Crest (Drôme)

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Crest
La ville et le Donjon
La ville et le Donjon
Blason de Crest
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Crest-Nord et
Crest-Sud
(chef-lieu)
Intercommunalité depuis 2006, Crest ne fait plus partie d'aucun EPCI
Maire
Mandat
Hervé Mariton
2008-2014
Code postal 26400
Code commune 26108
Démographie
Gentilé Crestois
Population
municipale
7 915 hab. (2010)
Densité 339 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 45″ Nord 5° 01′ 22″ Est / 44.7291666667, 5.02277777778 / 44.7291666667; 5.0227777777844° 43′ 45″ N 5° 01′ 22″ E / 44.7291666667, 5.02277777778 / 44.7291666667; 5.02277777778  
Altitude Min. 166 m – Max. 463 m
Superficie 23,38 km2
Localisation

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Crest

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Crest
Liens
Site web mairie-crest.fr

Crestprononcé /kʁe/ — est une commune française, située dans le département de la Drôme et la région Rhône-Alpes. Elle se trouve à 25 km au sud-est de Valence, préfecture de la Drôme. La commune est principalement connue pour la tour de Crest, donjon médiéval classé monument historique[1].

Ses habitants sont appelés les Crestois[2].

Géographie[modifier]

La ville vue sur le clocher
La Drôme à Crest

Localisation[modifier]

Se situant en dessous du 45e parallèle, Crest se trouve dans le tiers sud de la France. Elle se trouve, à vol d'oiseau, à 116 km de Lyon, 93 km de Saint-Étienne, 162 km de Marseille et 504 km de Paris.

Communes limitrophes[modifier]

Communes limitrophes de Crest
Eurre Eurre Vaunaveys-la-Rochette
Divajeu Crest Aouste-sur-Sye
Divajeu Divajeu Aouste-sur-Sye

Géologie[modifier]

Le sol de Crest est riche en marne, molasse[3] et fossiles[4].

Hydrographie[modifier]

Article détaillé : Drôme (rivière).

Crest a subi de nombreuses crues de la rivière Drôme qui la traverse[5]. La commune est inscrite aux risques d'inondation dans le cadre du plan de prévention des risques (PPR)[6].

Relief[modifier]

Crest, à 195 m d’altitude, se situe dans le Dauphiné, aux portes du parc naturel régional du Vercors sur la route de Gap.

Climat[modifier]

Relevé météorologique mensuel de Montélimar
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,6 2,5 4,9 7,1 11 14,7 17,2 16,9 13,7 10,3 5,5 2,7
Température maximale moyenne (°C) 8,3 10,4 14,7 17,6 22,3 26,3 29,7 29,2 24,4 18,9 12,4 8,8
Précipitations (mm) 26 28,8 32,6 29,9 34,8 25,3 28,9 33,9 24,9 33 25,9 31,4
Source : - Banque de données meteorologic.net
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
8.3
1.6
26
 
 
 
10.4
2.5
28.8
 
 
 
14.7
4.9
32.6
 
 
 
17.6
7.1
29.9
 
 
 
22.3
11
34.8
 
 
 
26.3
14.7
25.3
 
 
 
29.7
17.2
28.9
 
 
 
29.2
16.9
33.9
 
 
 
24.4
13.7
24.9
 
 
 
18.9
10.3
33
 
 
 
12.4
5.5
25.9
 
 
 
8.8
2.7
31.4
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

La vallée de la Drôme forme une frontière climatique mais aussi géologique. Le climat comme le paysage sont un melting pot de différentes influences et constitue ainsi une riche biodiversité. Les climats méditerranéen, continental et montagnard se partagent les lieux.

Il pleut autant qu’à Lyon (827 mm par an), tandis que la moyenne d’ensoleillement est d’environ 2 250 heures par an, pour 2 899 à Toulon, 1 976 à Lyon, 1 880 à Vichy, 1 797 à Paris et 1 600 à Lille, 2 090 à Toulouse.

