Le Tholonet

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Le Tholonet
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Blason de Le Tholonet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Aix-en-Provence-Nord-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays d'Aix
Maire
Mandat
Michel Légier
2008-2014
Code postal 13100
Code commune 13109
Démographie
Gentilé Tholonétiens
Population
municipale
2 266 hab. (2011)
Densité 209 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 22″ N 5° 30′ 42″ E / 43.5227777778, 5.51166666667 ()43° 31′ 22″ Nord 5° 30′ 42″ Est / 43.5227777778, 5.51166666667 ()  
Altitude 193 m (min. : 150 m) (max. : 350 m)
Superficie 10,82 km2
Localisation

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Le Tholonet (Lou Toulounet en provençal selon la norme mistralienne et Lo Tolonet selon la norme classique) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Tholonétiens (prononciation terminale comme Capétiens).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est caractérisée par l'importance des servitudes de protection qui la touchent : décret classant la Route Cézanne[1], dit décret Malraux, décrets de protection de la montagne Sainte-Victoire, classement du château et de ses abords. En outre, la présence de l'Arc et de la Cause engendre des zones inondables ; celles-ci ont été définies par des études hydrauliques effectuées par la commune en complément de l'Atlas départemental des zones inondables. Enfin, l'autoroute A8 et, dans une moindre mesure, la N7 génèrent des servitudes (zones non aedificandi, loi Barnier).

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située aux portes d'Aix-en-Provence, ville de 140 000 habitants, et au pied de la montagne Sainte-Victoire. Elle est parcourue par l'Arc, et l'un de ses affluents la Cause qui longe la D64C. La commune est traversée par la N7 et l'autoroute A8 ; la desserte à partir de l'A8 est assurée par deux échangeurs proches qui encadrent la commune.

Parallèlement à ces voies, la D17, dite Route Cézanne, dessert à partir d'Aix, le nord de la commune et les sites touristiques de Sainte-Victoire.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[2] / Station de Marignane

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces d'occupation remontent à l'Âge du fer dans les massifs de l'Infernet et des Espinades[3].

Au lieu-dit de l'Infernet a été signalée au XIXe siècle la présence d'un petit oppidum, nommé « camp de Ragabom » ou « camp de Ratabom[3] », qui consiste en une vaste enceinte bâtie avec de gros blocs. Il n'en reste quasiment plus rien aujourd'hui. Des sondages réalisés en 1979-1980 ont permis la découverte de mobilier daté des Ier et IIe Âges du fer, jusqu'au IIe siècle av. J.-C., période où le site fut le plus peuplé[3].

Seigneurie des archevêques d'Aix, des Jarente au XVe siècle, Albertas aux XVIe siècle et XVIIe siècle, puis des Galliffet de 1637 à la Révolution.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Tholonet

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur, à une fasce d'or, coupé d'or à un ours d'azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 juin 1995 Jean Vincent    
juin 1995 mars 2001 Jean Ausset    
mars 2001 en cours Michel Légier    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Près de 59 % de la population a moins de 39 ans. La part des ménages de plus de deux personnes approche les 53 %. Cette jeunesse est due principalement à l'arrivée de nouveaux ménages sur la période 82/99 (56 % de la population habitaient hors de la commune en 1982).

Si 43 % de la population sont « non actifs » (enfants, femmes au foyer) et 11 % sont retraités, ce qui représente 54 % d'inactifs, taux légèrement inférieur à la moyenne nationale de 57 %. On remarque des différences dans la répartition entre les CSP chez les actifs : 31 % de cadres et commerçants contre 20 % en moyenne en France, 28 % de professions intermédiaires contre 22 % au niveau national, et seulement 22 % d'employés et d'ouvrier contre 53 %. Les CPS supérieures sont donc surreprésentées sur la commune, tandis que les catégories populaires sont sous représentées. On peut également souligner la faiblesse de la représentation de la profession agricole.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 266 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
470 350 489 465 501 514 540 504 602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
546 540 508 501 510 506 497 505 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
466 429 383 400 402 415 421 484 592
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
720 953 1 137 1 186 2 004 2 259 2 237 2 227 2 266
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


La population est estimée actuellement à 2267 habitants

Elle se répartit entre trois centres urbains d'inégale importance et un habitat dispersé ; les trois centres urbains sont par ordre d'importance : Palette, qui accueille environ la moitié de la population de la commune ; le vieux village et le hameau des Artauds.

