Sainte-Tulle

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Sainte-Tulle
Pont pétrifié, parc Max-Trouche de Sainte-Tulle
Pont pétrifié, parc Max-Trouche de Sainte-Tulle
Blason de Sainte-Tulle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Manosque-Sud-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Bruno Poissonnier
2014-2020
Code postal 04220
Code commune 04197
Démographie
Gentilé Tullésains
Population
municipale
3 337 hab. (2011)
Densité 195 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 12″ N 5° 45′ 57″ E / 43.7866666667, 5.7658333333343° 47′ 12″ Nord 5° 45′ 57″ Est / 43.7866666667, 5.76583333333  
Altitude Min. 269 m – Max. 521 m
Superficie 17,07 km2
Localisation

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Sainte-Tulle

Sainte-Tulle (Santa Túllia en provençal selon la norme classique et Santo Tùli selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Dans sa propre présentation, la mairie de Sainte-Tulle met en avant son cadre de vie privilégié et l’environnement provençal typique[1]. La commune est, depuis un siècle, liée à la production électrique, avec plusieurs centrales de production électrique qui se sont construites sur son territoire, plusieurs installations annexes et le Centre de conduite hydraulique de 19 centrales situées dans les vallées de la Durance et du Verdon[2].

Le nom de ses habitants est Tullésains[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Sainte-Tulle et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Vue de la commune du sud.

La commune de Sainte-Tulle est situé à l'extrême sud du département, avant Corbières et la limite entre les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Le village est situé à 299 m d’altitude[4].

Les communes limitrophes de Sainte-Tulle sont Manosque, Pierrevert, Gréoux-les-Bains, Corbières.

Relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la mairie de Sainte-Tulle est de 320 mètres environ, l'altitude minimum et maximum de Sainte-Tulle sont respectivement de 269 m et 521 m.

La superficie de la commune est de 17,07 km ² soit 1 707 hectares.

Les villes et villages proches de Sainte-Tulle sont : Pierrevert à 2,93 km, Corbières à 3 km, Manosque à 5,33 km, Montfuron à 7,77 km et Vinon-sur-Verdon à 7,95 km[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Les stations météos proches de Sainte-Tulle sont, par ordre de proximité, celles de Manosque, Vinon-sur-Verdon (dans le Var) et Beaumont-de-Pertuis (dans le Vaucluse)[6].

Environnement[modifier | modifier le code]

Sainte-Tulle compte 297 ha de bois et forêts, soit 17 % de la superficie communale[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Sainte-Tulle est située sur l'ancienne RN 96 (actuelle RD 4096), qui relie Château-Arnoux-Saint-Auban à Aubagne.

Sainte-Tulle est à 8 kilomètres de la bretelle autoroutière de Manosque (sortie 18) située sur l'autoroute A51 qui assure une communication rapide vers le sud en direction d'Aix-en-Provence et de Marseille et vers le nord en direction de Gap et de Sisteron.

Les accès secondaires sont assurés par la RD 105 au nord, qui rejoint à Pierrevert.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Sainte-Tulle est desservie par une ligne départementale[7].

GareAix

Des lignes de transports scolaires ont été mises en place pour rallier les 3 collèges de Manosque mais aussi les trois lycées de Manosque, le lycée Félix-Esclangon, le lycée des Iscles et le lycée des Métiers Louis-Martin-Bret. Ces lignes sont financées par le conseil général des Alpes-de-Haute-Provence et de la Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

La gare SNCF la plus proche est celle de Manosque - Gréoux-les-Bains situé à cinq kilomètres de Sainte-Tulle, desservie par les TER de la ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble).

La gare TGV la plus proche de Sainte-Tulle est celle d'Aix-en-Provence TGV.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Manosque-Sud-Est auquel appartient Sainte-Tulle est en zone 2 (sismicité moyenne, la plus élevée de France métropolitaine) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[8], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[9]. La commune de Sainte-Tulle est également exposée à trois autres risques naturels[9] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de la Durance) ;
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[10].

