Ansouis

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Ansouis
Vue générale
Vue générale
Blason de Ansouis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Pertuis
Intercommunalité Communauté territoriale du Sud Luberon
Maire
Mandat
Géraud de Sabran-Pontevès
2014-2020
Code postal 84240
Code commune 84002
Démographie
Gentilé Ansouisiens
Population
municipale
1 144 hab. (2011)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 18″ N 5° 27′ 50″ E / 43.73833333, 5.46388889 ()43° 44′ 18″ Nord 5° 27′ 50″ Est / 43.73833333, 5.46388889 ()  
Altitude Min. 203 m – Max. 390 m
Superficie 17,63 km2
Localisation

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Liens
Site web ansouis.fr

Ansouis est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La commune est située au sud du massif du Luberon et son village est un village perché. Comme beaucoup de commune du secteur, tourisme et agriculture (vignes, oliviers, etc.) jouent une part importante dans son économie.

Ses habitants sont appelés les Ansouisiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Construit à l’abri du mistral, Ansouis domine la plaine de la Durance et se situe au sud de Cucuron et de Sannes et au nord de Villelaure et Pertuis. Aujourd'hui, la commune compte parmi les plus beaux villages de France.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Situation d'Ansouis

Ansouis est entourée des communes suivantes qui appartiennent au Canton de Pertuis sauf Villelaure au Canton de Cadenet.

Rose des vents Cucuron Sannes Sannes Rose des vents
Villelaure N Sannes
O    Ansouis    E
S
Villelaure Villelaure Pertuis

Accès[modifier | modifier le code]

Trois routes départementales vont à Ansouis : la D37, la D56 et la D135.

Gares SNCF à Pertuis à 7 km vers Aix-en-Provence et Marseille et à Manosque - Gréoux-les-Bains à 28 km.

Gares TGV à Aix-TGV Arbois (45 min) ou Avignon-TGV (50 min)

Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation d'Ansouis par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[2] :

Ville Marseille Montpellier Nice Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille
Distance

Orientation

50 km

(S)

129 km

(S-O)

145 km

(S-E)

230 km

(N)

324 km

(O)

498 km

(O)

567 km

(N-E)

619 km

(N)

673 km

(N-O)

736 km

(N-0)

789 km

(N)

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune est située au sud du massif du Luberon, massif montagneux formé de terrains du secondaire (crétacé inférieur) et au nord de la vallée de la Durance (sur la commune voisine de Villelaure).

Le village quant à lui est situé sur un petit relief au nord d'une colline plus importante (qui lui offre son point le plus haut), et au sud d'une zone vallonnée sans pour autant qu'une hauteur ne s'en détache vraiment. Son point le plus bas est au sud-ouest, à proximité du croisement des routes départementales 37 et 182.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs ruisseaux passent sur la commune et se jettent dans le Merderic (torrent) qui traverse la commune pour rejoindre la commune voisine de Villelaure et continuer dans la Durance. On peut noter le renard, le ruisseau de Saint-Jean, le ruisseau du Vabre, le ruisseau de Canaux ou encore l'Hermitage.

Catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

La commune a connu de 1982 à 2007 six événements qui ont été reconnus catastrophes naturelles avec publication d'un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle au Journal Officiel[3].

Type de catastrophe Début Fin Arrêté Parution au J.O.
Tempête 6 novembre 1982 10 novembre 1982 30 novembre 1982 2 décembre 1982
Inondations, coulées de boue et glissements de terrain 23 août 1984 23 août 1984 16 octobre 1984 24 octobre 1984
Inondations et coulées de boue 26 août 1986 26 août 1986 17 octobre 1986 20 novembre 1986
Inondations et coulées de boue 22 septembre 1993 24 septembre 1993 11 octobre 1993 12 octobre 1993
Inondations et coulées de boue 4 novembre 1994 6 novembre 1994 21 novembre 1994 25 novembre 1994
Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols 1er juillet 2007 30 septembre 2007 5 décembre 2008 10 décembre 2008

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[4].

  • Tableau des tremblements de terre remarquables[5]
Année Éventuelle évaluation de l'intensité Épicentre
13 décembre 1509 5,5 échelle de Richter inconnu
24 avril 1535 évaluation impossible inconnu
24 avril 1708 5,5 Manosque
19 mars 1812 5 Beaumont-de-Pertuis
24 février 1818 (10 h 10) 2-3 Aix-en-Provence
11 juin 1909 6,2 Lambesc
1994 faible Beaumont-de-Pertuis et environs

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

Ansouis n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Pertuis[6].