Voies de communication et transports[modifier]

Réseau ferroviaire[modifier]

La gare de Crest, située sur la ligne de Livron à Aspres-sur-Buëch, est desservie par un train de nuit Intercités (relation de Paris-Austerlitz à Briançon) et par les TER PACA et TER Rhône-Alpes (relation de Romans-Bourg-de-Péage à Gap ou Briançon). Le plus proche accès en TGV se fait par la gare TGV de Valence, située à 35 km.

Transports en commun[modifier]

L'arrêt de bus Crest Kiosque.

Les lignes 21, 25, 26, 27 et 28 du réseau Valence Romans Déplacements relie Crest aux autres communes de la Drôme[7].

Réseau routier[modifier]

La commune est traversée par les routes départementales D93, D104, D164, D538 et D888. La sortie no 16 de l'autoroute A7, située 15 km à l'ouest de la ville, dessert les communes de Loriol-sur-Drôme, Crest et Privas[8].

Urbanisme[modifier]

Projets d'aménagements[modifier]

Le plan local d'urbanisme de Crest est approuvé le 17 mars 2006[9] ; il vise principalement l'aménagement des terrains inexploités ou inutilisés pour améliorer le cadre de vie dans la commune.

Toponymie[modifier]

La famille Arnaud fait construire au Xe siècle un château dont l'enceinte englobe une petite ville, alors dénommée « Crista Arnaldorum » (La crête des Arnaud). Cette cité prendra plus tard le nom de « Crest Arnaud » puis « Crest »[10].

Histoire[modifier]

Préhistoire[modifier]

Reconstitution d'une maison à l'âge de fer.
Reconstitution d'un village à l'âge du fer.

Une fouille préventive au passage du TGV Méditerranée sur la commune de Crest a été réalisée entre novembre 1995 et juin 1996 par Jean-Michel Treffort et son équipe d'archéologues. Le site fouillé, dénommé Bourbousson 1, situé sur la rive droite de la Drôme, a permis d'identifier un habitat hallstattien daté du Ve siècle avant notre ère[11].

Sur ce site fréquenté dès le néolithique, a été mis en évidence les conditions du développement de l'agriculture (épierrement et murs de pierre sèche délimitant les champs, terrasses de culture). Réoccupé dans la première moitié du Ve siècle, il s'y développa un habitat groupé, qui a pu être parfaitement daté grâce à la présence de céramique d'importation de Grèce et d'amphores massaliotes, ainsi que par des objets métalliques (fibules)[12]. L'occupation fut de courte durée, celle d'une génération, entre -500 et -440, mais permit l'édification de plusieurs bâtiments en terre et en bois ayant chacun une surface approximative de 40 m2[13].

Les bâtiments sont de deux types. Le premier suit un tracé rectangulaire, ses murs sont en colombage hourdé de terre et le toit à deux pans. Le second type, qui correspond à l'architecture protohistorique du domaine alpin, utilise un cadre de poutres reposant sur un substrat de galets. Entre ces bâtiments qui constituaient un village, existaient différentes parties domestiques (fosses-silos, greniers) et des allées ou chemins empierrés[14].

La fouille du site a permis de recueillir 24 000 tessons de céramique, dont 95,5 % non tournées. La céramique tournée était d'importation (amphores massaliotes et poteries attiques à vernis noir). Il fut aussi exhumé 200 objets métalliques, dont nombre de parures typiques de la civilisation de Hallstatt[15]. L'outillage lithique était composé de meules en grès ou en basalte, de polissoirs et de petites enclumes. Un seul outil, une aiguille à chas, était en os[16].

Bourbousson 1, situé au débouché d'une importante voie transalpine qui se croisait avec une piste protohistorique menant de Massalia à Lugdunum[17], est le témoignage de l'influence hallstattienne en vallée du Rhône. Il marque la frontière entre la vallée de la Drôme et le Tricastin où, à 40 kilomètres, se trouvent Le Pègue et l'oppidum Saint-Marcel sous influence méditerranéenne[16].

