Rustrel

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Rustrel
Château de Rustrel, siège de la mairie
Château de Rustrel, siège de la mairie
Blason de Rustrel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement d'Apt
Canton Canton d'Apt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Apt-Pont Julien
Maire
Mandat
Pierre Tartanson
2014-2020
Code postal 84400
Code commune 84103
Démographie
Gentilé Rustreliens, Rustreliennes
Population
municipale
772 hab. (2011[1])
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 31″ N 5° 29′ 09″ E / 43.9252777778, 5.48583333333 ()43° 55′ 31″ Nord 5° 29′ 09″ Est / 43.9252777778, 5.48583333333 ()  
Altitude 422 m (min. : 279 m) (max. : 1 073 m)
Superficie 28,26 km2
Localisation

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Liens
Site web http://mairie.rustrel.net

Rustrel est une commune française située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Rustreliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Flancs méridionaux des monts de Vaucluse à proximité du signal de Saint-Pierre

Rustrel est un village situé au nord d'Apt et au pied des Monts de Vaucluse. Ses carrières d'ocre à ciel ouvert, pleinement exploitée autrefois, ont fait sa richesse et continue par le biais du tourisme avec celles du "Colorado Provençal". Ses sentiers en terre permettent de découvrir des falaises érodées comprenant plus de 20 teintes d'ocre, des cheminées de fée, etc. Elles datent du crétacé et sont composées principalement de sables ocreux, de sables blancs et de cuirasses ferrugineuses)[2].

Sur les hauteurs des Monts de Vaucluse, on trouve au nord des sols calcaires à faciès urgonien et des calcaires argileux (sols du jurassique supérieur et crétacé) et au sud, des sols datant de l'eocène et oligocène, composées essentiellement de calcaires, de marnes et de grès[2].

Le reste de la commune est composé de quelques dépôts fluviatiles, colluvions et éboulis du quaternaire, ainsi que d'une succession de sols (Jurassique supérieur, crétacé, paléocène) avec calcaires : argileux, à faciès urgonien, gréseux, lacustres, etc. et Marnes (dont Marnes bleues de l'Aptien)[2].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de Carpentras auquel appartient la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Dôa est un cours d'eau traversant la commune au niveau du Colorado provençal. Elle prend sa source près de Gignac et va se jeter dans le Calavon.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique d'Apt
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 4 6 9 13 16 19 19 16 13 7 4 10,7
Température moyenne (°C) 7 8 11 13,5 18 21,5 24,5 24,5 21,5 17 11 8 15,5
Température maximale moyenne (°C) 11 12 16 18 23 27 30 30 25 21 15 12 19,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 26,7 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 361,1
Source : Données climatologiques d'Apt (Vaucluse) 2000-2007
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
3
35,3
 
 
 
12
4
21,3
 
 
 
16
6
21,9
 
 
 
18
9
40,6
 
 
 
23
13
26,7
 
 
 
27
16
14,6
 
 
 
30
19
8,2
 
 
 
30
19
18,3
 
 
 
25
16
57
 
 
 
21
13
52,3
 
 
 
15
7
39,1
 
 
 
12
4
25,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Après une année 2007 caractérisé par une très faible pluviométrie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2, 8 fois plus, se place juste derrière l'année 1968. Quant à la moyenne des températures elle augmente de 0, 5°, l'hiver et le printemps ayant été très doux. Le temps pluvieux a affecté la durée de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale[4].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes (°C) 6,9 7,7 8,7 11,9 17,2 20,5 22,7 22,4 17,9 13,8 8,3 4,6 13,6
Températures normales (°C) 5,1 6,3 8,9 11,4 15,7 19,0 22,3 22,3 18,5 13,8 8,3 5,8 13,1
Écart avec la normale (°C) + 1,8 + 1,4 - 0,2 + 0,5 + 1,5 + 1,5 + 0,4 + 0,3 - 0,6 0 - 0,2 - 1,2 + 0,5
Moyenne mensuelle de précipitations (mm) 103 43 23 126 157 38 12 29 187 122 160 202 1 202
Précipitations normales (°C) 71 56 57 79 70 49 37 53 73 101 74 69 789
Écart avec la normale (°C) + 32 - 13 - 34 + 47 + 87 - 11 - 25 - 24 + 114 + 21 + 86 + 133 + 413
Source : Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009 et station de référence météo : Apt (242m)

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est occupé dès le néolithique puis par les Romains. Il est dominé par deux oppidums celto-ligures (le Pointu et Castillon). Après la conquête romaine, deux grandes villæ occupèrent le site du futur Rustrel : Lausnava et Proxana dont les noms sont d'origine ligure. Au IIe siècle, elles furent la propriété de Fronton.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ancienne porte du prieuré Saint-Julien faisant communiquer le chœur et le cloître

À l'époque carolingienne, la première appartenait aux ancêtres de Foucher, le père de dom Mayeul de Cluny, et fit partie de la dot de sa mère Raymonde. Au XIe siècle, elle fut fortifiée et devint Castelli Launanicus, puis Castrum Lonanici en 1125. La chapelle Notre-Dame des Anges marque encore ce site. Il fut définitivement ruiné, sous le nom de Lhaulnanicis, en 1391, par Raymond de Turenne, neveu de Grégoire XI.

