Sorgues (Vaucluse)

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Sorgues
L'Hôtel de Ville de Sorgues
L'Hôtel de Ville de Sorgues
Blason de Sorgues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Avignon
Canton Bédarrides
Intercommunalité Communauté de communes des Pays de Rhône et Ouvèze
Maire
Mandat
Thierry Lagneau
2014-2020
Code postal 84700
Code commune 84129
Démographie
Gentilé Sorguaises, Sorguais
Population
municipale
18 222 hab. (2011)
Densité 546 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 33″ N 4° 52′ 24″ E / 44.0091666667, 4.8733333333344° 00′ 33″ Nord 4° 52′ 24″ Est / 44.0091666667, 4.87333333333  
Altitude 30 m (min. : 14 m) (max. : 114 m)
Superficie 33,4 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.sorgues.fr

Sorgues est une commune française, située dans le département du Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Sorguais et les Sorguaises

Géographie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Commune située au confluent de l'Ouvèze et du Rhône et constituée essentiellement d'une large plaine bénéficiant d'une bonne irrigation.

Elle est bordée à l'est par deux collines : la Montagne (113 m) et la Sève (90 m). Les coteaux sont largement occupés par des vignobles (AOC Châteauneuf-du-pape), cultures fruitières et maraîchères.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

La ville est bordée à l'est par l'autoroute A7 avec un échangeur au niveau du centre commercial Avignon Nord. Elle bénéficie également de la desserte par les routes départementales D6 et D17, prolongée par la D907 (rocade Ouest).

Sorgues compte une gare SNCF (Ligne Avignon - Orange), desservie par les TER. La réouverture de la ligne ferrée de Carpentras à Avignon est en cours d'étude[1].

Depuis début avril 2011, 4 lignes de bus sont à disposition des usagers sorguais[2], reliant les différents quartiers, la gare et le Centre commercial Avignon Nord au centre ville.

Article détaillé : Tramway d'Avignon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • l'Ouvèze qui traverse du nord au sud l'ouest de la ville avant de se déverser dans le Rhône au confluent sur le territoire de la commune ;
  • le Rhône au sud-ouest de la ville (juste avant son entrée à Avignon) ;
  • certains bras aménagés de la Sorgue (ou plutôt de plusieurs des Sorgues), à l'est de la ville avant leur confluent dans l’Ouvèze (au nord hors de la commune, à Bédarrides) ;
  • de plus la branche de Sorgues du canal de Vaucluse (le 3e bras principal aménagé de la Sorgue destiné à franchir le seuil de Vedène) se jette dans l’Ouvèze à Sorgues (quartier de Pontillac, équipé d'une station de relevage lors de crue de l'Ouvèze). Cette branche est issue du Partiteur d’Eyguilles qui divise les eaux avec la branche d'Avignon[3]. Elle permettait d'utiliser la force hydraulique pour la petite industrie (quelques roues subsistent sur la commune) ;
  • du bras secondaire alimentant la commune, part le bras du Griffon au nord du parc d'activité du Pont de la Traille (route de Vedène) pour desservir le centre historique et en particulier la zone des jardins du château des papes ;
  • de nombreux petits canaux d'irrigation répartissent l'eau vers les champs et jardins de la ville.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[4].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune de Sorgues, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[5].

Relevés météorologiques[modifier | modifier le code]

Relevés météorologiques de la région d'Avignon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Température moyenne (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 8,5 7,5 14,7
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,75
dont pluie (mm) 36,5 23,3 24,9 47,5 45,6 25,4 20,9 29,1 89,8 59,6 52,8 34 495,4
Source : Données climatologiques d'Avignon 2000-2007


Selon Météo-France, le nombre par an de jours de pluies supérieures à 2,5 litres par mètre carré est de 45 et la quantité d'eau, pluie et neige confondues, est de 660 litres par mètre carré. Les températures moyennes oscillent entre 0 et 30 °C selon la saison. Le record de température depuis l'existence de la station de l'INRA est de 40,5 °C lors de la canicule européenne de 2003 le 5 août (et 39,8 °C le 18 août 2009) et −12,8 °C le 5 janvier 1985. Les relevés météorologiques ont lieu à l'Agroparc d'Avignon.

