le vallon de Gaude, où a été exploitée pendant longtemps une mine de lignite, tire son nom du latin gabatta, désignant une jatte, un récipient, et donné par métaphore à une vallée encaissée, ce qui est effectivement le cas du vallon de Gaude[20].

Le terme Drouille, qui désigne une rivière et le vallon où elle coule, ainsi que le parc aménagé dans Manosque, pourrait être un terme ligure désignant le chêne[21].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

En dehors des légendes, on sait peu de choses sur la ville avant l’époque romaine. Sous l’Empire romain, la ville est un marché régional.

Parmi les découvertes archéologiques, le site des Passaïres (atelier de potier fabricant des amphores vinaires) permet d'établir que la zone de Manosque était, grâce à la proximité de la voie domitienne, fortement intégrée à l'empire romain et fortement pénétrée de ses modes de vie[22].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[23].

C'est aux environs de l'an 900 que Manosque fut presque entièrement détruite par les Sarrasins. A ce moment là, les Manosquins se réfugièrent dans les cinq hameaux situés aux alentours du bourg lui-même. Il s'agissait du Château, de Toutes-Aures, de Montaigut, de Saint Pierre, et de Sainte Maxime. Il fallut attendre la paix et le départ des Sarrasins pour que les habitants se décident à revenir et à reconstruire leurs maisons. En 974, il n'y avait plus de Sarrasins en Provence, chassés par Guillaume, Comte d'ARLES. Le Comte Guillaume "le libérateur", vint tenir ses plaids à MANOSQUE, c'est à dire, ses cours de justice déjè en 979. Donc la ville avait été reconstruite. [réf. nécessaire]

Les droits seigneuriaux sont partagés entre l’abbaye Saint-Victor de Marseille et les comtes de Forcalquier, puis les hospitaliers de Saint-Jean, qui conservent la seigneurie du XIIe siècle à 1790[24]. Ils possèdent deux fortifications : un palais dans le bourg, et une fortification sur la partie nord de l’enceinte[25]. Elle est le siège d’un bailliage des comtes de Provence[24].

Au Moyen Âge, Manosque était partagée en quatre quartiers : les Ebréards, le Palais, les Payans et les Martels. Au XIIe siècle, un bailli est installé dans la ville par les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem[26]. La ville un centre de commerce florissant au XIIIe siècle, et la population approchait les 10 000 habitants.[réf. nécessaire] Au XIIIe siècle, le droit de cavalcade impose au seigneur du lieu, l’ordre des Hospitaliers, de fournir 5 chevaliers et 50 fantassins au comte de Provence 40 jours par an. C’est à la communauté qu’il revient de fournir les 50 hommes à pied, ce qui s’ajoute à la milice devant défendre les murs[27] et permet le classement des armes individuelles dans les biens insaisissables en cas de faillite personnelle, comme les chevaux de guerre et les animaux de labour[28]. Le consulat qui permettait aux bourgeois de se gouverner est créé avant 1207[29].

Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1248[30].

L'arrivée de la peste noire, au printemps 1348, provoque des émeutes antijuives. Le comte de Provence ordonne la restitution des biens pillés le 25 mai[31]. Le retour de l’insécurité au XIVe siècle, avec la menace des grandes compagnies, a conduit la ville à améliorer ses portes, et c’est à cette époque-là que la porte Saunerie et la porte Soubeyran ont pris leur forme actuelle.[réf. nécessaire] De plus, les faubourgs, situés hors des murailles, sont abandonnés (comme le faubourg de la Saunerie), à la fois parce qu’ils ne sont pas protégés, mais aussi parce qu’ils gênent la défense[32]. Ce renforcement des défenses a lieu dans un contexte de renforcement général des efforts militaires au niveau provençal : en 1354, les États de Provence imposent à tous les hommes de 14 à 60 ans de porter les armes[27]. Les inégalités sociales au sein de la ville sont assez peu marquées, les nobles n’ont pas les moyens de vivre en chevaliers, avec cheval et suite ; les juifs participent à la défense[33]. Enfin, en 1382, la cité achète sa première bombarde[25] au moment où s’ouvre la crise de succession de la reine Jeanne Ire. Manosque est une des rares villes, avec Marseille et Arles, à se rallier dès 1382 à l’Angevin Louis Ier[34], le commandeur hospitalier, Jean Sévin, adoptant le même part[35]. Ce ralliement précoce leur est profitable : en novembre 1383, l’impôt de cavalcade est réduit, et Jean Sévin prête hommage en 1385 pour la commanderie et la communauté[36]

Les premières traces d'exploitation de la lignite datent de 1441[37].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1509, un tremblement de terre secoue la ville[38].

