Cadenet

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Cadenet
Vue de la plaine
Vue de la plaine
Blason de Cadenet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement d'Apt
Canton Canton de Cadenet
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Luberon
Maire
Mandat
Fernand Pérez
2014-2020
Code postal 84160
Code commune 84026
Démographie
Gentilé Cadenétiens, Cadenétiennes
Population
municipale
4 110 hab. (2011[1])
Densité 164 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 36″ N 5° 22′ 34″ E / 43.743321, 5.37609143° 44′ 36″ Nord 5° 22′ 34″ Est / 43.743321, 5.376091  
Altitude 234 m (min. : 147 m) (max. : 376 m)
Superficie 25,08 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-cadenet.fr

Cadenet est une commune française, située dans le département du Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Ses habitants sont appelés les Cadenétiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cadenet est un village surplombant la vallée de la Durance, situé sur le versant sud du massif du Luberon. 57 km au sud-est d’Avignon, 59 km au nord de Marseille et 616 km à vol d’oiseau de Paris.

Accès[modifier | modifier le code]

On y accède, depuis Lourmarin au nord, par la route départementale 943. La route départementale 973 traverse le sud du village sur un axe est-ouest et permet de le relier, à l’ouest, à Lauris et, à l’est, à Villelaure et Pertuis. Les routes départementales 43, 59, 118 et 139 passent aussi sur la commune.

Une voie ferrée traverse la commune sur un axe est-ouest dans la plaine située au sud du village. Il s'agit de la ligne de Cheval-Blanc à Pertuis. Elle n'est plus actuellement ouverte aux voyageurs.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur une colline surplombant la vallée de la Durance, au sud du massif du Luberon, massif montagneux formé de terrains du secondaire (Crétacé inférieur). Plusieurs autres collines se situent à l’est de celle-ci, dont celle du Castellar.

Plaine alluvionnaire de la Durance au sud.

CadenetEst Horizontal.jpg

La commune fait partie du périmètre de la Réserve naturelle géologique du Luberon, en raison de la proximité à des sites fossilifères exceptionnels.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département du Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu’exceptionnellement par la destruction de bâtiments[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Durance borde la commune au sud et sert de limite naturelle entre le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône[3]. C'est une rivière dite « capricieuse » et autrefois redoutée pour ses crues (elle était appelée le 3e fléau de la Provence[4]) aussi bien que pour ses étiages, la Durance est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne à la morphologie bien particulière.

Torrent de Laval.

Nombreuses « mines », sources sous forme de collecteurs d’eau creusés dans le roc et réseau d’irrigation important (les roubines).

La commune a connu de 1986 à 1994 six inondations et coulées de boue, ainsi qu'une grosse tempête qui ont été reconnues catastrophes naturelles avec publication d'un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle publiés au Journal Officiel[5].

Type de catastrophe Début Fin Arrêté Parution au J.O.
Tempête 6 novembre 1982 10 novembre 1982 30 novembre 1982 2 décembre 1982
Inondations, coulées de boue et glissement de terrain 23 août 1984 23 août 1984 16 octobre 1984 24 octobre 1984
Inondations et coulées de boue 26 août 1986 26 août 1986 17 octobre 1986 26 novembre 1986
Inondations et coulées de boue 16 juillet 1987 17 juillet 1987 15 octobre 1987 30 octobre 1987
Inondations et coulées de boue 22 septembre 1993 24 septembre 1993 29 novembre 1993 15 décembre 1993
Inondations et coulées de boue 6 janvier 1994 12 janvier 1994 8 mars 1994 24 mars 1994
Inondations et coulées de boue 4 novembre 1994 6 novembre 1994 21 novembre 1994 25 novembre 1994
Inondations et coulées de boue 4 novembre 1994 6 novembre 1994 21 novembre 1994 25 novembre 1994

Climat[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d’un climat méditerranéen d’intérieur. Les influences continentales se font sentir en hiver (5 °C de température moyenne en janvier). La variabilité thermique est importante en hiver et aux intersaisons, quand les dépressions des latitudes moyennes traversent la France, et faible en été, parce qu’un anticyclone stationne et garantit un temps sec et stable. Les étés sont très chauds (température moyenne de 22 °C), avec quelques orages. Les températures maximales dépassent très souvent 30 °C en été.

