Gordes

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Gordes
Vue du village par le sud-ouest
Vue du village par le sud-ouest
Blason de Gordes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Gordes (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Luberon Monts de Vaucluse
Maire
Mandat
Maurice Chabert
2014-2020
Code postal 84220
Code commune 84050
Démographie
Gentilé Gordiens, Gordiennes
Population
municipale
2 056 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 43″ N 5° 12′ 03″ E / 43.91194444, 5.20083333 ()43° 54′ 43″ Nord 5° 12′ 03″ Est / 43.91194444, 5.20083333 ()  
Altitude Min. 111 m – Max. 635 m
Superficie 48,04 km2
Localisation

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Gordes est un village et une commune française, situé dans le département de Vaucluse, région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est un des villages les plus visités du parc naturel régional du Luberon.

Perché sur un rocher, le village est classé parmi les plus beaux villages de France grâce à son patrimoine riche et varié : deux abbayes, de très nombreux hameaux anciens, plusieurs moulins à eau et à vent et plusieurs centaines de cabanes en pierre sèche ou bories.

Ses habitants sont appelés les Gordiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur le village de Gordes.

Situation[modifier | modifier le code]

Gordes est situé dans le centre du département de Vaucluse, sur le flanc sud des monts de Vaucluse, dominant du haut d'un piton rocheux la vallée du Calavon et faisant face à la montagne du Luberon.

La commune de Gordes est limitrophe de celles de Venasque, Le Beaucet et Murs au nord, Joucas et Roussillon, à l'est, Goult, Saint-Pantaléon, Beaumettes et Oppède au sud et Cabrières-d'Avignon et Saumane-de-Vaucluse à l'ouest. Elle se situe à mi-chemin de la route menant de Cavaillon à Saint-Saturnin-lès-Apt.

Topographie[modifier | modifier le code]

Située à cheval entre deux ensembles géographiques, Gordes est une des communes les plus étendues de la région avec 4 804 hectares. Le nord de la commune est formé par les monts de Vaucluse. C'est là que se situe le point culminant de la commune à 635 mètres d'altitude, à proximité de la « Pouraque » et des « Trois Termes ». Le sud de la commune est formé de la plaine du Calavon (dite aussi « vallée Nord Luberon ») et des collines du secteur dit de la « Garrigue » où se trouve le point le plus bas de la commune à 111 mètres d'altitude, au sud-ouest de la municipalité, au niveau du « plan de l'Alba ».

Le village de Gordes se trouve quant à lui à la limite entre ces deux reliefs, sur un promontoire calcaire des monts de Vaucluse, dominant la plaine du Calavon de 120 mètres en culminant à 370 mètres d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Gordes est en partie situé sur les monts de Vaucluse, connus pour être riches en eau (Fontaine-de-Vaucluse se trouve à quelques kilomètres à l'ouest seulement). Plusieurs cours d'eau parcourent la commune, aussi bien en surface que sous terre.

Les deux principaux cours d'eau superficiels de Gordes ont joué un rôle primordial dans la vie et l'implantation des sites. La Sénancole[1], située à l'ouest de la commune, est à l'origine du choix du lieu d'implantation de l'abbaye de Sénanque. La Véroncle[2], située à l'est de la commune, a permis par un système de barrages et de canaux de diriger l'eau jusqu'à des moulins afin d'actionner des meules et développer l'activité économique du secteur. Mais la modernisation et les nombreux tremblements de terre (dont celui du 14 novembre 1887 qui détruisit, entre autres, le barrage principal) ont eu raison de cette activité. Le cours d'eau est depuis en partie souterrain. La Véroncle rejoint en bordure est de la commune, venant de Joucas vers Goult, le Carlet qui, comme la Roubine, se jette dans l'Imergue[2].

Les cours d'eau souterrains de Gordes sont nombreux. Certains, comme dans le « vallon » au nord du village, avaient même été canalisés pour permettre à de plus grandes quantités d'eau d'arriver vers les lieux de vie.

Géologie[modifier | modifier le code]

Avec une forte variation du relief, la géologie des sols de la commune se divise en plusieurs zones distinctes.

Ainsi, il existe au nord, sur les monts de Vaucluse, des sols datant principalement du Jurassique supérieur composés de calcaires à faciès urgonien et de calcaires argileux. On trouve aussi, en très faible proportion et très localisé au-dessus de Sénanque, un sol datant de l’éocèneoligocène composé de calcaires, de sables et d'argiles.

La géologie au sud du village est plus complexe avec la plaine sous Gordes (sud-est) composée de sols datant du quaternaire (dépôts fluviatiles, colluvions et éboulis) et de sols du jurassique supérieur–crétacé (calcaires argileux et marnes bleues aptiens) ; les collines du secteur de « la garrigue » (au sud du village) composées de sols datant du crétacé–paléocène (calcaires gréseux, calcaires lacustres, sables argileux bariolés, sables blancs et ocrés ainsi que quelques cuirasses ferrugineuses) et du miocène (molasses calcaires, sables et marnes) ; enfin le sol du territoire descendant vers la plaine du Calavon avec une partie légèrement plus en hauteur datant du miocène (molasses calcaires, sables et marnes) et une plus basse du quaternaire (dépôts fluviatiles, colluvions et éboulis)[3].

160° depuis l'ouest du village : Gordes, la plaine et le Luberon.

Climat[modifier | modifier le code]

Gordes est situé dans la zone d'influence du climat méditerranéen.

Orienté au sud et subissant les effets du Mistral qui souffle presque un tiers de l'année dans le Vaucluse, le village bénéficie d'un ensoleillement particulièrement élevé avec environ 300 jours par an (298 jours en 2006[4]) avec un faible nombre de jours nuageux ou pluvieux (quarante jours nuageux et 26 jours pluvieux en 2006[4]). Sur les journées de précipitations, certaines le sont lors d'orages estivaux (huit en 2006[4]) qui apportent parfois de la grêle (une journée en 2006[4]). De plus, la neige est assez rare avec moins de trois jours par an (un jour en 2006[4]). La pluviométrie annuelle est ainsi de 678,4 mm/an (moyenne sur vingt ans, 504,3 mm/an en 2006[4]) ce qui est plus faible que la moyenne nationale (770 mm/an).

En période estivale, les températures élevées associées à la faiblesse des précipitations créent une période de sécheresse de un à deux mois selon l'indice de Gaussen (températures en degrés Celsius deux fois supérieures aux précipitations en millimètres)[5].

