Vernègues

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Vernègues
Façade ouest du temple de la Maison-Basse,dit de Château-Bas à Vernèguespar Séraphin-Médéric Mieusement
Façade ouest du temple de la Maison-Basse,
dit de Château-Bas à Vernègues
par Séraphin-Médéric Mieusement
Blason de Vernègues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Eyguières
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Salon-Étang de Berre-Durance
Maire
Mandat
Patrick Apparicio
2008 - 2014
Code postal 13116
Code commune 13115
Démographie
Gentilé Vernegais
Population
municipale
1 386 hab. (2009)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 12″ N 5° 10′ 19″ E / 43.6866666667, 5.17194444444 / 43.6866666667; 5.1719444444443° 41′ 12″ Nord 5° 10′ 19″ Est / 43.6866666667, 5.17194444444 / 43.6866666667; 5.17194444444  
Altitude 352 m (min. : 163 m) (max. : 395 m)
Superficie 15,89 km2
Localisation

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Vernègues

Vernègues (Lou Vernegue en provençal selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la communauté Agglopole Provence. Ses habitants sont appelés les Vernegais. La commune est composée de deux villages : Vernègues et Cazan.

Sommaire

Géographie[modifier]

Situé à 352 mètres d'altitude sur le plateau du Grand Puech, Vernègues se trouve à 33 km au nord-ouest d'Aix-en-Provence et 10 km de Salon-de-Provence.

Communes limitrophes[modifier]

Communes limitrophes de Vernègues
Alleins Mallemort Charleval
Vernègues
Aurons Lambesc

Climat[modifier]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source: Météo France / Station de Salon-de-Provence

Histoire[modifier]

Moyen Âge[modifier]

L'histoire de Vernègues débute au VIIIe siècle. D'anciennes chartes révèlent qu'à cette période, il s'y trouve deux castrums : le castrum d'Avallone et le castrum Alvernicum. Le castrum Alvernicum est bâti sur le point le plus élevé, là où sera bâti le Vieux Vernègues[1]. La racine de alvernicum provient probablement du nom des Arvernes[2].

En 1142, Peire de Lambesc reçoit en fief de l'archevêque Raimon, en contrepartie de l'abandon de ses droits sur Salon, les castra de Vernègues et d'Avallon. Il doit ainsi prêter un serment de fidélité qui l'oblige explicitement à l'hommage, à l'aide (« servicium »), à une albergue de vingt chevaliers et à la reddibilité des deux castra sur simple requête de l'archevêque[3].

Histoire moderne[modifier]

Les seigneurs de Vernègues (et de Vinsargues), du nom de Damian, sont originaires du Piémont. Charles de France, duc d'Orléans et de Valois, comte d'Ast, agrége à la noblesse de son comté Guillaume de Damian, seigneur de Vernègues, et Benoît, son frère. Guillaume de Damian se retire à Avignon en 1440 où il épouse Agnès de Sade. En 1442, il achète la terre de Vernègues. À sa mort, il laisse trois héritiers : Michel, Simon et Pionne[4].

Damian de Vernègues.jpg

Damian (de), en Provence. Armes : de gueules à une étoile à huit rais d'argent; au chef d'or chargé d'une aigle de sable. Couronne de Marquis. Cimier : un paon eu naturel, faisant la roue. Supports : deux licornes. Devise : Al. Rect. Al. Rect.

Le père de Guillaume et de Benoît de Damian est Simon, seigneur de Castelinard, dans le Piémont. Guillaume devient seigneur de Vernègues en Provence, par acquisition, en 1442. Par son mariage, il s'allie avec la très célèbre famille provençale des DE SADE. Agnette sa femme n'est autre que, par sa mère, la petite fille de Catherine DE MORNAY (1350-1396) et de Guillaume DE PUYDEVAL DE LA JUGIE (1345-1381), Baron des Etats du Languedoc.