Vaucluse moyenne nationale
Ensoleillement 2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie 700 mm/an (sur 80 jours) 770 mm/an
Vent 110 j/an essentiellement du Mistral

Le mistral[modifier | modifier le code]

Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut aller au-delà des 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne[6]. Le tableau suivant indique les différentes vitesses du mistral enregistrées par les stations d'Orange et Carpentras-Serres dans le sud de la vallée du Rhône et sa fréquence au cours de l'année 2006. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras[7].

Légende : « = » : idem à la normale ; « + » : supérieur à la normale ; « - » : inférieur à la normale.

Vitesse des vents du Mistral
Jan. Fev. Mar. Avr. Mai. Jui. Juil. Aoû. Sept. Oct. Nov. Dec.
Vitesse maximale relevée sur le mois 106 km/h 127 km/h 119 km/h 97 km/h 94 km/h 144 km/h 90 km/h 90 km/h 90 km/h 87 km/h 91 km/h 118 km/h
Tendance : jours avec une
vitesse > 16 m/s (58 km/h)
-- +++ --- ++++ ++++ = = ++++ + --- = ++

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les fouilles de sauvetages, lors des travaux sur le territoire de la commune, ont permis de vérifier que ce site fut occupé dès le Néolithique. Les stations des Ferrailles et de Saint-Martin ont livré traces de foyers, poteries, outils lithiques, lames, perçoirs, pointes de flèches[8].

Mais le plus important site préhistorique se trouve au Mourre de Sève, sur la route d'Entraigues, et date de l'époque d'Hallstatt, au premier Âge du Fer. Son occupation eut lieu entre le VIe et le IIe siècle avant notre ère. Les fouilles ont mis au jour des vestiges prouvant des relations commerciales avec les Phocéens de Massalia, en particulier des amphores massaliotes à pâte micacée, une coupe attique et des pièces de céramiques décorées[8].

La cause de l'abandon de ce site fut la bataille de Vindalium, qui en 121 av. J.-C. opposa le consul Domitius Ahenobarbus, et ses légions, aux Arvernes de Bituit et aux Allobroges de Teutomalius. Les Celtes furent vaincus et la petite cité de Vindalion détruite[8].

L'Itinéraire d'Antonin note sur la Via Agrippa, entre Avignon et Orange, un relais désigné sous le vocable de Cypresseta, qui vient de Cypris : "la Chypriote", surnom d'Aphrodrite (Vénus romaine), port ionien sur le Rhône, son emplacement se trouvait au lieu-dit « La Traille » , au confluent du Rhône et de l'Ouvèze, où ont été dégagées, lors de fouilles, des substructions, des urnes et des amphores[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Reconstitution à un carrefour giratoire du premier pont en pierre de Sorgues

Dans le seconde moitié du XIe siècle, un pont de pierre fut construit en remplacement d'un vétuste pont de bois. Désormais la cité, dès 1063, prit le nom de Pons Sorgie, Pons-de-Sorgo en provençal et Pont-de-Sorgue en français. Le comte de Toulouse, suzerain du comté de Provence, fit ériger un castrum pour défendre ce passage[9]. Lors de la transaction de 1125, entre Alphonse Jourdain, comte de Toulouse et de Provence et Raimond Bérenger Ier, fils du comte de Barcelone et comte de Forcalquier, pour le partage de la Provence, le castrum fut laissé dans l'indivision[10].

Du Xe à la fin du XIIe siècle, l’église Saint-Martin-de-Gigognan (détruite dans les années 1990) appartenait à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui en percevait les revenus[11].

Raymond V de Toulouse y créa un Hôtel des monnaies[9]

Au mois d'avril 1212, Raymond VI convint que le consulat de Sorgues serait désormais sous la dépendance de celui d'Avignon qui devrait désigner trois consuls parmi les co-seigneurs et notables de la cité[10]. Les fortifications défendant la ville furent abattues sur ordre de Louis IX, en 1226[12]. Et cette même année, avant d'essayer de contraindre Avignon, cité fidèle au comte de Toulouse, le légat pontifical ordonna aux Sorguais et à Nicolas de Corbie, l'évêque d'Avignon de mettre à bas la forteresse du comte de Toulouse[10].