Lors du passage de François Ier en 1516, la fille du consul, chargée de présenter les clés de la ville au roi, lui fait un compliment. Les regards admiratifs du prince s’arrêtent sur elle, alarment sa pudeur. Pour faire disparaître la fraîcheur de son teint et les charmes que la nature lui a prodigués, elle expose son visage à des vapeurs de soufre. Le roi, fort ému, comble de faveurs et de libéralités la jeune fille et sa famille. C’est depuis lors que Manosque a pris le surnom de « la Pudique ».[réf. souhaitée]

En 1521, la peste qui sévit en Basse-Provence pousse le Parlement d’Aix à s’installer à Manosque, avant de se replier encore plus à l’intérieur des terres à Sisteron[39].

La Réforme connaît un certain succès à Manosque, et une partie des habitants se convertissent. Malgré les guerres de religion, une communauté protestante se maintient au XVIIe siècle autour de son temple, grâce à l’édit de Nantes (1598)[40]. Entretemps, les guerres de religion n’épargnent pas la ville : en 1561, Notre-Dame-de-la-Consolation et la chapelle de Toutes-Aures sont saccagées (statues brisées, tableaux déchirés, etc.)[39]. Les huguenots de Manosque sont autorisés à bâtir un temple, mais à l’écart de la ville[41]. En 1592, le marquis d’Oraison profite de la mort du capitaine Baratte, gouverneur de la ville, pour s’en emparer[39].

L’édit de Fontainebleau (1688) est fatale à la communauté protestante de la ville, qui disparaît, ses membres émigrant ou étant convertis de force[40]. Lors d’un procès de cette époque, les Manosquins ont la réputation de faire des faux témoignages. Ils remplacent saint Sébastien, saint patron de la ville, par saint Pancrace, saint de la « bonne foi »[42].

Une foire s’y tenait au XVIIIe siècle[43] et un bureau de la poste royale installé à la fin de l’Ancien Régime attestent du rayonnement du bourg[44]. À cette époque, la vieille ville s’agrandit vers l’est pour prendre ses dimensions actuelles. La ville est [précision nécessaire]fortement touchée par les différentes épidémies qui ravagent la Provence (celles de la peste de 1720 et du choléra de 1834 évoquée par Jean Giono qui place une partie de l’action de son roman Le Hussard sur le toit) en raison de sa situation (ville de passage).[réf. nécessaire]

Avant la Révolution, Manosque, comme toutes les villes de cette époque, est soumise à des révoltes épisodiques mais violentes. Ainsi, en 1707, la ville s’agite à propos d’un petit berger des environs qui aurait été enrôlé de force par des sergents recruteurs. Les consuls de la ville interviennent, sans obtenir la renonciation des sergents, mais dans la confusion provoquée par la foule, le berger s’enfuit[45]. Mais la concordance de vues entre la municipalité et le peuple est rare. Dans les années 1760, les membres de la municipalité sont même attaqués lorsqu’ils distribuent les billets de logement (destinés à procurer un logement d’office aux soldats d’un régiment de passage), le peuple jugeant que certains ont bénéficié d’exemptions indues[46]. Le piquet décidé par le conseil municipal pour percevoir les droits d’octroi sur les biens entrant en ville provoque une forte contestation, et en mars 1760, le peuple se réunit en assemblée extraordinaire pour délibérer contre cette taxation[47].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[48]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute frumentaire se produit à Manosque le 14 mars, un peu avant le gros des émeutes[49]. L’évêque de Sisteron, De Suffren, de passage dans la ville, est lapidé car il est soupçonné d’accaparement par une foule de paysans et de femmes[50],[51],[52],[53],[54]. Dans un premier temps, la réaction consiste dans le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place. Puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août[55].

Au début de la Révolution française, Manosque est une des villes les plus touchées par la fièvre révolutionnaire[53]. La société des Amis de la Constitution est créée fin 1791[56]. Le 28 septembre 1792, le club doit payer une forte amende au club de Marseille, car son représentant Isoard a été attaqué à Manosque, et les clubistes marseillais menaçaient d’opérer une descente en armes sur Manosque[57]. Épurée, elle devient ensuite les Antipolitiques[58]. En 1792-1793, la section est contrôlée par les fédéralistes. En relations avec la section de Marseille, elle diffuse les idées des Girondins, jusqu’à leur proscription le 31 mai 1793 et l’écrasement de l’insurrection fédéraliste en juillet[59].

Robespierre le Jeune, en mission auprès de l’armée d’Italie, est attaqué par des réactionnaires venus de Provence le 12 août 1793. Chassé de la ville, il se réfugie à Forcalquier, et revient en force le 23 août, s’appuyant sur les républicains manosquins, pour chasser la réaction[60]. Il en profite pour rétablir la société populaire, qui est à nouveau épurée le 5 frimaire an III par le représentant en mission Gauthier[61].