La seconde appartint au XIe siècle au noble Bonald, apparenté aux Agoult-Simiane. Son emplacement est toujours marqué par le prieuré Saint-Julien (début XIIe siècle). Elle fut aussi ruinée par Raymond de Turenne. Ce fut pour fuir l'arrivée du terrible vicomte que les habitants de ces deux villæ se réfugièrent à Rustrel et Saint-Martin-de-Castillon, mieux fortifiés.

Jusqu'au XIIe siècle, les importants revenus de ces fiefs des Agoult[5] revinrent soit à cette famille, soit à l'Église d'Apt quand ses cadets Alfant et Laugier en furent évêques.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Ce fief fut la seigneurie des Simiane, des Eyroux, puis de la ville d'Apt qui l'a vendu en paréage[6].

De 1570 à 1575, durant les guerres de religion, le village est occupé par les protestants.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Plaque du monument aux morts

Le monument aux morts, qui se trouvait initialement placé à droite de la route conduisant sur le plateau d'Albion, a été déplacé pour pouvoir construire des logements sociaux et se situe actuellement de l'autre côté de la route, à proximité des locaux de la Poste. C'est une colonne carrée, flanqué de quatre obus, ses plaques de marbres répertorient tous les Rustréliens mort au cours de la Première Guerre mondiale, la Deuxième Guerre mondiale et la guerre d'Algérie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rustrel est mentionné au XIIe siècle sous le nom de "Rograstrel" puis, en 1274, "Ruastrello" dans le Cartulaire de l'Église d’Apt.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Sault

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à un rustre d'or

Devise : l'épée est mon droit

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947   Marcel Pellenc Radical socialiste Haut fonctionnaire
mars 2001 mars 2008 Pierre Rimélé UMP Retraité militaire
mars 2008 en cours Roger Fenouil PS Retraité enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Rustrel en 2009[7]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,21 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 9,95 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 44,07 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 22,33 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 772 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
617 703 666 697 766 739 753 767 828
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
824 977 705 737 661 601 618 531 484
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
484 476 442 401 467 474 365 341 273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
268 375 393 540 636 614 645 655 739
2011 - - - - - - - -
772 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Exploitations minières[modifier | modifier le code]

Une mine d'ocre est toujours en exploitation industrielle sur le territoire de la commune au XXIe siècle.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est l'une des principales ressources de la commune: camping, chambres d'hôtes, gîtes, etc.

L'attraction touristique principale réside dans le Colorado provençal, où le sol est constitué d'ocres de différentes teintes, en direction de Gignac. L'exploitation et l'érosion naturelle ont façonné le paysage pour lui donner des apparences rappelant celui du Colorado. La ressemblance évidente avec Roussillon, distant d'une quinzaine de kilomètres, est due à la nature commune de leurs sols.

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Agriculture[modifier | modifier le code]

Vignes de Rustrel avec en second plan le Colorado provençal
Viticulture

La commune produit des vins AOC Ventoux. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[10].

Le vignoble se situe en majeure partie sur des sédiments déposés par les mers de l’ère tertiaire à la base du massif calcaire du Ventoux. On distingue trois types de terroirs[11] :

  • les sols rouges provenant de la dégradation du calcaire. Ce sont des terres à garrigue, typiquement méditerranéenne, et qui ont été à la source du vignoble actuel ;
  • les sols formés d'un mélange de sable et d'argile ocreuse de différentes couleurs selon les oxydes minéraux contenus. Reliquat d'un climat tropical, ils prennent un faciès latéritique dans la haute vallée du Calavon ;
  • les sols détritiques recouverts soit par des galets roulés (terrasses fossiles des torrents du Tertiaire descendus des Préalpes), soit par des éboulis calcaires détachés de la montagne (piémont du Ventoux).
Trufficulture
Truffière à Rustrel
Truffes de Rustrel sur le marché du samedi à Apt