Relevé pluviométrique au hameau des Bouilladoires (en mm)
Déc 2005 Total annuel
79,6
Janvier 2006 Février 2006 Mars 2006 Avril 2006 Mai 2006 Juin 2006 Juillet 2006 Août 2006 Sept 2006 Oct 2006 Nov 2006 Dec 2006 Total annuel
53,4 30,8 24,9 5,5 13,5 7,5 88,5 22,1 99,5 51,5 62,4 44,7 504,3
Janvier 2007 Février 2007 Mars 2007 Avril 2007 Mai 2007 Juin 2007 Juillet 2007 Août 2007 Sept 2007 Oct 2007 Nov 2007 Dec 2007 Total annuel
22,8 27,7 32,4 54,5 76,5 72,5 0,8 12,5 23,5 19,9 78,3 16,8
Janvier 2008 Février 2008 Mars 2008 Avril 2008 Mai 2008 Juin 2008 Juillet 2008 Août 2008 Sept 2008 Oct 2008 Nov 2008 Dec 2008 Total annuel
88 41,8 21 104,2 181,4

Ces chiffres montrent une très forte pluviométrie en juillet 2006 avec 88,5 mm de précipitations (la moyenne sur vingt ans n'était que de 26 mm) due à une succession d’orages assez exceptionnelle. La répartition des pluies a été fortement inégale sur la commune comme le montrent les relevés du tableau ci-dessous[6] :

2006 Juillet Août Septembre Total
Haute Juverde 116 54,7 180,4 351,1
Bouilladoires 88,5 22,1 99,5 210,1

Avec 19,9 mm de pluie, le mois d'octobre 2007 est le plus sec parmi les relevés réalisés aux Bouilladoires des 23 années précédentes. Ce mois d'octobre, avec une moyenne sur 23 ans de 100,9 mm, est normalement le mois le plus pluvieux[7].

Relevé météorologique d'Apt
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 4 6 9 13 16 19 19 16 13 7 4 10,7
Température moyenne (°C) 7 8 11 13,5 18 21,5 24,5 24,5 21,5 17 11 8 15,5
Température maximale moyenne (°C) 11 12 16 18 23 27 30 30 25 21 15 12 19,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 26,7 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 361,1
Source : Données climatologiques d'Apt (Vaucluse) 2000-2007
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
3
35,3
 
 
 
12
4
21,3
 
 
 
16
6
21,9
 
 
 
18
9
40,6
 
 
 
23
13
26,7
 
 
 
27
16
14,6
 
 
 
30
19
8,2
 
 
 
30
19
18,3
 
 
 
25
16
57
 
 
 
21
13
52,3
 
 
 
15
7
39,1
 
 
 
12
4
25,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm
Le territoire du Parc naturel régional du Luberon

Zones protégées, faune, flore[modifier | modifier le code]

La plupart des espaces naturels, qui occupent plus de la moitié de la commune, sont formés de forêts méditerranéennes et notamment des chênaies situées dans les monts de Vaucluse. Ces espaces naturels sont en grande partie protégés par leur classement en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 (1 861 hectares) et de type 2 (29 475 hectares)[8] ou en secteur de valeur biologique majeure (SVBM) de 703,523 hectares à « La Sénancole » et de 235,195 hectares dans les secteurs de la Combe de Véroncle et du bois d'Audibert.

La faune est elle aussi protégée comme les grands rapaces du Luberon (arrêté de protection de biotope du 25 avril 1990)[9].

Une zone de nature et de silence d'une superficie de 1 861 hectares est aussi en vigueur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'origine de Gordes est liée au peuple celte des Vordenses qui érigent un oppidum défensif pour Cavaillon au sommet du roc où se trouve actuellement le village. Le nom de Gordes viendrait de Vordense qui se transforma en Gordenses puis Gordae et enfin Gordes[10].

Il reste encore plusieurs traces de l'importante occupation romaine[11] comme le passage de la voie romaine de Carpentras à la vallée d'Apt au quartier des « Cousins », les vestiges gallo-romains du quartier des Bouisses (squelettes, amphores, colonnes) ou les substructions gallo-romaines au hameau des Gros.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au VIIIe siècle, l’abbaye bénédictine de Saint-Chaffret est fondée par des moines de l'abbaye de Saint-Chaffre de Monastier-en-Velay sur les restes d'une ancienne cella détruite lors des invasions arabes[12].

La vue du château par le nord permet de voir qu'il ne subsiste pas que la partie Renaissance.

Depuis le XIe siècle, la masse impressionnante de son château couronne le village de Gordes. Guillaume d'Agoult, l'un des premiers ancêtres de cette puissante famille féodale qui couvrit de fortifications tous les villages environnants, le mentionne dans une charte datée du 30 novembre 1031 (texte original contenu dans le cartulaire de Saint-Victor de Marseille). Ses successeurs le renforcent jusqu'à en faire en 1123 un nobile castrum, le seul ainsi dénommé parmi les très nombreux châteaux avoisinants. Assiégé en vain par le Baron des Adrets durant les guerres de religion, il est le fief des marquis de Simiane puis des ducs de Soubise et au XVIIIe siècle des princes de Condé[13].

Au XIIIe siècle, Gordes rallie la maison de Savoie en se mettant sous la protection de Béatrix de Savoie à la suite d'une brouille avec le royaume de France. Celle-ci y établira une garnison (citée en 1258)[14].

Au milieu du XIVe siècle, tout comme dans les villages environnants, les premiers remparts se dressent au pied des maisons. C'est l'une des répercussions de la peur engendrée par la guerre de Cent Ans[15]. François Joseph de Rémerville de Saint-Quentin décrit en 1690 le village en ces termes : « Gordes, gros bourg fermé de murailles ».

À la suite de la mort du roi René, le comté de Provence est incorporé au royaume de France sous l'appellation de « province royale française » en 1481. Une insurrection éclate dans les anciens états des d'Agoult-Simiane et l'ancien comté de Forcalquier. Gordes se distingue par une forte opposition au centralisme français mais paie lourdement ses prétentions d'indépendance. Un an plus tard, pour le mariage de son fils, Jacques Raybaud de Simiane prend le titre de « Baron de Gordes ». Par la suite, l'ensemble de sa descendance garde ce titre sans qu'aucun texte connu ne parle d'une transformation de la seigneurie en baronnie.

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

En 1544, des Vaudois incendient le monastère de Sénanque, abbaye cistercienne fondée en 1148 lors du mouvement de renaissance spirituelle et religieuse qui touche la région aux XIIe et XIIIe siècles[16].

Gordes est l'un des premiers villages à accepter la Réforme protestante, choix très osé à l'époque vu la proximité d'Avignon[17]. En 1615, Gordes est érigé en marquisat par Louis XIII en faveur de Guillaume de Gordes Simiane. Au XVIIIe siècle le marquisat passe aux Rohan-Soubisse, puis aux Condé.

En 1709, plusieurs documents attestent d'un hiver très rude qui a fortement pénalisé la population en détruisant récoltes (dont les oliviers), pots de stockage, cuves en pierre, etc[18]. En 1720, la peste arrive à Marseille, l'année suivante, elle frappe déjà toute la Provence et arrive en Comtat Venaissin[19].

