Gignac (Vaucluse)
| Gignac | ||
Gignac |
||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Vaucluse | |
| Arrondissement | Arrondissement d'Apt | |
| Canton | Canton d'Apt | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays d'Apt | |
| Maire Mandat |
Thierry Jahier 2008-2014 |
|
| Code postal | 84400 | |
| Code commune | 84048 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Gignacois, Gignacoises | |
| Population municipale |
56 hab. (2010[1]) | |
| Densité | 6,9 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 450 m (min. : 366 m) (max. : 834 m) | |
| Superficie | 8,15 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Gignac est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Gignacois.
Sommaire |
Géographie[modifier]
C'est un village perché situé près de Rustrel et d'Apt (Vaucluse). On trouve des vallonnements boisés au sud et des reliefs au nord.
Accès[modifier]
Passage de la route départementale 22 juste au nord du village et de la route départementale 30 sur les flancs des monts de Vaucluse. La traversée des flancs des monts de Vaucluse est aussi possible par de nombreuses "pistes", chemin en terre plus ou moins praticables.
Relief[modifier]
Son relief est assez important. La partie sud, est situé entre 370 et 560 mètres d’altitude. C'est la partie la plus occupée par l'homme où le bourg s'est développé.
Le reste est situé sur les flancs des Monts de Vaucluse, entre 450 et 834 mètres (à l'extrême nord-ouest de la commune). Cette partie haute est très peu habitée, très aride et néanmoins très boisée : la végétation est principalement composée de pins et de chênes verts.
Sismicité[modifier]
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[2].
Hydrographie[modifier]
Le territoire est traversé d'est en ouest par la petite vallée de la Dôa, un torrent qui prend sa source dans la commune de Viens, sur le flanc méridional des Monts de Vaucluse.
Climat[modifier]
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 3 | 4 | 6 | 9 | 13 | 16 | 19 | 19 | 16 | 13 | 7 | 4 | 10,7 |
| Température moyenne (°C) | 7 | 8 | 11 | 13,5 | 18 | 21,5 | 24,5 | 24,5 | 21,5 | 17 | 11 | 8 | 15,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 11 | 12 | 16 | 18 | 23 | 27 | 30 | 30 | 25 | 21 | 15 | 12 | 19,2 |
| Précipitations (mm) | 35,3 | 21,3 | 21,9 | 40,6 | 26,7 | 14,6 | 8,2 | 18,3 | 57 | 52,3 | 39,1 | 25,6 | 361,1 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
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11
3
35.3
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12
4
21.3
|
16
6
21.9
|
18
9
40.6
|
23
13
26.7
|
27
16
14.6
|
30
19
8.2
|
30
19
18.3
|
25
16
57
|
21
13
52.3
|
15
7
39.1
|
12
4
25.6
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| Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm) | |||||||||||
La commune est située dans la zone d'influence du climat méditerranéen. Après une année 2007 caractérisé par une très faible pluviométrie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2, 8 fois plus, se place juste derrière l'année 1968. Quant à la moyenne des températures elle augmente de 0, 5°, l'hiver et le printemps ayant été très doux. Le temps pluvieux a affecté la durée de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale[3].
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures moyennes (°C) | 6,9 | 7,7 | 8,7 | 11,9 | 17,2 | 20,5 | 22,7 | 22,4 | 17,9 | 13,8 | 8,3 | 4,6 | 13,6 |
| Températures normales (°C) | 5,1 | 6,3 | 8,9 | 11,4 | 15,7 | 19,0 | 22,3 | 22,3 | 18,5 | 13,8 | 8,3 | 5,8 | 13,1 |
| Écart avec la normale (°C) | + 1,8 | + 1,4 | - 0,2 | + 0,5 | + 1,5 | + 1,5 | + 0,4 | + 0,3 | - 0,6 | 0 | - 0,2 | - 1,2 | + 0,5 |
| Moyenne mensuelle de précipitations (mm) | 103 | 43 | 23 | 126 | 157 | 38 | 12 | 29 | 187 | 122 | 160 | 202 | 1 202 |
| Précipitations normales (°C) | 71 | 56 | 57 | 79 | 70 | 49 | 37 | 53 | 73 | 101 | 74 | 69 | 789 |
| Écart avec la normale (°C) | + 32 | - 13 | - 34 | + 47 | + 87 | - 11 | - 25 | - 24 | + 114 | + 21 | + 86 | + 133 | + 413 |
| Source : Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009 et station de référence météo : Apt (242m) | |||||||||||||
Histoire[modifier]
Préhistoire et Antiquité[modifier]
Le quartier de La Ferrière fut le site le plus fréquenté à cette période. Le minerai de fer qui y était extrait avait une teneur de 45 à 55 %. L'étude des anciennes scories a permis de vérifier que cette mine fut exploitée du néolithique jusqu'à la colonisation romaine[4]. D'autres fouilles sur les forges artisanales parsemant la commune ont permis aux archéologues de savoir que cette petite industrie liée au fer a perduré jusqu'au IIIe siècle[5].