Antiquité[modifier]

Reconstitution d'une auberge sous l'Antiquité romaine

La découverte à Crest, sur le site de Bourbousson 3, d'une caupona gallo-romaine datée du IIIe siècle est due aux chantiers de fouilles ouverts sur le tracé du TGV Méditerranée. Une équipe d'archéologues, sous la direction de Véronique Bastard, a pu dégager les restes d'un bâtiment quadrangulaire de 264 m2. La façade sud de celui-ci était précédé par deux pavillons d'angle réuni par une pergola. Cet ensemble formait cour. L'accès principal de l'auberge se situait à l'Est et se faisait par un chemin raccordé à la voie romaine. À l'Ouest, une ouverture menait à un lucus (bois sacré) où ont été retrouvées des offrandes monétaires[18].

L'intérieur de l'auberge était subdivisé en six salles organisées autour d'une pièce centrale de 54 m², celle-ci était surmontée d'une mezzanine. Elle comportait un foyer qui servait tant pour la cuisson des aliments que pour le chauffage. Sur ces côtés ont été identifiés la présence de plusieurs vaisseliers ainsi que celle d'un grand coffre de bois contenant des réserves de nourriture. La mezzanine permettait de stocker d'autres réserves essentiellement des céréales, des légumineuses et des fruits. Ont été identifiés parmi ces réserves alimentaires de l'orge, des fèves, des lentilles, des betteraves, des pommes, des noix et des noisettes[18].

De la grande cuisine on accédait à une pièce toute en longueur, la salle à manger, qui a pu être identifiée grâce à une multitude de fragments de poterie et de reliefs alimentaires[19]. Sise au pied d'une colline, orientée plein sud, l'auberge de Boubousson avait pris la place d'un petit établissement agricole du début du IIIe siècle. Celui-ci fut totalement transformé lors de sa nouvelle affectation. La toiture fut refaite en utilisant, en alternance, des tuiles à rebord (tegulae) et des tuiles canal (imbrices), la charpente reposant sur des murs en briques crues (adobe) suivant les préconisations de Vitruve. Tous les sols étaient en terre battue, la cour pavée de petits galets et des gravillons recouvraient les voies d'accès[20].

Araire avec reille

Le site de Bourbousson 3 a permis de retrouver, dans une resserre de l'auberge, deux reilles d'araire qui ont été datées du courant du Ve siècle. Ces instruments aratoires, forgés d'un seul tenant, qui se présentent sous la forme d'un soc en forme de triangle ou de losange prolongé par une tige, ont été étudiées par Michel Feugère. Le premier est long de 45 cm et pesait 3 kg, le second de 62 cm pour 3,25 kg. Ces socs primitifs sont considérés comme faisant partie des plus grands objets en fer provenant de cette période de l'Antiquité[21].

Monnaie d'argent de Magnence

Sur ce même site ont été recueillies 596 monnaies romaines toutes de billon ou de bronze à l'exception de deux pièces d'argent à l'effigie de l'empereur usurpateur Magnence qui furent frappées à Lyon en 351-352. Dans ce lot 445 ont été identifiées avec certitude. Sylviane Estiot, qui s'est chargée de cette étude, a regroupé ce numéraire en trois ensembles. Le premier ne comprend que 9 pièces. Elles ont été retrouvées groupées près de l'auberge de Bourbousson et semble provenir d'une bourse perdue. Le second se compose des 247 monnaies provenant du sol en terre battue de l'auberge. Le troisième, qui est le plus important avec 329 pièces, a été retrouvé dans le lucus autour d'un bloc carré de molasse et correspond à un dépôt votif[22].

Moyen Âge[modifier]

Charte de libertés octroyée aux habitants de Crest par Adhémar de Poitiers, comte de Valentinois, en 1158 (tour de Crest)

Crest est célèbre pour sa tour, le plus haut donjon de France avec 52 mètres. Cette tour est le seul vestige d'un imposant château qui fut détruit par Louis XIII qui le trouvait potentiellement dangereux. La tour fut épargnée et a servi par la suite de prison : y seront enfermés des libertins, des protestants lors des guerres de religion, des opposants au coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte.