De nouveaux troubles éclatent en 1797.

Le château de l’ordre de Malte, déclaré bien national, est vendu aux enchères, puis démoli, créant une vaste place en ville[62].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors du coup d’État du 2 décembre 1851, le maire Joseph Buisson prend la tête de la résistance provençale et installe un gouvernement provisoire de la République à Digne. Bien que peu ouvrière (226 ouvriers recensés en 1848), la population de la ville suit en masse son maire[63].

Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 223 Manosquins sont traduits devant la commission mixte (la majorité condamnés à la déportation en Algérie), soit plus de 13 % des Bas-Alpins poursuivis[64].

En 1884, la commune est touchée par une épidémie de choléra, qui cause 12 morts du 23 au 31 août[65].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La coopérative oléicole est fondée en 1928[66].

Durant la Seconde Guerre mondiale, un atelier détaché du camp des Milles est implanté à Manosque[67]. De l’autre côté, les couples Rose et Paul Astier et Alphonsine et David Chauvin, sauvent des Juifs de la déportation, et ont été pour cette raison distingués comme Justes parmi les Nations[68],[69],[70],[71]. Sophie Dol, sa fille Jeanne Regnier et sa cousine Alix Raybaud, sont distinguées de la même manière[72],[73],[74]. Néanmoins, 10 juifs sont arrêtés à Manosque et déportés[75].

Pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemands, et notamment sur les voies de communication. Disposant du soutien de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes[76]. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban[77], franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau[78]. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et villages sur son passage, dont Manosque[79].

Après la Libération, les armes et explosifs parachutés dans les région par les Alliés sont rassemblés et stockés dans les caves de la coopérative oléicole de Manosque. Le 29 novembre 1944, une explosion accidentelle provoque sa destruction : des parpaings sont projetés à plus d'une centaine de mètres. Les quatre Résistants du maquis de Montaigu qui assuraient la surveillance du dépôt sont tués dans l'explosion[80].

Les mines de Gaude, qui employaient 350 ouvriers, ferment en 1965[37]. Grosse bourgade au début du XXe siècle limitée à la vieille ville et ses faubourgs, la ville s’agrandit considérablement des années 1950 aux années 1970, quadruplant sa population en trente ans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Manosque

Blasonnement : « Écartelé d’azur et de gueules à quatre mains appaumées d’argent. »[81]
La ville a pour devise : « Omnia in manu Dei sunt » (« Tout est dans la main de Dieu »).

On ne connaît pas vraiment l’origine des armoiries de Manosque. Cependant, plusieurs auteurs[82] ont avancé diverses hypothèses.

  • La main représenterait avec ses cinq doigts les cinq anciens villages qui se sont regroupés pour former le bourg au XIVe siècle. Les quatre mains représenteraient les quatre quartiers et les quatre portes de la ville médiévale.
  • Peut-être s’agit-il d’armes parlantes : les Manosquins auraient pris la main pour emblème croyant que le nom de leur ville (manuesca dans les chartes du Moyen Âge) dérivait du mot latin manus désignant la main.

Selon Achard[83], la ville de Manosque avait pour devise, avant celle figurant ci-dessus, « Uubs Florida » (« La ville fleurie »), en souvenir du passage de la reine Jeanne à Manosque en 1370 au moment où tous les amandiers étaient en fleurs. À cette occasion, elle avait appelé cette ville « Manosque la Fleurie ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Manosque fait partie :

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Mairie de Manosque.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Aubert Millet[88]    
         
mars 1971 mars 1977 Jean Cabane UDR  
mars 1977 août 1980 Robert Honde MRG Vétérinaire
septembre 1980 janvier 1988 Jean Cabane UDF  
janvier 1988[89] juin 1995 Louis Raffalli RPR Médecin
juin 1995 mars 2001 Robert Honde PRG[90] Vétérinaire. Député (1997-2002)
mars 2001 réélu en 2008[91], et en 2014[92] Bernard Jeanmet-Péralta RPR puis UMP[90] Retraité de l'industrie[93],
président de la Communauté de communes Luberon Durance Verdon (2008-2013),
puis de la Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Manosque est divisée en trois cantons :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La vieille ville, entourée de boulevards qui la séparent nettement du reste de l’agglomération, est bâtie sur une colline entre le vallon de Drouille (sud-ouest) et celui des Couquières (nord-est). Les anciens faubourgs bâtis autour du centre ancien sont peu étendus, et dépassent à peine les deux vallons.