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, l'entretien des remparts qui entourent le bourg est peu à peu abandonné. L'un des cimetières est transféré en dehors de l'enceinte en 1755 à son emplacement actuel mais il n'est solennellement béni que le 27 mai 1855.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À la suite du décret du 25 juin 1793, le département de Vaucluse est créé le 12 août 1793. Il est alors constitué des districts d'Avignon et de Carpentras mais aussi de ceux d'Apt (dont Gordes fait partie) et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

De la fin du XVIIIe siècle à la deuxième moitié du XIXe siècle, l'activité économique autour de Gordes est forte et la commune est alors bien peuplée[20].

Au début du XIXe siècle, la transformation du grain en farine est réalisé dans 5 moulins, tous à eau. Le plus important est le Moulin des Roberts[21], situé sur l'Imergue, en bordure de la commune de Goult.

Dans le domaine de la production agricole, on note la culture de la garance, l'oléiculture ou encore la culture des figues et des amandes. Il y a aussi l'élevage de vers à soie servant pour l'artisanat.

Dans le domaine de la production artisanale, il y a le travail du cuir par des tanneurs et de très nombreux cordonniers. À l'époque, une chaussure était un modèle unique pour les deux pieds et c'est l'idée (trouvée et exploitée ailleurs) que l'on pouvait différencier la forme de la chaussure mise à droite de celle mise à gauche qui fit perdre le marché militaire au village et entraîna la chute de cette activité. On note aussi le tissage de la soie dont Gordes était un centre important avec deux filatures. Enfin, plusieurs carderies de laine ainsi que la confection de « cadis » (lainages et draps grossiers).

Concernant la production de matières premières, c'est avant tout pour ses pierres que Gordes est connu. Deux variétés ont fait sa renommée : la « molasse », qui fut utilisée dans la construction, et la « pierre de Gordes », résistant au feu et utilisée pour les fours et les cheminées. Il y eut aussi des mines de fer, une mine de charbon sur la colline de Roques et même une mine de soufre au bas du village.

En décembre 1851, environ cinquante à soixante républicains de la commune de Gordes participent à l'insurrection contre le coup d'Etat du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte[22]. Dirigés par le médecin Appy, homme ayant pris le relais de Germain dit Saint-Martin comme meneur du parti républicain dans le village, les « rouges » de Gordes se joignent à la colonne insurrectionnelle, partie d'Apt le matin du lundi 8 décembre, à Coustellet. À ce moment de l'insurrection, les forces républicaines peuvent être évaluées à près de 1600 hommes[23].

Le mardi gras de 1886, la filature de Fontaine basse est détruite par un incendie. Cette catastrophe économique oblige les « fileuses » à trouver du travail ailleurs. Elles vont devoir faire plus de trois heures de marche pour rejoindre Fontaine-de-Vaucluse. Le chemin qu'elles empruntèrent est depuis appelé le « chemin des fileuses ».

De la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle, plusieurs tremblements de terre se produisent en Luberon. Celui du 14 novembre 1887 ébranle même le clocher et détruit plusieurs maisons ainsi que tout un secteur de l'activité gordienne en rendant souterrain la Véroncle et privant ainsi d'énergie ses cinq moulins. Celui de 1909 détruit d'autres maisons encore. En outre, les froids rigoureux de 1890 et 1892 endommagent profondément les productions agricoles.

En 1914, on recense dix-huit moulins à vent sur la commune. Ceux-ci ont petit à petit remplacé les anciens moulins à eau.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gordes est un important lieu de Résistance, ce qui vaudra au village de recevoir la Croix de guerre avec étoile d'argent.

Le 21 août 1944, une semaine après le débarquement sur les côtes de Provence, une patrouille ayant été durement accrochée par le maquis, le village dès le lendemain est victime de violentes représailles.

Le 22 août, les Allemands font rentrer dans les maisons les rares habitants qui n'ont pu se mettre à l'abri, tirant sur ceux qui s'attardent; puis, ayant installé des canons en face sur le rocher de Bel Air, ils bombardent le village, y détruisant une douzaine de maisons, tandis que plusieurs autres sont dynamitées puis incendiées, principalement aux entrées de la cité pour obstruer les carrefours et ralentir ainsi d'éventuels poursuivants. Au total, vingt immeubles ont été détruits par représailles ou par faits de guerre.

Dans le vieux Gordes, aquarelle de Guy Moll

La milice avait aussi été active à Gordes et de nombreux immeubles furent, en invoquant cette raison, pillés et incendiés à la Libération, dont la maison du notaire Villevieille qui contenait les archives notariales du village. Toutes ces destructions valurent à la commune le triste privilège de figurer parmi les trois « villes sinistrées » du département de Vaucluse.

Au total, treize personnes sont tuées ou exécutées pendant la Seconde Guerre mondiale et c'est l'intervention d'un moine de l'abbaye de Sénanque auprès de la Kommandantur qui permet d'éviter des sévices encore plus graves. Vingt habitants sont tombés sous les balles ennemies et cinq d'entre eux ont été emmenés en terre étrangère.

À la suite de ces heures tragiques, la ville est citée à l'ordre de la division, le 11 novembre 1948. La Croix de guerre avec étoile d'argent lui est attribuée avec la citation suivante : « Ville martyre qui fut sous l'Occupation un des centres les plus actifs de la Résistance ».

Depuis l'après-guerre et la nécessaire période de reconstruction, le village attire de plus en plus d'artistes dont Marc Chagall ou encore Jean Deyrolle qui découvre le village en 1947 et y entraîne nombre de ses amis (Serge Poliakoff, Vasarely, Dewasne, etc.).

Plus récemment, les principales activités sont liées au tourisme (dont l'hôtellerie, les santons, les tissus, l'art, etc.) et à l'immobilier (vente, construction, décoration, etc.).

Plusieurs galeries d'expositions sont également installées dans le village.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 056 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 807 2 812 3 010 2 956 2 848 2 867 2 891 3 008 2 948
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 899 2 937 2 805 2 594 2 512 2 204 2 010 1 767 1 638
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 562 1 447 1 360 1 057 1 069 1 111 1 165 953 1 075
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 363 1 536 1 574 1 607 2 031 2 092 2 126 2 134 2 056
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25].)
Histogramme de l'évolution démographique


Selon une enquête du diocèse de Cavaillon[26] réalisée en 1597 et qualifiant Gordes d'« important village », la population de l'époque était de 3 000 habitants alors que celle de Cavaillon n'était que de 4 000 habitants à la même époque. Ce chiffre de 3 000 habitants semble être proche de la valeur moyenne jusqu'aux années 1860–1870, début de la dépopulation du secteur.