La commune de Sainte-Tulle est de plus exposée à deux risques d’origine technologique[11] :

  • celui de transport de matières dangereuses, par rail, route et canalisations. Dans le département, la plupart de ces transports livrent des matières premières à destination des usines Arkema de Saint-Auban et Sanofi de Sisteron[12] :
  • le second risque d’origine technologique est celui de rupture de barrage. En cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, Sainte-Tulle est dans la zone d’inondation spécifique (crue plus importante que la plus importante des crues naturelles de la Durance) : plus de la moitié de la surface de la commune serait submergée, approximativement jusqu’à la cote 320 m, ce qui inonderait toute la zone artisanale, les usines électriques, mais aussi une partie de la zone résidentielle[15].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 1994pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme, mais la préfecture lui en a prescrit un nouveau en 2006 qui inclut le risque feu de forêt[11] ; le Dicrim existe depuis 2010[16].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : pour des inondations et des coulées de boue en 2005 et 2011, et pour des mouvements de terrain dus à la sécheresse en 1989 et 1998[9]. L’incendie du 24 juillet 2002 détruit 620 ha de forêt, en touchant également les communes de Corbières et Pierrevert[17]. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[18] :

  • le séisme du 14 août 1708, d’une intensité ressentie à Sainte-Tulle de VII et dont l’épicentre était situé à Manosque[19],
  • le séisme du 20 mars 1812, avec une intensité ressentie de VI et demi et Beaumont-de-Pertuis pour épicentre[20],
  • l’essaim de séismes du 11 juin 1909, avec une intensité ressentie de V et Lambesc pour épicentre[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparaît pour la première fois au XIe siècle (Sancta Tulia), d’après le nom de la martyre Tullia, fille de saint Eucher, sous sa forme occitane, qui a été francisée par la suite[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La présence humaine à l'époque préhistorique puis pendant la période gallo-romaine à Sainte-Tulle est attestée en de nombreux endroits, tant en colline qu'en plaine, par la présence de vestiges de ces époques (outils en pierre, sépultures, monnaies, poteries...). Le nom romain du village, situé sur un carrefour de routes, peut être Bormonicum[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[23].

Quartorze tombes médiévales ont été découvertes avenue Paul Vaillant-Couturier en octobre 2013[24].

Du XIe au XVe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède le prieuré Sainte-Tulle (actuelle chapelle à l’écart du village) et l’église paroissiale Notre-Dame jusqu’au XIIIe siècle[25]. Le fief est détenu par les Villemus (XIIIe-XVe siècles), puis les Glandevès (XVIe siècle), les Oraison au XVIe siècle et enfin les Valbelle jusqu’à la Révolution[26]. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[27].

Le village est ravagé par la peste noire de 1348 et, quelques décennies plus tard, par le passage répété de bandes de pillards qui anéantissent les derniers survivants. Le village fantôme est repeuplé au milieu du XVe siècle par Jean de Villemus, seigneur de Sainte-Tulle, qui fait venir des paysans du Piémont et de Savoie pour mettre en valeur ses terres et assurer des rentrées fiscales[28].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion, en avril 1590, la bataille de Sainte-Tulle est particulièrement meurtrière, au passage de la Durance, un peu au-dessous du village, et fait plus de 500 victimes[29].

En 1609, les sources de Combe Loubière — actuellement quartier de Prévérend — sont captées et leurs eaux sont conduites dans le village par une canalisation de 2 km jusqu'à la fontaine Plus-haute (fontaine Ronde). En 1670, le Grand chemin royal " venant des villes de Marseille et Aix pour aller dans les provinces du Dauphiné et ailleurs " est dévié par le village grâce à un pont à deux arches en pierres de taille de Mane sur le torrent du Chaffère ainsi que, l'année suivante, la construction — aux frais de la communauté — d'un nouveau Grand logis (hôtel-restaurant) pour le compte du seigneur.

L’épidémie de peste de 1720, partie de Marseille, se propagea un peu partout en Provence et emporta en quelques semaines à Sainte-Tulle 426 personnes sur une population de 810 habitants[29].

Le pont à deux arches sur le Chaffère est emporté par une crue soudaine, le 26 août 1743. Des cultures spéculatives commencent à être pratiquées à Sainte-Tulle dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, comme la sériciculture[29].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, les terres communales des Iscles de la Durance sont distribuées à tous les habitants en 1792 et le château seigneurial est incendié le dimanche 3 septembre de la même année. La commune compte une société patriotique, créée courant 1791. Elle est affiliée au club des Jacobins de Paris[30]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Tulle-les-Durance[31].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monuments aux morts de Sainte-Tulle.