Le lycée des Iscles et la salle des fêtes Osco Manosco sont construites sur l'ancien crassier de la mine[37].

Autour se sont construits les quartiers récents datant de l’explosion démographique de la ville dans les années 1950–1960 (triplement de la population) et une urbanisation de plus en plus diffuse gagne les collines et la plaine alluviale. Les zones industrielles et commerciales sont toutes situées dans la plaine de la Durance, tandis que de plus en plus de maisons sont construites sur les flancs des collines, quelquefois en terrain boisé, d’où une grande vulnérabilité en cas d’incendie de forêt, notamment pas loin du quartier résidentiel de la Pinède en 2005, ou au quartier de la Thomassine, mis en danger par des coulées de boue survenant après un incendie, également en 2005[94]. Si de nombreux petits commerces et services administratifs sont implantés en centre-ville, celui-ci reste essentiellement résidentiel.

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Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L’imposition des ménages et des entreprises à Manosque en 2009[95]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d’habitation (TH) 17,40 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 27,96 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 64,99 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 20,84 %* 0,00 % 10,80 % 3,84 %

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Manosque comptait 22316 habitants. À partir du XXIe siècle siècle, les communes de plus de 10 000 habitants sont recensées tous les ans.

Évolution démographique
1389 1471 1716 1760 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836
405 feux[32] 262 feux 4 370 5 860 4 370 4 726 5 360 5 570 5 544 5 543 4 995
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
5 311 5 684 5 073 5 897 5 936 5 919 6 124 6 136 5 775 5 450 5 572
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
5 265 5 098 5 017 4 853 5 036 4 989 4 661 5 635 6 734 7 750 10 080
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011
16 281 19 150 18 760 19 107 19 603 21 162 21 777 22 270 22 321 22 105 22 316
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
(Sources : Robert Niel[97], Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[24], EHESS[98], Insee à partir de 1968[99],[100],[101],[102].)


La population de Manosque décolle dans les années 1960 et 1970, portée par deux phénomènes concomitants : l’arrivée de nombreux réfugiés d’Algérie (pieds-noirs et harkis) et l’installation du Commissariat à l'énergie atomique à Cadarache[103].

Histogramme de l'évolution démographique

Superficie et population[modifier | modifier le code]

La ville de Manosque a une superficie de 56,73 km2 et une population de 22 105 habitants, ce qui la classe[104] :

Rang Population Superficie Densité
Drapeau de la France France 385e 728e 2 174e
Blason de Provence-Alpes-Côte-d’Azur Provence-Alpes-Côte-d’Azur 34e 121e 107e
Blason des Alpes-de-Haute-Provence Alpes-de-Haute-Provence 1er 26e 1er
Arrondissement de Forcalquier 1er 3e 1er

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 9 533 personnes, dont 1 387 chômeurs[105] (1 381 fin 2011[106]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (88 %)[107] et travaillent majoritairement à Manosque (66 %)[107].

Les actifs de Manosque qui ne trouvent pas d’emplois dans la commune peuvent travailler pour le CEA implanté à Cadarache à côté duquel se construit Iter. De nombreux ingénieurs, chercheurs du monde entier vont venir travailler à ce centre, et cherchent entre autres à se loger vers Manosque, distante d’environ 20 km et ville la plus proche.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait encore près d’une centaine d’établissements actifs (99 exactement) au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et 31 emplois salariés[108].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon les enquêtes Agreste du ministère de l’Agriculture, a chuté depuis un quart de siècle : il est de 83 en 2010, contre 188 en 2000[109], et 210 en 1988[110] (soit une perte de 55 % des exploitations). Les plus fortes pertes ont été enregistrées dans l’arboriculture, avec la disparition de 90 établissements en une dizaine d’années[109]. Il reste encore 10 exploitants pratiquant la polyculture, les éleveurs ont disparu de la commune[109]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a baissé de 25 %, de 2 018 à 1 523 ha[110]. Cette baisse s’est poursuivie lors de la dernière décennie, à 1 108 ha[109].

Une partie de la commune, essentiellement la plaine descendant sur la Durance (environ la moitié du terroir de la commune[1]), est consacrée à l’agriculture, qui est concurrencée dans tous les secteurs par l’urbanisation. Les terres alluviales fertiles permettent la culture des céréales (blé, maïs) et féculents (pour un quart des exploitations)[109], ainsi que des arbres fruitiers (pommiers, pêchers). Sur les coteaux tournés vers la Durance et dans la plaine, les oliveraies (voir plus bas), les vignes ainsi que quelques vergers : la moitié des exploitants de la commune cultivent de ces cultures permanentes[109].

