Loriol-du-Comtat

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Loriol-du-Comtat
Centre du village
Centre du village
Blason de Loriol-du-Comtat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Canton Carpentras-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin
Maire
Mandat
Gérard Borgo
2014-2020
Code postal 84870
Code commune 84067
Démographie
Gentilé Loriolais, Loriolaises
Population
municipale
2 422 hab. (2011)
Densité 215 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 38″ N 5° 00′ 05″ E / 44.077222222222, 5.001388888888944° 04′ 38″ Nord 5° 00′ 05″ Est / 44.077222222222, 5.0013888888889  
Altitude 65 m (min. : 31 m) (max. : 93 m)
Superficie 11,29 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.loriolducomtat.fr

Loriol-du-Comtat est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont nommés les Loriolais(es)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans la plaine, au sud du Mont Ventoux, à l'ouest des Monts de Vaucluse, à l'est du Rhône et au nord de la Durance, entre Avignon, Carpentras et Orange.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur une petite colline. L'accès principal est la RD 950 qui unit Carpentras à Orange [2]. L'autoroute la plus proche est l'autoroute A7 et la gare TGV la plus proche est la gare d'Avignon TGV. La RD 107 unit Loriol-du-Comtat à Monteux. La nationale la plus proche est la N 942 qui unit Carpentras à Avignon (qui devient après RD 225)dans la commune de Le Pontet

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Située dans la plaine alluvionnaire du Comtat Venaissin, le territoire de la commune est situé dans une cuvette cernée de coteaux. Jusqu'au Moyen Âge, c'était un marécage d'où émergeait seule la colline du Mourre di Masco.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Mède et le Brégoux, qui s'unissent à son extrémité sud pour former le Grand Vallat[2]. On trouve aussi la Sauzette, petit affluent de la Mède, ainsi que le canal de Carpentras.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de Carpentras-nord auquel appartient la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d'influence du climat méditerranéen. Son climat est donc soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps[4]. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout exceptionnel :

  • Le mistral assainit le vignoble, principale culture de ce terroir
  • La saisonnalité des pluies est très marquée
  • Les températures sont très chaudes pendant l'été.
Mois
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,75
Températures minimales moyennes (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Températures moyennes (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 8,5 7,5 14,7
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,5 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34,0 465,4
Source : Données climatologiques de Carpentras 2000-2007

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Beaumes de Venise Sarrians, Aubignan Aubignan, Carpentras Rose des vents
Sarrians N Carpentras
O    Loriol du Comtat    E
S
Bédarrides Monteux Carpentras

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Au cours de cette période seule une petite éminence, le Mourre di Masco émergeait des marécages environnants. Il n'a donc pas été retrouvé de traces ni d'occupation préhistorique ni de la colonisation romaine[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le 23 juin 1148, des moines cisterciens venant de Mazan dans l'Ardèche, commencèrent à s'installer à Gordes et fondèrent l'abbaye de Sénanque. Quelques-uns vinrent sur place pour assécher les marais qui entouraient, au quartier de Meyras, le prieuré clunisien de Notre-Dame des Anges[1].

Ce fief des comtes de Toulouse, marquis de Provence, fut dévolu, en 1240, à Barral des Baux. Cette inféodation fut confirmée par Innocent IV, en 1246[1]. Un château fut alors édifié sur le Mourre di masco (la colline des sorciers), en 1254. Il fut entouré de silos à grains et de cuves vinaires creusées dans le roc[5].

Le nouveau seigneur accorda, le 1er octobre 1264, une charte de privilèges aux Loriolais. Contre 6 000 sous tournois, payables en trois échéances, ils se voyaient accorder le droit d'élire leurs syndics, de lever des impôts et étaient exonérés de certaines charges[1].

Le recteur du Comtat Venaissin, Nicolà de Franzesi, nouvellement nommé, confisqua son fief à Bertrand des Baux, pour défaut d'hommage. Il ne lui fut rendu qu'en 1297 après qu'il eut versé 2 000 livres[1].

Le neveu de Clément V, Raymond Guilhem de Budos, seigneur de Clermont et de Lodève, Gouverneur de Bénévent et recteur du Comtat Venaisiin, épousa, en 1310, Cécile des Baux, dite Rascasse ou Belle Comtesse, qui lui apporta en dot Loriol[5]. Ce fief resta aux Clermont-Lodève jusqu'en 1363, année du mariage de Marguerite de Budos avec Astrorg de Peyre, un des barons du Gévaudan devenu seigneur de Beaumes-de-Venise. Cette famille le conserva jusqu'en 1417[1].