Passé, en 1274 sous le contrôle de la papauté, les papes se réservèrent le droit de nommer gouverneur, capitaine et viguier. Seule la communauté sorguaise nommait ses consuls chaque année[10]. La cité, compte tenu de son importance stratégique qui en faisait l'avant-poste d'Avignon, ne fut jamais inféodée[9].

Jean XXII fit édifier, en 1317 le premier palais pontifical sur les bases de l'ancien castrum[12]. Ce fut en 1322, que l'abbé de Cluny rétrocéda à la papauté ses droits sur l'église paroissiale. Et en 1354, l'Hôtel des monnaies, installé à l'intérieur du palais pontifical, cessa d'émettre pour être transféré à Avignon[9]. Urbain V, en 1364, fit apporter plus de commodités au palais et en fit sa résidence d'été[10].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le 2 août 1562, le palais pontifical, défendu par une garnison italienne[9], fut brûlé par le baron des Adrets, baron des Adrets qui ruina aussi le couvent des célestins à Gentilly[10]. Nouvelle catastrophe en décembre 1570, quand les eaux de l'Ouvèze refoulées par une crue du Rhône envahirent la ville causant de nombreuses victimes. Si la peste de 1580 ne fit que quelques dizaines de morts, la suivante en 1587 fut beaucoup plus meurtrière. De même que celle d'avril 1640 à juillet 1641 qui fit 161 victimes[9].

Période moderne[modifier | modifier le code]

La peste de 1720, dernière en date des grandes pandémies, fit, quant à elle, plusieurs centaines de décès[9]. La Révolution chassa les ordres religieux de la ville, et en particulier les célestins de Gentilly. Le couvent qu'ils occupaient depuis le XIVe siècle fut vendu comme bien national au conventionnel Stanislas Rovère dont le frère Siméon fut l'évêque constitutionnel d'Avignon[12].

Alors qu'il était encore l'objet de restauration en 1786[12], les restes du palais pontifical furent eux aussi vendus à des entrepreneurs qui utilisèrent les pierres comme matériaux de construction[10].

En 1840, au cours du mois de novembre, des pluies diluviennes firent monter les eaux jusqu'à 1, 25 m[9], quant à la crue de 1856, elle atteignit 1, 87 mètre.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

C'est le 16 septembre 1926 que le pont suspendu reliant Sorgues à L'ile de l'OIselay fut inauguré[13].

Une nouvelle crue de l'Ouvèze, en 1936, provoqua une importante inondation. Elle envahit l'église paroissiale et noya le maître-autel. Alors que le débarquement se préparait en Provence, un dernier train de déportation passa à Sorgues le 18 août 1944 et des résistants aidèrent des prisonniers à s'évader. Cet évènement avait été précédé, le 2 août 1944, par des raids aériens alliés qui bombardèrent la ville[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Sorgues

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur au pont d'argent à trois arches, maçonné de sable, supportant une croix aussi d'argent, le tout sur une rivière ondée d'argent et de sinople.[14]

Il s'agit d'armes parlantes.

Devise[modifier | modifier le code]

Semper valentior surgo (Toujours plus forte je jaillis).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Sorgues

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Sorgues :

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1965 A. Gévaudan (1877-1965)    
1965 1989 Fernand Marin PCF Député (1956-1958 ; 1967-1968 ; 1978-1981)
Conseiller général du Canton de Bédarrides (1973-1985)
1989 2011 Alain Milon UMP Sénateur depuis 2004
Conseiller général (1985-2005)
2011 en cours Thierry Lagneau UMP Conseiller général depuis 2005

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de la ville est composé de 33 élus répartis de la manière suivante :

Groupe Président Effectif Statut
« Sorgues, un avenir à partager [16] »
UMP
Thierry Lagneau 26[17] majorité
« Sorgues Bleu Marine [16] »
FN
Gérard Gérent 5[17] opposition
« Sorgues, ma ville, j'y tiens [16] »
PCF
Vivian Point 1[17] opposition
« Sorgues, c'est nous tous [16] »
PS
Vincent Jullien 1[17] opposition

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Sorgues en 2009[18]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 16,57 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 23,83 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 50,61 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 21,58 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[19]).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sorgues fait partie de la Communauté de communes des Pays de Rhône et Ouvèze avec 6 autres communes : Bédarrides, Caderousse, Châteauneuf-du-Pape, Courthézon, Jonquières et Orange (Vaucluse). Elle a été créée le 30 décembre 1993.