Moyen Âge[modifier]
La commune est citée au XIe siècle sous le nom de Gigniacum. Elle devient au XIIIe siècle la seigneurie des Agoult, qui, après être passée en de nombreuses mains, a échu aux Thomas, du XVIIe siècle à la Révolution française.
Renaissance[modifier]
Le village était déserté au XVe siècle et a été repeuplé par un acte d'habitation au siècle suivant. Gagné à la cause calviniste, par une religieuse défroquée du couvent Sainte-Croix d'Orange, les villageois s'emparèrent du château de Barthélemy de Thomas. Celui-ci fit appel à Jean de Pontevès, dit lou Mu (le Muet), et son neveu, Hubert de la Garde, dit 'lou Rinar (le Renrd), qui vinrent de Carcès avec les troupes de la Ligue assiéger le village en 1575. Après une nuit de cannonade, les villageois réussirent à s'enfuir. Seuls restèrent et furent retrouvés morts l'ancienne nonne Catherine Barriès et son amant Jacques Turque. Le château et une partie du village furent alors incendiés[6]. Le château, ruiné fut reconstruit entre 1760 et 1780.
Période moderne[modifier]
Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
Il y avait encore 252 habitants en 1857.
Période contemporaine[modifier]
En 1980, lors du 150e anniversaire de la naissance de Frédéric Mistral, toutes les cloches de Provence devaient carillonner le 8 septembre à midi. Celles de l'église paroissiale Notre-Dame n'ayant plus les siennes, il fallut une réunion spéciale du Conseil municipal pour voter un rallonge de budget permettant d'en acquérir[7].
Toponymie[modifier]
Les formes les plus anciennes dont Gigniacum et castrum Gigniaci, au XIe siècle, suggèrent un domaine ayant appartenu à un homme gaulois Gennius avec le suffixe -acum[8].
Héraldique[modifier]
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Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'argent au chef d'azur chargé d'une rose d'or. |
Administration[modifier]
La municipalité de Gignac dans les Bouches du Rhône en 1790, passe en 1793 dans le département du Vaucluse, le district d'Apt et le canton de Vieus, puis en 1801 le canton d'Apt et l'arrondissement d'Apt, de Cavaillon en 1926 et à nouveau Apt à partir de 1933.
Fiscalité[modifier]
| Taxe | part communale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 2,90 % | 7,55 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 2,95 % | 10,20 % | 2,36 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 30,92 % | 28,96 % | 8,85 % |
| Taxe professionnelle (TP) | 3,39 % | 13,00 % | 3,84 % |
La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 56 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie[modifier]
Industrie[modifier]
Elle fut florissante jusqu'au XIXe siècle car liée aux carrières d'ocre, et soufre et de fer qui étaient exploitées sur le territoire de la commune. Il n'en reste rien aujourd'hui[12].
Agriculture[modifier]
La commune produit des vins AOC Ventoux. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[13]
Il y a aussi des cultures fruitières comme la production de cerises.
Tourisme[modifier]
Comme l'ensemble des communes du nord Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale. On peut considérer trois principales sortes de tourisme en pays d'Apt. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon, les Monts de Vaucluse et leurs environs[14].
Vie locale[modifier]
La relative proximité de la ville d'Apt permet l'accès aux supermarchés, grandes surfaces spécialisées, etc.
Santé[modifier]
L'Hôpital le plus proche est sur Apt; il n'y a aucun équipement de santé sur la commune.
Lieux et monuments[modifier]
On trouve des vestiges de l'enceinte défensive et de la citadelle qui coiffaient le village.
Le château date du XVIIIe siècle, entre 1760 et 1780. Les cheminées anciennes et les décors de stuc ont été inscrits monuments historiques le 13 janvier 1997 en même temps que le château, sa cour, sa terrasse et l'escalier du parc[15].
Un moulin à vent a été conservé. Une église rustique de style roman du XIIe siècle possède une abside semi-circulaire.
Le GR6 traverse le village.
Sur les flancs des monts de Vaucluse, plusieurs jas (anciennes bergeries)
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Catherine Barriès, religieuse du couvent Sainte-Croix d'Orange, qui se défroqua, devint huguenote et dirigea la garnison de Gignac en 1575 contre la Ligue.
- Rose de Thomas-Gignac qui, au cours du XVIIIe siècle, épousa l'avocat Jacques Clément de Villars, qui dut acquérir la seigneurie de Fontienne, au nord de Forcalquier, pour se marier.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Populations légales 2009 de la commune, INSEE
- Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
- Roland Sautel, Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009, p. 13.
- Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 63.
- Jean-Pierre Saltarelli, op. cit., p. 64.
- Robert Bailly, op. cit., p. 188.
- Robert Bailly, op. cit., p. 189.
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1789.
- Impots locaux à Gignac, taxes.com
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Julien Courtet, op. cit., p. 161.
- Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
- Voir Massif du Luberon
- Base Mérimée
Bibliographie[modifier]
- Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986 (ISBN 2903044279)
- Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997 (ISBN 284406051X)
- Jean-Pierre Saltarelli, Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, A. Barthélemy, Avignon, 2000 (ISBN 2879230411)