Relevé météorologique de la région de Pertuis
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 4,1 6,5 9,1 13 16,6 19,1 19 15,8 13,5 7,4 4,3 11
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 11,1 13,7 17,9 21,6 24,3 24,1 18 17 11,2 8,1 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,7 15,7 18,3 22,8 26,8 29,7 29,5 25 20,5 15 11,9 18,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 27,6 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 287,6
dont pluie (mm) 33 18 21 40,6 27,6 27,6 8,2 18,3 57 52,3 37 23 280
dont neige (cm) 2 3 0,5 0 0 0 0 0 0 0 1,5 2 9
Source : Relevé météo de Pertuis[7]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
3,2
35,3
 
 
 
12,7
4,1
21,3
 
 
 
15,7
6,5
21,9
 
 
 
18,3
9,1
40,6
 
 
 
22,8
13
27,6
 
 
 
26,8
16,6
14,6
 
 
 
29,7
19,1
8,2
 
 
 
29,5
19
18,3
 
 
 
25
15,8
57
 
 
 
20,5
13,5
52,3
 
 
 
15
7,4
39,1
 
 
 
11,9
4,3
25,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Transports[modifier | modifier le code]

Ansouis est desservi par la ligne 9-2 de TransVaucluse Pertuis - Puyvert.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

Depuis la Durance sur la commune voisine, on peut apercevoir le sud du massif du Luberon et de ses résurgences avec de hautes falaises qui constituent un milieu très hostile où seules les espèces les plus rustiques peuvent vivre :

Des insectes (sauterelle, mante religieuse, cigale), des arthropodes, comme le grand scolopendre et le grand scorpion jaune, tous deux très venimeux, des reptiles tels que la vipère aspic, venimeuse mais qui fuit au moindre bruit, la couleuvre à échelons, la couleuvre de Montpellier, le seps, le lézard ocellé, le plus grand lézard d'Europe, pouvant atteindre 90 cm de long[8]..

Des oiseaux, rapaces diurnes d'une part, comme le circaète Jean-le-Blanc, le plus grand des rapaces du Luberon, le vautour percnoptère[9], le faucon, la buse et l'aigle de Bonelli (toutes espèces menacées), ou nocturnes d'autre part, comme le grand-duc[9], le moyen-duc, le petit-duc, la hulotte.

Des mammifères comme le sanglier, le blaireau en voie d'extinction, ainsi que le renard roux, l'écureuil, des rongeurs dont le plus petit mammifère du monde, le pachyure étrusque.

Le castor a survécu dans la Durance. Toutes les colonies de castors existant en France sont issues de celles ayant survécu dans la région.

Flore[modifier | modifier le code]

Il se caractérise par une grande sécheresse, à laquelle flore et faune ont dû s'adapter. Il n'y a pratiquement pas de sources. L'élément végétal dominant est le chêne vert, qui atteignait autrefois jusqu'à 15 mètres de haut. Il n'en subsiste plus que des taillis de 3 à 4 mètres. Les coupes excessives l'ont fait disparaître par endroits, soit au profit du pin d'Alep, soit pour être remplacé par une garrigue à plantes odorantes telles que le thym, le romarin, la germandrée et l'achillée millefeuille. On trouve aussi le genévrier cade en Provence, dont l'huile aux propriétés cicatrisantes et dermatologiques est utilisée en pharmacie ainsi que pour des savons (Cadum). Le buis, qui peut vivre plusieurs siècles, l'alaterne, la garance, le chêne kermès, le ciste cotonneux, l'aphyllanthe de Montpellier sont également typiques de la région[10].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Répartition des sols[modifier | modifier le code]

La répartition des sols de la commune est la suivante[11] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 2,73 % 48,01
Zones agricoles 72,02 % 1 268,56
Zones naturelles 25,24 % 444,69
Total 100 % 1 761,51

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC Côtes du Luberon).

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom est incertaine. Elle est peut-être issue de la racine pré-indo-européenne AN.T (situé sur une éminence) mais a évolué au fil du temps ad Castrum Ansoyse au Xe siècle, de Castro Ansuis en 1092, de Ansois au XIIe siècle, de Ansoisoi au XIIIe siècle, Ansoydium à la fin du XIIe siècle, Ansouys XVIe siècle, Ansouis depuis 1789[12].

Ansouis se dit, en provençal Ansoís selon la norme classique ou Ansouïs selon la norme mistralienne)

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune les fouilles ont mis au jour un site épipaléolithique (-8 500 ans) avec son outillage de silex taillés et de percutoirs ainsi qu’une station néolithique où ont été récupérés des polissoirs, des meules et des poteries. La population ligure qui habitait le site commerça avec les Massaliotes comme en attestent les découvertes de monnaies grecques.

Bien que le toponymiste Charles Rostaing ait proposé comme origine du nom du village celui d’un homme latin appelé Ansius, les vestiges gallo-romains restent rares si l’on excepte les ruines d’un temple sur lequel fut bâti le prieuré roman consacré à Saint-Étienne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Porte du château d'Ansouis.

La première mention du village est faite en 963, quand Lambert de Reillanne donne à l’abbaye Saint-Pierre de Montmajour des terres sises à Ansoye. Ce qui laisse supposer que ce fief, comme une bonne partie du Luberon, appartenait au IXe siècle à son grand-père Foucher de Valensole.