La communauté de commune fait partie de plusieurs syndicats mixtes :

  • Syndicat mixte pour la valorisation des déchets du pays d'Avignon
  • Syndicat mixte d'aménagement du bassin de l'Ouvèze (SIABO)
  • Syndicat mixte du bassin sud-ouest du mont Ventoux
  • Syndicat mixte pour aménagement et entretien des sorgues (SMAES)
  • Syndicat mixte d'aménagement de l'Aygues
  • Syndicat mixte aménagement, gestion, entretien du canal de Vaucluse
  • Syndicat mixte études et concertation pour le développement du bassin de vie d'Avignon
  • Syndicat mixte pour la création de la Via Venaissia
  • Syndicat mixte du bassin de vie d'Avignon

Urbanisme[modifier | modifier le code]

immeubles de la ville

L'importante évolution de la population dans les 50 dernières années s'est accompagnée par la création de barres d'immeuble.

Taux de propriétaires : 48,8 %[20]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population en 1789 : 1478[17] habitants. En 2011, la commune comptait 18 222 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 372 1 562 1 891 2 518 2 797 3 045 3 175 3 300
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 085 4 775 4 769 4 550 4 169 4 006 4 122 4 047 4 161
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 248 4 260 4 307 4 617 5 039 5 367 5 508 7 307 7 879
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 538 13 624 15 037 17 112 17 236 17 539 18 411 18 222 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Les principales entreprises du secteur sont : Valerian (107 M€ de CA), Idyl (64 M€ de CA) et RPDA (30 M€ de CA)[23]

Autre entreprise présente : Eurenco (90 M€ de CA), où sont élaborés des explosifs à usage militaire et un important additif pour les carburants diesel (1er producteur mondial)[24].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Une partie du terroir de la commune fait partie de l'AOC châteauneuf-du-pape, appellation locale ou cru des côtes-du-rhône méridionales. En plus de Sorgues, l'appellation, la seconde en importance après celle de Saint-Émilion, couvre la commune de Châteauneuf-du-Pape et une partie de celles d'Orange, Bédarrides et Courthézon. Les vendanges y sont obligatoirement faites à la main (pas de mécanisation). La syrah introduite plus tardivement sur l'appellation est conduite sur fils et en taille Guyot. Pour tous les autres cépages de l'appellation, c'est la taille en gobelet à deux yeux par courson avec un maximum quinze yeux francs par cep en plus du bourillon. Le rendement a été fixé à 35 hl/ha. De plus la vendange subit la rapée qui élimine nécessairement 5 % des grappes avant vinification.

L'on note aussi diverses cultures fruitières et maraîchères.

Industrie[modifier | modifier le code]

Le dynamisme économique de la ville est important et se traduit par la présence de nombreuses zones d’activités, notamment commerciales et industrielles, sur l’ensemble du territoire. Au total, on peut compter 10 zones, regroupant près de 300 entreprises et qui représentent au total une superficie de 360 ha. Les zones d’activités sont[25] :

  • L’espace d’activités Sainte-Anne, créé en 1990, d’une superficie de 25ha. Située non loin de l’échangeur autoroutier d’Avignon-Nord, la ZAC Sainte-Anne accueille

principalement des entreprises de transport mais se diversifie dans l’activité à vocation tertiaire, de services, et de métiers liés aux énergies renouvelables. Sur les 25 hectares de cette zone, 26 entreprises sont installées : des PME, des PMI, des sociétés de service et de logistique. Cette zone représente environ 930 emplois.