La ville de Crest fut créée par la famille Arnaud comme l'illustre le nom de la ville Crista Arnaldorum, crête des Arnaud.

Le pasteur et historien François-Eugène Arnaud se disait descendant des Arnaud de Crest, qui furent à la fin du XVIe siècle repoussés dans les Alpes par les comtes de Poitiers. Ceci ressort d’une correspondance avec l’historien Rochas, auteur d’un dictionnaire biographique de la Drôme. Dans une autre correspondance avec l’historien Roman, en date du 25 juillet 1903, celui-ci indiqua à Eugène Arnaud que « la famille Arnaud n’est pas originaire des Hautes-Alpes, mais ce sont les Flotte, tous nommés Arnaud Flotte au baptême, qui sont une branche cadette des Arnaud de Crest. Ce sont les Arnaud Flotte qui ont possédé au XIe siècle la Roche et la Baume des Arnaud. Contrairement à ce que prétendait l’historien Aymar du Rivail, les Arnaud étaient nobles et chevaliers, ils prêtaient hommage aux comtes de Valentinois et du Diois ». Les possessions de la famille Arnaud allaient du Vivarais au Trieves. Ils fondèrent la ville de Crest.

Borel d’Hauterives dans l’Armorial du Dauphiné donne les indications suivantes : Famille nombreuse et puissante qu’Aymar du Rivail, historien du Dauphiné, prétend être d’origine roturière (in diensi agro ignobilis arnaudarum gens, page 419) et qui fit bâtir la ville de Crest, la Baume-des-Arnauds et Chastel-Arnaud. Arnaud de Crest fit hommage le 15 août 1145, à l’évêque de Die, de ses châteaux de Crest, d’Aouste-sur-Sye, de Saint-Benoit, de Beconne, de Saint-Médard, de Divajeu, de Marsanne, de Cobonne, de la Recluse et de la Forest. Le même Arnaud fut probablement connétable de Tripoli à la seconde croisade (1155). Cette maison possédait la seigneurie de Crest, soit en partie, soit totalement. Le 15 août 1146, afin de financer un voyage en terre sainte, Arnaud de Crest céda à l’évêque de Die ses possessions dans le diocèse de Die, dont le site fortifié de Crest.

Une fille et héritière Arnaud (fille de la comtesse de Marsanne) s’allia au comte Guillaume de Poitiers, originaire du Languedoc ou de l'Aquitaine selon Eugène Arnaud, et la seigneurie après une lutte acharnée entre les Arnaud et les Poitiers revint à cette dernière famille. En guerre, les Arnaud furent chassés par les Poitiers et s’implantèrent au-delà de Die dans les Alpes-de-Haute-Provence (Embrun, Forcalquier, Château-Dauphin) où ils tombèrent dans l’oubli.

Période moderne[modifier]

Plusieurs Gouverneurs s'y succèdent jusqu'à la Révolution. Une pièce de théâtre écrite au XIXe siècle par Madame C*** de T***, intitulée Catherine Bouliane, évoque l'entourage du Gouverneur de la ville et château de Crest en 1660.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Période contemporaine[modifier]

Camp de concentration pour tsiganes alsaciens-lorrains de 1915 à 1919.

Pendant la deuxième Guerre mondiale, les envahisseurs allemands amenèrent des groupes de prisonniers de l'Armée rouge des républiques soviétiques du Caucase ou d’Asie centrale chargés de violer, maltraiter et piller en échange de la vie sauve, à Crest et à Saint-Donat. La population locale pensait qu'il s'agissait de Mongoles[23].

