Pélissanne

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Pélissanne
Le parc Moreau
Le parc Moreau
Blason de Pélissanne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Pélissanne (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Salon-Étang de Berre-Durance
Maire
Mandat
Pascal Montécot
2014-2020
Code postal 13330
Code commune 13069
Démographie
Gentilé Pélissannaise, Pélissannais
Population
municipale
9 585 hab. (2011)
Densité 502 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 56″ N 5° 09′ 04″ E / 43.6322222222, 5.15111111111 ()43° 37′ 56″ Nord 5° 09′ 04″ Est / 43.6322222222, 5.15111111111 ()  
Altitude 84 m (min. : 70 m) (max. : 295 m)
Superficie 19,11 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-pelissanne.fr

Pélissanne (Pelissana en provençal selon la norme classique et Pelissano selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la communauté Agglopole Provence. Ses habitants sont appelés les Pélissannais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Ce village est situé à 6 km de Salon-de-Provence, 26 km d'Aix-en-Provence et 55 km du centre ville de Marseille.

Communes limitrophes de Pélissanne
Aurons Lambesc
Salon-de-Provence Pélissanne La Barben
Lançon-de-Provence

Accès[modifier | modifier le code]

En voiture
En bus

La ligne n° 8 du réseau Libébus, le réseau de transports urbains de l’Agglopole Provence[1]. La ligne n°14 du réseau Libébus faisat la liaison entre Salon-de-Provence et Lançon.

En train
En avion

Sismicité[modifier | modifier le code]

Suite au décret du 14 mai 1991 définissant le zonage sismique de la France, les Bouches-du-Rhône ont été découpés de la manière suivante[2] :

Faune et Flore[modifier | modifier le code]

C'est dans le massif des Costes que l'on peut rencontrer la faune et la flore méditerranéenne. On y rencontre lapins, perdrix, passereaux, busards et même des aigles de Bonelli (espèce protégée). Le massif est parsemé de thym, romarin, orchidées (protégées sur la zone), chênes verts, pins d’Alep, genévriers et oliviers que l’on cultive pour produire une huile d’olive de qualité.


Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1981-2010 :

Relevé météorologique de Salon de Provence
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 1,6 4,1 6,8 10,6 14,3 16,4 16,8 13,5 10,2 5,3 2,2 8,7
Température maximale moyenne (°C) 11 12,4 15,7 18,4 22,8 26,9 30,2 29,7 25,3 20,6 14,6 11,4 20
Précipitations (mm) 51 35 36 57 49 26 11 33 78 85 66 51 580
Source : Météo France / Station de Salon de Provence (avril 2014)
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
1,1
51
 
 
 
12,4
1,6
35
 
 
 
15,7
4,1
36
 
 
 
18,4
6,8
57
 
 
 
22,8
10,6
49
 
 
 
26,9
14,3
26
 
 
 
30,2
16,4
11
 
 
 
29,7
16,8
33
 
 
 
25,3
13,5
78
 
 
 
20,6
10,2
85
 
 
 
14,6
5,3
66
 
 
 
11,4
2,2
51
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Pélissanne

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à un pélican d'or, au chef d'argent, chargé de trois flammes de gueules.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Laurent

Dès l’Antiquité, Pélissanne est une ville carrefour. Les fouilles archéologiques, autour de la chapelle Saint-Laurent, commencées dans les années soixante-dix ont permis la découverte de nombreux vestiges de la période néolithique. Des vestiges important ont ainsi été mis au jour : une villa gallo-romaine datant du Ier siècle av. J.-C. ainsi que des fondations d'une église du Ve siècle et de sa nécropole. Les voies Auréliennes des Côtes et de Redourtière relient alors Pélissanne aux grandes villes romaines.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Raymond Martini (?-av.1358) fut un notaire originaire d'Aix et de nombreuses fois clavaires. Lorsqu'il fut baile de Pélissanne ; il acheta le 1er septembre 1345, les droits comtaux de cette localité avec Guillaume Maximi, de Barcelonnette[3].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le roi de France, Charles VI, intervient et envoie le sénéchal de Beaucaire, Enguerrand d’Eudin, auquel se rallie Guillaume-Roger de Turenne. Pélissanne, possession de ce dernier, se trouve donc neutre en début de guerre, et du côté angevin à la fin de la décennie[4].

La ville signe son rattachement au territoire français en 1483 lors de l'annexion par Louis XI de la Provence. Au XVIe siècle, l’agriculture connaît un nouvel essor grâce à la construction du canal de Craponne. De nouveaux moulins sont installés sur son cours et s’ajoutent aux moulins situés sur la Touloubre. Peu à peu, la vieille ville devient un quartier résidentiel avec de nombreux hôtels particuliers encore visibles aujourd’hui. Après la Révolution, l’artisanat se développe.

Le village est touché par le séisme de 1909 en Provence. Il fait référence à un séisme de magnitude 6,2 sur l'échelle de Richter qui s'est produit dans le Sud-Est de la France et qui toucha les villes de Salon-de-Provence, Vernègues, Lambesc, Saint-Cannat et Rognes dans le massif de la Trévaresse en Provence. C'est le tremblement de terre de magnitude la plus élevée enregistré à ce jour en France métropolitaine.