Oléiculture[modifier | modifier le code]

Coopérative oléicole de Manosque

À Manosque, l’oléiculture est soutenue par le groupement des oléiculteurs de Haute-Provence et du Luberon. Alors que la production d’huile d’olive était très importante jusqu’au début du XXe siècle (avec 200 000 pieds[111] et 632 ha[112]), elle s’effondre pour tomber à 23 300 pieds en 1994[111]. Le renouveau de l’oliveraie a ét subventionné par le ministère de l'Agriculture[113] et le parc du Luberon[113]. Outre son rôle économique, l’oliveraie peut aussi jouer un rôle de limitation des incendies de forêt, en tenant le rôle de pare-feu[114].

Les oliviers sont essentiellement cultivés pour la production d’huile d’olive de qualité, alliée à une requalification des paysages, l’olivier étant aussi utilisé comme symbole de la culture provençale à des fins touristiques. C’est dans cette optique que 12 ha ont été remis en culture sur le Mont-d’Or, symbole de la ville[113]. En 2005, l’oliveraie atteint 34 000 pieds et 236 ha[115]. Cette activité agricole, qui est souvent le fait de non-agriculteurs[113], a un impact important sur la ville. Le moulin de l’Olivette, moulin à huile situé coopératif[115] dans la ville, a reçu de nombreuses distinctions nationales et notamment plusieurs fois la médaille d’or de Paris[116].

La contribution de l’oléiculture au paysage autour de la ville est importante, lui donnant le caractère méditerranéen apprécié des touristes. Les collines à proximité de la ville, comme le Mont-d’Or ou Toutes-Aures, sont couvertes d’oliveraies, de la variété Rosée-du-Mont-d’Or, ce qui en fait des lieux de promenade.

Vigne[modifier | modifier le code]

La vigne, composante de la triade méditerranéenne, est présente anciennement. Au XIXe siècle, le vin produit est destiné à l’autoconsommation, sa qualité permettant de le vendre sur les marchés régionaux[117]. Actuellement, 123 ha sont plantés en vigne[1], et la commune est la deuxième productrice de vin du département, sous les labels de vin de pays des Alpes-de-Haute-Provence et AOC Pierrevert[118],[119].

Industrie[modifier | modifier le code]

Bien que Manosque n’abrite pas d’industrie lourde, il existe une activité industrielle significative, le secteur secondaire (industrie et construction) comptant fin 2010 373 établissements, et employant près de 1 900 salariés[108]. Ces entreprises sont concentrées à plus de 67 % dans le bâtiment et les travaux publics (BTP), mais avec seulement un tiers des emplois salarié du secteur[108]. Quelques activités sont emblématiques :

La ville est le siège d’une antenne de la chambre de commerce et d’industrie des Alpes-de-Haute-Provence.

Les principaux établissements sont

  • dans le secteur agro-alimentaire : La Pizza de Manosque, fabricant industriel de pizzas, 48 salariés[121] ;
  • dans le secteur du BTP et de ses fournisseurs :
    • Lazard, fabrication d’agrégats routiers (30 salariés[122]) ;
    • D’Angelo, BTP (43 salariés[123]) ;
    • Imbert André (SEEAP), installation électrique, 68 salariés[124] ;
    • STM Nervi, BTP, 40 salariés[125] ;
    • CERTP (Construction entretien des réseaux), 51 salariés[126] ;
    • le siège de l’entreprise Travaux électriques du Midi, qui emploie 60 salariés[127], est installé à Manosque[128] ;
    • Sud Télécom (40 salariés)[129] ;
  • dans le secteur des cosmétiques, L’Occitane emploie 265 salariés[130].

Technic Aviation est un atelier de mécanique spécialisé dans l’entretien des avions à hélice qui emploie 30 salariés[131].

L’industrie de pointe est représentée par SDMS Provence et sa filiale Astriane Didact. SDMS Provence produit en salles blanches des appareils en métaux à soudure complexes pour les industries de l’espace, de l’armement et la recherche scientifique, et emploie 76 salariés[132],[133]. Astriane Didact est spécialisée dans les outils de formation scientifique et technologique (20 salariés)[134]. Parmi les plus gros employeurs de ce secteur, figure encore EBIM avec une centaine de salariés[135].

Une centrale hydroélectrique utilisant les eaux de la Durance détournée dans le canal EDF est implantée sur la commune depuis 1969[136],[1]. La centrale photovoltaïque de La Fito est implantée sur l’ancien crassier de la mine de Gaude et fonctionne depuis décembre 2009, avec une puissance de 4,1 MW (soit la consommation d’une ville de 2 700 habitants)[137].

Des gisements de gypse, lignite, de sel ont été exploités à Manosque.

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait près de 2 000 établissements (avec plus de 5 200 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 450 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant plus de 3 200 personnes[108].