Placée aux portes des pré-Alpes, proche du Diois, Crest est une ville de passage pour tous les habitants de la vallée de la Drôme. C'est un centre touristique qui accueille plusieurs festivals : Crest Jazz Vocal, Futura… Crest connait sa première[réf. nécessaire] marche des fiertés le 11 mai 2013[24].

Politique et administration[modifier]

Tendances politiques et résultats[modifier]

Administration municipale[modifier]

En 2010, la commune de Crest a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[25].

Liste des maires[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1920 1942 Félix Rozier    
1943 1944 Georges Bovet    
1944 1947 Louis Vallon    
1947 1971 Charles Armorin    
mars 1971 mars 1983 Maurice Rozier Radical  
mars 1983 mars 1989 Max Tabardel    
mars 1989 juin 1995 Jean-Pierre Tabardel PS Conseiller général de la Drôme
juin 1995 en cours Hervé Mariton UDF-PR puis DL puis UMP Député
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Les cantons[modifier]

Crest est le chef-lieu de 2 cantons, la commune elle-même est divisée entre ces deux cantons (ce qui est rare pour une commune de moins de 10 000 habitants) :

  • le canton de Crest-Nord comprend la partie nord de la commune (5 877 habitants) ainsi que 14 autres communes ;
  • le canton de Crest-Sud comprend la partie sud de la commune (2 038 habitants) ainsi que 11 autres communes.

Instances judiciaires et administratives[modifier]

Politique environnementale[modifier]

Seize points de collecte permanente de déchets recyclables sont implantés dans la commune[26] ; en outre, un agenda 21 local est en place depuis 2006[27].

Jumelages[modifier]

Voir l’image vierge
Localisation de Crest, Cromer, Nidda, Ponte San Nicolò et Medvode.

Au 1er août 2012, Crest est jumelée avec[28] :

Par ailleurs une convention de partenariat aurait été signée avec la commune de Medvode (Slovénie) en 2008.

Population et société[modifier]

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 7 915 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 500 4 500 4 370 4 335 4 901 4 983 4 948 5 079 5 423
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 110 5 460 5 351 5 568 5 600 5 535 5 669 5 569 5 582
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 579 5 660 5 536 5 005 5 250 5 379 5 513 5 359 5 773
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
6 207 7 140 7 519 7 518 7 583 7 739 7 786 7 857 7 915
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[29] puis Insee à partir de 1968[30].)

Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier]

Crest est située dans l'académie de Grenoble.

L'ensemble scolaire Saint-Louis.

La commune possède trois écoles maternelles publiques : Claire-de-Chandeneux, Anne-Pierjean et Georges-Brassens ; trois écoles élémentaires : Royannez, Anne-Pierjean et Georges-Brassens ; le collège Tibor Revesz-Long et le collège-lycée François-Jean Armorin et un établissement privé, l'ensemble scolaire Saint-Louis[31].

Manifestations culturelles et festivités[modifier]

Le cinéma Eden.

La commune propose un calendrier festif et culturel varié :

Le cinéma Eden, disposant de trois salles numériques et 3D pour un total de 543 places est implanté dans la commune.

Santé[modifier]

La commune est dotée d'un hôpital disposant d'un service d'urgences employant 290 personnes[40] pour 199 lits[41]. Un nouvel hôpital est en construction à coté du collège Tibor Revesz-Long, dans le quartier Mazorel.

Sports[modifier]

Quarante-deux associations sportives sont recensées en août 2012[42] ; de nombreux équipements sportifs sont à disposition dans la commune, parmi lesquels : quatre gymnases, un mur d'escalade, une salle d’haltérophilie, un boulodrome, une salle d’escrime, un terrain de rugby, un terrain de football, un club de tennis, un centre équestre, une piscine municipale, un dojo et un skatepark[43].

Rugby

En 1977, l'US Crest a été finaliste du championnat de France 1re série de rugby à XV

Médias[modifier]

Le Crestois est un journal hebdomadaire local imprimé depuis 1900[44].

Radio Saint Ferréol est une radio associative locale émettant depuis 1984[45].