La ville s’insurge contre le coup d’État de Napoléon III. 44 personnes furent passées en jugement et 17 d'entre elles condamnées à la déportation en Algérie[29].

Au XIXe siècle, Sainte-Tulle joue un rôle prééminent dans le domaine de la sériciculture (élevage des vers à soie)[26] avec la réalisation d'une magnanerie expérimentale et la conduite de recherches scientifiques sur les maladies des vers à soie (Eugène Robert)[29].

Comme de nombreuses communes du département, Sainte-Tulle se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[32]. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[33]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école[34].

La commune devient également un centre de production électrique, avec la construction d’une centrale de production d’électricité thermique en 1919, doublée d’une centrale hydroélectrique en 1922[29].

L’excellence de sa politique édilitaire en matière d’équipements (théâtre, école, mairie, installations sportives et touristiques) lui vaut le prix du village moderne, en 1931[4].

Durant la Seconde Guerre mondiale, le canal d'amenée d'eau à la centrale électrique est la cible d'un sabotage des Francs-tireurs et partisans (FTP, résistants communistes) le 19 janvier 1944, journée d'action nationale[35]. Pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemands, et notamment sur les voies de communication. Disposant du soutien de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes[36]. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban[37], franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau[38]. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et villages sur son passage, dont Sainte-Tulle[39].

La centrale hydroélectrique de 1922 est modernisée et doublée d’une autre, Sainte-Tulle II, en 1965 dans le cadre de l’aménagement hydroélectrique Durance-Verdon[40]. L’ouverture de l’École des métiers (EDF) en 1958 ainsi que la mise en place du Centre de conduite hydraulique des barrages du Verdon et de la Durance en 1981 sont aussi des dates importantes dans l’histoire récente de Sainte-Tulle[29],[2]. L’école des métiers est fermée en 1997[2]. EDF renforce encore son implantation à Sainte-Tulle au début du XXIe siècle avec la construction d’une centrale solaire photovoltaïque (voir ci-dessous) et un projet d’écocampus[41].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 1 422 personnes, dont 132 chômeurs[42] (183 fin 2011[43]). Ces travailleurs sont très majoritairement salariés (89 %)[44] et travaillent majoritairement hors de la commune (65 %)[44]. 

L’économie de Sainte-Tulle se caractérise par un secteur agricole dynamique, un secteur secondaire important où les établissements d’Électricité de France jouent le rôle moteur (avec une centaine d’emplois), et un secteur tertiaire majoritaire.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 18 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et neuf emplois salariés[45].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est en hausse à 24 en 2010. Il était de 21 en 2000[46], de 36 en 1988[47]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement spécialisés dans les grandes cultures et l’arboriculture. On trouve également la viticulture dans les autres spécialisations[46]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 595 à 1 360 ha[47]. La SAU a fortement régressé lors de la dernière décennie, mais reste à un niveau supérieur à celui de 1988, à 666 ha[46].

La vigne, composante de la triade méditerranéenne, est présente anciennement. Au XIXe siècle, le vin produit est destiné à l’autoconsommation, sa qualité permettant de le vendre sur les marchés régionaux. Actuellement, le vin est toujours d’assez bonne qualité. Inclus dans le périmètre du Pierrevert (AOC)[48], le vignoble tullésain occupe 40 ha[3]. Les cépages utilisés sont le grenache noir, le syrah, le mourvèdre (vins rouges), et le cinsault pour les rosés, la moitié de la production étant commercialisée en vente directe au consommateur[49].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles. L’oliveraie de Sainte-Tulle occupait près d’une centaine d’hectares au début du XIXe siècle. Actuellement, elle a régressé mais reste bien présente (entre 1000 et 3500 pieds exploités)[50].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 82 établissements, employant 318 salariés[45].

La production électrique est la principale activité industrielle de la commune[3]. Deux centrales hydroélectrique utilisant les eaux de la Durance sont implantées à Sainte-Tulle. La première, ou Sainte-Tulle I, est construite dans le voisinage immédiat des bâtiments de la centrale utilisant le lignite de la mine de Saint-Maime. Construite en 1922, elle possède une productibilité de 160 GWh. La surélévation de la chambre d’eau en 1979 a porté la hauteur de chute exploitée à 34 m[51]. En 1969, l’usine de Sainte-Tulle II est mise en service, avec une productibilité de 190 GWh et une hauteur de chute de 37 m[52].