Cadenet n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Pertuis[6].

Relevé météorologique de la région de Pertuis
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 4,1 6,5 9,1 13 16,6 19,1 19 15,8 13,5 7,4 4,3 11
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 11,1 13,7 17,9 21,6 24,3 24,1 18 17 11,2 8,1 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,7 15,7 18,3 22,8 26,8 29,7 29,5 25 20,5 15 11,9 18,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 27,6 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 287,6
dont pluie (mm) 33 18 21 40,6 27,6 27,6 8,2 18,3 57 52,3 37 23 280
dont neige (cm) 2 3 0,5 0 0 0 0 0 0 0 1,5 2 9
Source : Relevé météo de Pertuis[7]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
3,2
35,3
 
 
 
12,7
4,1
21,3
 
 
 
15,7
6,5
21,9
 
 
 
18,3
9,1
40,6
 
 
 
22,8
13
27,6
 
 
 
26,8
16,6
14,6
 
 
 
29,7
19,1
8,2
 
 
 
29,5
19
18,3
 
 
 
25
15,8
57
 
 
 
20,5
13,5
52,3
 
 
 
15
7,4
39,1
 
 
 
11,9
4,3
25,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Répartition des sols[modifier | modifier le code]

La répartition des sols de la commune est la suivante[8] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 7,10 % 183,61
Zones agricoles 60,63 % 1 568,66
Zones naturelles 31,68 % 819,74
Total 100 % 1 761,51

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC Côtes du Luberon).

Logement[modifier | modifier le code]

Dépôts de permis de construire sur 10 mois de 2006 : 82 permis déposés et 98 déclarations de travaux[9].

Ces chiffres montre une urbanisation importante sur le secteur.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune fut, durant la Protohistoire, le site de la tribu des Caudellenses (Cavares), du nom desquels est issue le nom de Cadenet.

La présence d’un important oppidum sur la colline du Castellar fait de Cadenet la première capitale du pays d'Aigues à l’époque pré-romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au VIIIe siècle, des invasions sarrasines détruisirent complètement la bourgade[10].

La localité est citée à la fin du Xe siècle par Cadanetum et Cadenetum.

L’agglomération médiévale se forma, elle, autour d’un château élevé sur une autre colline dans la courant du XIe siècle, par le seigneur Rostaing de Cadenet. Stratégiquement placé sur son promontoire rocheux dominant la vallée Durance, le château de Cadenet traversa du Moyen Âge à l’époque moderne de nombreuses vicissitudes. Bien que plusieurs fois reconstruit, il n’en reste aujourd’hui que des ruines de différentes périodes. Autour de ce lieu s’établit un embryon d’habitat troglodytique dans les falaises[11]. Elle profite du lieu de passage sur la Durance, établi à Gontard (rive opposée) : un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1037[12].

De 1075 au XVe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède le prieuré Sancta Maria ad Veirunas (actuelle Notre-Dame-des-Anges, en ruines), qui appartenait auparavant à Saint-Victor de Marseille[13].

En 1165, les comtes de Toulouse et de Provence assiégèrent la ville[10]. Dès 1173, l’abbaye Saint-Victor de Marseille établit un prieuré sur l’emplacement actuel de l’église Saint-Étienne et y annexa le prieuré Saint-Jean de Fanabrégol.

En 1280, Louis Amat, seigneur de Puivert, du Puget et de La Roque d'Antheron, coseigneur de Lauris en Provence, habitant Cadenet, fonda dans l'église paroissiale de ce lieu la chapelle de Saint-Étienne ; il fit son testament le 30 mars 1280 et élu sa sépulture dans la chapelle qu'il avait fondée.