La commune a de plus en plus de soucis économiques. Le feu a détruit la filature de Fontaine basse, les anciens moulins à eau ne peuvent plus fonctionner, les inventions (la garance est remplacée par des colorants synthétiques à l'aniline) et les rigueurs climatiques nuisent aux activités artisanales et agricoles de la commune. Les lieux commencent à être désertés jusqu'aux environs de 1920.

Au-delà de cette période, la population croît de nouveau jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale qui fait chuter celle-ci.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la population s'accroît avec une progression plus forte entre 1982 et 1990, correspondant au résultat d'un long travail de valorisation de l'immobilier local, à un nouveau plan d'occupation des sols en 1984 (toujours en vigueur) favorisant la conservation de la qualité du site, au développement des autoroutes et à l'arrivée du TGV.

Différenciation entre la commune et le bourg[modifier | modifier le code]

Alors que le village comprenait 1 100 habitants sur une population totale de 2 805 (soit 39 %) en 1866, seulement vingt ans plus tard, en 1886, année de l'incendie de la filature de Fontaine basse, la proportion s'est réduite à 651 pour 2 010 (soit 32 %) sur la commune[27].

Un quart de siècle ans plus tard en 1911, elle est de 366 sur 1 360 soit 27 % seulement. Les gens abandonnent le bourg qui offre de moins en moins de travail. Les hameaux se dépeuplent moins vite car l'activité agricole est facilitée par la proximité des terres cultivables et la création de plusieurs cercles permettant de fournir un emploi aux habitants. Malgré cela, la commune se vide peu à peu.

En 1954, la proportion est de 232 sur 1 075 soit seulement 21 %. La Seconde Guerre mondiale a fait des dégâts : dans le bourg, les maisons qui n'ont pas été détruites par les bombardements l'ont été pour des raisons fiscales (retrait du toit pour éviter la taxe d'habitation) et par manque d'entretien. Mais petit à petit, des gens se prennent d'affection pour la forme particulière du bourg et celui-ci se repeuple. En 1962, on compte 397 habitants dans le bourg pour 1 363 dans la commune, soit un retour vers les 29 %. Cette proportion a encore augmenté depuis avec un élargissement des limites du bourg ainsi que la reconstruction des anciennes maisons détruites et la création de nouvelles.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges de la commune démontre que Gordes est une ville nettement plus âgée que la moyenne française et que la part des jeunes adultes ne cesse de reculer. Si la part des enfants n'a pas varié entre les deux recensements de 1990 et 1999 tout en restant largement sous la moyenne du pays (12,4 % de garçons et 11,4 % de filles de moins de quinze ans contre 18,8 % et 16,9 % en France), la part des adultes de 15 à 44 ans, elle aussi inférieure à la moyenne nationale de trois à sept points, a en revanche reculé de deux à quatre points durant la même période. Les retraités sont surreprésentés, totalisant 28 % de la population contre 18,2 % en France à l'inverse des jeunes scolarisés qui ne représentent que 16,5 % des Gordiens contre 25 % à l'échelle nationale.

Les tranches des 45 à 95 ans ou plus restent surreprésentées par rapport à la moyenne nationale à raison de huit points supplémentaires pour la tranche des 60 à 74 ans (20,8 % des hommes et 20,5 % des femmes à Gordes contre respectivement 12,9 % et 14,3 % en France) et le double de la moyenne nationale pour les plus de 75 ans (11,3 % et 13,9 % contre respectivement 5,7 % et 9,6 % en France)[28],[29].

Environnement[modifier | modifier le code]

Plusieurs conteneurs permettent aux Gordiens de faire un tri sélectif.

Un camion passe deux fois par mois pour effectuer gratuitement le ramassage des « encombrants » (sommiers, électroménager, meubles...), cependant la commune ne possède pas son propre centre de traitement des déchets.

La déchèterie la plus proche est la déchèterie de Coustellet[30].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gordes est le chef-lieu d'un canton de huit communes totalisant 5 889 habitants en 1999. Le canton fait partie de la deuxième circonscription de Vaucluse.

Gordes fait partie de la juridiction d’instance d'Apt et de grande instance ainsi que de commerce d'Avignon[31].

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres, proportionnellement au nombre d'habitants.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires des XXe et XXIe siècles
Période Identité Étiquette Qualité
1983 en cours Maurice Chabert UMP Professeur
1977 1983 Marcel Florent SE Agriculteur
1947 1977 Justin Bonfils CNIP Agriculteur
1945 1947 Maurice Bourgue    
1944 1945 Emile Roure    
1920 1944 Hilarion Rivarel    
1889 1920 Samuel Germain    

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Politiquement, Gordes est clairement une commune conservatrice, les électeurs ayant continuellement voté très majoritairement à droite à toutes les consultations électorales depuis plusieurs décennies. Les élections municipales sont remportées depuis 1983 par Maurice Chabert (RPR puis UMP).

Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 1 601 inscrits, 1 267 ont voté, ce qui représente une participation de 79,14 %, soit une abstention de 20,86 %. Il y a eu une légère victoire du oui avec 632 voix (51,09 %) contre 605 voix (48,91 %) qui se sont prononcées pour le non, trente votes (2,37 %) étant blancs ou nuls[33].

À l’Élection européenne de 2004, Françoise Grossetête (UMP) est arrivé en tête avec 28,15 %, suivie par Michel Rocard (PS) avec 23,20 %, Thierry Cornillet (UDF) avec 13,66 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 10,60 %, Jean-Luc Bennahmias (écologie) avec 7,18 % et Patrick Louis (MPF) avec 6,36 % ; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2,5 %[34].

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 1 676 inscrits, 1 316 ont voté, ce qui représente une participation de 78,52 % et une abstention de 21,48 %. Il y a eu une victoire du oui avec 716 voix (55,85 %), 566 voix (44,15 %) s'étant prononcées contre et 34 (2,58 %) étant des votes blancs ou nuls[35].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 47,27 %, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 16,56 %, François Bayrou (UDF) avec 16,12 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 10,60 % et Philippe de Villiers (MPF) avec 2,35 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 70,48 % (résultat national : 53,06 %) contre 29,52 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %)[36].

Aux élections législatives de juin 2007, les électeurs de la commune, qui fait partie de la deuxième circonscription de Vaucluse, ont largement contribué à faire élire Jean-Claude Bouchet (UMP) avec 69,86 % des voix contre 55,6 % à l'échelle de la circonscription[37].

Les élections cantonales de 2008 on vu la victoire de Maurice Chabert (DVD) face à Alain Daumen (SOC) au premier tour[38].

Lors des élections européennes de 2009 en France, les électeurs gordiens ont placé largement en tête la liste de l'UMP avec 46,57 % des voix[39] contre 29,34 % au niveau de la circonscription Sud-Est (rassemblant Rhône-Alpes, PACA et Corse)[40].