En outre, EDF a mis en service en juin 2010 une centrale solaire photovoltaïque d’une puissance de 5,25 mégawatts en crête occupant 18 hectares[53].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 158 établissements (avec 278 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les quarante établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 242 personnes[45].

Les principaux établissements tertiaires de Sainte-Tulle sont le collège public et la maison de retraite[3]. L’ancienne école des métiers EDF est reconvertie en centre de séjours et en hôtel d’entreprises[3]. L’entreprise Magnitude, qui emploie 16 salariés, est spécialisée dans la surveillance sismique et le conseil sur l’aménagement sismique[54].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est secondaire pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[55], la majeure partie de la capacité d'hébergement étant marchande[56]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • au moins deux hôtels en 2008[57] (dont un classé tourisme[58] et un classé deux étoiles[59], l’hôtel classé ayant une capacité de 11 chambres[60]) ;
  • plusieurs meublés labellisés[61] et non-labellisés[62] ;
  • des chambres d’hôtes[63] ;
  • un hébergement collectif (centre de séjours)[64].

Les résidences secondaires apportent un faible complément à la capacité d’accueil[65] : au nombre de 51, elles représentent 3,4 % des logements. Parmi les résidences secondaires, 9 possèdent plus d’un logement[66],[60].

On trouve au sein de la commune plusieurs restaurants, tabacs presse & des commerces de proximité.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2007 la commune offre environ 930 emplois occupés pour moitié par des tullésains (453). Le nombre d'actifs tullésains ne travaillant pas sur la commune représente 64,7 % et 46 % des actifs de la commune travaillent dans le département principalement sur Manosque. Les catégories socio-professionnelles les plus représentées parmi les actifs ayant un emploi sont les professions intermédiaires avec 27,4 %, les employés avec 22,6 % et les ouvriers avec 27,0 %. Les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 11,4 % des actifs employés. Le taux de chômage s'élève en 2008 à 9,3 % de la population.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2008)

Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Sainte - Tulle 11,4 % 27,4 % 22,6 % 27,0 %
Moyenne nationale 15,8 % 24,8 % 28,5 % 22,9 %

Source Insee 2008 [1]

Immobilier[modifier | modifier le code]

La ville de Sainte-Tulle a été touché par la crise de l'immobilier et a vu le prix du mètre carré des maisons et appartements augmenter notamment dans les quartiers Le Clos et Costebelle.

Requalification : le quartier " Le Clos" vient de bénéficier de travaux d'aménagement et de modernisation des voies. La circulation dans le quartier sera "simplifiée" par l'enlèvement des nombreux éléments de mobilier urbain qui se sont accumulés au fil des ans. Enfin, une roseraie sera créée aux abords du quartier.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Théâtre Henri-Fluchère.

Depuis 2009 un nouvel établissement culturel : la médiathèque La Passerelle à ouvert ses portes pour accueillir les fonds de l’ancienne bibliothèque municipale.

La ville de Sainte-Tulle possède un théâtre et cinéma : Henri-Fluchère équipé de la technologie 3D, ainsi qu'un espace socio-culturel Gaston-Vachier.

Sur la commune on trouve un stade de football, une piscine extérieure, un boulodrome, un gymnase, une salle multisports, un court de tennis, un skate parc et un terrain de basket.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Maison du peuple Ambroise-Croizat.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Jean Nicolas   comité local de libération, puis élu en mai 1945[68]
mai 1945 1947 Auguste Boulard    
1947 1949 Émile Gibert    
1949 mai 1953 Henri Fluchère SFIO universitaire, conseiller général (1945-1951)
mars 1953 avril 1978 Pierre Girardot[69] PCF Député
1978 mars 1989 Henri Rocca PCF conseiller général du canton de Manosque-Sud-Est

(1985-1992)

mars 1989 1997 Mario Denadai[70] PCF conseiller général du canton de Manosque-Sud-Est

(1992-2003)

1997 mars 2009 Yannick Philipponneau[71],[72],[73] PCF[74] conseiller général du canton de Manosque-Sud-Est depuis 2003,
démissionne de la mairie en janvier 2009
mars 2009 mars 2014 Rémy Charpy[75],[76],[77] PCF  
mars 2014 en cours Bruno Poissonnier[78] PS  

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Sainte-Tulle en 2009[79]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 6,62 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 31.81 % 0,00 % 14.49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 96,81 % 0,00 % 47,16 % 2,36 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[80]) .