Lors de cette donation le « castrum » existait déjà mais la première enceinte protectrice du village, construit en amphithéâtre, ne fut édifiée qu’au cours des XIIe et XIIIe siècles.

Le plus ancien lieu de culte semble être le prieuré cassianite de Beauvoir — actuellement Notre-Dame de Beauvoir — dépendant de Saint-Victor de Marseille. Ses multiples remaniements laissent deviner quelques éléments du XIe siècle. Appelé Notre-Dame d’Estrées, ce prieuré passa, au XIIe siècle, à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Transformé de nos jours en bâtiment agricole, il a conservé le décor de ses impostes et une corniche cernant l’abside.

Vient ensuite le prieuré de Saint-Étienne (de Balmas, 1115) qui était la propriété des cisterciens de Sainte-Marie de Psalmody, église dédiée à Saint-Martin lui est contemporaine, son ornementation se compose de têtes humaines et animales ainsi que de végétaux. L’intérieur est orné de retables et de statues du XVIIIe siècle.

Ansouis était un fief qui dépendait du comté de Forcalquier, et passa aux Sabran en 1178 par l'union de Raimon Ier avec Garsende, comtesse souveraine de Forcalquier. Depuis huit siècles, le lion des Sabran flotte sur le village[13].

Le comte Elzéar de Sabran (1286-1324) a marqué l'histoire locale[14]. Il fut en effet canonisé par l'Église catholique, sous le pape Urbain V, en 1369. Avec sa femme Dauphine ou sainte Delphine, proclamée elle Bienheureuse, il vécut quelques années au château d'Ansouis.

L'église du village conserve leur reliques. Tous les ans en septembre, les Ansouisiens organisent d'ailleurs un pèlerinage en leur honneur.

Jean de Sabran (?-av.1384), capitaine d'Aix (1367), châtelain d'Aix (1370), viguier de Marseille (1381), fut seigneur d'Ansouis et grand chambellan de la reine Jeanne[15]. Il était le troisième fils de Guillaume de Sabran, baron d'Ansouis et comte d'Ariano. Jean épousa avant 1351, Isoarde de Roquefeuil, dame de Puyloubier, de Belcodène et de Mimet, fille d'Isnard de Puyloubier, seigneur de Puyloubier et de Roquefeuil[16]. Il eut de longs problèmes avec son frère Guillaume au sujet de l'héritage paternel, si bien que la reine Jeanne du intervenir. Le 9 mars 1351, il prêta hommage pour Puyloubier à la reine Jeanne[17].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le village est dominé par un beffroi surmonté d’un campanile. Cet ensemble a été élevé après le siège que firent les Ligueurs en 1585 pour reprendre Ansouis, bastion catholique, aux religionnaires qui l’avaient investi. Les belles maisons du centre-ville ainsi que la tour de guet des remparts datent aussi des XVIe et XVIIe siècles. C’est là que se tient tous les jeudis un marché provençal.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les Sabran conservèrent avec le titre de baronnie, la seigneurie d'Ansouis du XIIIe siècle jusqu'au début du XVIIe siècle, date à laquelle elle vint à Sextius d'Escallis. Le château fut racheté au XIXe siècle par le duc de Sabran, pair de France.

On cite ce mot poétique de la comtesse de Sabran, veuve à 20 ans, en 1774, de l'amiral de Sabran - son ainé de 50 ans et père de ses deux enfants - à son amant en 1777, le chevalier de Boufflers, chevalier de Malte qui fut gouverneur du Sénégal et l'épousa après une liaison de 20 ans (lettre de la correspondance conservée dans les archives familiales - cf. Claude Frégnac, op.cit., p .113), lui avouant ce qui en lui l'a séduite :

« C'est un certain je ne sais quoi qui met nos deux âmes à l'unisson... car sous cette enveloppe sauvage tu caches l'esprit d'un ange et le cœur d'une femme. »

Sa fille Delphine, que Boufflers avait baptisée « la reine des roses », devait en 1803 aimer Chateaubriand, qui l'a décrite "héritière des longs cheveux de Marguerite de Provence".

En 1818, Charles X fit duc le cousin de Delphine et dernier du nom, Elzéar Zozime (+ Marseille, 1847), comte de Sabran, lieutenant général des armées du Roi en Provence sous la Restauration, depuis 1815 Pair de France héréditaire.

En 1836, la marquise de Saqui de Sannes vendit Ansouis à Elzéar-Louis-Zozime, duc de Sabran; ses descendants le conservèrent jusqu'en 2008.

En juillet 1828 l'union du comte de Sabran avec Victorine de Pontevès étant demeurée sans enfants, le roi avait autorisé la substitution de ses « noms, armes et pairie ducale » à un neveu de son épouse, Marc-Édouard de Pontevès-Bargème, puis en cas de défaillance « de mâle en mâle et par ordre de primogéniture » à son frère jumeau puîné Léonide, qu'il adopta l'un et l'autre en août 1832, d'où le nom actuel de cette famille.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Une rue d'Ansouis en 2008.