Au début du XIVe siècle, Pierre de Cadenet est seigneur de Cadenet et maitre rational de 1344 à 1351[14]. Bertrand de Cadenet (?-1360) fut probablement son fils. Le 2 novembre 1356, Jacques de Ceva, noble originaire de Cadenet, acheta à Pierre d'Allamanon, seigneur de Rognes, pour 1 000 florins d'or de Florence, la moitié des droits de la "nau" (barque) et du port de Cadenet. Carliste, il vit ses biens (dont les châteaux de Cadenet, Lauris et le Puget) confisqués par le sénéchal puis restitués à ses fils après sa mort[15]. Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire (dite guerre de l’Union d'Aix, de 1382 à 1387), la communauté de Cadenet est plutôt favorable à la dynastie angevine, seul le curé prenant le parti de Charles de Duras[16].

1393, le vicomte Raymond de Turenne, surnommé le « fléau de la Provence », brûle et dévaste la région[10].

La période Moderne[modifier | modifier le code]

Le canton de Cadenet a été offert par Louis XIV à Honoré d’Albert, marquis de Cadenet pendant son règne[réf. souhaitée]. Ce dernier était le créateur de la fameuse coiffure qu’on portait à la cour : les cadenettes. La seigneurie de Cadenet passe aux Oraison, puis aux Ancézune de Caderousse en 1699, et enfin en 1778 à Omer de Valbelle, marquis de Valbelle (1767), Tourves, Rians et Monfuron, vicomte de Cadenet[17].

La période Contemporaine[modifier | modifier le code]

Cadenet retrouva, dans la première moitié du XIXe siècle une prospérité fondée sur le développement de l’artisanat — de nombreux ateliers de vannerie s’installèrent, travaillant l’osier cultivé dans la vallée de la Durance[11].

L’achèvement de la mise en culture de la plaine favorisa la promotion du village au rang de chef-lieu de canton.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Cadenet

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D’azur aux trois colombes d’argent.

Devise : caudelem

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune de Cadenet a deux tendances très opposées. Si l'on regarde les chiffres des précédentes élections, on remarque que pour les élections locales, la majorité des suffrage se situe davantage à gauche. Lors des municipales de 2008, comme pour celles de 2001, il s'agit d'une liste DVG qui a remporté les élections. Également, lors des élections cantonales de 2011, la liste DVG l'a emporté largement en récoltant environ 56 % des suffrages au second tour. Pourtant, lors des élections nationales, la tendance s'inverse. Ainsi, depuis 1995 la droite (RPR, UMP ou FN) remporte toujours la majorité de suffrages au premier comme au second tour.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal à la suite de son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1800 Dominique Blaise Cousin -  
1800 1802 Charles Jean Baptiste Bressy -  
1802 1804 Charles Fabre -  
1804 1808 Dominique Blaise Cousin -  
1808 1813 Joseph Olivier -  
1813 1820 Dominique Blaise Cousin -  
1820 1826 Joseph Christophe Trouchon -  
1826 1830 Joseph Hyppolite Auguste Ollivier -  
1830 1832 Etienne Garcin -  
1832 1835 Antoine François Jonde -  
1835 1839 Joseph Casimir Vallon -  
1839 1845 Jean Baptiste Etienne Garcin -  
1845 1848 François Lagier -  
1848 1849 Louis Eugène Michel -  
1849 1849 Jacques Bernard -  
1849 1851 Antoine Hubert Rolland -  
1851 1851 Alphonse Astic -  
1851 1851 Louis Eugène Michel -  
1851 1852 Charles André Richaud -  
1852 1858 Dominique Rolland -  
1858 1862 Frédéric Bruno Savornin -  
1862 1865 Fortuné Bernard -  
1865 1867 Amable Alphonse Barthélémy -  
1867 1870 Jean Marie Joseph Colmar -  
1870 1871 Louis Eugène Michel -  
1871 1880 Jean Marie Joseph Colmar -  
1880 1882 Emile Barthélémy -  
1882 1890 Alexandre Ayme -  
1890 1896 André Astic -  
1896 1910 Émile Abel-Bernard Radical Socialiste Avocat
1910 1912 Léo Ripert -  
1912 1919 Armand Boy -  
1919 1925 (prénom inconnu) Astic -  
1925 1933 (prénom inconnu) Dumas -  
1933 1935 (prénom inconnu) Bouyac -  
1935 1941 Emile Ducarre -  
1941 1944 Général la Place -  
1944 1945 Marine Charmet -  
1945 1965 Emile Ducarre -  
1965 1977 Jacques Kryn -  
1977 1983 Marie-Madeleine Signouret UDF  
1983 avril 1994 Michel Tamisier DVG Conseiller général
avril 1994 mars 2001 Michel Gormond DVD  
mars 2001 en cours Fernand Perez DVG  