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sainte-Tulle fait partie :

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de cinq établissements d’enseignement :

  • quatre écoles : deux primaires et deux maternelles[81] ;
  • le collège Pierre-Girardot[82].

Les établissements secondaires publics les plus proches sont le lycée général et technologique Félix-Esclangon, le Lycée polyvalent Les Iscles de Manosque et le lycée professionnel Louis-Martin-Bret à Manosque. On trouve également le collège et lycée privé Saint-Charles à Manosque, et le Lycée international de Manosque.

L'établissement d'études supérieures le plus proche est l’université d’Aix-en-Provence.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Entrée du parc municipal.

Sainte-Tulle est classé deux fleurs au concours des villes et villages fleuris.

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Sainte Tulle04.svg

Blasonnement :
D'azur aux deux lettres capitales S et T d'or en chef et une rose d'argent en pointe[83].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Sainte-Tulle comptait 3337 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Sainte-Tulle). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1720 1722 1765 1793 1800 1806 1821 1831
64 feux 63 feux 810[29] 384[29] 789 741 863 972 1 072 1 164
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
1 081 1 001 924 896 960 887 850 802 790 718
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
647 636 624 667 662 683 1 515 1 149 1 237 1 224
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2011
1 365 1 635 1 857 2 458 2 520 2 805 2 855 3 055 3 265 3 337
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[26], EHESS[84], Insee à partir de 1968[85],[86],[87])


Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les lavoirs de la fontaine Plus-basse, construits à la fin du XVIIIe siècle et couverts en 1864-1865, sont les plus grands du département. Construits en contrebas de la place Jean-Jaurès, ils comprennent deux galeries[88] :

  • l’une de cinq travées contient cinq bassins étroits ; l’eau qui y coule de robinets muraux passe ensuite sous le sol pour rejoindre les bassins transversaux ;
  • l’autre galerie, de trois travées, abrite trois longs bassins transversaux.
Façade de l’église Notre-Dame de Beauvoir, au village.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur les fontaines de Sainte-Tulle.

L’église Notre-Dame de Beauvoir a été construite en 1587, sur le modèle de l’église des Carmes à Manosque, à l'emplacement de l'ancienne église qui s'était effondrée par suite des guerres de religion. Au-dessus de la porte, un grand clocher-arcade supporte trois cloches, dont une est datée de 1603 et classée monument historique au titre objet[89]. Sa nef de quatre travées voûtées d’arêtes, débouchant dans une abside semi-circulaire, placée sous un arc ogival[90]. Elle a des parties du XIVe et du XVIIIe siècle[4]. Cette église est placée sous le vocable de Notre-Dame et de saint Blaise[26].

Tour de l’Horloge.
  • La tour de l'horloge (1544).
  • La fontaine Ronde ou fontaine Plus-haute (1609[91]).
  • Le Grand logis et son moulin à huile (1671).
  • Le centre Maurice-Mollet (probablement fin XVIIe siècle).
  • Chapelles[92] :
    • l’ancienne chapelle Sainte-Consorce à l’Escale (proche du pont Mirabeau), avait une crypte. Elle a été démolie dans les années 1960 ;
    • Chapelle des Pénitents (face à l’église).
  • Le théâtre municipal, la mairie et l'école Max-Trouche construits dans les années 1930.
  • Le parc municipal Max-Trouche, lieu de détente et de promenade.
  • La fontaine recouverte de mousse derrière les terrains de tennis[93].
  • Le boulodrome[94].
  • Un ancien kiosque du XIXème siècle

La mairie de Sainte-Tulle abrite un antiphonaire sur vélin daté de 1704[4],[95],[96]. Ses deux cent pages sont ornées d'abondantes miniatures polychromes et de lettres dorées à l'or fin. Sa couverture en bois est recouverte de cuir de porc. Il est offert au début du XVIIIe siècle au curé de cette paroisse par son Jacques Bremond, abbé commendataire de Saint-Tulle[96]. Cette œuvre unique est classée monument historique en 1907[97].