En 1936, le château inhabité et plus ou moins abandonné fut réoccupé par le duc Fouques (1908-1973) et son épouse née Roselyne Manca-Amat de Vallambrosa (1910-1988), amateurs d'art et d'antiquités, qui pendant 40 ans restaurèrent bâtiments et jardins.

Le 29 octobre 2007, le domaine ancestral, propriété indivise depuis 1973, a quitté le patrimoine des Sabran-Pontevès par une vente judiciaire ordonnée par le tribunal de grande instance de Paris, à la requête de la seule cohéritière, la duchesse Jacques d'Orléans, née Gersende de Sabran-Pontevès, en litige avec ses trois frères et qui, souhaitant sortir de 25 ans d'indivision, a provoqué le partage et la vente des biens constituant le patrimoine familial.

À propos de cette vente, Elzéar de Sabran-Pontevès, fils de Géraud, maire de la commune, a dit : « Le propriétaire vient d'acheter une simple carcasse (sic), mais il n'aura jamais l'âme de notre famille. Le château s'est vendu hier à 4,7 millions d'euros, ce qui est le prix d'une propriété dans le Luberon. Judas[18] n'aura pas l'argent escompté de cette vente »[19]. Pierre Cardin ayant surenchéri, une seconde vente eut lieu le 17 janvier 2008 au profit de Gérard et Frédérique Rousset-Rouvière, qui l'acquirent "à la troisième bougie" pour 5,6 millions d'euros[20].

Depuis lors, ce couple d'aixois passionnés par le patrimoine a entrepris de remeubler la demeure.

Ce Monument Historique est ouvert au public du 1er avril à la Toussaint.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

L'électorat est plutôt un électorat de droite.[réf. nécessaire] Lors de chaque élection, le taux de participation est toujours plus élevé (jusqu'à 10 % parfois) qu'au niveau national ou départemental (législatives).

Élections locales[modifier | modifier le code]

Cantonales[modifier | modifier le code]

Le canton de Pertuis qui fait partie de la seconde série des cantons et a été renouvelé lors des élection cantonale de 2008, L'élection a eu lieu les 9 et 16 mars en même temps les élections municipales. Six candidats se sont présentés : Maurice Lovisolo (PS), conseiller général sortant et maire sortant de La Tour d'Aigues, Marie-Ange Conté (UMP), Stéphane Fabresse (MoDem), Pierre Goubert (FN), Remy Grangeon (PCF) et Thierry Liotard (DVD).

Le 21 mars 2004 lors du premier tour il y a eu 612 votants pour 828 inscrits soit une participation de 73,91 % (64,20 % pour la canton[21]). Maurice Lovisolo (PS) est arrivé largement en tête avec 46,15 % des voix (43,66 % au niveau du canton, devant Marie-Ange Conté (UMP) avec 20,74 % (21,74 % pour le canton) et Remy Grangeon (PCF) avec 15,22 % (15,49 %).

Le second tour a eu lieu le 21 mars 2004. Il y a 430 votants pour 828 inscrits soit une participation de seulement 51,93 % (58,99 % pour la canton) soit 22 % d'abstention de plus qu'au premier tour. Maurice Lovisolo (PS) est largement réélu avec 65,14 % des voix (62,31 % au niveau du canton) au détriment de Marie-Ange Conté (UMP) qui obtient 34,86 % des voix (38,69 % au niveau cantonal)[22]).

Législatives[modifier | modifier le code]

Aux Élections législatives de 2007, le premier tour a vu Jean-Claude Bouchet (UMP)arriver de peu en tête avec 31,30 % devant Jean-Louis Joseph (PS) avec 25,19 %, viennent ensuite Maurice Giro (Divers droite) avec 14,31 % et Nicole Bouisse (UDF) avec 8,40 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Le second tour a vu arriver en tête Jean-Claude Bouchet avec 55,34 % (résultat circonscription[23] : 55,28 %) contre 44,66 % pour Jean-Louis Joseph (résultat circonscription : 44,72 %). Abstention un peu moins forte à Ansouis avec respectivement 35,10 % et 34,38 % aux deux tours que dans la circonscription (37,93 % et 38,68 %)[24].

Élections nationales[modifier | modifier le code]

À l’Élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 34,45 %, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 21,76 %, François Bayrou (UDF) avec 17,43 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 11,72 % et Olivier Besancenot avec 3,63 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3 %. Le second tour a vu arriver nettement en tête Nicolas Sarkozy avec 61,35 % (résultat national[25] : 53,06 %) contre 38,65 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %) avec un taux de participation aux deux tours de 88,16 % et 87,56 % (contre 83,77 % et 83,97 % au niveau national)[26].