Jumelage Gordes Annet-sur-Marnes bulletin municipal 1986.jpg

Budget municipal[modifier | modifier le code]

Le budget municipal de fonctionnement pour 2007 prévoit 3 094 417,09 euros de dépense pour 3 565 394,00 euros de recettes, soit un excédent de fonctionnement de 470 976,91 euros.

Les trois principaux postes de dépenses sont les « charges à caractère général » (753 800 euros), les « autres charges de gestion courante » (654 219 euros) et les « charges financières » (550 000 euros). Le poste de recettes principal concerne les impôts et les taxes avec 1 961 933 euros; ce poste comprend, entre autres, les impôts locaux (taxe d'habitation, taxe foncière, taxe professionnelle, taxe d'enlèvement des ordures ménagères) mais aussi les taxes de séjour (locations saisonnières, hôtellerie, chambres d'hôtes, etc), les taxes de parking, etc. Suivent ensuite les postes « produit des services du domaine » avec 711 600 euros, les « dotations et subventions » pour 504 316 euros et les « autres produits de gestion courante » avec 336 145 euros, le reste des postes ne dépassant pas les 20 000 euros[41].

Plusieurs chantiers publics sont en prévision dont d'importants travaux de réfection de chaussée sur divers chemins (été 2007 à début 2008), un programme de construction et reconstruction de certains murs de soutènement et un aménagement de parkings de délestage à la sortie de Gordes, sur la route de Murs.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Gordes en 2009[42]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 6,56 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 9,83 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 38,51 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 19,99 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Gordes est jumelé avec Annet-sur-Marne (département de Seine-et-Marne) depuis 1985[43]. C'est autour d’un personnage commun, le peintre Victor Vasarely, citoyen d'honneur des deux villages, que ces communes ont décidé de se jumeler en 1985. La cérémonie s’est déroulée dans la salle d’honneur du château de Gordes (voir article ci-contre).

Économie[modifier | modifier le code]

Vignes sur Gordes avec le petit Luberon en fond

L'activité économique principale de Gordes est le tourisme. Avec neuf hôtels (dont plusieurs quatre étoiles), de très nombreuses chambres d'hôtes (couvrant l'ensemble des gammes de prix), plusieurs agences immobilières faisant de la location saisonnière, des gîtes et un camping, la commune dispose d'une forte capacité d'accueil.

L'activité commerciale est également importante avec des commerces de proximité variés et plusieurs magasins de souvenirs et de vente de produits régionaux (santons, tissus, huile d'olive, miel, etc). Par ailleurs, un marché provençal se déroule tous les mardis matin autour du château.

Gordes possède également deux centres de relaxation, de nombreuses piscines et bassins ainsi que plusieurs kilomètres de chemins de randonnée (GR 9, Véroncle, etc). On trouve également dans le village des galeries d'art et lieux d'exposition.

La commune de Gordes attire également artisans et commerçants des métiers de l'immobilier : agents, architectes, constructeurs, paysagistes, décorateurs, maçons.

Le village se caractérise par une représentation importante des artisans, commerçants et chefs d'entreprise, lesquels constituent pas moins de 18,1 % de la population active de la commune contre 6,4 % en moyenne nationale. Par ailleurs, Gordes comptait un taux de chômage de 10,4 % en 1999 contre 12,9 % en France. Le revenu moyen par ménage était la même année supérieur à la moyenne du pays avec 19 158 euros par an contre 15 027 euros par an en France[44].

La pression fiscale sur les particuliers de la commune est faible : la taxe d'habitation s'élevait en 2006 à 5,90 % à laquelle il faut ajouter le taux départemental de 7,20 %. La taxe foncière quant à elle s'élève à 8,85 % la même année. La part communale est restée stable depuis 2001 pour les deux[45]. Des fiduciaires se sont également installés dans la commune.

Enfin, une activité agricole traditionnelle a toujours été présente dans la commune : vergers (oliviers, amandiers, cerisiers), chênaies à vocation truffière, lavandin et vignes (raisin de table et de cuve dont production en AOC Ventoux). Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[46]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'Hôtel Simiane, nouveau centre administratif et culturel de Gordes.

La commune de Gordes accueille de nombreuses infrastructures de service public : établissements scolaires (une crèche et deux écoles), un hôpital pour personnes âgées, des salles pour les nombreux clubs et associations de la commune, des lieux de culte (une église et un temple protestant), un bureau de poste, une gendarmerie, un Centre des finances publiques et une bibliothèque.

La répartition des sols de la commune est la suivante[9] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 9,19 % 451,34
Zones agricoles 34,43 % 1 690,74
Zones naturelles 56,38 % 2 768,14
Total 100 % 4 910,22

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant les monts de Vaucluse. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin, des vignes (AOC Ventoux) et des chênaies truffières situées en zones naturelles.

Logement[modifier | modifier le code]

Gordes comptait 1 641 logements en 1999. Les constructions anciennes mais également neuves sont bien plus présentes que la moyenne française : en 1999, 13,0 % des résidences principales dataient de 1990 et plus contre 10,4 % en France et 38,1 % dataient d'avant 1949 contre 32,9 % en France. En revanche, la commune connaît un important déficit de constructions des années 1950 aux années 1970 qui s'explique par l'exode rural, compensé depuis par la construction de résidences secondaires en particulier.

Les résidences principales représentent 901 logements soit 54,9 % du parc, réparties à 98,5 % en maisons individuelles et à 1,5 % en appartements (respectivement 56,8 % et 43,2 % en France métropolitaine). Les propriétaires de leurs logements constituent 65,6 % des habitants contre 20,6 % qui ne sont que locataires (respectivement 54,7 % et 40,7 % en France métropolitaine). La commune ne compte par ailleurs aucun logement HLM[47],[48],[49],[50].

En 1968, on comptait 599 résidences principales pour 159 résidences secondaires. En 1982, la proportion est de 605 résidences principales pour 394 résidences secondaires, soit en quatorze ans un nombre à peu près équivalent (plus un point seulement) de résidences principales alors que l’on a une augmentation de presque deux fois et demi le nombre de résidences secondaires[51].

Architecture[modifier | modifier le code]

Les normes de construction sont très strictes sur l'ensemble de la commune. La pierre est omniprésente et toute nouvelle construction doit en respecter la mise en œuvre traditionnelle en plus d'enterrer les lignes électriques et téléphoniques. Cette obligation de construire en pierre, tout comme l'utilisation de tuiles canal pour les toits, la forte limitation de la hauteur, le respect de certaines normes de construction parasismique, etc., s'appliquent même dans le cadre de bâtiments agricoles.