Instances administratives et juridictionnelles[modifier | modifier le code]

Cadenet est le chef-lieu du canton de Cadenet qui totalise 17 278 habitants en 2008 pour neuf communes. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la Deuxième circonscription de Vaucluse.

Cadenet fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'hommale, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[18].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Deux déchèteries sur la communauté de communes des Portes du LuberonLauris et Vaugines) ainsi que deux points spécialisés (pour les branchages, le site de Puget, et pour les gravats, celui de Puyvert).

Points d’apport volontaire pour le verre, les journaux et les emballages.

La commune, de par la communauté de communes, fait partie du Syndicat mixte intercommunautaire pour l'étude, la construction et l'exploitation d'unités de traitement des ordures ménagères de la région de Cavaillon (Sieceutom).

La commune fait partie du Syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en 1989 par transformation du syndicat intercommunal créé en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vie-président du Conseil général de Vaucluse)[19]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune (à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[20].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Cadenet en 2009[21]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12,60 % 0,40 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 17,67 % 0,51 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 54,96 % 1,58 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 23,27 %* 0,83 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[22]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le poète et philosophe Tores Albert écrit un poème sur le tambour D' Arcole une copie est offerte au représentant D' Arcole (Italie) lors de la fête du jumelage.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 110 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 983 2 051 2 447 2 417 2 595 2 598 2 441 2 491 2 616
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 661 2 737 2 675 2 598 2 773 2 564 2 534 2 511 2 522
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 688 2 658 2 703 2 027 2 054 2 032 2 029 2 020 2 140
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 409 2 401 2 483 2 640 3 232 3 883 3 950 3 963 4 110
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture et éducation[modifier | modifier le code]

La commune dispose d’une bibliothèque municipale (comprenant plus de 23 000 livres), d’un théâtre de verdure, d’un foyer rural, d’un foyer laïc.

La maison de la petite enfance d'une surface de 602 m2 construite par la Communauté de communes des Portes du Luberon a été livrée en février 2008. À l'intérieur on trouve une crèche de 30 places (gérée par l’association Lou Calinou), d'un relais cantonal Assistantes maternelles (RAM), un lieu d'accueil Parents-enfants (LEAP) et de la Protection maternelle et infantile (PMI).

La commune possède la maternelle du cèdre[25], l'école primaire Mélina Mercouri[26], le collège Le Luberon[27],[28] puis le lycée Val de Durance[29] à Pertuis (enseignement général) ou Lycée Alexandre Dumas[30] à Cavaillon soit Lycée Alphonse Benoit[31] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Sports[modifier | modifier le code]

Cadenet possède plusieurs clubs sportifs dont clubs, de football, de taekwondo, d’aïkido, de handball, de cyclisme, de tennis, de boxe. Le village possède aussi un stade de football, un terrain de basket et équipements divers. Les collines environnantes sont aussi souvent pratiquées par des VTT.

Santé[modifier | modifier le code]

La communes dispose de plusieurs médecins généralistes et spécialistes (orthophoniste, kinésithérapeute, pédicure-podologue, psychologue, médecine chinoise, dentistes) et infirmières. Il y a également une pharmacie et un magasin d’optique. L'hôpital le plus proche est à Pertuis.

Secours[modifier | modifier le code]

Centre de secours (25 pompiers volontaires dont 2 filles, et 3 officiers). 1 Ambulance de Type (VSAV), 1 Fourgon Incendie (FPT), 3 Camions Feux de Foret (CCF), 1 Camionnette toute utilité (CTU), 1 4×4 de commandement (VLHR), 1 Embarcation.