Dans le secteur commercial, de nombreux grossistes sont installés à Manosque, dont :

  • Cabus et Raulot, grossiste électrique, avec 230 salariés[138] ;
  • Abram, grossiste en produits métallurgiques et quincaillerie, et qui emploie 46 salariés[139].

Le transporteur routier Charbonnier emploie 122 salariés[140]. Le concessionnaire Renault emploie 52 salariés[141].

ATP Environnement, 18 salariés, est un cabinet d’études sur l’environnement[142].

Les établissements de santé et maisons de retraites emploient environ deux cent salariés[1]. Trois hypermarchés sont installés à Manosque, employant avec les supermarchés plus de 600 salariés[1].

Tourisme[modifier | modifier le code]

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est d’une importance moyenne pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[143], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant marchande[144]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément non négligeable à la capacité d’accueil[156] : au nombre de 176, elles représentent la moitié des logements. Parmi les résidences secondaires, 56 possèdent plus d’un logement[151],[149].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Place de l’Hôtel-de-Ville.

La vieille ville, caractérisée par un plan en forme de poire, est entourée de boulevards qui ont remplacé les anciens remparts dont il ne reste que quelques vestiges, comme les portes Saunerie et Soubeyran, d’où une séparation très nette avec le reste de la ville. Avec de hautes maisons bordant des rues étroites, la vieille ville est restée typiquement provençale. La construction et l’urbanisme obéissent à des règles strictes, et la circulation des voitures y est restreinte.

Art religieux[modifier | modifier le code]

Autel de l’église Notre-Dame de Romigier et sa Vierge en marbre de Pierre Puget.
Église Saint-Sauveur

La vieille ville a deux églises.

La ville compte divers autres monuments religieux :

Places[modifier | modifier le code]

Les places les plus importantes dans la ville moderne sont :

  • la place du Terreau, la plus vaste, au sud-ouest du centre. Un château était autrefois construit à cet endroit. Elle sert de parking payant sauf les jours de marché ;
  • la place de l’Hôtel-de-Ville, au carrefour des quatre rues partant vers les quatre portes de la ville ;
  • la place Marcel-Pagnol, entre la place de l’Hôtel-de-Ville et la porte Soubeyran.

Le marché se tient sur ces trois places le mercredi et le samedi.

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

La porte Soubeyran.
La porte Saunerie.

Quatre portes défendaient les entrées de la ville, autrefois :

  • la porte de la Saunerie, terminée en 1382, de style roman, classée monument historique[162]. C’est la porte sud du centre ancien. On pense que son nom provient de sa situation à proximité de la rue Saunerie, où le sel était acheminé — et où les cochons étaient saignés, selon les historiens. En effet, Saunerie vient du provençal saunarié qui signifie abattoir[163]. Le quartier des abattoirs, souvent proche de celui des tanneurs, se trouvait à la périphérie des villes médiévales, du fait de l’odeur qui y régnait. Le corps central de la porte Saunerie est défendu par deux assommoirs. Les deux tourelles latérales sont couronnées de mâchicoulis ;
  • la porte du Soubeyran, construite au XIVe siècle, sauf le campanile qui a été ajouté en 1830. C’est la porte nord du centre ancien. Cette porte, restaurée, est décorée d’une balustrade de pierre. Elle est inscrite monument historique[164] ;
  • la porte Guillempierre, détruite et récemment reconstruite[Quand ?]. C’est la porte ouest du centre ancien ;
  • la porte d’Aubette, détruite et non reconstruite. C’était la porte est du centre ancien.
  • l’ancien château du Mont-d’Or, duquel il reste une tour du XIIe siècle ruinée (inscrite aux monuments historiques[165])

Le pont sur la Durance[modifier | modifier le code]

Un premier pont suspendu est construit en 1838–1843, mais il est emporté par la crue millénale de novembre 1843 quelques jours avant son inauguration. Sa reconstruction est achevée en 1847. Il est restauré une première fois en 1891[166]. Financé par le trésor royal et garanti par le péage (payé jusqu’en 1882), il mesure 200 m de long et 5 m de large.

Il est remplacé par un nouveau pont en 1939, toujours en service, portant une travée de 205 m, pour une largeur de 6 m, avec deux trottoirs. Il a été endommagé par des bombardements en 1944 ; certains câbles ont été changés en 1956, d’autres en 1989[167].

