Maubec (Vaucluse)

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Maubec
Image illustrative de l'article Maubec (Vaucluse)
Blason de Maubec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Cavaillon
Intercommunalité Communauté de communes Luberon Monts de Vaucluse
Maire
Mandat
Frédéric Massip
2014-2020
Code postal 84660
Code commune 84071
Démographie
Gentilé Maubecquois, Maubecquoises
Population
municipale
1 870 hab. (2011)
Densité 205 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 38″ N 5° 08′ 22″ E / 43.8439, 5.1394443° 50′ 38″ Nord 5° 08′ 22″ Est / 43.8439, 5.13944  
Altitude 105 m (min. : 97 m) (max. : 663 m)
Superficie 9,13 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairiemaubec-luberon.fr

Maubec est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Maubecquois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Maubec est un bourg du Parc naturel régional du Luberon, situé à 8 kilomètres de Cavaillon et à environ 30 kilomètres d'Avignon.

Transports[modifier | modifier le code]

La route nationale 100 passe en bordure nord.

Les départementales 2, 3, 178 traversent le territoire de la commune et les départementales 29 et 144 passent par le village.

La commune dispose également d'une ancienne voie de chemin de fer et d'une gare maintenant désaffectée.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Au sud de la commune s'élèvent les contreforts du Luberon jusqu'au sommet des Fourcats.

La plaine alluviale du Calavon s'étend du centre jusqu'au nord de la commune

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Calavon traverse la commune d'est en ouest.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.

La station météorologique de référence est située à Cavaillon[2].

Relevé météorologique de Cavaillon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Température moyenne (°C) 6 8 11,5 13 17,5 22 24,5 24 19 15 10 6,5 15,1
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 24,7 20 13,1 10 20,3
dont pluie (mm) 36,5 23,3 24,9 47,7 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34 437
Source : (fr) Données de Cavaillon 1961 à 1990


Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site fut utilisé dès le néolithique comme en atteste la sépulture trouvée à la grotte Maillet avec son mobiler funéraire.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Maubec vu depuis le rocher de Baude

Ce fief des comtes de Toulouse arriva, par mariage, à Alphonse de Poitiers, le frère de Louis IX, avec l’ensemble du marquisat de Provence dont son épouse était l’héritière. En 1253, il fit recenser ses droits et bans dans le célèbre « Livre Rouge » conservé à la Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras. Il cite pour la première fois le village Castrum de Malbec [3].

Le premier seigneur connu est Bernard de Claret qui prend possession du fief en 1269. Cette seigneurie, tout en restant aux Claret, devient terre pontificale comme tout le marquisat en 1274. Un de leurs héritiers, Pierre cède une partie de « Mabobecco » aux chanoines de Saint-Didier d’Avignon, en 1385, alors qu’Urbain V était retourné à Rome. En même temps, Guillaume Raynardi, baile de Barcelonnette (1361), était noble et coseigneur de Maubec.

Le XIVe siècle fut une longue suite de désastres pour le village qui subit trois épidémies de peste, la guerre de Cent Ans et ses séquelles (Routiers), la sécheresse ert deux famines.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Possession des Taulignan au XVe siècle, une partie du fief est vendue par Bertrand à Gaucher de Brancas. Son fils, Gaucher II rachète, en 1529, la partie que les chanoines avaient cédée à la Révérende Chambre Apostolique d’Avignon.

Pendant les guerres de Religion, en 1562, le baron des Adrets, à la tête de ses 4 000 religionnaires, brûle le « mauvais château ». Son propriétaire Aymon de Brancas, baron d’Oyze, avait eu la bonne idée de se réfugier à Oppède. Le village fut pris et incendié ; les habitants désertèrent les lieux[4].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le château sera reconstruit par la famille puisque c’est là, en 1657, que décède le duc et pair de France Georges de Brancas-Villars. Il avait convolé avec Julienne d’Estrées, la sœur de Gabrielle, la maîtresse d’Henri IV. Leur fils Charles servit, dit-on, de modèle à La Bruyère pour le portrait du « distrait ».