Cultes[modifier]

Le culte religieux catholique à Crest dépend de la paroisse Sainte Famille du Crestois (Centre) de l'unité pastorale Crestois-Diois[46] ; le culte musulman est officié par l'association culturelle musulmane de Crest[47] ; le culte protestant dépend du diaconat protestant de Crest.

Le couvent des Capucins de Crest, fondé au XVIIe siècle, est toujours en activité. Il a abrité l'abbé Pierre de 1932 à 1939.

Économie[modifier]

La ville se caractérisait jusqu'en 1985 par une importante activité économique...dont il ne reste plus que le cartonnage, la plasturgie et l'artisanat d'art. L'activité commerciale usuelle est en mutation. Crest est un double chef-lieu de canton qui draine aussi les environs, 20 000 habitants actuellement attirés par le dynamisme des pôles économiques de la vallée du Rhône. L'agriculture conventionnelle tient une place à part, se tournant peu à peu vers la bio, avec des fermes d'exploitations de taille familiale. Crest vit essentiellement l'été autour du tourisme de la vallée de la Drôme. La situation économique du bassin de Crest est particulièrement difficile : plus d'un tiers des habitants est contraint de travailler dans la région valentinoise.

Revenus de la population et fiscalité[modifier]

Données 2009[modifier]

En 2009, le revenu net déclaré moyen par foyer fiscal de Crest est de 18 734 €[48] (contre 21 157 € dans l'ensemble du département de la Drôme[49]). Parmi ces foyers fiscaux, 42,1 %[48] sont imposables (contre 50,2 % dans le département de la Drôme[49]).

Emploi[modifier]

Données 2009[modifier]

En 2009, l'emploi total représente 4 067 personnes[48] (contre 203 335 personnes dans l'ensemble du département de la Drôme[49]). En nombre de personnes, l'emploi à Crest représente donc 2 % de l'emploi total du département de la Drôme.

Le taux de chômage des 15-64 ans représente 14,8 %[48] de la population active (contre 12,1 % dans la Drôme[49]).

Entreprises et commerces[modifier]

Trois zones d'activité dont une en cours d'implantation existent dans la commune : la Z.A.C Condamine (2,44 ha), la Z.I la Plaine (8,33 ha) et le futur Ecoparc dans le quartier Mazorel[50].

Culture locale et patrimoine[modifier]

Monuments et lieux touristiques[modifier]

La tour de Crest.

Huit monuments sont inscrits au patrimoine historique français : la maison Breyton (façade et toiture)[51], l'école maternelle (façade et toiture)[52], l'Hôtel de Pluvinel (salon, élévation, toiture et décor intérieur)[53], la Maison de la Poste (salle, élévation, toiture et décor intérieur)[54], l'église Saint-Sauveur[55], le Donjon[56], la Chapelle de la Visitation[57] et la Chapelle des Cordeliers[58].

  • La tour de Crest, est le plus haut donjon médiéval de France mais aussi d'Europe. Sa hauteur est de 52 mètres et il domine la ville. Cette tour est la gardienne d'une des portes des Préalpes drômoises et offre une large vue panoramique, des tables d'orientations. Des expositions y sont organisées ;
  • Église du Saint-Sauveur. Exemple d’architecture néo-classique du XIXe siècle, l'église s’écroula en 1836 et l’église actuelle fut reconstruite sur un emplacement contigu à l’ancienne mais orientée nord-sud pour libérer une place de marché. La construction fut terminée en 1847 ;
  • Le monument à la résistance au coup d'État du 2 décembre 1851 en Provence.

Patrimoine culturel[modifier]

Gastronomie[modifier]

Un picodon AOP de la laiterie industrielle ValCrest basée à Crest.

Crest fait partie de l'aire de production du fromage de chèvre picodon, appellation d'origine protégée grâce à une (AOP). Comme de nombreuses autres communes de Drôme et Ardèche, d'autres spécialités culinaires locales sont produites, comme la couve, gâteau sec aux écorces d'oranges, la défarde, spécialité à base de panse et pieds d'agneau, et la caillette, pâté à base de viande de porc, d'œufs et d'épinard.

