Port-de-Bouc
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| Port-de-Bouc | ||
Le fort de Bouc (appelé Fort Vauban) |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Bouches-du-Rhône | |
| Arrondissement | Istres | |
| Canton | Martigues-Ouest | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Pays de Martigues (CAPM) | |
| Maire Mandat |
Patricia Fernandez-Pédinielli 2008-2014 |
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| Code postal | 13110 | |
| Code commune | 13077 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Port-de-Boucains | |
| Population municipale |
17 216 hab. (2010) | |
| Densité | 1 502 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 15 m (min. : 0 m) (max. : 68 m) | |
| Superficie | 11,46 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.portdebouc.fr | |
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Port-de-Bouc est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Port de Boucains.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Port-de-Bouc est située à l'embouchure du canal de Caronte qui relie l'étang de Berre au golfe de Fos et à la Méditerranée.
Climat [modifier]
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales (°C) | 11,0 | 12,4 | 15,2 | 17,4 | 21,8 | 26,0 | 29,6 | 29,3 | 25,2 | 20,0 | 14,4 | 11,8 | 19,5 |
| Températures moyennes (°C) | 6,8 | 7,9 | 10,3 | 12,6 | 16,7 | 20,6 | 23,9 | 23,7 | 20,1 | 15,5 | 10,3 | 7,8 | 14,7 |
| Températures minimales (°C) | 2,6 | 3,4 | 5,3 | 7,7 | 11,6 | 15,2 | 18,1 | 18,1 | 14,9 | 11,0 | 6,2 | 3,8 | 9,9 |
| Précipitations (hauteur en mm) | 62 | 48 | 47 | 56 | 40 | 37 | 15 | 31 | 64 | 99 | 54 | 56 | 606,2 |
| Source: Météo France / Station d'Istres[1] | |||||||||||||
Toponymie [modifier]
Port-de-Bouc est mentionnée sous la forme Portus de Boc en 1147.
Il peut être issu d'un hypothétique thème ligure *bukk à valeur oronymique, de *ug (hauteur) ou du latin boca au sens d’embouchure[réf. nécessaire]. À rapprocher du nom de la commune de Bouc-Bel-Air dans le même département.
Histoire [modifier]
Faits historiques [modifier]
Port-de-Bouc était originellement un hameau de la commune de Fos. C'est Napoléon Bonaparte qui ordonne en 1805 l'aménagement du port et de la ville, par décret impérial ; mais en 1820, seule la jetée est achevée, et les plans établis ne seront jamais réalisés. Alexandre Dumas, qui visite le site en 1834, n'y trouve que « trois maisons dont deux étaient fermées faute de locataires, et dont la troisième [était] transformée en auberge »[2].
Le 2 septembre 1866, Port-de-Bouc est devenue une commune.
Embrassant la mer, la ville affirme sa vocation industrielle et maritime, elle devient terre marine. L’art des bateaux, de la transformation des énergies issues de la mer a trouvé son port d’attache.
En 1850 pour le développement du port de commerce, ainsi que des activités industrielles telles que les salins, l’usine à plomb, nous sommes en 1876 pour l’installation de la sècherie de morues Cabissol de la Lèque, nous sommes en 1894 pour l’ouverture de la raffinerie de pétrole “La Phocéenne”.
En 1899, à la porte du XXe siècle les chantiers et ateliers de Provence, spécialisés dans la construction navale s’implantent à Port-de-Bouc. Quelques années plus tard, deux usines de produits chimiques, Saint-Gobain et Kuhlman, choisissent elles aussi Port-de-Bouc.
En été 1947, un évènement marque à tout jamais la ville de Port-de-Bouc: 4 500 passagers de l’Exodus, survivants de la Shoah, restent parqués pendant trois semaines à bord de trois bateaux cages de la marine britannique dans la rade de Port-au-Bouc. Bras de fer entre deux nations, la France et l’Angleterre, une chaîne de solidarité est organisée par les Port de Boucains autour des réfugiés et la France refuse de forcer les passagers rescapés des camps de concentration de la 2nde guerre mondiale à descendre des bateaux, passagers qui devaient à la base rejoindre la terre de Palestine. Ses réfugiés furent transférés par les Anglais de nouveau dans des camps de déportés en Allemagne! Ce n'est qu'en 1948, après l'établissement de l'État d'Israël, qu'une première partie des passagers de l'Exodus parvint en Palestine.
Durant cette période, la population augmente et se diversifie. Elle acquiert là son statut de ville hospitalière. En 1966, la ville enregistre 14 000 habitants de tous horizons : français, espagnols, maltais, italiens, grecs...
Première fracture, survenue en 1966, les chantiers naval qui ont forgé l’identité de la cité, dont les rues aujourd’hui encore portent des traces indélébiles, ferment leurs portes. Un évènement économique majeur qui déstabilise toute la ville. Deux mille emplois disparaissent alors.
Dans les années 70 toute la région vit dans la perspective du gigantesque complexe industriel de Fos-sur-Mer. On s’attend à la création de milliers d’emplois, des sidérurgistes lorrains arrivent dans la région, décidés à contribuer au développement promis.
Port-de-Bouc dispose de réserves foncières, et poussé par les autorités nationales fait face à l’arrivée de 7 500 nouveaux habitants en construisant des infrastructures d’accueil. Cet espoir-là pour la ville et pour l’ensemble des familles n’aura duré que quelques années.
La désillusion survient en 1975 avec l’arrêt du développement de la Z.I. de Fos, suivi de près par la crise de la sidérurgie qui frappe aussitôt les unités de Solmer et d’Ugine Acier.