Monument à Max Trouche.

La chapelle à crypte[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Tulle, au sud du bourg, sur le bord de la Chaffère, est une des quelques chapelles médiévales à crypte en milieu rural de Provence[98]. Les auteurs hésitent entre une datation haute (VIIIe-IXe siècles[4]) ou basse (XIIe siècle (Raymond Collier, mais avec hésitation, étant donné sa construction extrêmement fruste avec peu d’éléments de datation[99]). La documentation n’en fait mention qu’à la fin du XIe siècle au plus tôt, en 1119 de façon certaine[98].

La chapelle est construite sur un terrain vierge à l’époque, et ses dimensions d'origine, assez vastes, laissent penser à un pèlerinage, le culte de sainte Tulle de Manosque se répandant à cette époque[98]. La crypte est creusée dans le roc. Elle est constituée de trois salles en plein cintre qui ont servi à des inhumations entre le XIIe et le XIVe siècle, les tombes fouillées ayant livré des traces d’abondants bouquets de fleurs déposés sur les défunts[98]. La chapelle fut endommagée puis reconstruite à plusieurs reprises (la dernière fois au XVIIIe siècle). Cette chapelle, vendue pendant la Révolution de 1789 fut rachetée et restaurée par la fabrique de l'église de Sainte-Tulle dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Les deux collatéraux qui dataient du Moyen Âge ont été détruits vers 1850[100]. La nef subsistante, à deux travées, débouche dans une abside semi-circulaire en cul-de-four. Il est vraisemblable que la nef ait été plus longue à l’origine[98]. Elle appartient maintenant à la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Blanc, Les Lavoirs de la fontaine Plus-Basse, Association Rancure, 1998.
  • Christian Blanc, Mémoire d'une forêt, Parc naturel régional du Luberon, 2 tomes, 2005.
  • Christian Blanc, Marc Donato, Jean Vivoli, Sainte-Tulle, un village pendant la Révolution, association Tétéa Durance Luberon, 1989.
  • Andrée Courtemanche, Repeuplement et immigration à Sainte-Tulle pendant la seconde moitié du XVe siècle (1447-1480), Québec, décembre 1992.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b [1].
  2. a, b et c « Programme « Energie Efficace » en Paca / EDF mise sur le développement des énergies renouvelables », Ecollectivités, publié le 11 janvier 2011, consulté le 8 juin 2013.
  3. a, b, c, d, e et f Roger Brunet, « Sainte-Tulle », Le Trésor des régions, consultée le 8 juin 2013
  4. a, b, c, d, e et f Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  5. [2]
  6. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  7. Conseil Général 04 Réseau transport bassin Manosque
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  9. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 19 août 2012
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  11. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 74
  13. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81
  15. Direction des services du cabinet et de la sécurité, Plan particulier d’intervention : Barrage de Serre-Ponçon, Préfecture des Hautes-Alpes, version 2012, p. 34
  16. Document, base Dicrim, consultée le 19 août 2012
  17. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 52
  18. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Sainte-Tulle », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 19 août 2012
  19. BRGM, « fiche 40005 », Sisfrance, consultée le 19 août 2012
  20. BRGM, « fiche 840015 », Sisfrance, consultée le 19 août 2012
  21. BRGM, « fiche 130057 », Sisfrance, consultée le 19 août 2012
  22. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195),‎ 1991, 1852 p. (lire en ligne), § 28635, p. 1643
  23. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  24. « Travaux d’aménagement et de sécurité de la rue du Clos et des abords de la médiathèque », Sainte-Tulle (no)9, novembre-décembre 2013, p. 5.
  25. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, coll. « Cahiers de Salagon » no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 229
  26. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h), p. 199
  27. Daniel Thiery, « Sainte-Tulle », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 19 août 2012
  28. Andrée Courtemanche, « S’établir à Sainte-Tulle. Un exemple d'immigration piémontaise en Provence au XVe siècle », Provence historique, tome 41, no 164, 1991, p. 185 et 190.
  29. a, b, c, d, e, f, g, h et i Mairie de Sainte-Tulle, « Histoire », Sainte-Tulle site officiel, consulté le 8 juin 2013
  30. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-301
  31. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 114
  32. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  33. Labadie, op. cit., p. 16.
  34. Labadie, op. cit., p. 11.
  35. Association Basses-Alpes 39-45, « Les Francs-tireurs et partisans », Basses-Alpes 39-45, consulté le 16 août 2012.
  36. Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-68-7, p. 250
  37. Henri Julien, op. cit., p. 80
  38. Henri Julien, op. cit., p. 81
  39. Henri Julien, op. cit., p. 251