Référendum[modifier | modifier le code]

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 771 inscrits, 609 ont voté, ce qui représente une participation de 78,99 % du total, soit une abstention de 21,01 %. Il y a eu une forte victoire du non avec 358 voix (59,67 %), 242 voix (40,33 %) s'étant prononcées pour et 9 (1,48 %) étant des votes blancs ou nuls[27]. le taux de participation à Ansouis est nettement plus fort, avec 78,99 % qu'au niveau national : 69,37 %[28].

Européennes[modifier | modifier le code]

À l’Élection européenne de 2009, Françoise Grossetête (UMP) est arrivée en tête avec 30,62 %, suivie par Michele Rivasi (Europe Écologie) avec 27,51 %, Vincent Peillon (PS) avec 9,33 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 7,66 %, Patrick Louis (Divers droite) avec 5,22 % et Marie-Christine Vergiat (Front de gauche) 5,22 % ; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Le taux de participation a été de 51,06 %[29] contre 39,64 % pour la circonscription Sud-Est (5e circonscription)[30].

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 610 inscrits, 464 ont voté, ce qui représente une participation de 76,07 % (contre 69,70 % au niveau national[31]), soit une abstention de 23,93 %. Il y a eu une victoire du non avec 271 voix (59,82 %) contre 182 voix (40,18 %) qui se sont prononcées pour le oui, 11 votes (2,37 %) étant blancs ou nuls[32].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 15 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[33]). Lors du scrutin de 2008 le maire sortant Géraud de Sabran-Pontevès a obtenu le septième total de la liste unique avec 428 voix soit 65,54 % des suffrages exprimés[34]. En 2014, la liste qu'il conduit est élue au premier tour avec 421 voix soit 100 % des exprimés, le taux de participation étant de 60,07 %[35]. Le conseil municipal le réélit pour un quatrième mandat consécutif.

Listes des maires[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1959 Marcel Allemand    
1959 1971 Bertin Audibert    
1971 1989 Paul Allemand    
1989 1995 Robert Guyon    
1995 en cours Géraud de Sabran-Pontevès    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Ansouis est une des quatorze communes du canton de Pertuis, qui totalise 32 492 habitants en 2006. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la cinquième circonscription de Vaucluse depuis 2010 (avant l'ordonnance n° 2009-935 du 29 juillet 2009 elle appartenait à la deuxième circonscription de Vaucluse).. Ansouis fait partie du canton de Pertuis depuis 1801 après avoir fait partie du canton de Cucuron de 1793 à 1801[36]. Ansouis fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'hommale, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[37].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la Communauté de communes Luberon-Durance.

La commune, de par la communauté de commune, fait partie du Syndicat mixte intercommunautaire pour l'étude, la construction et l'exploitation d'unités de traitement des ordures ménagères de la région de Cavaillon (Sieceutom).

La PAF en formation diamant

La commune fait partie du Syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en en 1989 par transformation du syndicat intercommunal crée en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vie-président du Conseil général de Vaucluse)[38]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune ( à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[39].

Risques divers sur la commune[modifier | modifier le code]

En plus des risques sismiques, d'inondations et de proximité du centre d'études nucléaires de Cadarache, la commune a un autre risque :

Au-dessus de la commune d'Ansouis se trouvent les zones aériennes réglementées R101 (de 3 000ft au FL075)[40] et R71 (du FL075 au FL195)[41] dites zones de Salon. Ces zones servent d'école de pilotage aux pilotes militaires de l'École de l'air de la Base aérienne 701 Salon-de-Provence avec des Jodel D-140 mousquetaire, d'entrainement au pilotage sans visibilité (VSV) avec des D140 ou des Tucano (très bruyants), d'entrainement à la voltige avec des Cap 20 ainsi qu'aux passages des Alpha Jet de la Patrouille de France.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Ansouis en 2009[42]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 13,69 % 0,19 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,98 % 0,25 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 40,88 % 0,65 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,36 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[43]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.

La commune atteint un premier pic lors du recensement de 1821 avec 1 075 habitants avant d'entamer une décroissance régulière atteignant son plus bas lors du recensement de 1931 avec 463 habitants puis très faible hausse jusqu'en 1982 avant de connaître une forte poussée entre 1982 et 1990 (+ 46 %) due à un fort solde migratoire et de retrouver en 2006 le seuil de population de 1821, puis de le dépasser en 2008.

En 2008, Ansouis comptait 1 109 habitants (soit une augmentation de 0 % par rapport à 1999). La commune occupait le 8 642e rang au niveau national, alors qu'elle était au 8 378e en 1999, et le 80e au niveau départemental sur 151 communes.