Unique Criée publique de toute la région PACA pour la vente du poisson, ses deux ports de pêche accueillent une importante flotte de chalutiers. D’autant que la ville a introduit l’implantation de sociétés de transformation des produits de la mer.
Voisine des activités liées à la pêche, la plaisance ; le port abrite des bateaux venus de toute l’Europe.
La requalification urbaine entreprise depuis une dizaine d’années a donné un nouveau visage à Port de Bouc.Tout en améliorant le cadre de vie des Port de Boucains, l’attractivité de la ville s’est renforcée.
Héraldique [modifier]
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Les armes peuvent se blasonner ainsi : De gueules à l'ancre de marine d'or avec sa gumène du même, surmontée d'une trangle aussi d'or étayée aux cantons de deux bâtons du même mouvant des flancs, l'un en barre à dextre et l'autre en bande à senestre. |
Politique et administration [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 17 216 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
Festival des Agglos 2001-2011 (Musiques actuelles). Organisé par l'association "Avec la Tête" et coordonné par Kanjar'Oc Association. Arrêté suite à un manque de moyen, la municipalité ne soutenant pas cette association
Personnalités liées à la commune [modifier]
Chanson [modifier]
- François Valéry (chanteur)
- Stéphane DANIEL (chanteur engagé, défenseur du Félibrige et digne héritié d'Alphonse Tavan, un de ces 7 fondateurs) www.stephanedaniel.com
- La Grande Sophie (chanteuse pop française)
- Kanjar'Oc (groupe de rock engagé)
- Sophie Pondjiclis (mezzo-soprano)
- Sam Karpienia (chanteur chants méditerranéens/occitans)
- Jean Duino (auteur compositeur) un amoureux des mots et de la langue française.
- jose de la negreta (chant flamenco)
- Luis de Almeria (chant flamenco)
- Mimiz (rap)
Cinéma [modifier]
- Marco Cortes (acteur)
Littérature [modifier]
- Franck Membribe (écrivain)
- Paul Valéry (poète/écrivain)
- Charles Crétinon (écrivain)
- Omar Bouhamouche (historien)
Peinture et sculpture [modifier]
- Borel Jean-Marie (artiste peintre)
- Philippoussis Denis (artiste soudeur)
- Raymond Moralès (sculpteur sur œuvres métalliques)
- Olive (artiste peintre)
- Maurice Fanciello (artiste peintre)
- Émile Persiani (artiste sculpteur sur métal)
- Émile Bellet (artiste peintre)
- Georges Coulomb(artiste peintre)
- Nicole Persiani (artiste gateau)
- Gatou: Gaëtane Duino née Mélias (artiste peinture)
- Guy Thibert (art contemporain)
- Jean Roubaud (escrivain peintre)
Footballeurs [modifier]
Économie [modifier]
L'entreprise, Le Pêcheur de Carro, située à Port-de-Bouc, depuis 1976, est la seule qui conditionne la poutargue de Martigues. La production est d'environ 50 kilos par an[5].
Culture et patrimoine [modifier]
- Le canal d’Arles à Bouc, inauguré en 1834.
- Le Fort de Bouc (XIIe - XVIIe siècles) situé sur le territoire de la commune de Martigues.
- Le musée Morales : 600 sculptures métalliques de Raymond Moralès sur 5 000 m2 d'exposition.
- Archéologie : la commune abrite quelques sites archéologiques (par exemple, l'oppidum de Castillon) même si très peu ont fait l'objet de réelles fouilles.
- La Statue du Christ 1660-80 classée aux monuments historiques
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- http://climat.meteofrance.com/chgt_climat2/climat_france?68377.path=climatstationn%252F13047001
- Ville de Port-de-Bouc : Une ville, des bateaux et des hommes (Journal d'Exposition 2005)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Dictionnaire de la Provence, op. cit., p. 616.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- DUMAS (Alexandre), Port-de-Bouc : Impressions de voyage/Le midi de la France. 1834.
- SAUREL (Alfred), Histoire de Martigues et de Port-de-Bouc, Marseille, 1892.
- BETEILLE (L.), Histoire de Port-de-Bouc, Aix-en-Provence, 1926.
- CRETINON (Charles), Contribution à l'histoire de Port-de-Bouc, Marseille, 1969.
- CORNU (Roger), Du chantier naval à la ville : la mémoire ouvrière de Port-de-Bouc : étude, Aix-en-Provence, 1984.
- DOMENICHINO (Jean), Des Bateaux et des hommes : Port-de-Bouc, Port-de-Bouc, 1987.
- DOMENICHINO (Jean), Un Chantier, des ouvriers, une ville : Port-de-Bouc et la construction navale, 1900-1966 : analyse du rayonnement d'une entreprise et de son collectif ouvrier, Lille, 1988.
- ROCHE (Pierre), Port-de-Bouc : destination santé, Port-de-Bouc, 1988.
- DOMENICHINO (Jean), Une Ville en chantiers : la construction navale à Port-de-Bouc, 1900-1966, Aix-en-Provence, 1989.
- Jacques Marseille (sous la direction de), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, Paris, 2002. (ISBN 2035751055)
- CRETINON (Charles), Port-de-Bouc, Saint-Cyr-sur-Loire, 2002.
- ROS (Jo), Port-de-Bouc : Pentagone, mon quartier au cœur, Saint-Cyr-sur-Loire, 2003.
- CRETINON (Charles), Port-de-Bouc : des origines à nos jours, Aix-en-Provence, 2004.
- ROS (Jo), Port-de-Bouc : l'aventure de la salle Gagarine, Saint-Cyr-sur-Loire, 2004.