La commune dispose également d'un CCFF (Comité Communal des Feux de Foret). Les hommes en orange patrouillent, surveillent, interviennent et guident les pompiers sur les feux de forets.

Cadenet est couvert par la Gendarmerie Nationale et également de 2 Policiers Municipaux et 1 Agent de surveillance de la voie publique (ASVP).

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de communes du département, Cadenet vit de l’agriculture et notamment des cultures maraîchères de fraises, asperges, etc. et des vergers, facilitées par un riche sol autour de la Durance et une importante possibilité d’irrigation.

Vignes[modifier | modifier le code]

La commune produit des vins AOC Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d’origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d’Aigues[32].

Pomme de terre[modifier | modifier le code]

Logo pomme de terre pertuis.jpg

En 2008 est créée la confrérie de la pomme de terre de Pertuis[33]. Et le 29 janvier 2010 la pomme de terre de pertuis devient une marque[34]. des cantons de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles ;

Appréciée pour sa valeur gustative et sa belle tenue au niveau de la conservation, elle possède une typicité liée au terroir sableux-limoneux très favorable de la plaine de la Durance.Une pomme de terre à chair jaune : les variétés les plus cultivées sont Monalisa et Samba non lavée, ce qui en favorise la conservation cultivée dans la région de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles et conditionnée en sacs portant le logo officiel de la « Pomme de terre de Pertuis ».

La route gourmande de la pomme de terre de Pertuis parcourt tout le bassin de production de La pomme de terre de Pertuis : le Pays d'Aix en Provence, le Luberon et la Vallée de la Durance[35].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Outre l’agriculture, le tourisme a aussi un impact sur l’économie locale et le village dispose d’ailleurs d’un office de tourisme. Les touristes étrangers proviennent principalement des Pays-Bas, de l’Allemagne, de la Belgique et du Royaume-Uni[36].

Les touristes se rendant sur Cadenet ont plusieurs possibilités de logements : deux hôtels, des chambres d'hôtes labellisées et non labellisées, des gîtes, un camping, etc.

Il se développe de plus en plus un tourisme du vin avec visite de caves et une initiation à la dégustation.

Cadenet fut un centre important de vannerie grâce à la proximité de la Durance dont le lit fut, jusqu’au milieu du XXe siècle, un lieu de récolte de l’osier. Florissante entre 1920 et 1930, la production subit ensuite la concurrence du rotin importé d’Extrême-Orient et dut se diversifier : ustensiles à usage domestique, récipients et objets décoratifs. La dernière usine ferma ses portes en 1978. Il subsiste un musée de la vannerie.

ZA de la Meilère au sud du village. Artisanat de faïence, grès...

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Petits commerces sur place (quatre boulangeries, un boucher, une épicerie, etc.), un biomarché, un traiteur, commerces d’équipement de la maison et d’équipement de la personne, 2 banques (Caisse d’épargne et crédit agricole), assurances, photographes etc.

L’origine du marché hebdomadaire, encore en vigueur à Cadenet, remonte à Charles IX qui, par lettre patente donnée à Moulins le 11 septembre 1566, officialisa ce marché le lundi[11].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le tambour d’Arcole, Cadenet
  • Château en ruines.
  • Beffroi de 1879 sur le site du château, qui a remplacé un ancien beffroi roman à trois arches (1500) qui menaçait de s’écrouler sur les habitations en contrebas.
  • église Saint-Étienne construite aux XIIe et XVIe siècles.
  • Façades des XVIIe et XVIIIe siècles.
  • Habitations troglodytes sur les hauteurs du village qui furent le refuge de Vaudois au XVIe. Cet habitat troglodyte a été occupé jusqu’en 1960.
  • Chapelle Notre-Dame des Anges.
  • Plusieurs fontaines et lavoirs :
    • Fontaine basse 1535 et lavoir ;
    • Haute fontaine 1545 : masques de fonte (bacs à fleurs) ;
    • Fontaine et lavoir de l’Aube 1740 ;
    • Fontaine du Marché 1806 : obélisque, 4 dauphins ;
    • Fontaine de Lombardie 1806 et lavoir ;
    • Fontaine Baude 1806 ;
    • Fontaine des Héraults 1806 et lavoir 1726 ;
    • Fontaine aux Pois chiches 1830 ;
    • Fontaine de la Placette 1848 ;
    • Lavoir sous voûte 1850, avenue Gambetta ;
    • Fontaine aux Osiers 1860 ;
    • Fontaine 1937, place de la Mairie ;
    • Fontaine du Tambour 1992;
  • Le Tambour d’Arcole, statue d’André Estienne en bronze (sculpture de Jean Barnabé Amy), érigée en 1894.
  • le Château de Collongue, aujourd'hui propriété de la famille d'Avon de Collongue
  • Musée de la vannerie avec présentation de créations de vanniers en rotin et osier.
  • Pont suspendu construit en 1837[37].
  • Le 20 août 2012 est inaugurée une plaque commémorative de la libération de Cadenet par les soldats américains.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés à Cadenet :