En 2011, la commune comptait 1 144 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
955 977 993 1 075 996 1 005 1 029 1 005 984
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
991 1 028 960 937 886 822 774 708 705
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
645 680 617 533 501 463 516 519 514
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
520 525 536 612 892 1 033 1 091 1 105 1 125
2011 - - - - - - - -
1 144 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2004[44].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges d'Ansouis en 2007[45] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
95 et plus
0,5 
4,5 
75 à 94
5,9 
14,0 
60 à 74
14,9 
24,2 
45 à 59
23,8 
23,1 
30 à 44
22,4 
14,7 
15 à 29
13,2 
19,3 
0 à 14
19,2 
Pyramide des âges de Vaucluse en 2007 en pourcentage[46].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
95 et plus
1,1 
6,6 
75 à 94
9,6 
14,3 
60 à 74
14,8 
20,4 
45 à 59
20,5 
20,3 
30 à 44
19,9 
18,3 
15 à 29
16,8 
19,7 
0 à 14
17,3 

Superficie et population[modifier | modifier le code]

Le village d'Ansouis a une superficie de 1 763 ha et une population de 1 138 habitants, ce qui le classe[47] :

Rang Superficie Population Densité
France France 8 603e 9 874e 12 368e
Provence-Alpes-Côte d'Azur Provence-Alpes-Côte d'Azur 418e 631e 375e
Vaucluse Vaucluse 81e 84e 75e
Arrondissement d'Apt 27e 36e 20e
Canton de Pertuis 6e 8e 6e

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école primaire publique[48], les élèves sont ensuite affectés au Collège Albert Camus à La Tour d'Aigues[49],[50], puis le lycée Val de Durance[51] à Pertuis (enseignement général) ou Lycée Alexandre Dumas[52] à Cavaillon soit Lycée Alphonse Benoit[53] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune médecin, infirmière et kinésithérapeute. À quelques kilomètres on trouve la ville de Pertuis, ville équipée d'un hôpital de proximité[54],[55] qui comporte 159 lits (médecine : 37, chirurgie : 19, gynéco-obstétrique : 24, moyen séjour : 19, long séjour : 60) plus une maternité de 22 lits. En 2007 l'hôpital a réalisé 45 405 journées d'hospitalisation et 764 accouchements[56]. on y recensait aussi trois maisons de retraites en 2008[57], une publique : la maison de retraite Albrecht et 2 privées : Résidence 3e âge les Maisons du Soleil et la Résidence Saint-Roch.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Chaque dimanche matin se tient dans le village un marché provençal.

  • Presse-tabac, boulangerie
  • Bibliothèque
  • Crèche
  • Club sportif

Économie[modifier | modifier le code]

De nos jours, le tourisme et les vignes sont les deux principaux moteurs du village.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Avec sa proximité du Luberon et de son riche patrimoine, le tourisme occupe directement ou indirectement une place importante dans l'économie de la commune. Un office de tourisme a d'ailleurs été mis en place sur la commune.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vignes
Cave coopérative vinicole d'Ansouis

La commune produit des vins AOC Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément, le label Vin de pays d'Aigues[58].

Logo pomme de terre pertuis.jpg
Pommes de terre Monalisa

La société coopérative constituée en 1936 a fait construire le bâtiment de la coopérative céréalière en 1937 (architectes Champollion et Collet) ; il été agrandi en 1955 (architecte Valentin), on a ajouté un nouveau bâtiment en 1975, prolongé en 1985 ; la capacité de stockage actuelle est de 16000 quintaux.

Pomme de terre de Pertuis

En 2008 est créée la confrérie de la pomme de terre de Pertuis[59]. Le 29 janvier 2010, la pomme de terre de Pertuis devient une marque[60] des cantons de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles.

Appréciée pour sa valeur gustative et sa belle tenue au niveau de la conservation, elle possède une typicité liée au terroir sableux-limoneux très favorable de la plaine de la Durance. Une pomme de terre à chair jaune : les variétés les plus cultivées sont Monalisa et Samba non lavée, ce qui en favorise la conservation. Elle est cultivée dans la région de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles et conditionnée en sacs portant le logo officiel de la « Pomme de terre de Pertuis ».

La route gourmande de la pomme de terre de Pertuis parcourt tout le bassin de production de la pomme de terre de Pertuis : le Pays d'Aix en Provence, le Luberon et la Vallée de la Durance[61].

Huile d'olive de Provence AOC
Huile de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles, et la signature du décret paru au Journal officiel le 14 mars 2007[62]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[62],[63].

Dans la commune d'Ansouis, quelques oliveraies répondent à ces critères.

