Achillée millefeuille

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Achillea millefolium

L'Achillée millefeuille (Achillea millefolium) est une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées.

La plante possède plusieurs noms vernaculaires : Herbe de la Saint-Jean[1], Herbe de Saint-Joseph, Herbe à dinde, Herbe au charpentier, aux cochers, aux militaires, Herbe aux coupures, Saigne-nez, Sourcil de Vénus.

Sommaire

Étymologie [modifier]

Selon Pline, naturaliste romain du premier siècle après J.-C., son nom lui vient d'Achille, héros de la mythologie grecque, qui s'en servit pour guérir des blessures.

Description [modifier]

Appareil végétatif [modifier]

C'est une plante stolonifère vivace, aux tiges variant de 18 à 80 cm[réf. nécessaire]. Ces tiges sont uniques ou en groupe peu dense, à port dressé. Elles sont peu ramifiées et portent des poils laineux, courts et blanchâtres.

Les feuilles sont allongées, vert foncé, finement bipennatilobées (doublement pennées), découpées en fines lanières courtes. Elles sont plus longues et pétiolées à la base, plus courtes et sessiles au sommet. Elles mesurent de 2 à 15 cm de longueur pour une largeur de 0,6 à 3 cm[2].

Appareil reproducteur [modifier]

La floraison a lieu de juin à septembre.

Les "fleurs", en fait des capitules de fleurs, sont souvent blanches, roses ou pourpres sur les bords (fleurons ligulés), alors que les fleurons du centre (fleurons tubulés) sont blanc-jaunâtre à jaunes. Ces capitules, qui apparaissent aux sommets des tiges, forment des corymbes au sommet aplati ou un peu bombé.

Chaque capitule mesure environ 5 ou 6 mm de diamètre et sont précédés d'un involucre aux bractées imbriquées comme les tuiles d'un toit. Le capitule contient généralement 5 fleurons ligulés, ne comprenant que des organes reproducteurs femelles, de 2 ou 3 mm de long, blanc ou parfois rose, rarement rouge[2]. Ils entourent de 10 à 30 fleurons tubulés hermaphrodites, crème à jaunâtre[2]. Tous les fleurons présentent un ovaire infère, dont le style se termine par un stigmate bifide.

Leur fécondation est entomogame. Le fruit est un akène oblong, aplati, dépourvu de soies, enfermant une petite graine.

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Répartition et habitat [modifier]

Cette espèce est cosmopolite dans l'hémisphère Nord. On la trouve en Eurasie et en Amérique du Nord.

Son habitat type est les prairies mésohydriques. Elle est une plante indicatrice d'un sol plutôt sec et peu calcaire, pouvant évoluer en prairie épaisse à fromental[3]. Elle pousse aussi dans zones à boisement peu dense, sur les bords de route et les terrains vagues.

Principaux constituants [modifier]

[réf. nécessaire]

Rôle écologique [modifier]

Cette plante est généralement peu appréciée par les bovins, mais peut être broutée par les ovins ou certains Cervidés[2].

Pharmacopée [modifier]

Achillea millefolium

Histoire de l'usage médicinal de cette plante [modifier]

  • Le Grec Dioscoride (Ier siècle) fut le premier à mentionner la millefeuille comme une plante incomparable pour traiter les plaies saignantes ainsi que les ulcères anciens ou récents[réf. nécessaire].
  • Pline, naturaliste romain du premier siècle après J.-C., cite Achille, héros de la mythologie grecque, qui s'en servit avec de la rouille pour guérir la blessure de Télèphe[6].
  • Jusqu'au XIXe siècle, elle a été utilisée pour accélérer la cicatrisation. C'est une plante comestible dont on peut utiliser les fleurs et feuilles aux propriétés toniques, digestives, hémostatiques, antispasmodiques, emménagogues, hypotensives, antihémorroïdales[réf. nécessaire].

Utilisation [modifier]

* Partie utilisée : plante entière

Utilisé comme cosmétique et dans de nombreuses liqueurs, elle est contre-indiquée pendant la grossesse[réf. nécessaire].

Autres usages [modifier]

  • En cuisine

En cuisine, Lancelot de Casteau la cite dans son Ouverture de cuisine parmi les herbes qu'il faut pour faire des omelettes aux fines herbes[réf. nécessaire].

  • Mancie Yi King (le Livre des changements)

Traditionnellement, depuis plus de deux millénaires, des millions de Chinois utilisent, pour interroger l'oracle, 50 tiges d'achillée millefeuille, par un savant et répétitif système de calculs avec les tiges. Le procédé, censé favoriser le vide intérieur, la concentration sur la question posée et une certaine « adéquation à l'instant », est également en faveur auprès de milliers d'Occidentaux s'intéressant à la pensée chinoise. Cette technique divinatoire se nomme l'achilléomancie.

Voir aussi [modifier]

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Notes et références [modifier]

  1. Plus souvent utilisé pour le Millepertuis perforé.
  2. a, b, c et d (en) Mike Haddock ; Kansas Wildflowers and Grasses, « Western yarrow », sur www.kswildflower.org, Kansas State University Libraries Home, 14 septembre 2007. Consulté le 22 janvier 2012
  3. Jean-Michel Groult - "Jardiner durablement" - Éditions Ulmer 2007 - (ISBN 978-2-84138-278-1)
  4. F. Belnet, « Néandertal se soignait par les plantes », sur www.hominides.com, Hominidés.com, juillet 2012. Consulté le 26 mars 2013
  5. (en) Colin Barras pour New Scientist, « Neanderthal dental tartar reveals evidence of medicine », sur www.newscientist.com, Reed Business Information, juillet 2012. Consulté le 26 mars 2013
  6. Pline l'Ancien, Histoires naturelles, livre XXV, 19

Liens externes [modifier]

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