Taillades

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Taillades
Vue sur les Taillades
Vue sur les Taillades
Blason de Taillades
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Cavaillon
Intercommunalité Communauté de communes Luberon Monts de Vaucluse
Maire
Mandat
Nicole Girard
2014-2020
Code postal 84300
Code commune 84131
Démographie
Gentilé Tailladais, Tailladaises
Population
municipale
1 964 hab. (2011)
Densité 286 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 13″ N 5° 05′ 29″ E / 43.8369444444, 5.0913888888943° 50′ 13″ Nord 5° 05′ 29″ Est / 43.8369444444, 5.09138888889  
Altitude 80 m (min. : 78 m) (max. : 527 m)
Superficie 6,86 km2
Localisation

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(Les) Taillades est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le vieux village des Taillades est construit autour d'une ancienne carrière à l'extrémité ouest de la chaine du Luberon, face à la colline Saint-Jacques (Cavaillon).

Accès[modifier | modifier le code]

Situé à environ 2 km de Robion et 4 de Cavaillon, les routes principales pour s'y rendre sont la D2 et la D143.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Canal de Carpentras passe dans la commune. Le Boulon coule à sa limite nord-est en la séparant de Robion. La commune est au sud de la rivière le Coulon.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

Relevé météorologique de Cavaillon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Température moyenne (°C) 6 8 11,5 13 17,5 22 24,5 24 19 15 10 6,5 15,1
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 24,7 20 13,1 10 20,3
Précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,7 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34 437
Source : (fr) Données de Cavaillon 1961 à 1990
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
10
2
36,5
 
 
 
12
3
23,3
 
 
 
16
6
24,9
 
 
 
18
8
47,7
 
 
 
23
12
45,6
 
 
 
27
15
25,4
 
 
 
30
18
20,9
 
 
 
30
18
29,1
 
 
 
24,7
14
65,8
 
 
 
20
11
59,6
 
 
 
13,1
6
52,8
 
 
 
10
3
34
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'ancien presbytère dominé par le massif du Luberon

Les archéologues ont mis au jour un site néolithique dans la grotte de Sainte-Guimelle (sépultures, poteries, etc.). Mais on reste étonné que les Gallo-Romains n’aient pas exploité les carrières de la commune, dont l’extraction des blocs n’est attestée qu’au cours du Moyen Âge.

Sur le front de taille, on peut encore voir une étonnante sculpture représentant un évêque surmontant deux écussons, portant croix et pectoral. Les spécialistes y ont vu la représentation de saint Véran, l’évêque de Cavaillon, bien que ce bas-relief soit désigné par les Tailladais depuis des lustres par le nom peu flatteur du « Morvelous », le Morveux !

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cité pour la première fois dans le « Livre rouge » d’Alphonse de Poitiers (Tailliatis, 1253), le nom du village rappelle cette activité, en provençal talhada signifiant couper et fendre, activité nécessaire au travail de la pierre. La vieille roue du Moulin Saint-Pierre sort de ces carrières.

En 1253, le « Livre rouge »[2] signale l’existence d’un « castrum ». Le village a été édifié autour de lui, sur le terre plein dominant la falaise. Le château sera inféodé avec ses domaines, en 1269, par le comte de Provence et roi de Naples, Charles 1er, à Imbert et Guillaume de Sabran. Ce dernier devient le seul seigneur en 1281 et son fils Guillaume en héritera.

Il céda ce fief, en 1321, aux Vassadel par qui il arrivera aux Ancézune de Caderousse. Après eux la valse des seigneurs va continuer, parmi eux ressort, en 1338, Hugues de Marle, dont le fils Georges sera sénéchal de Provence et tentera de mettre Raymond de Turenne à la raison.

Avec les barons provençaux, il assiégea son lieutenant et bras droit Gantonnet d'Abzac, dans Pertuis, en 1398, mais les hommes du terrible vicomte ayant réussi à s’échapper, ravagèrent tout le sud du Luberon et se dirigèrent vers le fief de Georges de Marle. Inquiets les bénédictins de Saint-Jean Baptiste préférèrent quitter leur monastère des Taillades pour se réfugier dans Cavaillon. Roland de Marle, le fils du sénéchal, vendra cette seigneurie à Gaucher de Forcalquier, évêque de Gap, en 1455.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, les co-seigneurs des Taillades sont les Grillet et les Lauris. Les premiers sont les ancêtres maternels du Brave Crillon, l’illustre capitaine du roi Henri IV, les seconds auront comme descendante Laure, le premier amour du Marquis de Sade. C’est à leur époque que fut construit le « château neuf », cité en 1619, qui succéda à la vieille forteresse moyenâgeuse. Sur la falaise où elle s’élevait, on a une vue magnifique sur la vallée de la Durance et les Alpilles.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Armes de Taillades

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à la tour d'or, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, posée sur une terrasse d'argent, entaillée à senestre, le tout surmonté d'une escoude aussi d'or et d'un maillet du même passés en sautoir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Taillade fait partie de l'Aire urbaine de Cavaillon.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Edmond Bouchet DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Taillades en 2009[3]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 6,81 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 12,56 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 48,28 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,97 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 964 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300 300 264 277 331 372 439 411 450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
425 481 484 469 485 434 417 423 404
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
403 401 386 357 386 419 420 401 469
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
525 695 1 211 1 501 1 642 1 792 1 888 1 902 1 964
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Taille de la pierre (semble à l'origine du nom de la commune) dans des carrières abandonnées vers la fin du XIXe siècle.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Il y a nombre de culture maraichère et fruitiers. La commune produit des vins AOC Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[6].

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

L'industrie s'est développée avec l'arrivée du canal de Carpentras (dont broyage de la garance puis farine avec le moulin Saint-Pierre). De nos jours, c'est surtout de l'artisanat (construction, santons, etc.). Une importante zone d'activité s'est créée le long des principaux axes entre Cavaillon et Robion.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes proche du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[7].

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Nombreux commerces sur place.

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpital et clinique à Cavaillon.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le moulin Saint-Pierre et ancienne minoterie sur le canal de Carpentras
  • Moulin Saint-Pierre (1859)
  • La carrière (devenu théâtre naturel)
  • Le château du XVIIe siècle (privé)
  • La chapelle Sainte-Luce (monument inscrit)
  • La chapelle Saint-Gens
  • La Tour (privée)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Baudrillard cite « les Taillades » dans son poème : « Si hors scène tombe... »[8].
  • René Leclerc, mosaïste, une de ses œuvres est exposée dans la chapelle du vieux village.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. Le « Livre rouge fut rédigé à la demande d'Alphonse de Poitiers, frère du roi Louis IX, il est déposé à la bibliothèque Inguimbertine de Carpentras. »
  3. « Impots locaux à Taillades », taxes.com
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  7. Voir Massif du Luberon
  8. Premier poème, non paginé de J. Baudrillard, L'Ange de stuc, Éd. Galilée, Paris, 1978.