Langage

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Le langage est la capacité d'exprimer une pensée et de communiquer au moyen d'un système de signes (vocaux, gestuel, graphiques, tactiles, olfactifs, etc.) doté d'une sémantique, et le plus souvent d'une syntaxe (mais ce n'est pas systématique[1]). Plus couramment, le langage est un moyen de communication.

Notion de langage[modifier | modifier le code]

Chez l'homme, c'est la capacité observée d'exprimer une pensée et de communiquer au moyen d'un système de signes par un support extérieur ou non.

Philosophie du langage[modifier | modifier le code]

Selon Hegel, « on croit ordinairement […] que ce qu'il y a de plus haut c'est l'ineffable… Mais c'est là une opinion superficielle et sans fondement ; car en réalité l'ineffable c'est la pensée obscure, la pensée à l'état de fermentation, et qui ne devient claire que lorsqu'elle trouve le mot. Ainsi, le mot donne à la pensée son existence la plus haute et la plus vraie. »[2] Il ajoute ailleurs : « C'est dans les mots que nous pensons. » Bergson pense que le langage ne nous est pas totalement acquis car on ne peut pas tout dire avec, on ne peut clairement expliquer un sentiment. C'est là notre seul problème.

Selon Aristote, dans la mesure où nous parlons nous nous rapprochons pour former une cité. Dans la mesure où nous vivons en société, nous parlons pour échanger, pour communiquer aux autres soit nos passions, soit un besoin. Le langage tire donc sa raison de la société et en est lui-même l'effet. Cette corrélation du langage et de la société explique le caractère conventionnel du langage, c'est-à-dire son fondement par des règles arbitraires éditées par l'Homme. Cet arbitraire est débattu dans Le Cratyle de Platon, selon le sophiste Cratyle, le lien entre le mot et la chose désigné est fondé sur la "rectitude naturelle des noms". Il affirme que les mots sont justes lorsqu'ils ressemblent à ce qu'ils désignent. Le lien serait donc naturel. Cependant, la fin du dialogue entre Cratyle et Socrate affirme l'impasse d'une telle théorie et cela malgré la séduction qu'elle exerce y compris sur Socrate. Ferdinand De Saussure, fondateur de la linguistique, définit le langage ainsi dans le Cours de Linguistique générale écrit par ses étudiants : le langage est un système de signes qui unit par convention une idée, un concept et un son, une image acoustique. Selon lui, le lien entre la chose (signifié) et le mot composé d'une suite de sons (signifiant) n'est pas motivé, il est arbitraire : il n'existe aucun rapport intérieur entre le mot "sœur" et le son "sœʁ" associé au mot. Une objection consisterait à dire que les onomatopées sont la preuve qu'il existe un lien motivé entre le signifié et le signifiant : le son de l'onomatopée imiterait le son provoqué par la chose désignée ; "cocorico" pour désigner le chant du coq par exemple. Ferdinand De Saussure répond que l'onomatopée reste arbitraire et donne pour preuve la variation de l'onomatopée selon les langues : en anglais, "cock-a-doodle-do" désigne à son tour le chant du coq et n'a a priori rien à voir avec notre "cocorico". De la même façon nous pensons parfois que le mot "fouet" aurait un rapport naturel avec la chose fouet car il imiterait le sifflement de celui-ci. De Saussure nous rappelle qu'étymologiquement, le mot "fouet" désigne le hêtre, bois dont est fait le fouet et non son sifflement.

Pluralité des langages[modifier | modifier le code]

Le terme langage s'applique à des notions très diverses.

On parle par exemple de :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La cartographie est un exemple de langage non syntaxique
  2. Hegel, Philosophie de l'esprit, § 463.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]