Personnalités liées à la commune[modifier]

Voir la catégorie : Naissance à Crest (Drôme).
  • Nicolas Barnaud (1539-1604 ?), médecin et alchimiste huguenot, auteur d'essais et de pamphlets, né à Crest.
  • Antoine de Pluvinel (1552-1620), pionnier de l'école française d'équitation, né à Crest. Son neveu, Antoine de la Baume Pluvinel fera construire un hôtel particulier dans le centre de la ville dont on peut encore aujourd'hui admirer la façade.
  • Isaac Casaubon (1559-1614), humaniste et érudit huguenot, vécu une partie de son enfance à Crest, pendant l'époque conflictuelle des guerres de religion.
  • Antoine Digonet (1763-1811), général des armées de la République et de l'Empire, né à Crest.
  • Pierre-André-Hercule Berlier (1769-1821), général d'Empire, né à Crest.
  • Paul Duseigneur (1822-1895), photographe.
  • Eugène Arnaud (1826-1905), pasteur, archéologue et historien du protestantisme, né et mort à Crest.
  • Paul Goy (1883-1964), médecin et poète, né à Crest.
  • Claire de Chandeneux (1836-1881), femme de lettres, née à Crest.
  • Élie Peyron (1857-1941), homme politique français, mort à Crest où il résidait.
  • Maurice Long (1866-1923), ancien ministre et député, né à Crest.
  • Edmond Ponsoye (1880-1954), théologien protestant, pasteur, historien du protestantisme, mort à Crest.
  • Louis Vallon (1901-1981), homme politique, né à Crest.
  • Albert Voisin (1905-1994), dit Vanber, peintre mort à Crest où il résidait.
  • Anne Pierjean (1921-2003), écrivain français, morte à Crest où ele résidait.
  • François-Jean Armorin (1923-1950), correspondant de guerre et écrivain, né à Crest.
  • Driss Chraïbi (1926-2007), écrivain de littérature francophone d'origine du Maroc, mort à Crest où il résidait.
  • Maurice Izier (1944), coureur cycliste, né à Crest.
  • Stéphane Courbit (1965), entrepreneur dans l'audiovisuel, né à Crest.
  • Cédric Kahn (1966), scénariste et réalisateur, né à Crest.
  • Les membres du groupe de rock français « Les Suprêmes Dindes » sont originaires de Crest.
  • Dorian Lebrat (né en 1994), espoir français du cyclisme à la renommée internationale, formé et entrainé à Crest[59].

Héraldique, logotype et devise[modifier]

Blason de Crest

Les armoiries de Crest se blasonnent ainsi : D'azur à la tour carré du lieu (tour de Crest) d'or ouvert, ajouré et maçonné de sable, sur une terrasse de sinople chargée de la lettre C capitale aussi d'or, au chef d'argent chargé de trois crêtes de coq de gueules[60].

Pour approfondir[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Eugène Arnaud, Histoire des protestants de Crest : de la Réforme à la Révolution, Éditions Ampelos, coll. « Mémoires Prot », avril 2007, 115 p. (ISBN 2356180044) 
  • Eugène Arnaud, Histoire et description des antiquités civiles, ecclésiastiques et militaires de la ville de Crest en Dauphiné, Laffitte, 1978, 325 p. 
  • Luc Bucherie (préf. Claire Reverchon, photogr. Pascal Ciret), Murmures de la Tour : les Graffiti de la Tour de Crest, Éditions Créaphis, coll. « Drôle d'endroit », juillet 1999, 86 p. (ISBN 2913610013) 
  • Musée de Valence, Archéologie sur toute la ligne : les fouilles du tgv méditerranée dans la moyenne vallée du Rhône, Paris, Somogy, coll. « Coédition Musée », décembre 2001, 213 p. (ISBN 978-2850565137) 
  • André Lacroix, Die, Crest et leurs environs, Res Universis, coll. « Monographies des villes », 2004, 190 p. (ISBN 2877602176) 