Murs et murets sont, par tradition, toujours faits de pierres locales. Ils sont dits de « pierre sèche » lorsqu'ils sont sans mortier ou à « joints vifs » lorsqu'ils sont sans joints apparents. Parfois, les pierres de la rangée supérieure sont posées sur la tranche afin de stabiliser les dernières assises (certains murs dépassent parfois les deux mètres de haut) mais aussi de différencier un mur en bordure de propriété d'un simple mur et de délimiter ainsi les parcelles. Enfin, ce dispositif permettait d'écarter certains animaux comme les loups, maintenant disparus, car les pierres ainsi posées sont plus coupantes qu’à l’horizontale.

Transports[modifier | modifier le code]

La route d'accès principale de Gordes est la route départementale D2 puis la route départementale D15, venant de Cavaillon. C'est de cette route, par dessus le rocher Bel-Air, que l'on peut observer le plus connu et le plus photographié des points de vue sur le village.

Gordes se situe à 38 kilomètres à l'est d'Avignon et de sa gare TGV, à 75 kilomètres de l'aéroport de Marseille Provence et à 87 kilomètres de Marseille. Les gares SNCF les plus proches sont à L'Isle-sur-la-Sorgue et Cavaillon.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La mairie et le village organisent chaque année de nombreuses activités culturelles (concours photographiques, foires, dégustations, etc) ainsi que le festival « Les Soirées d'été » (théâtre, jazz et variétés) chaque première quinzaine d'août aux « Terrasses de Gordes ».

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château et l'église de Gordes.
La cheminée principale du château de Gordes.
Monument aux morts et château de Gordes vu du nord.

Dans le village[modifier | modifier le code]

Gordes, dont le village est classé parmi les plus beaux villages de France, est très riche en lieux et monuments d'exception.

Le monument le plus marquant demeure le château[52] dont la partie la plus visible est de style Renaissance. Érigé au centre du village, cet imposant édifice, reconstruit en 1525, a été classé monument historique le 4 juillet 1931 et abrite actuellement un musée de peinture consacré à Pol Mara, artiste belge, ainsi que l'office de tourisme. À l'intérieur, plusieurs cheminées, dont une datant de 1541, ornent les salles.

Sur la place au sud du château, une fontaine, déjà citée en 1342, fut pendant longtemps le seul point d'eau de la partie haute du village.

Encore plus au sud, en descendant vers le belvédère, se tient l'église Saint-Firmin[52] construite sur les bases d'une ancienne église du XIIIe siècle, réédifiée au XVIIIe siècle et consacrée à saint Firmin. La tour carrée, qui date probablement du XIVe siècle, sert de clocher, sans doute un ancien beffroi, et présente la particularité d'avoir un escalier extérieur qui ne mène nulle part, preuve qu'un autre bâtiment lui était autrefois accolé. À son pied se trouve la porte d'une ancienne prison.

À côté, accessible par la rue du four, le Palais Saint-Firmin[52] (ancien Hôtel Gaudin-de-Lancier), ses jardins et ses caves (salles troglodytes, citernes, escaliers souterrains, moulins à huile, etc) sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques depuis le 4 mars 1998.

Plusieurs rues en calade[52] (mot provençal pour désigner des ruelles pavées de pierres) partent de cette place au sud du château pour rejoindre les restes des anciennes fortifications dont la Porte de Savoie anciennement Portal de Costubague, déjà citée en 1540, l'Hôtel Pluvinal et la chapelle Pluvinal, édifice religieux du XVIIe siècle qui doit son nom à sa proximité avec l'Hôtel Pluvinal, la maison André Lhote, dont les façades sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques depuis le 28 octobre 1949, et l'aumônerie Saint-Jacques[52], ancienne hostellerie pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle dont les chapiteaux à décor floral sont très semblables à ceux de Sénanque. L'un d'eux présente à ses angles l'illustration des coquilles Saint-Jacques. On date le bâtiment du XIVe ou du XVe siècle malgré la présence de trois baies de facture romane.

Plus bas, au pied du village, dans le quartier dit de « Fontaine basse », se trouvent des anciens lavoirs, un moulin et plusieurs anciennes chapelles dont la « chapelle d'en bas » creusée dans le roc.

Depuis la place au nord, là où se trouve le monument aux morts, on accède à l'Hôtel Simiane, ancien hôpital pour personnes âgées devenu centre administratif et culturel de Gordes et abritant l'hôtel de ville, la bibliothèque municipale ainsi qu'une très belle salle d'exposition d'art, et à la chapelle des pénitents blancs, déjà mentionnée dans les archives municipales de 1667 et qui était alors à côté de la Porte de la Frache dont il ne reste aucune trace.

Dans la commune[modifier | modifier le code]

Dans un vallon à l'ouest du village, au bord de la Sénancole, se trouve l'abbaye cistercienne de Sénanque[52], fondée le 23 juin 1148 à l'initiative de l'évêque de Cavaillon par des moines cisterciens venant de Mazan-l'Abbaye dans l'Ardèche. L'abbaye est classée monument historique depuis le 10 avril 1921.

Au pied du village, dans la plaine de Gordes, à environ un kilomètre au sud, se trouvent les restes de l’abbaye bénédictine de Saint-Chaffret. Un document de 1738 lui attribue la fondation du village.

À trois kilomètres à l'ouest du village, le village des bories[52] est un ancien groupement de cabanes en pierre sèche à vocation agricole et à usage principalement saisonnier constitué depuis trois décennies en musée de plein air, monument historique depuis le 17 octobre 1977. Qu'elles soient isolées ou avec d'autres constructions comme l'ensemble dit "Les Trois Soldats", les bories sont nombreuses sur la commune de Gordes, et certaines (aux lieux-dits « Saint-Eyries » et les « Hauts Rescalets ») ont été classées à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

À moins d'un kilomètre à l'est du village, au lieu-dit « Les Cousins », se trouvent treize tombes rupestres de forme trapézoïdale, orientées nord-sud et taillées à même le rocher[53].

À quelques kilomètres du village, toujours sur la commune, on trouve les moulins de Véroncle[52], ruines d'anciens moulins à eau situés dans une gorge creusée dans le calcaire par la Véroncle à l'est du village, entre Murs et le bas de Gordes. Ces moulins utilisaient la force de l'eau pour activer une meule. Le premier moulin fut construit en 1506 et le dernier cessa de fonctionner en 1910. Plusieurs canaux, conduites, meules, réservoirs à eau, etc., sont encore en place. Un parcours de randonnée pédestre de quatorze kilomètres a été créé pour permettre leur redécouverte par le public.

On trouve enfin de nombreux oratoires (Saint-Pons XVIIe, de la Vierge XVIIe, Saint-Fabien-et-Saint-Sébastien XVIIIe, Notre-Dame XIXe).

Hameaux de Gordes[modifier | modifier le code]

Autour du village se trouvent de nombreux hameaux anciens. Leurs noms viennent principalement des familles (Gros, Imbert, Martin, Cortasse, etc.) occupant les lieux ou de l'activité pratiquée (les bouillons, les bouilladoires).