Cerises

À Ansouis sont cultivées des cerises ayant l'Indication géographique protégée : cerises du Ventoux, à savoir que la cerise des coteaux du Ventoux se caractérise par sa production dans la zone des coteaux du Ventoux, par sa cueillette à maturité optimale et par son calibre moyen minimum garanti à 24 mm[64].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les plus grosses entreprises de la commune sont Amourdedieu et fils (Travaux de terrassement courants et travaux préparatoires) (crée le 1er mai 1995) avec un chiffre d'affaires 3 293 000 € au 31 août 2009 pour 27 employés (contre 3 085 000 € au 31 août 2008 et 24 employés) en hausse de 6,74 %[65]. et la Coop vinicole Côteaux d'Ansouis (cave vinicole) (immatriculée le 23 octobre 2002 avec un chiffre d'affaires de 1 849 000 € au 31 juillet 2009 (contre 1 778 000 € au 31 juillet 2008) en hausse de 3,99 %[66].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château, ancienne demeure de la famille de Sabran, (Xe siècle). Forteresse à l'origine, elle fut modifiée aux XIIe et XIIIe en château, puis aux XVe et XIXe siècles. Jardins à la française. Le château d'Ansouis est l’un des plus beaux du Luberon.

Le corps du bâtiment actuel date du XVIIe. Le château, non occupé, se visite. On peut y admirer la terrasse aux lions, les jardins avec leurs vases du XVIIe, la porte d’entrée ornée de claveaux en bossage.

  • Église paroissiale Saint-Martin (post XIIIe siècle).
  • Remparts
  • Musée des Arts et des Métiers du vin - Château Turcan. Collection privée au cœur d'un domaine viticole. Présentation de plus de 3000 objets exceptionnels dans des bâtiments récemment rénovés. Carré des pressoirs de 400 m2 et Galerie des Chefs-d’œuvre.
  • Musée extraordinaire de Georges Mazoyer. Une grotte marine a été aménagée dans les caves voûtées du XVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Reliquaires de saint Elzéar et sainte Delphine.

Parmi les personnalités liées à la commune, on peut noter Elzéar de Sabran (né en 1285 à Cabrières-d'Aigues - décédé en 1323 à Paris) et Delphine de Sabran (née en 1283 à Puimichel - décédée le 26 novembre 1360 à Apt) dont les reliques sont conservées dans l'église d'Ansouis.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Ansouis Blason De gueules au lion d'or[67].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Cinématographie[modifier | modifier le code]

Les films Jean de Florette et Manon des sources de Claude Berri ont été tournés à Ansouis

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Avignon, A. Barthélemy,‎ 1986 (ISBN 2-903044-27-9)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Nîmes, Christian Lacour,‎ 1997 (ISBN 2-84406-051-X)
  • Michel Fraysset, Pertuis Capitale du Pays d'Aigues, Maison de la Culture Pertuis,‎ 1995 (ISBN 2-908810-01-8)
  • Claude Frégnac, La Provence des châteaux, Hachette-Réalités,‎ 1997, p. 106 à 113
  • Jérôme Goutier, avec photos de Vincent Motte, La France côté jardins, France-Loisirs,‎ 1999, p. 153 à 159
  • Patrick Ollivier-Elliot, Luberon,Pays d'Aigues, Édisud,‎ 2008 (ISBN 978-2-7449-0764-7)
  • Michel Racine et Françoise Binet, Ansouis, paradis suspendus ds Jardins de Provence, Edisud Arpej, coll. « l'Art des jardins en France »,‎ 1987, p. 88 et 89
  • Michel Racine, Jardins en France - le guide des 750 jardins remarquables, Actes Sud,‎ 1997-1998, p. 392 et 393
  • Élisabeth Sauze et Jean-Pierre Muret, Ansouis et son château, Pour Le Luberon,‎ 2008
  • Martine Freynet, Visite privée au château d'Ansouis - Noël en Provence, Art et Décoration, n° 474, novembre-décembre 2011, pp. 130 à 138.
  • Duchesse de Sabran-Pontevès, Bon sang ne peut mentir, Paris, Éditions Jean-Claude Lattès,‎ mai 1987, 311 p.
    Roselyne Manca de Vallombrasa, fille du comte de ce nom et d’Adrienne Lannes de Montebello, a épousé en 1936 Foulques, comte puis duc de Sabran-Pontevès, fils du comte de ce nom et de Constance, princesse de Croÿ. Par cet ouvrage, elle livre ses souvenirs au public
    . Voir aussi : Famille de Pontevès, Maison de Sabran