Morts à Cadenet :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Tores Albert dit Taurus poèmes déposés en Mairie et Conseil général sur le tambour d'Arcole et Félicien David. Un exemplaire du Poème sur le tambour d'Arcole a été offert au Maire d'Arcole lors de la fête du jumelage.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Recensement 2010 », INSEE
  2. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  3. « Cours d'eau : rivière la Durance (X---0000) », sur le site du service d’administration national des données et référentiels sur l’eau (SANDRE)
  4. La tradition provençale dit que les deux premiers étaient le mistral et le Parlement d'Aix
  5. « Arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle », sur le site de la Direction générale de la prévention des risques / Ministère du Développement Durable en partenariat avec Réseau Ideal, Sciences Frontières Production et l'Institut francais des formateurs risques majeurs éducation.,‎ 21 mai 2010
  6. « Station météo la plus proche : Pertuis », MSN Météo
  7. « Relevé météo de Pertuis », MSN Météo
  8. (fr) « Cadenet », Parc du Luberon
  9. Urbanisme Patrimoine sur le site officiel de la ville http://www.mairie-cadenet.fr/
  10. a, b, c et d Cadenet historique et pittoresque de Charles Roland
  11. a, b et c page d’accueil du site de la mairie http://www.mairie-cadenet.fr/
  12. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p 55
  13. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l’occasion du millénaire de la fondation de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 216
  14. Gourdon de Genouillac, Nobiliaire du département des Bouches-du-Rhône
  15. Cortez, les grands officiers, p.2342 et Coulet, Aix, t.I, p.284
  16. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 423.
  17. Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, Principauté d'Orange, Comté de Nice, et Principauté de Monaco, par E. Baratier, G. Duby, E. Hildesheimer (Atlas Belfram, Paris, Armand Colin, 1969)
  18. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés
  19. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  20. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM »
  21. « Impots locaux à Cadenet », taxes.com
  22. Loi no 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  25. « école maternelle publique du cédre », Education Nationale,‎ 2010
  26. « Site du collège Mélina Mercouri », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  27. « Carte scolaire du Vaucluse », Conseil général de Vaucluse,‎ 2010
  28. « Site Collège Le Luberon », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  29. « Site du lycée Val de Durance », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  30. « Site du lycée Alexandre Dumas », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  31. « Site du lycée Alphonse Benoit », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  32. Le label Vin de pays d’Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d’Aigues, Cabrières-d’Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L’Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d’Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d’Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d’Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d’Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d’Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  33. « Site de la confrérie de la pomme de terre de Pertuis », sur lapommedeterredepertuis.fr
  34. « la pomme de terre de pertuis devient une marque », Mairie de Pertuis,‎ 2010
  35. « carte de la route gourmande », sur lapommedeterredepertuis.fr
  36. Page sur le tourisme sur http://www.mairie-cadenet.fr/
  37. Guy Baruol et Philippe Autran, « Pour en savoir plus », in Autran, Barruol et Jacqueline Ursch, D’une rive à l’autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de lumière no 153, Forcalquier, 2006. ISBN 2-906162-81-7, p 46
  38. André Gaya
  39. André Gaya