Taillades
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| Taillades | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Vaucluse |
| Arrondissement | Apt |
| Canton | Cavaillon |
| Code Insee | 84131 |
| Code postal | 84300 |
| Maire Mandat en cours |
Edmond Bouchet 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Provence Luberon Durance |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 78 m (mini) – 527 m (maxi) |
| Superficie | 6,86 km² |
| Population sans doubles comptes |
1 888 hab. (2006) |
| Densité | 275 hab./km² |
(Les) Taillades est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Le vieux village des Taillades est construit autour d'une ancienne carrière à l'extrémité ouest de la chaine du Luberon, face à la colline Saint-Jacques (Cavaillon).
[modifier] Accès
Situé à environ 2 km de Robion et 4 de Cavaillon, les routes principales pour s'y rendre sont la D2 et la D143.
[modifier] Hydrographie
Le Canal de Carpentras passe dans la commune.
[modifier] Sismicité
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].
[modifier] Climat
La commune est située dans la zone d'influence du climat méditerranéen.
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire et haut Moyen Âge
Les archéologues ont mis au jour un site néolithique dans la grotte de Sainte-Guimelle (sépultures, poteries, etc.). Mais on reste étonné que les Gallo-Romains n’aient pas exploité les carrières de la commune, dont l’extraction des blocs n’est attestée qu’au cours du Moyen Âge.
Sur le front de taille, on peut encore voir une étonnante sculpture représentant un évêque surmontant deux écussons, portant croix et pectoral. Les spécialistes y ont vu la représentation de saint Véran, l’évêque de Cavaillon, bien que ce bas-relief soit désigné par les Tailladais depuis des lustres par le nom peu flatteur du « Morvelous », le Morveux !
[modifier] Moyen-Âge
Cité pour la première fois dans le « Livre rouge » d’Alphonse de Poitiers (Tailliatis, 1253), le nom du village rappelle cette activité, en provençal talhada signifiant couper et fendre, activité nécessaire au travail de la pierre. La vieille roue du Moulin Saint-Pierre sort de ces carrières.
En 1253, le « Livre rouge »[2] signale l’existence d’un « castrum ». Le village a été édifié autour de lui, sur le terre plein dominant la falaise. Le château sera inféodé avec ses domaines, en 1269, par le comte de Provence et roi de Naples, Charles 1er, à Imbert et Guillaume de Sabran. Ce dernier devient le seul seigneur en 1281 et son fils Guillaume en héritera.
Il céda ce fief, en 1321, aux Vassadel par qui il arrivera aux Ancézune de Caderousse. Après eux la valse des seigneurs va continuer, parmi eux ressort, en 1338, Hugues de Marle, dont le fils Georges sera sénéchal de Provence et tentera de mettre Raymond de Turenne à la raison.
Avec les barons provençaux, il assiégea son lieutenant et bras droit Gantonnet d'Abzac, dans Pertuis, en 1398, mais les hommes du terrible vicomte ayant réussi à s’échapper, ravagèrent tout le sud du Luberon et se dirigèrent vers le fief de Georges de Marle. Inquiets les bénédictins de Saint-Jean Baptiste préférèrent quitter leur monastère des Taillades pour se réfugier dans Cavaillon. Roland de Marle, le fils du sénéchal, vendra cette seigneurie à Gaucher de Forcalquier, évêque de Gap, en 1455.
[modifier] Renaissance
Au XVIe siècle, les co-seigneurs des Taillades sont les Grillet et les Lauris. Les premiers sont les ancêtres maternels du Brave Crillon, l’illustre capitaine du roi Henri IV, les seconds auront comme descendante Laure, le premier amour du Marquis de Sade. C’est à leur époque que fut construit le « château neuf », cité en 1619, qui succéda à la vieille forteresse moyenâgeuse. Sur la falaise où elle s’élevait, on a une vue magnifique sur la vallée de la Durance et les Alpilles.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | 2014 | Edmond Bouchet | DVD | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Economie
Taille de la pierre (semble à l'origine du nom de la commune) dans des carrières abandonnées vers la fin du XIXe siècle.
[modifier] Agriculture
Il y a nombre de culture maraichère et fruitiers. La commune produit des vins AOC Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[3]
[modifier] Industrie et artisanat
L'industrie s'est développée avec l'arrivée du canal de Carpentras (dont broyage de la garance puis farine avec le moulin Saint-Pierre). De nos jours, c'est surtout de l'artisanat (construction, santons, etc.). Une importante zone d'activité s'est créée le long des principaux axes entre Cavaillon et Robion.
[modifier] Tourisme
Comme l'ensemble des communes proche du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.
On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs.[4]
[modifier] Vie pratique
Nombreux commerces sur place.
[modifier] Santé
Hôpital et clinique à Cavaillon.
[modifier] Lieux et monuments
- Moulin Saint-Pierre (1859)
- La carrière (devenu théâtre naturel)
- Le château du XVIIe siècle (privé)
- La chapelle Sainte-Luce (monument inscrit)
- La chapelle Saint-Gens
- La Tour (privée)
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Jean Baudrillard cite "les Taillades" dans son poème : « Si hors scène tombe... »[5].
- René Leclerc, mosaïste, une de ses œuvres est exposée dans la chapelle du vieux village.
[modifier] Notes et références
- ↑ Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
- ↑ Le « Livre rouge fut rédigé à la demande d'Alphonse de Poitiers, frère du roi Louis IX, il est déposé à la bibliothèque Inguimbertine de Carpentras. »
- ↑ Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
- ↑ Voir Massif du Luberon
- ↑ Premier poème, non paginé de J. Baudrillard, L'Ange de stuc, Éd. Galilée, Paris, 1978.
[modifier] Bibliographie
- Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
- Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
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Cavaillon · Cheval-Blanc · Mérindol · Les Taillades |
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