Les Imberts est le plus gros des anciens hameaux de Gordes. Il est situé dans la plaine directement aux pieds des monts de Vaucluse, à l'ouest de la commune et en bordure de celle de Cabrières-d'Avignon, à l'ancienne frontière entre la Provence et le Comtat Venaissin. Celui-ci possède sa propre église, construite entre 1785 et 1792 après que — fait rare pour une seule et même commune — l'ancienne église du hameau des Imberts eut accédé au statut de paroisse en 1777 sans pour autant qu'il y ait séparation administrative avec le village. Outre cette église, on trouve quelques éléments et façades du XVIIIe siècle. C'est dans ce hameau que se trouvent les deux stades de football de Gordes, un pour les matchs officiels et un pour l'entraînement, la crèche, une école et après avoir eu plusieurs petits commerces simultanés (boulangerie, épicerie, etc.) il ne reste en 2011 qu'un garage/station essence.

Médaillon de verre du IIIe siècle exposé au Musée du verre et du vitrail

Les Gros et les Martins sont deux anciens hameaux protestants assez proches l'un de l'autre, entre les Imberts et la commune des Beaumettes. Le hameau des Gros possède un temple protestant du XIXe siècle. Son cœur est composé d'un îlot ancien entouré d'une corolle de maisons lui servant de protection. Au hameau des Martins, l'une des maisons a une meurtrière couvrant la rue principale menant au cœur du hameau afin de les protéger des éventuelles attaques des catholiques.

À côté des Martins, entre Gordes et les Beaumettes, se trouvent les deux hameaux des Bouilladoires et des Bouillons, lesquels tiennent leur nom du fait qu'on y faisait autrefois bouillir les peaux. Aux Bouillons, deux lieux sont à relever : le musée du vitrail et l'histoire du verre[52], né de la collection personnelle de Frédérique Duran et retraçant l'histoire du verre et exposant de nombreuses œuvres, et le moulin des Bouillons[52], moulin à olives construit en 1762 qui fonctionna jusqu'en 1920, classé monument historique depuis le 29 août 1984 grâce notamment à son pressoir en état. C'est un moulin utilisant une « presse à sang », en raison du fait que ni l'eau, ni le vent mais un être vivant (par exemple un mulet) actionne le mécanisme.

Dans la plaine au sud-est du village, les Sauvestres, les Pourquiers, les Marres ou encore les Cortasses (qui tient son nom d'une famille qui demeurait à Joucas dès avant 1432 et qui y possédait de nombreuses terres[54]) sont d'autres hameaux de Gordes avec en leur cœur des bâtiments dont les origines remontent quelquefois à plusieurs centaines d'années.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s'écrit Gòrda en provençal selon la norme classique et Gordo selon la norme mistralienne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

d'or semé alterné de tours et de fleurs de lys d'azur
de gueules à une gourde d'or

Il existe plusieurs types d'armoiries pour Gordes. Les plus anciennes, enregistrées en 1696 dans l'Armorial Général de France, sont celles de la famille de Gordes-Simiane, comportant la double filiation:

La première, (à gauche) celle de la famille de Simiane, est « d'or semé alterné de tours et de fleurs de lys d'azur »

La deuxième, (à droite) celle des Gordes, est « de gueules à une gourde d'or ». La gourde est faite d'une coloquinte (ou « coucourde » en provençal) vidée et séchée. Il s'agit d'armes parlantes, c'est-à-dire dont les éléments par consonance évoquent le nom du possesseur : « Gourde » pour « Gordes ». Cette gourde a un sens hermétique : dès les premiers siècles, dans l'iconographie chrétienne, sa symbolique se rapporte à l'immortalité. C'est une allusion à l'épisode de Jonas qui, sortant du ventre de la baleine, alla s'abriter sous une plante que la traduction grecque appelle coloquinte[55]. De même, cette coloquinte devenue « gourde » étanche la soif du pèlerin qui a besoin d'eau.

Armes actuelles
Mantelé d'or à deux gourdes de gueules, et de gueules à une gourde d'or

En 1984, Madame Mireille Louis crée de nouvelles armoiries[56]: « Mantelé d'or à deux gourdes de gueules, et de gueules à une gourde d'or. »

Ornements extérieurs (non représentés ici) : « L'écu est timbré de la colonne murale à trois tours d'or, ouverte et maçonnée de sable. Il est soutenu à dextre par une branche de chêne d'or, à sénestre par une branche d'olivier du même et en pointe par un pampre de vigne de sinople fruité d'or. En pointe de l'écu est appendue la croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent. »

Les trois gourdes évoquent la branche Gordienne de la famille des Simiane mais aussi les trois joyaux de la commune : l'abbaye de Sénanque, le château de Gordes et le village des bories. La couronne murale à trois tours est le symbole que portaient les déesses grecques protectrices des cités et rappelle la place forte qu'a été le village de Gordes. Les branches de chênes, d'oliviers et la vigne caractérisent les cultures locales (dont la truffe, partie d'un champignon souvent récoltée sous les chênes). La croix de guerre rappelle la citation de Gordes à l'ordre de la Division le 11 novembre 1948.

La dernière version officielle reprend la symbolique centrale des trois gourdes avec couronne murale à trois tours.

Note: le blasonnement de l'écu est fautif, le champ est de gueules et doit être blasonné en premier. Les couleurs sont répétées, ce qui est à éviter. Plus conforme serait : « De gueules mantelé d'or, à trois gourdes de l'un en l'autre. » Le texte original indique « colonne murale », ce qui est assez peu compréhensible ici et en contradiction avec le dessin « officiel » correspondant (non reproduit ici) et les symboles évoqués. Il s'agit probablement d'une coquille typographique pour « couronne murale ». De plus, le terme « timbré » est ici abusif, le timbre étant une marque de dignité que la couronne de Gordes ne comporte pas. Un blasonnement plus rigoureux serait : « l'écu surmonté (ou sommé) d'une couronne murale... ». « Soutenu » suppose des « soutiens » qui se placent à dextre et à sénestre et non dessous. La branche de chêne et celle d'olivier font donc de bons « soutiens » mais pas le pampre. Un blasonnement plus rigoureux serait « soutenu à dextre par [...], à senestre par [...] et posé sur un pampre de vigne ».

Gordes dans les arts[modifier | modifier le code]

Les maisons de pierres claires et les ruelles en calades de Gordes ont été une source d'inspiration pour de nombreux peintres et photographes (notamment Marc Chagall, Jean Deyrolle et Willy Ronis).

Le château de Gordes abritait jusqu'en 1996 un musée didactique comprenant près de 500 œuvres originales de Victor Vasarely. Il a depuis été remplacé par des œuvres de Pol Mara.