La démographie est caractérisée pour l'essentiel par : . Une évolution lente sur la période 60-80 (+20 habitants par an) . Une progression rapide dans la période 82-90 (+100 habitants par an) . qui s'est ralentie ensuite, estimée à +30 habitants par an.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La paroisse du Tholonet est placée sous la protection de la Sainte croix. La fête votive liée à cette commémoration était située le 3 mai. Ce jour là était autrefois chômé sur l'ensemble du territoire de la commune. Mais pour des raisons de commodités liées à l'instauration de la fête nationale du travail, la fête votive prit place le premier mai[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Cézanne qui venait peindre au Tholonet (Sainte-Victoire, le château noir), déjeunait fréquemment au restaurant Berne (aujourd'hui relais Cézanne).
  • Georges Duby historien du Moyen Âge (ancien membre de l'Académie française) repose dans le petit cimetière du Tholonet.
  • Jacqueline de Romilly membre de l'Académie française a écrit Sur les chemins de Sainte-Victoire, éditions de Fallois (2001).
  • Michel Bernascolle a publié en 2006 aux éditions Cheminements Les Rapegons de Sainte-Victoire.
  • Émile Zola (écrivain et ami d'enfance de Paul Cézanne) situe au hameau des Artauds l'action du roman La faute de l'abbé Mouret (l'un des épisodes de la saga romanesque des Rougon-Macquart).
  • Francesco Zola (ingénieur des Travaux Publics et père du célèbre écrivain) a construit le barrage qui porte son nom sur la commune du Tholonet. Ce barrage était destiné à alimenter en eau la grande ville voisine d'Aix-en-Provence.
  • Merleau-Ponty, philosophe français, a vécu trois mois dans la maison du peintre Francis Tailleux pendant l'été 1960, et y a rédigé l'oeil et l'esprit, dernier ouvrage publié de son vivant[7].

Économie[modifier | modifier le code]

Le tissu économique

120 établissements en 1995

Spécificités économiques de la commune :

Un « pôle environnement » au village avec la présence de la Société du Canal de Provence, Irstea et la DREAL.

Le Tholonet « porte d'entrée » du tourisme lié à la Sainte-Victoire.

Les A.O.C Palette et Côtes-de-provence Sainte-Victoire, éléments-clé de l'agriculture de la commune.

Commerces, services et entreprises artisanales à Palette. Les entreprises artisanales regroupées dans les zones d'activités communales. L'essentiel du commerce centré sur l'espace des « Lavandières ».

L'emploi

Le Tholonet : à la fois commune résidentielle et pôle d'emplois.

La commune dans la mouvance économique d'Aix : 45 % des actifs du Tholonet travaillent à Aix 25 % au Tholonet

570 emplois en 1990 La société du Canal de Provence représente environ 60 % des emplois Un taux de chômage moins élevé qu'en Pays d'Aix. De trois points inférieur à la zone d'emplois d'Aix soit un taux de l'ordre de 12 % en 1995 (estimation AUPA)

[réf. nécessaire]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le château du Tholonet, siège de la Société du Canal de Provence
  • Le château du Tholonet a été construit par Alexandre de Galliffet dans les années 1640. Celui-ci, qui avait acheté le domaine à la famille Jarente, était président au Parlement d'Aix. Son petit-fils Louis-François fit construire (à l'est du corps central) un théâtre pour sa maîtresse Émilie de Marignane, la femme du célèbre orateur Mirabeau. Du même coté une scierie (aujourd'hui disparue), alimentée par une roue à aubes, débitait le marbre du Tholonet plus connu sous le nom de Brêche d'Alep. Ce marbre, qualifié de "royal" car utilisé par les rois de France, était extrait de la carrière de Roques Hautes. On le retrouve dans la plupart des riches hôtels particuliers Aixois et évidemment dans les plus célèbres châteaux du royaume de France (sous forme de dallages, cheminées, dessus de commodes, chambranles, colonnes, baignoires, mortiers et objets divers, etc). De même en bordure de la départementale un moulin à huile, actionné également par une roue à aubes et dont les presses sont calées sous un mur de force ou mur poids, écrasait les olives des nombreuses oliveraies de la contrée. De nos jours ce domaine, qui est la propriété de la Société du canal de Provence, ne se visite que sur invitation.
  • Vestiges de l'aqueduc romain chargé d'amener l'eau de Saint-Antonin à Aix-en-Provence. Cet aqueduc, situé dans le ravin de la Cause et long d'une quinzaine de kilomètres, avait un débit proche de 80 litres par seconde. Il était l'un des quatre desservant Aquae Sextiae Salluviorum, nom originel d'Aix la romaine. Le peintre aixois Jean-Antoine Constantin en a fait des croquis conservés à la bibliothèque Méjanes d'Aix[3].
  • Ancien moulin à vent, réhabilité et restauré. Aujourd'hui reconverti en lieu d'exposition, il reçoit des peintres ou des sculpteurs.
  • La voie Aurélienne (l'une des principales voies de l'Empire romain) présente de nombreuse traces de son parcours en bordure sud de la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sur le site Association Patrimoine : « Par décret du 17 juillet 1959 une zone de protection est établie aux abords du chemin départemental n°17 dit Route Cézanne, classé parmi les sites pittoresques du département des Bouches-du-Rhône par arrêté du 30 mai 1959, sur une longueur de 4km690, entre les PK 75, 567 et 80, 257. » Ce classement a été fait à l'initiative d'André Malraux et empêche toute construction.
  2. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  3. a, b, c et d « Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance », 13/4, Fl. Mocci, N. Nin (dir.), Paris, 2006, Académie des inscriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix, p. 684-90.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Les rapegons de Sainte-victoire par Michel Bernascolle
  7. Maurice Merleau-Ponty, Oeuvres, édition établie par Claude Lefort, Quarto Gallimard, 2010, p-89

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]