Fleuron de la gastronomie française, la truffe est une spécialité provençale, puisque la région produit 80 % des truffes en France[12]. Le Vaucluse, autour du piémont du mont Ventoux et des monts de Vaucluse est, avec la Drôme provençale, le premier producteur de Tuber melanosporum[13]. Son marché reste hors normes car c'est la seule production à échapper aux inspecteurs de l'administration fiscale, aucune transaction n'étant réglée par chèque[13]. L'approche des fêtes de fin d'année fait exploser les prix. Mais les meilleures truffes sont celles du mois de janvier, période où elles sont à pleine maturité[12]. En saison, ce sont les marchés de Carpentras et de Richerenches, les plus importants de la région, qui fixent les cours. Les rabassiers (trufficulteurs) affirment, pour justifier les prix, que le « diamant noir » naît entre les pluies des deux Vierges. Ces précipitations doivent être abondantes entre l'Assomption (15 août) et la Nativité de Notre-Dame (8 septembre). C'est loin d'être faux puisque les spécialistes ont vérifié qu'une bonne année dépend à la fois d'un fort ensoleillement estival suivi de pluies entre la mi-août et la mi-septembre[14].

La truffe se récolte jusqu'à 1 000 mètres d'altitude. Préférant les terrains calcaires, elle se développe toujours en symbiose avec le chêne blanc ou vert, le frêne et le charme. On prétend que les plus fines poussent à l'ombre du tilleul[14].

Équipements ou Services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le village de Rustrel possède une école primaire[15].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club de parapentes
  • Parcours d'aventures forestières

Environnement[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fontaine de Farinette

Moulin à huile[modifier | modifier le code]

Pressoir à olive et ses scourtins (XIXe siècle)

Le village a conservé son moulin à huile. Daté du XVIIIe/XIXe siècle, il est ouvert à la visite.

Au XVIIIe siècle, la grande majorité des moulins étaient « à recense ». Le marc d'olives, passé plusieurs fois au pressoir, était régulièrement ébouillanté, ce qui permettait de faire remonter la matière grasse. Cette technique permettait de recueillir l'huile à la surface des bassins de décantation. Le résidu du marc ou grignon était recyclé, soit en tant qu'engrais, soit comme combustible pour la chaudière[16].

La révolution industrielle eut ses répercussions en agriculture. Elle apporta une mécanisation de plus en plus poussée et l'outillage des moulins à huile devint de plus en plus encombrant et coûteux. Rares furent, au XIXe siècle, les petits propriétaires qui purent s'équiper. Ils préférèrent opter pour l'apport de leur récolte au moulin le plus proche[16].

Article détaillé : Huile d'olive de Provence AOC.

Hauts fourneaux[modifier | modifier le code]

Haut fourneau de Rustrel d'une capacité de six tonnes ayant fonctionné au bois

Rustrel est au centre d'un vaste bassin minier et métallurgique dont la production de fer perdura jusqu’au XIXe siècle. Il est divisé en trois secteurs qui se jouxtent[17].

Des datations au C14 ont permis d'identifier certains ferriers comme appartenant la période de La Tène. Des campagnes de prospections, réalisées entre 1996 et 2008, ont répertorié plus de 300 ferriers[17]. Exploité jusqu'à la fin du XIXe siècle, en particulier à Gignac et à Rustrel, ce minerai de fer contribua à l'essor économique et industriel de la vallée du Calavon[18].

Dans les années 1850, le besoin de bois pour la production de fer s’intensifia tellement qu'il provoqua la déforestation des Monts de Vaucluse et du Mont Ventoux[18]. À Rustrel, au pied du site de Notre-Dame des Anges, existent toujours les vestiges des hauts fourneaux qui furent construits, à partir de 1836 pour se substituer à celui de Velleron. Ils permirent, jusqu'en 1890, de produire des fontes à gueuses et à moulages. Cette exploitation périclita par manque de moyens de transport adéquat[19].

Château[modifier | modifier le code]

Château de Rustrel

Il a été construit au centre du village au cours du XVIIe siècle et abrite la mairie. Il a remplacé le château de Villevieille démoli sur ordre du Conseil de Ville en 1590 pour un prix-fait de 25 écus[20].

Il se présente sous la forme traditionnelle des châteaux de haute Provence, un quadrilatère flanqué de quatre tours d'angle arrondies[21]. Une intelligente restauration a mis en valeur porte d'entrée et fenêtres centrales avec un encadrement en grand appareil à bossages.

Prieuré Saint-Julien[modifier | modifier le code]

Prieuré Saint Julien

Situé près de la route menant d'Apt à Rustrel, il est daté du XIe mais a été construit sur l'emplacement d'une des anciennes résidences de Fronton. En effet, des travaux de réfection entrepris, en 1646, révélèrent la présence d’une stèle funéraire épigraphique sur laquelle était gravée l’inscription :

FRONTO ATIPONIS F. SIBI PARENTIBUSQUE SUIS EX TESTAMENTO SUO.