  40. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, (ISBN 2-7089-9503-0), p. 152.
  41. Damien Frossard, « Eco-campus de Sainte-Tulle : les collectivités touchent au but », Energymed, publié le 22 avril 2013, consulté le 8 juin 2013.
  42. Insee, Dossier local - Commune : Sainte-Tulle, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
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  44. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  45. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16
  46. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  47. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  48. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  49. André de Réparaz, Terroirs perdus..., p. 59
  50. Réparaz, op. cit., p. 58
  51. Sainte-Tulle I, publié le 28 janvier 2009, modifié le 19 avril 2011, consulté le 8 juin 2013
  52. Sainte-Tulle II, publié le 28 janvier 2009, modifié le 27 janvier 2011, consulté le 8 juin 2013
  53. EDF, « La centrale solaire de Sainte-Tulle », consulté le 2 mai 2013
  54. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Magnitude, consultée le 20 septembre 2012
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  60. a et b Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  61. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  62. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36
  63. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 38
  64. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
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  66. Insee, Dossier local, op. cit., p. 17
  67. « E. Robert », Tetea, consulté le 24 décembre 2013.
  68. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  69. Assemblée nationale, « Pierre Girardot », Biographies des députés de la IVe République, consulté le 10 juillet 2013
  70. Mario Denadai est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Robert Hue (PCF) à l’élection présidentielle de 1995Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  71. Yannick Philipponneau est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Robert Hue (PCF) à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010 et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  72. Yannick Philipponneau est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Marie-George Buffet (PCF) à l’élection présidentielle de 2007, cf Parrainages élection présidentielle 2007, consulté le 28 juillet 2010 et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2007
  73. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des maires du département
  74. Parti communiste français, liste des maires communistes, publiée le 6 mars 2008 (sic), consultée le 25 septembre 2010
  75. « Rémy Charpy, le militant d'hier aujourd'hui devenu maire », La Provence, 31 mars 2009.
  76. Rémy Charpy est l’un des 500 élus qui ont parrainé Jean-Luc Mélenchon (FdG) à l’élection présidentielle de 2012, Conseil constitutionnel, « Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République », Journal officiel, 31 mars 2012
  77. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Saint-Jurs à Soleihas (sic) (liste 7), consulté le 10 mars 2013
  78. [3] Site internet de la ville de Sainte-Tulle
  79. [4]
  80. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  81. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Manosque, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  82. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des collèges publics, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  83. Banque du Blason
  84. EHESS, notice communale de Sainte-Tulle sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  85. « Résultats du recensement de la population - Sainte-Tulle », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  86. « Recensement de la population au 1er janvier 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  87. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  88. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p. 429
  89. Arrêté du 20 juin 1990, notice de la Base Palissy, consultée le 10 décembre 2008
  90. Raymond Collier, op. cit., p. 219-220
  91. Raymond Collier, op. cit., p. 427
  92. Raymond Collier, op. cit., p. 403 et 409
  93. Quelques photos de la fontaine.
  94. Photographie ancienne du boulodrome.
  95. Raymond Collier, op. cit., p 534
  96. a et b Sandrine Restelli-Imbert, Marie-Christine Braillard, Hélène Cavalié, Des oiseaux… de la fin du Moyen Âge au XXIe siècle, Digne-les-Bains, Musée départemental d’art religieux, 2011, catalogue de l’exposition Des oiseaux, cathédrale Saint-Jérôme de Digne-les-Bains et prieuré de Salagon, Mane, juillet 2011-avril 2012. ISBN 978-2-86004-005-1. p. 11
  97. Arrêté du 4 avril 1907, notice de la Base Palissy, consultée le 10 décembre 2008
  98. a, b, c, d et e « Sainte-Tulle », in Archéologie médiévale, Éditions du CNRS, 2009, tome 39, p. 218-219
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  100. Rémi Fixot, « Sainte-Tulle », in Archéologie médiévale, éditions du CNRS, 2007, tome 37, p. 238