La commune de Pélissanne était défenderesse dans la célèbre affaire du canal de Craponne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Pélissanne :

Groupe Président Effectif Statut
liste « Ensemble continuons Pélissanne » Pascal MONTÉCOT 23 majorité
liste « Réunir Pélissanne » Brice LE ROUX 5 opposition
liste « Pélissanne autrement » Francis GRANZOTTO 1 opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires qui se sont succédé à la mairie de Pélissanne :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1973 18 mars 2001 Jean-Marie Magnan PRG  
18 mars 2001 en cours Pascal Montécot DVD Vice-président d'Agglopole Provence, chargé des Sports
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Pélissanne est jumelée avec Drapeau de la Grèce Miliès (Grèce)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. depuis 2007.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 585 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 440 2 600 2 391 2 511 2 500 2 261 2 106 2 112 2 010
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 984 1 946 1 922 1 818 1 724 1 627 1 597 1 533 1 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 685 1 558 1 583 1 305 1 400 1 330 1 311 1 631 1 950
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 636 3 505 5 155 6 245 7 341 8 582 9 069 9 049 9 518
2011 - - - - - - - -
9 585 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

École chrétienne

330 élèves de maternelle (public) : 107 à Roux de Brignoles, 140 aux Enjouvènes et 83 au Plan de Clavel

677 élèves d'élémentaire (public) : 183 aux Enjouvènes, 181 au Plan de Clavel, 168 à Yvette-Besson, et 145 à Vincent-Garcin

soit : 1007 élèves d’écoles publiques

630 élèves au collège Roger-Carcassonne.

Sport et activités[modifier | modifier le code]

  • Football : 1 terrain en herbe et un terrain stabilisé. Le club de la ville, l'US Pélican, joue en rouge et noir.
  • Tennis : 4 courts au tennis club pélissannais + 2 nouveaux réalisés en 2010
  • Activité plein-air de la Prouvenque : Skate-park, boulodrome, terrain de basket
  • Stade d'athlétisme
  • Salle Paul Tacher : lieu de rencontres sportive de basketball, volley-ball, handball, danse
  • Salle Malacrida : salle des fêtes de Pélissanne reconvertie à maintes reprises en terrains de badminton, salle de danse
  • Espace jeunes : terrain de basket en plein-air
  • Maison des associations à côté de l'école primaire : club du troisième âge, etc.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le Grand Marché se tient tous les dimanches avenue du Général de Gaulle, rue où est située "La Poste", et connait une très grande affluence.
  • Le Corso Fleuri a lieu chaque année depuis 1950 les dimanches des Rameaux et de Pâques. Les cérémonies du Corso Fleuri ont lieu en même temps que l'élection de Miss Pelissanne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

Parc Maureau
Parc Maureau
  • Le centre ville historique : ancienne cité fortifiée.
  • Le beffroi est édifié en 1556 à l’emplacement du pont-levis qui commandait l’entrée du castrum. Lors de sa reconstruction en 1702, on le pare d’un magnifique dôme en fer forgé, œuvre du maître horloger Quintrand de Lambesc et quelques années plus tard d’un cadran solaire sur la façade sud.
  • La fontaine du Pélican a été inaugurée en 1770. Construit en pierre de Calissanne, son bassin en forme de trèfle entoure une colonne surmontée d’une sculpture représentant les armes de la ville. Elle est classée monument historique depuis 1942.
  • Le lavoir des Passadouïres XIXe siècle construit en 1863 afin de dégager l’ancien lavoir de la place Cabardel devenu trop encombré. Le lavoir est remarquable par ses 5 bassins rectangulaires et son séchoir encore utilisé aujourd’hui.
  • Le moulin à huile des Costes.
  • Le canal de Craponne XVIe siècle.
  • Les ruines du château de la Penne.
  • Les voies romaines et pré-romaines.
  • La borne milliaire.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église de style dorique italien date de 1824. Elle est consacrée à saint Maurice et saint Jean Chrysostome.
    Le clocher quant à lui, date de 1625. Détruit lors du séisme de 1909 en Provence, sa reconstruction s'est achevée en 1913.
  • La chapelle des Pénitents gris.
  • La chapelle Saint-Laurent.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Le parc Maureau.
  • Le parc Saint-Martin.
  • Les bords de la Touloubre.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le Musée archéologique municipal, situé dans l'ancien hôtel de ville, édifice inscrit en 1976 au titre de monument historique[7].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le massif des Costes est l'étendue de collines se situant sur les communes d'Alleins, Aurons, Lambesc, Pélissanne et Salon-de-Provence. Ses collines sont plus ou moins boisées, en fonction des nombreux incendies, laissant place à la garrigue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site Internet de Libébus.
  2. La sismicité des Bouches-du-Rhône
  3. AD du 13, série B1593f.36v.
  4. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 407 et 413 (note 61).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Hôtel de ville (ancien) », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Barrielle, Histoire de Pélissanne & sa région, chez l'auteur, Pélissanne, 1999 (ISBN 2-9514730-0-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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