  • La ZAC du Fournalet, initiée en 1962, d’une superficie de 70ha. Cette zone a une vocation industrielle et artisanale.
  • La ZAC Val du soleil créée en 1992, d’une superficie de 2,2 ha et à vocation médicale et hôtelière.
  • La zone d’activités de la Marquette créée dans les années 1970, d’une superficie de 20ha et à vocation commerciale.
  • La zone d’activités de la Bécassière créée en 2008, d’une superficie de 8ha et à vocation industrielle.
  • La zone d’activités du Pont de la Traille créée en 1989, d’une superficie de 3,2 ha et à vocation PME, PMI, services.
  •  La zone d’activités Boisvassière créée dans les années 1980, d’une superficie de 18ha et à vocation artisanale.
  • La zone Porte de Vaucluse créée en 1984, d’une superficie de 42ha et à vocation commerciale.
  • La ZAC du village d’entreprises ERO créée en 1986, d’une superficie de 10,2ha et à vocation artisanale PME, PMI.
  • La ZAC de la Malautière d’une superficie de 116ha à vocation artisanale, PME, PMI.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Sorgues est une ville et dispose donc de tous commerces sur place. Elle utilise les services d'une police municipale.

Structure multi-accueil ("La Coquille") et centre d’animation socio-éducatif (CASEVS)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les différents établissements d'éducation de la commune sont les suivant :

  • École maternelle la Pinède
  • École maternelle publique Ramières
  • École maternelle publique du parc
  • École maternelle publique Gérard Philippe
  • École maternelle et primaire Marie Rivier (privé)
  • École Rudolf Steiner
  • École publique élémentaire Maillaude
  • École Mourre de Sève
  • École Jean Jaures
  • École Sévigné
  • École publique Maternelle et Primaire Elsa Triolet
  • École publique Maternelle et Primaire Frédéric Mistral
  • Collège d'enseignement secondaire Denis Diderot
  • Collège Voltaire[26]
  • Collège Marie Rivier (privé)
  • Lycée professionnel de Sorgues[27]

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

La commune dispose d’un pôle culturel, le pôle Camille Claudel, avec une programmation riche et variée : créé en 2011, qui regroupe plusieurs structures culturelles : La médiathèque Jean Tortel, l’école municipale de musique et de danse Marius Imbert, l’espace culturel des loisirs et des arts (E.C.L.A), le kiosque d’information et de documentation (Kid), une salle de spectacle avec 181 places, ainsi que plusieurs associations et diciplines artistiques (Musique, peinture, danse, cinéma, expositions, spectacles et conférences). Parmi ses associations sorguaises se trouve la plus ancienne société savante du Vaucluse : la Société Littéraire de Sorgues[28].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose de diverses installations et divers équipements (stade, piscine, tennis, école de danse, etc.) ayant permis l'apparition de nombreux clubs de sport (basket-ball[29], rugby, volley-ball, football, athlétisme, tennis, natation, handball, escrime etc.), dont l'Espérance sorguaise, qui a formé le footballeur professionnel Teddy Richert.

L'équipe phare de la ville est le Sorgues Basket Club, qui évolue en Nationale 1 (3e division nationale).

Le 9 juin 2010, Sorgues est ville d'arrivée d'une étape du Critérium du Dauphiné 2010.

Dans la piscine municipale de cette ville, située rue de la coquille, a été établi un record du monde par 4 nageurs, Matthieu Merlin, Vivian Perez, Nicolas Blanc et Julien Grellier. Les 26 et 27 janvier 2002, ils ont nagé pendant 16 heures en relais de 100 m et ont parcouru 72 800 m.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose des services de plusieurs pharmacies, de médecins généralistes et spécialistes, d'infirmiers, etc. L'hôpital important le plus proche est sur Avignon. Une unité détachée du CH de Montfavet y présente 3 structures : CMP (centre médio-Psychiatrique), CMPP (centre médico-psychiatrique pédiatrique) et un hôpital jour (nouveaux locaux courant 2014)

Cultes[modifier | modifier le code]