Photothèque[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Habitants de Ansouis », sur habitants.fr.
  2. (fr) « Distance entre Ansouis et les plus grandes villes Françaises », Annuaire Mairie
  3. « Arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle », sur le site de la Direction générale de la prévention des risques / Ministère du Développement Durable en partenariat avec Réseau Ideal, Sciences Frontières Production et l´Institut français des formateurs risques majeurs éducation.,‎ 21 mai 2010
  4. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  5. « Risque de tsunami en Provence? Séismes et tsunamis en Méditerranée », sur le site web-provence.com,‎ janvier 2005 (consulté le 3 janvier 2011)
  6. « Station météo la plus proche : Pertuis », MSN Météo
  7. « Relevé météo de Pertuis », MSN Météo
  8. « Parc Naturel Régional du Luberon - Faune », sur provenceweb.fr
  9. a et b (fr) Parc naturel régional du Luberon - La faune et la flore des falaises
  10. « Parc Naturel Régional du Luberon - Flore », sur provenceweb.fr
  11. (fr) « Ansouis », Parc du Luberon
  12. Michel Fraysset, Pertuis Capitale du Pays d'Aigues, Maison de la Culture Pertuis,‎ 1995 (ISBN 2-908810-01-8)
  13. P. Ollivier-Elliott op. cit. p. 176.
  14. * Abbé Boze, Histoire de saint Elzéar et de sainte Delphine(Avignon, 1821). Suzanne Bernard, Les époux vierges : Delphine de Signe et Elzear de Sabran (Éditions Perrin, 1994).
  15. AD du 13, 1 mi 33, parch
  16. Gérin-Ricard, Actes, tableau généalogique
  17. Gérin-Ricard, Actes, p.217
  18. Judas étant leur tante Gersende, duchesse d'Orléans
  19. (fr) Mélodie Testi, « Le château d'Ansouis a été vendu 4,7 millions d'euros », La Provence,‎ 30 octobre 2007.
  20. Mélodie Testi, « Un couple d'Aixois (famille Rousset-Rouvière) souffle le château d'Ansouis au couturier Pierre Cardin », La Provence,‎ 18 janvier 2009.
  21. « Résultats cantonales 2008: Canton de Pertuis », Ministère de l'Interieur
  22. « Résultats cantonales 2008: Canton de Pertuis, Ville d'Ansouis », Ministère de l'Interieur
  23. « Élections législatives de 2007 : 2ème circonscription de Vaucluse », Ministère de l'intérieur
  24. « Élections législatives de 2007 : Ansouis - 2ème circonscription de Vaucluse », Ministère de l'intérieur
  25. « Élection présidentielle de 2007 : France entière », Ministère de l'intérieur
  26. « Élection présidentielle de 2007 : Ansouis », Ministère de l'intérieur
  27. « Scrutin du 29 mai 2005 », Ministère de l'intérieur
  28. « Scrutin du 29 mai 2005, résultats de la France entière », Ministère de l'intérieur
  29. « Scrutin du 7 juin 2009 », Ministère de l'intérieur
  30. « Scrutin du 7 juin 2009 dans le Sud-Est », Ministère de l'intérieur
  31. « Scrutin du 20 septembre 1992 », Ministère de l'intérieur
  32. « Scrutin du 20 septembre 1992 », Ministère de l'intérieur
  33. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  34. « Résultats élections municipales 2008 à Ansouis », sur linternaute.com
  35. « Résultats élections municipales 2014 à Ansouis », sur linternaute.com
  36. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés
  38. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  39. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM »
  40. Manuel d'Information Aéronautique, partie En-Route, page ENR 5.1-28, publié par le Service de l'information aéronautique
  41. Manuel d'Information Aéronautique, partie En-Route, pages ENR 5.1-24, 5.3-4 et 5.3-5 publié par le Service de l'information aéronautique
  42. « Impots locaux à Ansouis », taxes.com
  43. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  44. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  45. « Population totale par sexe et âge d'Ansouis », INSEE
  46. « Population totale par sexe et âge de Vaucluse », INSEE
  47. « Classement des villes : Ansouis », Annuaire des Mairies
  48. « Enseignement publique primaire en Vaucluse », Inspection Académique de Vaucluse
  49. « Carte scolaire du Vaucluse », Conseil Général de Vaucluse
  50. « Site du collège Albert Camus », Académie Aix-Marseille,‎ 2010
  51. « Site du lycée Val de Durance », Académie Aix-Marseille,‎ 2010
  52. « Site du lycée Alexandre Dumas », Académie Aix-Marseille,‎ 2010
  53. « Site du lycée Alphonse Benoit », Académie Aix-Marseille,‎ 2010
  54. « Données sur l'hôpital de Pertuis », fédération hospitalière de France
  55. (en) « Centre Hospitalier de Pertuis », Hôpital de Pertuis,‎ 2010
  56. (en) « Centre Hospitalier de Pertuis en quelques chiffres », Hôpital de Pertuis
  57. (en) « Maisons de retraite à Pertuis », sur aladom.fr
  58. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  59. « Site de la confrérie de la pomme de terre de Pertuis », sur lapommedeterredepertuis.fr
  60. « la pomme de terre de pertuis devient une marque », Mairie de Pertuis,‎ 2010
  61. « carte de la route gourmande », sur lapommedeterredepertuis.fr
  62. a et b Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC
  63. Les variétés d'olives
  64. « demande d’enregistrement d’une indication géographique protégée concernant de la cerise des coteaux du Ventoux », Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi,‎ 16 juillet 2003
  65. « Société Amourdedieu et fils », sur societe.com,‎ 26 décembre 2010
  66. « Société Coop vinicole Côteaux d'Ansouis », sur societe.com,‎ 26 décembre 2010
  67. Armorial de France