Littérature[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films ont été tournés à Gordes, notamment[57] :

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bertrand-Rambaud de Simiane, baron de Gordes

On trouve également de nombreuses personnalités du monde des affaires et de la finance.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean-Louis Morand, GORDES notes d'histoire, mairie de Gordes Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gérard Lebouchet, Aspects de la Vie à Gordes de la Révolution à l'Aube du XXe siècle, C'est-à-dire,‎ 2007 (ISBN 2952756414) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Guy Leduc, Gordes, acropole en Provence, Edelgé (ISBN 2-916188-00-2)
  • Corinne et Alexis Lucchesi, Guide du Pays de Gordes, Equinoxe,‎ 2003 (ISBN 2-84135-301-X)
  • Jean-Louis Morand, Gordes & l'Abbaye de Sénanque. Le temps retrouvé, Equinoxe (ISBN 2-908209-11-X)
  • Jacqueline Brotte, Gordes : Un rêve de pierre, Alain Barthelemy,‎ 2006 (ISBN 2879232260)
  • Gordes autrefois, village des bories,‎ 1979
  • J. Taulierb, Maisonville, Notice historique sur Bertrand-Raymbaud Simiane baron de Gordes,‎ 1859
  • Patrick Ollivier-Elliott, Luberon, Carnets d'un voyageur attentif, Edisud (ISBN 2-85744-523-7)
  • Jean-Paul Clébert, Mémoire du Luberon, Aubanel (ISBN 2-7006-0206-4)
  • Jean-François Lemoine, Aimer la Provence, Ouest France,‎ 1985 (ISBN 2-85882-764-8)
  • Louis Coste, La Résistance au pays d'Apt
    Ouvrage décrivant la Résistance dans la région d'Apt dont Gordes.
  • René Bruni, Crimes et mystères en Provence - I/ Le Luberon - Des Diaboliques de Gordes au miracle de Saint-Saturnin, Cheminements,‎ 1992
    Ouvrage décrivant quelques « crimes paysans », quelques « affaires » qui ont bouleversé le Luberon

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. SANDRE, « Fiche ruisseau la sénancole (X3481020) » (consulté en 1er juillet 2009)
  2. a et b SANDRE, « Fiche ruisseau la véroncle (X3470580) » (consulté le 19 juillet 2008)
  3. Géologie des sols de Gordes sur le site de l'Agence Rosier
  4. a, b, c, d, e et f Informations recueillies par le personnel de mairie du village des bories en 2006 et compilées pour le site cjrosier.com
  5. Atlas du parc du Luberon
  6. Bulletin municipal de décembre 2006
  7. Bulletin municipal de décembre 2007
  8. Détails de la ZNIEFF sur l'atlas du parc du Luberon [PDF]
  9. a et b (fr) Atlas du parc du Luberon
  10. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 9.
  11. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 17 à 24 / "L'époque romaine".
  12. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 39 à 53 "Histoire de Saint Chaffret"
  13. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 249 à 253 "Le château de Gordes" puis page 205 à 216 / "Généalogie des familles".
  14. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand.
  15. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 261 à 264 / "Les remparts"
  16. Pour plus de détails :GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 57 à 69 "Les Vaudois".
  17. La présence de l'église réformée est affirmée sur le site avant mars 1560. Voir [1] [PDF]
  18. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 89 "L'hiver de 1709".
  19. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 91 et 92 "La peste de 1920".
  20. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 161 à 166.
  21. Aspects de la Vie à Gordes de la Révolution à l'Aube du XXe siècle par Gérard Lebouchet, page 28.
  22. Voir le chapitre relatif à Gordes dans Romain GARDI, Pour une relecture de Décembre 1851 en Vaucluse : le cas de l'arrondissement d'Apt, mémoire de Master 1, sous la direction de Natalie Petiteau, Université d'Avignon, 2008, pp. 132-140.
  23. Romain Gardi, Pour une relecture de Décembre 1851 en Vaucluse : le cas de l'arrondissement d'Apt, mémoire de Master 1, sous la direction de Natalie Petiteau, Université d'Avignon, 2008, p.140
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  26. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand, page 169
  27. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand, tableau page 170
  28. INSEE : pyramide des âges 1999 - Gordes
  29. INSEE : pyramide des âges 1999 - France métropolitaine
  30. Les déchèteries du SIRTOM de la région d'Apt
  31. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit de Vaucluse
  32. Décrit comme « ex-maire » le 25 novembre 1794 mais probablement réinstallé après.
  33. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 20 septembre 1992
  34. Archives municipales de Gordes
  35. Ministère de l'intérieur - Scrutin du 29 mai 2005
  36. Scrutin présidentiel de 2007 - Gordes
  37. Ministère de l'intérieur - Élections législatives de juin 2007
  38. élections cantonales de 2008
  39. Élections européennes de 2009 - Gordes
  40. Élections européennes de 2009 - circonscription Sud-Est
  41. Gordes informations, Bulletin municipal de Gordes, juin 2007, page 7
  42. « Impots locaux à Gordes », taxes.com
  43. Article du bulletin municipal de Gordes de 1986 sur le Jumelage entre Gordes et Annet-sur-Marnes.
  44. L'Internaute - Gordes : Emploi et Site de l'INSEE
  45. Taxe.com - Taux d'imposition à Gordes
  46. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  47. INSEE - Logements à Gordes : les occupants
  48. INSEE - Logements en France : les occupants
  49. INSEE - Logements à Gordes : le parc
  50. INSEE - Logements en France : le parc
  51. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand, chiffres en note de bas page, page 170
  52. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (fr) Le patrimoine sur le site officiel de la mairie
  53. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand page 25 à 29 "Le haut moyen age Les tombeaux creusés dans le rocher".
  54. GORDES notes d'histoire par Jean-Louis Morand, page 315
  55. Il s'agit de la calebasse (Lagenaria siceraria (Molina) Standl.), plante de la famille des Cucurbitacées (le terme « gourde » lui-même dérive du latin Cucurbita qui désignait dans l'Antiquité cette plante, les courges actuelles étant alors inconnues dans l'Ancien monde).
  56. Source : Mairie de Gordes, selon un travail de madame Mireille Louis, artiste héraldiste et dessinateur symboliste des services officiels, 1984.
  57. Lieux de tournage - Gordes
  58. Notice nécrologique de Louis ALTHUSSER publiée dans l’Annuaire de l’Association Amicale de Secours des Anciens Élèves de l’Ecole Normale Supérieure (Recueil 1993) - voir note 9
  59. Biographie de Georges Borgeaud
  60. a, b, c, d et e (fr) Présentation de Gordes sur le site de la mairie.
  61. Portrait de Frédéric Lenoir : des Frères de Saint-Jean au « Monde des religions »
  62. Jean Tortel sur l'Encyclopédie Universalis
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