l'église

Plusieurs cultes se pratiquent sur la commune. Les deux principaux (avec locaux dédiés) sont le culte catholique et le culte musulman.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une station d’épuration. De plus, la Communauté de communes des Pays du Rhône et Ouvèze a pour compétence la collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il existe sur le territoire de la commune plusieurs bâtiments historiques ou dignes d'intérêt[30].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Fresque des femmes à la fontaine qui décorait la maison de Juan Fernandez de Heredia, dite maison de la reine Jeanne,
  • Vestiges du Palais des papes de Sorgues construit par le pape Jean XXII : donjon carré et restes de courtines intégrés à des habitations. Localisation : centre-ville, rue du Château.
  • Maison dite "de la reine Jeanne" XIVe : ensemble des bâtiments (IMH), où résida Juan Fernandez de Heredia, cour intérieure avec chapelle ; peintures murales du XIVe siècle transportées au Louvre. Localisation: 87 rue de la Tour.
  • Hôtel de la Monnaie (XIVe siècle) : élévation et toiture (IMH le 14/10/1991). Représentatif de l'architecture en Comtat Venaissin de cette époque. Localisation: 300 rue Ducrès.
  • Château Saint-Hubert XVIIIe siècle : belle façade avec pavillon central arrondi, couronnée d'une balustrade ornée de pot-à-feu (toiture inscr.MH le 28/10/1949) . Ce château comportait un jardin en façade entouré d'un mur surmonté de grilles ainsi que d'un portail en fer forgé (lieu actuel non connu). Il surplombait à l'arrière sur un jardin privé devenu aujourd'hui parc municipal (largement remanié). Localisation: centre-ville, avenue d'Avignon.
  • Château de Brantes (ou de Silvan) XVIIIe et XIXe siècles (IMH 6/11/1987) : bâtiment central et 2 corps de bâtiment en aile ; portail, grille d'honneur ; jardin (classé jardin remarquable); vaste parc planté sur le pourtour de grands platanes l'isolant des constructions modernes alentour. Cette propriété appartient toujours à la famille de Brantes. Des visites guidées sont organisées en été (rech. de précisions en cours). Localisation: route de Vedène.
  • Château de La Serre : médiéval et Renaissance, lourdement restauré au XIXe siècle en style néorenaissance.
  • Château d'Oiselay: Famille du Laurens d'Oiselay
  • Château du Dragonnet
  • Château Rassis (MJC)
  • Château Pamard (centre aéré)
  • Mairie (XIXe siècle) : Grand escalier, stèle monument aux morts.
  • Monument du Train Fantôme : hommage aux victimes du dernier train de déportation passé à Sorgues le 18 août 1944 et aux résistants ayant aidé les évadés.
  • Pont des Arméniers[31] ou des Arméniens[32] : pont suspendu au-dessus d'un bras du Rhône dit bras des Arméniers construit en 1925-1926 pour remplacer les bacs soumis aux caprices du Rhône. Il reliait l'île agricole de l'Oiselet à la ville. Il est interdit à la circulation en 1975. Inscrit aux Monuments Historique le 5 novembre 2001[33].
  • Roues à aubes : route de Vedène...

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle St Sixte (XIIe siècle) : abside enchâssée dans une habitation privée (inscrite aux Monuments Historiques le 28/10/1949). Seul le chevet est visible de la rue. Localisation: rue Saint-Sixte[34].
  • Domaine de Guerre : monastère

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La ville de Sorgues possède quelques espaces verts et promenades comme la colline du Mourre de Sève où ont été trouvés du mobilier et de la poterie de la Civilisation de Hallstatt. Elle se situe route d'Entraigues, sur la droite.

Le réseau de sentiers de randonnée pédestre a été mis en place dans le cadre du contrat de rivière de la Meyne et des annexes du Rhône afin de découvrir au fil des promenades les richesses du patrimoine historique et culturel et de sensibiliser le public à l'écologie des milieux aquatiques.        Ce réseau regroupe les actions de réhabilitation du chemin de halage du Rhône, de création de sentiers de découverte du patrimoine (écologique, historique et culturel).

L’île de l’Oiselay : Cet agréable parcours permet de se promener et d'avoir une meilleure approche du milieu naturel. Départ : parking de l’île de l'Oiselay, circuit balisé de 15,8 km.

Le sentier écologique du bras des Arméniers : Ce sentier écologique  permet de découvrir un grand nombre d'espèces végétales et animales grâce notamment à des panneaux qui expliquent le fonctionnement des chaînes alimentaires de la rivière. Départ : parking de l’île de l'Oiselay, circuit balisé de 2,3 km.