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • l’hôtel de ville : bâtiment de style Renaissance, inscrit aux monuments historiques[168] ;
  • l’école de musique : vestiges des couvents des Carmes et des Observantins ;
  • l’hôtel d’Herbès : bâtiment de style XVIIe, abritant la bibliothèque municipale ;
  • la maison de Jean Giono : située dans le quartier « Lou Paraïs », cette demeure où vécut l’écrivain de 1930 à sa mort en 1970 et où il créa la plus grande partie de son œuvre, est ouverte gratuitement à la visite sur rendez-vous exclusivement ; elle est inscrite aux monuments historiques[169] ;
  • le château de Gassaud (monument historique[170]) ;
  • l’ancien hôpital (du XVIIIe siècle)

Le pont du Moulin-Neuf, vestige de la mine de Gaude situé à proximité de la gare, est orné de peintures et d'un wagonnet en 2013[37].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Logo du réseau Manobus

Depuis le , Manosque est devenue la 3e ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à disposer d'un service gratuit de transports en commun. Le circuit Manobus couvre tous les secteurs de la commune, y compris les nouveaux quartiers (le centre hospitalier Louis-Raffalli et l'École internationale) et les zones d'activités de Saint-Joseph et de Saint-Maurice. Les quatre lignes qui desservent la ville sont assurées du lundi au samedi, de h 0 à 19 h 0. Une attention particulière est portée aux personnes handicapées avec le service de transport à la demande « Manobus Plus » qui vient chercher à domicile et sur demande les personnes handicapées. Les bus réguliers sont équipés d'une plateforme facilitant l'accès en fauteuil roulant[171].

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Manosque est située sur l'ancienne RN 96 (actuelle RD 4096), qui relie Château-Arnoux-Saint-Auban à Aubagne et sur l'ancienne RN 207 (actuelle RD 907), qui relie Les Granons, commune de Reillanne à Châteauredon.

Manosque est à 3 kilomètres de la bretelle autoroutière de Manosque (sortie 18) située sur l'autoroute A51 qui assure une communication rapide vers le sud en direction d'Aix-en-Provence et de Marseille et vers le nord en direction de Gap et de Sisteron.

Les accès secondaires sont assurés par la RD 5 au nord, qui rejoint à Dauphin et par la RD 6 à l'ouest qui rejoint Pierrevert.

Services autocars[modifier | modifier le code]

Manosque est desservie par 8 lignes express régionales LER Provence-Alpes-Côte d'Azur[172] qui sont les suivantes:

La ville est aussi reliée par 6 lignes départementales[181],[182],[183]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'une gare SNCF celle de Manosque-Gréoux-les-Bains desservie par les TER de la ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble).

La gare TGV la plus proche de Manosque est celle de Aix-en-Provence TGV, accessible grâce aux navettes LER Forcalquier/Sisteron/Digne-les-Bains ↔ Manosque ↔ Gare d'Aix-en-Provence TGVAéroport de Marseille Provence[175]

Autres types de transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le sentier de grande randonnée GR 4.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de 22 établissements d’enseignement :

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Sur la commune on trouve une piscine couverte, des courts de tennis, un club de foot, des boulodromes, une base de loisirs au lac des Vannades, un cinéma de 4 salles, un théâtre de 700 places et une Maison des jeunes et de la culture.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d’un hôpital et de plusieurs pharmacies.

Service public[modifier | modifier le code]

Il y a une Poste, une gendarmerie, un commissariat de police et une caserne des pompiers.

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Festival Les Correspondances de Manosque, depuis 1998[189] .
  • Les Rencontres de cinéma de Manosque, depuis 1987[190].

Cultes[modifier | modifier le code]

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l’environnement se font dans le cadre de la communauté de communes Luberon Durance Verdon.