En 1399, une transaction fut signée entre Loriol, Sarrians, Bédarrides et Monteux pour l'entretien et le curage des rivières traversant leurs territoires[2].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Au cours du XVe siècle, l'ancien prieuré de Cluny est sécularisé et la prioriale de Notre-Dame des Anges devint désormais ecclesia de Meyrasso. Deux actes notariés désignent le domaine de Talaud, le premier, en 1572, où le futur château est désigné comme un harmas, terre en friche, le second en 1585, dans lequel il est cité comme étant une grange, c'est-à-dire une exploitation agricole[1].

Les Cisterciens, en 1641, édifièrent un nouveau monastère. Il n'en reste de nos jours qu'une tour[5]. Le fief de Loriol passa, au cours du XVIe siècle aux Allemand de Pazzis, puis aux Pazzis de Seguin et aux Terrasse pendant le XVIIe siècle[1].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Les derniers seigneurs de Loriol furent les Tertulle de la Roque et de la Baume. Une branche cadette fit édifier le château de Talaud en 1758 auquel fut adjoint une chapelle en 1777[1].

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Le 30 avril 1876, la foudre s'abattit sur le clocher de l'église paroissiale qui s'effondra dans la nef[6].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1900, pour la première fois apparait l’appellation côtes-du-ventoux et des crans. C'est à partir de 1939, que les vignerons constituèrent un syndicat des vins du Ventoux. Grâce à leur action, leurs vins furent classés en Vin Délimité de Qualité Supérieure (VDQS) dès 1953[7] puis accédèrent enfin à l’AOC le 27 juillet 1973.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne dénomination attestée du nom du village date de 1254 avec castr. Aurioli. Cette forme ancienne est dérivée de aureolus, qui désigne le loriot en latin[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Armes de Loriol-du-Comtat

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent au pin terrassé de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1977 Germain Nicolet Radical  
1993 2014 Michel Nicolet Divers droite  
2014 en cours Gérard BORGO Divers droite  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 422 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268 267 289 401 452 501 505 472 530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
545 551 506 518 540 492 542 546 580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
628 627 655 671 734 766 769 803 857
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
875 903 1 191 1 426 1 710 1 871 2 125 2 186 2 390
2011 - - - - - - - -
2 422 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Au cours du XIXe siècle, la commune produisait de la garance, du blé et cultivait le mûrier pour le ver à soie[2]. De nos jours, sur la plaine restent cultivées les céréales et s'est développée une intense activité de pépinières ornementale et fruitière. Les coteaux qui dominent la plaine accueillent un vignoble producteur de Ventoux (AOC).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Bastide à Loriol transformée en gîte rural

Située dans la plaine du Comtat Venaissin, avec sa situation à proximité d'Avignon et de son riche patrimoine, de Carpentras et du mont Ventoux, la commune voit le tourisme occuper directement ou indirectement une place non négligeable de son économie.

Pour loger ses touristes la commune dispose d'un hôtel, de chambres d'hôtes et de gites.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Groupe scolaire « les pins » et crèche « les petites frimousses ».

Santé[modifier | modifier le code]

Loriol-du-Comtat possède sur son territoire une pharmacie, un docteur, un dentiste puis une Infirmière. Hôpital sur Carpentras.

Sports[modifier | modifier le code]

L'on trouve sur la commune un poney club, un boulodrome, des courts de tennis, un stade et des cours de football ainsi que des chemins pour la pratique de la randonnée pédestre. Diverses associations sportives.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Loriol
  • Église de Saint-Pierre-aux-Liens (XIIe siècle)
  • Chapelle de Notre-Dame des Anges, (XIe-XVIIe siècle), au quartier de Meyras
  • Hôtel de Ville (XVIIIe siècle)
  • Château Sainte-Barbe (au nord-est)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986,‎ 1986 (ISBN 2903044279)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997,‎ 1997 (ISBN 284406051X)
  • Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, A. Barthélemy, Avignon, 2000,‎ 2000 (ISBN 2879230411)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Robert Bailly, op. cit., p. 242.
  2. a, b, c et d Jules Courtet, op. cit., p. 206.
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. La climatologie du Vaucluse
  5. a, b et c Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 106.
  6. Robert Bailly, op. cit., p. 243.
  7. L'arrêté du 29 décembre 1953 définit les conditions de production du V.D.Q.S. côtes-du-ventoux.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1835.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]