Le sentier vélos : Du vignoble de Châteauneuf-du-Pape à la Plaine de l'Ouvèze. Distance : 30,9 km, durée : 2h45, départ : parking de l'île de l'Oiselay

Pablo Picasso,
un des plus célèbres résidents de Sorgues

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Gérard Lacuée de Cessac (1753-1841), membre de l'institut de France (1796) puis de l'Académie Française, ministre sous le 1er Empire, pair de France à la Restauration. Il acquit le château de Brantes.
  • Jean Ducrès (1791-1885), instituteur, fondateur de la Société littéraire de Sorgues[35]
  • Frédéric Granier (° 1806 – † 1894) Mairie d'Avignon et sénateur de Vaucluse, décédé à Sorgues
  • Achille Maureau (1860 - 1921), conseiller général, président du Conseil général (1912-1921), sénateur radical-socialiste.
  • Paul Pons (1864-1915), lutteur, champion du monde en 1898 devant le Russe Pitlazinski (tournoi organisé par Le Journal des Sports)[36]
  • Pablo Picasso loue la villa des Clochettes le 25 juin 1912. Picasso de retour à Paris, fit emporter les pierres où il avait peint un tableau ovale et il adopta en novembre[37] page?.
  • Georges Braque le rejoint en louant la villa Bel-Air début août. Mais bientôt appelé au front de la Grande Guerre où il est blessé, il ne retourne à Sorgues qu'en 1917 à la fin de sa convalescence[38]. Braque a découvert à Sorgues plusieurs technique dont celle des papiers collés que Picasso adoptera à son tour[39]
  • Teddy Richert gardien de buts du FC Sochaux fit ses premiers pas de footballeur à l'Espérance Sorguaise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ligne de train Carpentras Avignon
  2. réseau de bus Sorg'en bus
  3. Syndicat Mixte du bassin des Sorgues, Cas particulier du Canal de Vaucluse
  4. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  5. La climatologie du Vaucluse.
  6. Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948 ; réédité par Météo-France en 2003.
  7. Source : Services techniques d'Inter Rhône à Avignon Données météorologiques concernant l'année 2006 [PDF]
  8. a, b, c et d Robert Bailly, op. cit., p. 411.
  9. a, b, c, d, e, f, g et h Robert Bailly, op. cit., p. 412
  10. a, b, c, d, e, f et g Jules Courtet, op. cit., p. 317.
  11. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 230
  12. a, b, c, d et e Robert Bailly, op. cit., p. 413
  13. Louis Desvergnes, Histoire de Sorgues
  14. Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884 et Armorial des communes du Vaucluse
  15. (biographie de M. Gilles Brusset disponible aux archives départementales)
  16. a, b, c et d http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/084/C1084129.html
  17. a, b, c, d et e http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/084/084129.html
  18. « Impots locaux à Sorgues », taxes.com
  19. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  20. http://www.journaldunet.com/management/ville/ville/accueil/1323/sorgues.shtml
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  23. http://www.journaldunet.com/management/ville/ville/entreprise/1323/sorgues.shtml
  24. http://www.eurenco.com/
  25. http://www.ccpro.fr/developpement_economique
  26. Collège Voltaire
  27. Le site du lycée professionnel de Sorgues
  28. Pole culturel Camille Claudel
  29. http://sorguesbasketclub.free.fr/
  30. Liste des monuments inscrits (Base Mérimée)
  31. DRAC PACA Pont des Arméniers Sorgues, Vaucluse
  32. Archives départementales du Vaucluse (3S15)
  33. Pont des "Arméniens" Archives départementales voir pages 16-17
  34. Photos des fouilles du Mourre de Sève et de la chapelle Saint-Sixte (Base Mérimée)
  35. Études sorguaises no 7
  36. Paul Pons, premier champion du monde
  37. ML Bernadac et P. Du Buchet, Picasso, le sage et le fou, Découverte Gallimard, 1991
  38. Collectif RMN, Braque, l'expo, Paris, Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Élysées,‎ 2013, 368 p. (ISBN 978-2-7118-6109-5), p. 7
  39. Bernard Zurcher, Braque vie et œuvre, Fribourg, Office du livre,‎ 1988, 315 p. (ISBN 2-09-284742-2), p. 83

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Pierre de Brun et Sylvain Gagnière, Contribution à l’étude de l’âge du Fer dans la basse vallée du Rhône. II- La station hallstatienne du Mourre de Sève, près de Sorgues (Vaucluse), 1934
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986. (ISBN 2903044279)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]