La commune dispose d’une déchèterie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Économie
  • Physicien
  • Écrivains
    • Marc-Antoine Laugier (1711-1769) né à Manosque, écrivain jésuite et critique musical[191] considéré comme le père du naturalisme
    • Damase Arbaud (1814-1876), historien, maire de la ville[192]
    • Élémir Bourges (1852-1925) né à Manosque, romancier et journaliste
    • Jean Giono (1895-1970) né et mort à Manosque, enterré au cimetière communal (une des premières tombes à gauche de l'entrée, sous un olivier)
    • Pierre Magnan (1922-2012) né à Manosque, écrivain passionné de Provence
    • René Frégni né à Marseille, vit à Manosque
    • Sonia Chiambretto écrivain, vit à Manosque, travaille entre autres, sur les archives du procès Papon
  • Personnalités politiques
  • Acteurs
    • Christian Barbier (1924-2009) vécut à Manosque les dernières années de sa vie et y mourut
    • Hafsia Herzi née à Manosque en 1987
    • Grégory Basso né à Manosque en 1974, comédien et chanteur français, participant aux émissions de télé réalité
  • Artistes
    • Le compositeur Adolphe Blanc est né à Manosque le 24 juin 1828 [193].
    • Le peintre Ralph Rumney a vécu à Manosque les dernières années de sa vie.
    • Le musicien de jazz Olivier Gatto né à Manosque en 1963
    • Le groupe de rock français Café Bertrand
    • Le baryton-basse Vincent le Texier.
  • Sportifs
    • Le nageur Gilles Vigne. 5ème aux Championnats d'Europe en 1970 (100 libre).7éme aux JO de 1972 (4x100 hommes)
    • L'athlète Salvatore Alario, champion de France junior de saut en hauteur (années 70)
    • Le pilote de motocross Jean-Michel Bayle né à Manosque en 1969
    • La nageuse Esther Baron fait partie du club EP Manosque
    • Le champion de France cyclisme amateur 1971 Richard Podesta
    • L’internationale Gloria Garrido née à Manosque en 1951
    • Le coureur cycliste professionnel Julien El Farès, né à Manosque en 1985.
    • Le coureur cycliste Édouard Fachleitner (1921-2008), surnommé le berger de Manosque, 2e du tour de France 1947
    • Le demi-fondeur (800 m) Florent Lacasse
    • Le boxeur 'poids mouche" Karim Guerfi, champion du monde junior, champion de France,champion d'Europe (2013)

Film tourné à Manosque[modifier | modifier le code]

Odonymie[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Marum-Lunau, « Boches ici, juifs là-bas ». Correspondance d'exilés du IIIe Reich (1939-1942), Aix-en-Provence : Édisud, 1997 (l’époux d’É. Lunau fut interné au cinéma Variétés)

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Roger Brunet, « Cantons de Manosque », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013
  2. Habitants.fr - Le nom des habitants des A.H.P, consulté le 7 août 2013
  3. a et b IGN, Géoportail, consultation à l’échelle Ville + 1/4, le 12 décembre 2008.
  4. BRGM, « fiche 40002 », Sisfrance, consulté le 31 mai 2012
  5. BRGM, « fiche 40005 », Sisfrance, consulté le 31 mai 2012
  6. [PDF] Séismes de Manosque, IRSN, publié le 12 juillet 2010
  7. Sismicité dans les Alpes-de-Hautes-Provence
  8. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, consultée le 31 mai 2012
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, 2008, p. 72
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, 2008, p. 74
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, op. cit., p. 75 et 81
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81
  15. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, op. cit., p. 22 et 96
  16. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950).
  17. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne).
  18. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire.
  19. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 32
  20. Fénié & Fénié, op. cit., p. 88
  21. Fénié & Fénié, op. cit., p. 42
  22. Philippe Leveau, « L'habitat rural dans la Provence Antique : villa, vicus et mansio. Etudes de cas », Revue archéologique de Narbonnaise, Tome 35, 2002, p. 60.
  23. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  24. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 181.
  25. a et b Michel Hébert, « Une population en armes : Manosque au XIVe siècle », In: Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public. 18e congrès, Montpellier, 1987, p. 222
  26. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  27. a et b Hébert, op. cit., p. 216
  28. Hébert, op. cit., p. 223
  29. André Gouron, « Diffusion des consulats méridionaux et expansion du droit romain aux XIIe et XIIIe siècles », Bibliothèque de l'école des chartes, 1963, tome 121. p. 49.
  30. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier, 2005, ISBN 2-906162-71-X, p. 55.
  31. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 72
  32. a et b Hébert, op. cit., p. 218
  33. Hébert, op. cit., p. 221
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  168. « Hôtel de ville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  169. « Maison de Jean Giono », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  170. « Hôtel de Gassaud », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  171. Transport urbain Manobus
  172. Info LER PACA
  173. Horaires et tarifs LER Ligne 24
  174. Horaires et tarifs LER Ligne 25
  175. a et b Horaires et tarifs LER Ligne 26
  176. Horaires et tarifs LER Ligne 28
  177. Horaires et tarifs LER Ligne 29
  178. Horaires et tarifs LER Ligne 30
  179. Horaires et tarifs LER Ligne 31
  180. Horaires et tarifs LER Ligne 38
  181. Conseil Général 04 Réseau transport bassin Manosque
  182. Conseil Général 04 Réseau transport bassin Forcalquier
  183. Conseil Général 04 Réseau transport bassin Riez/Castellane
  184. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Manosque, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  185. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des collèges publics, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  186. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des enseignements supérieurs, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  187. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des lycées professionnels, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  188. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des lycées publics, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  189. Les Correspondances de Manosque.
  190. Les Rencontres de cinéma de Manosque. Du réel à l’imaginaire.
  191. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 148
  192. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 150
  193. G. Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers [...], 4e édition, Paris, 1870, p. 207-208