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Maubec-le-Vieux, qui fut le fief des Brancas jusqu’à la Révolution, a été rasé en 1964 pour laisser place à ce que certains ont appelé « un hôtel particulier de style grand siècle ». Au hameau de Coustellet, tous les dimanches, de mai à novembre, se tient un marché paysan où toutes les célébrités du Luberon[5] se donnent rendez-vous.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Maubec (1983)

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur au beffroi accompagné de quatre pattes de lion[6] mouvant des flancs de l'écu, deux de chaque côté, l'une sur l'autre, le tout d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maubec fait partie de l'Aire urbaine de Cavaillon.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 René Valentino UMP  
mars 2008 en cours René Valentino UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Maubec en 2009[7]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 6,90 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 17,71 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 33,37 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 22,41 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Depuis plus d'une trentaine d'années, de nombreux projets de développement urbain ont vu le jour (lotissement, zone commerciale, etc.). Les deux principaux sont situés : autour du village (qui lui-même s'est développé au nord et aux pieds de l'ancien village) et sur le hameau de Coustellet.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 870 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
512 543 571 577 583 607 612 626 621
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
593 623 611 573 542 535 500 490 462
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
423 417 404 382 428 479 469 468 525
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
570 568 697 973 1 199 1 581 1 763 1 791 1 870
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie de tous commerces sur site avec, entre autres, une importante zone commerciale en extension sur Coustellet.

Toujours sur la commune, deux coopératives vinicoles et deux coopératives agricoles. Les bâtiments importants de la distillerie de Coustellet peuvent se voir des kilomètres à la ronde.

Industrie[modifier | modifier le code]

Parc d’activité de la ZAC du Tourail (26 lots).

Carrière de graviers et sables en bordure de Calavon.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des communes du Vaucluse, mais surtout du secteur du Parc du Luberon, une partie des revenus de la commune est obtenue grâce au tourisme. Plusieurs gîtes, meublés de tourisme, chambres d'hôtes et camping municipal (2 étoiles, 75 emplacements).

Agriculture[modifier | modifier le code]

Sur la commune sont principalement cultivés les fruitiers (cerisiers) et les asperges. Elle produit des vins AOC Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[10].

Équipements ou Services[modifier | modifier le code]

Salle des Fêtes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école primaire publique[11], puis les élèves vont au Collège Vallée du Calavon [12], puis vers les Lycée Ismael Dauphin (enseignement général) et Lycée Alexandre Dumas (enseignements techniques) tous deux à Cavaillon.

Sports[modifier | modifier le code]

L'équipement sportif le plus visible est le terrain de football situé au pied du vieux village.

Terrain de pétanque.

Plusieurs associations sportives.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose de plusieurs médecins spécialistes ou généralistes, ainsi que, sur le secteur de Coustellet, de deux cabinets d'analyse médicale.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique (église et cimetière).

Environnement[modifier | modifier le code]

Déchèterie sur Coustellet et conténeurs pour le tri sélectif.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le campanille devant le vieux village

Au sommet du bourg, maisons restaurées du vieux village avec niches, passages sous voûtes, ruelles calladées, etc.

  • Château restauré
  • Église paroissiale Saint-Maurice 1753, construction d'aspect baroque : contreforts, clocher latéral surmonté d'une cloche, abside à trois pans, trois chapelles, porte à archivolte surmontée d'un oculus.
  • Beffroi de l'Horloge du XVIIIe, surmonté d'une statue de la Vierge.
  • Pont sur le Calavon, reconstruit en 1886.
  • Croix de mission sur l'esplanade.
  • Oratoire près de la ferme Saint-Baudile.
  • Ancien relais de diligences (privé, séparé en deux) et chapelle (privé) en bordure de nationale 100 à Coustellet.
  • Plusieurs puits et norias.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. « Station météo la plus proche : Cavaillon », MSN Météo
  3. Charles Rostaing, grand spécialiste de la toponymie provençale, le fait dériver de Malbecco, composé de «malum» (mauvais) et de «beccus» (nom celto-ligure appliqué à une fortification).
  4. L'abandon du village de Maubec-le-Vieux se fit peu à peu et, à la fin du XIXe siècle, les derniers habitants s'installèrent dans la plaine à quelques distance de l'ancien village, totalement abandonné.
  5. Cf. Peter Mayle, Un été en Provence.
  6. Le lion est celui de la famille des Brancas.
  7. « Impots locaux à Maubec », taxes.com
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  11. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  12. Carte scolaire du Vaucluse

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]