Sa nef a été raccourcie à une époque indéterminée. Son abside a la particularité d'être semi-circulaire à l'intérieur et pentagonale à l'extérieur. Quant à son cul-de-four, il est d'une parfaite stéréotomie.

Notre-Dame-des-Anges[modifier | modifier le code]

Cette église est construite sur un ancien fundus romain. Ancien lieu de culte de la villa Lausnavo, elle était dite chapelle de Villevieille avant 1600[22].

Elle fut agrandie en 1660. C'est lors de ces travaux que l'entrée a été restructurée avec des blocs en réemploi dont l'un porte une inscription malheureusement indéchiffrable.

Devant cette chapelle se déroulait chaque année, le 8 septembre un pèlerinage suivi du Juec dou Borni ou Jeu du Borgne[23].

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

église de Rustrel

Cette église du XVIe siècle fut d'abord placée sous le vocable de Saint-Romain. Elle l'est de nos jours sous celui de la Nativité de Notre-Dame. Elle comporte une nef unique et une abside semi-circulaire dominée par un clocher-arcade à trois baies.

Laboratoire Souterrain à Bas Bruit de Rustrel (LSBB)[modifier | modifier le code]

Après 25 ans de service opérationnel, le Poste de Conduite de Tir no 1 du système d'arme Sol Balistique Stratégique du plateau d'Albion, a pu être converti en Laboratoire Scientifique Multidisciplinaires.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

L'émission C'est pas sorcier y a tourné un reportage, expliquant l'ocre et son exploitation (ainsi qu'à Gargas et Roussillon).

Le clip de Laurent Wolf I walk the line y a été tourné.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Populations légales 2010 de la commune », INSEE
  2. a, b et c Page dédié à Rustrel et sa géologie
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. Roland Sautel, Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009, p. 13.
  5. Ces villæ sont huit fois citées pour leurs vignobles dans le Cartulaire de l'Église d'Apt.
  6. Le fief en paréage appartenait à différents coseigneurs. Dans le Vaucluse, une commune Lagarde-Paréol (Paréol = paréage) est le témoin dans son toponyme de cette pratique relativement courante.
  7. « Impots locaux à Rustrel », taxes.com
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  11. Rapport sur la demande d'appellation d'origine contrôlée des vins délimités de qualités supérieure côtes-du-ventoux, op. cit., p.4.
  12. a et b Truffe, le diamant noir de la Provence
  13. a et b Jacques Galas, Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale, Alpes de Lumières (ISBN 978-2-906162-92-1), p.111.
  14. a et b Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, A. Barthélemy, Avignon, 2000,‎ 2000 (ISBN 2879230411), p.  180.
  15. Cf. École de Rustrel.
  16. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 165.
  17. a, b, c, d et e Métallurgie ancienne du fer en pays d'Apt
  18. a et b Histoire de l'ocre
  19. Robert Bailly, Dictionnaire des communes de Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1985, p. 350.
  20. Archives communales CC 1.
  21. Aujourd'hui, l'une des tours d'angle est ruinée
  22. Cf. R. Bailly, Répertoire des prieurés, chapelles et abbayes du département de Vaucluse, Mémoire de l'Académie de Vaucluse, 1966.
  23. Robert Bailly (op. cité) explique que l'on disposait une allée de branches qui dirigeait jusqu'à un pieu. Le jeu consistait à la parcourir les yeux bandés jusqu'au poteau et à le frapper d'un coup de bâton sans être tombé. Pour corser la difficulté du parcours, des roulements de tambour scandaient le progrès ou les hésitations du candidat. En cas de succès, le gagnant recevait comme prime une paire de poulets.
  24. Livres de Solange Jean-Courveille
  25. L'aventure industrielle à Rustrel,Chronologie d'après Roger Fenouil et Régis Fabre

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour la partie historique 
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Augustin Roux, Mémoire historique sur le village de Rustrel, près d’Apt, Imp. Reboulin, Apt.
  • Régis Fabre, Rustrel ; histoire d'une communauté rurale entre Luberon et Albion, Luberon nature, Edisud, Aix, 1981.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.
Pour la partie lieux et monuments 
  • Robert Bailly, Répertoire des prieurés, chapelles, abbayes du département de Vaucluse, Mémoire de l'Académie de Vaucluse, 1966.
  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin. Arts et traditions populaires, Éd. Aubanel, 1992, (ISBN 2-7006-0061-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]