Articles connexes[modifier]

Lien externe[modifier]

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Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. La tour de Crest, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 21/07/2008.
  3. Charles Lory, Description géologique du Dauphiné (Isère, Drôme, Hautes-Alpes), Paris, 1864, 747 p. [lire en ligne (page consultée le 3 aout 2012)], p. 391 .
  4. Scipion Gras, Statistique minéralogique du département de la Drôme ou Description géologique des terrains qui constituent ce département, Grenoble, 1835, 296 p. [lire en ligne (page consultée le 3 aout 2012)], p. 156 .
  5. Le risque inondation - Les crues, sur le site du syndicat mixte rivière Drôme. Consulté le 3 août 2012.
  6. [PDF]Préfecture de la Drôme, Commune de CREST : Fiche synthétique descriptive des risques, Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, 2011, 2 p. [lire en ligne] 
  7. [PDF] Plan-guide 2012/2013, sur le site du conseil général de la Drôme. Consulté le 2 août 2012.
  8. Carte d’identité, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 2 août 2012.
  9. Plan de développement urbain et PLU, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  10. Les armes de la ville, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 1er août 2012.
  11. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 85.
  12. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 86.
  13. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 87.
  14. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 88.
  15. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 89.
  16. a et b Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 90.
  17. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 91.
  18. a et b Véronique Bastard, Archéologie sur toute la ligne, p. 104.
  19. Véronique Bastard, Archéologie sur toute la ligne, p. 105.
  20. Véronique Bastard, Archéologie sur toute la ligne, p. 106.
  21. Michel Feugère, Archéologie sur toute la ligne, p. 130.
  22. Sylviane Estriot, Archéologie sur toute la ligne, p. 133.
  23. Les « Mongols » sèment la terreur à Crest sur le musée de la résistance en ligne
  24. Une marche des fiertés à Crest sous les fenêtres d'Hervé Mariton, sur humanite.fr. Consulté le 11 mai 2013.
  25. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  26. Propreté, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  27. Agenda 21, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  28. Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur le site du ministère des Affaires étrangères. Consulté le 7 août 2012.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  31. La vie scolaire, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012
  32. Fête de la Laine : pour être bien au chaud..., sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  33. Challenge Hero, sur le site de la SARL StudioDev. Consulté le 6 août 2012.
  34. Fête Médiévale, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  35. Fête de la Saint-Pierre, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  36. Crest Jazz Vocal, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  37. Festival Futura, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  38. Fête de la Saint-Ferréol, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  39. Festivités de Noël, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  40. Hôpital, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  41. Page d'accueil, sur le site du centre hospitalier de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  42. Sports, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 7 août 2012.
  43. Carte d’identité, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 7 août 2012.
  44. Historique, sur le site du journal Le Crestois. Consulté le 6 août 2012.
  45. Qui sommes nous ?, sur le site de Radio Saint Ferréol. Consulté le 6 août 2012.
  46. Paroisse Sainte Famille du Crestois, sur le site de de l’Unité Pastorale Crestois Diois. Consulté le 6 août 2012.
  47. Les annonces du JO Associations, sur le site du journal Officiel. Consulté le 6 août 2012.
  48. a, b, c et d Crest (26108- Commune) : Résumé statistique, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2012.
  49. a, b, c et d Drôme (26 - Département) : Résumé statistique, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2012.
  50. Vie économique, sur le site de la mairie de Crest. Consulté le 6 août 2012.
  51. Notice no PA00116928, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  52. Notice no PA00116925, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  53. Notice no PA00116927, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  54. Notice no PA00116929, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  55. Notice no PA00116926, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  56. Notice no PA00116924, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  57. Notice no PA00116923, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  58. Notice no PA00116922, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  59. Vainqueur entre autres de la Classique des Alpes Juniors
  60. Armorial des communes de la Drôme.