D'après Gilles Dubois : "La famille de Damian a eu pour dernier représentant le marquis de Damian, capitaine d'infanterie de marine, décédé en septembre 1890 à l'âge de 44 ans. Elle avait fourni des officiers généraux, des gouverneurs de places fortes, un gentilhomme de la chambre du Roi, etc.

Cela dit, les recherches généalogiques ont permis d'établir (sur Vernègues, Alleins ou encore Lambesc) en aval une des nombreuses descendances de Gonin De Damian et Louise D'Escallis (seigneurs de Vernègues vers 1533) par leur fille Peyronne de Damian et son mari Antoine Richaud telles que les familles : Armelin, Fourment, Mercier, De Lan, Roche, Tertian, Bicheiron, Pélissier, Bonomo, Soler, Mille, Castells et Dumont[5]

Principales alliances : de Sade 1440, 1550, de Cambis-Alais, de Lauris 1565, de Galléan des Issarts 1604, de Seytres-Vaucluse 1607, de Gérente, de Vintimille, d'Agoult d'Olières 1639, d'Esparbès de Lussan 1627, d'Antonelle, de Barrême 1723, de Sorbiers, etc."

Histoire contemporaine[modifier]

Vernègues après le séisme de 1909 en Provence.

Le tremblement de terre du 11 juin 1909 fait référence à un séisme de magnitude 6,2 sur l'échelle de Richter qui s'est produit dans le sud-est de la France et qui détruisit les villes de Salon-de-Provence, Vernègues, Lambesc, Saint-Cannat et Rognes dans la chaîne de la Trévaresse (Bouches-du-Rhône). Salon, Saint Cannat, Rognes et Lambesc n'ont pas été détruites par le tremblement de terre, mais plus ou moins gravement endommagées; Vernègues est le seul village à avoir été entièrement détruit. C'est le tremblement de terre de magnitude la plus élevée enregistré à ce jour en France métropolitaine. Suite à la destruction, le village fut reconstruit 90 m plus bas.

Héraldique[modifier]

Armes de Vernègues

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent, à un cheval bleu gai d'azur, coupé de sable, à une bande d'or.

Politique et administration[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours (2014) Patrick Apparicio    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Population et société[modifier]

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 1 437 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
494 465 490 506 515 472 478 524 542
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
525 561 476 455 432 381 336 368 338
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
302 298 337 253 235 222 234 219 220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
243 259 285 377 687 939 1 323 1 386 1 437
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[6] puis Insee à partir de 1968[7].)

Histogramme de l'évolution démographique

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Lieux et monuments[modifier]

La commune possède trois sites remarquables[8].

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance, 13/4, Fl. Mocci, N. Nin (dir.), Paris, 2006, Académie des incriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix.
  2. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France.
  3. dans : Seigneurie épiscopale, aristocratie laïque et structures féodo-vassaliques en Provence au XIIe siècle : le sens d'une féodalisation limitée, p. 27-36 ; GCNN, t. III, Valence, 1901, n° 543 (1142)
  4. Artefeuil Ch., 1776, Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence avec 8 grandes cartes armoriales - tome 1. Girard, la veuve imprimeur ; Seguin, François éditeur
  5. Histoire-généalogie. La vie & la mémoire des hommes
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  8. Le patrimoine architectural et mobilier de Vernègues sur le site officiel du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), photographies de Mas, T. Valérian, Mieusement, Françoise Thurel, Odile de Pierrefeu, Bruno Bizot, Sébastien Schmit, Gaëtan Congès, Christian Hussy, Sandrine Agusta-Boularot, Marc Heller, Jean-Philippe Lagrue, archives de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine, et service de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région PACA

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Charles-Laurent Salch et Anne-Marie Durupt, Nouvel Atlas Châteaux et fortifications des Bouches-du-Rhône (13), Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe, 2008, 156 p. (ISBN 1253-6008).
    N°46/47/48, 2008 Vernègues, p. 146-148
     
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991 (ISBN 2-86535-070-3).
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Vernègues : Page 1211