Maryse Joissains-Masini

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Maryse Joissains-Masini
Defaut.svg
Fonctions
Députée de la
14e circonscription des Bouches-du-Rhône
Actuellement en fonction
Depuis le 19 juin 2002
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Législature XIIe
XIIIe
Prédécesseur Jean-Bernard Raimond
Maire d'Aix-en-Provence
Actuellement en fonction
Depuis le 25 mars 2001
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
19 juillet 2009
Prédécesseur Jean-François Picheral
Biographie
Nom de naissance Maryse Charton
Date de naissance 15 août 1942 (1942-08-15) (69 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Toulon
Nationalité Française
Parti politique UMP
Conjoint Alain Joissains
Enfants Sophie Joissains
Profession Avocate

Blason ville fr Aix-en-Provence.svg
Maire d'Aix-en-Provence

Maryse Joissains-Masini[1], née le 15 août 1942 à Toulon, est une femme politique française, députée-maire UMP d'Aix-en-Provence.


[modifier] Biographie

[modifier] Carrière professionnelle et militantisme

Maryse Charton, fille unique de militants communistes (son père est garde du corps de Maurice Thorez), est guichetière à la Sécurité sociale. Adhérente à la CGT et aux Jeunesses communistes[2], elle entreprend une capacité en droit à la faculté libre de Toulon. Dans le même temps, estimant que « la prospérité économique est incompatible avec le système socialiste[2] », elle adhère au Parti radical de Jean-Jacques Servan-Schreiber.

En 1978, après deux annulations successives par le Conseil d'État, son époux, Alain Joissains, conquiert la mairie d'Aix-en-Provence. Mais à la veille des élections municipales de 1983, alors que le maire sortant est crédité de 66 % d'intentions de vote[2], éclate l'« affaire Joissains » : le maire est accusé d'avoir financé une partie de la villa de son beau-père avec l'argent de la municipalité. Accusant le clan Defferre, le couple Joissains se dit victime d'une brigue « politico-médiatique[2] ». Durant cette période, Maryse Joissains soutient son mari avec opiniâtreté, se battant pour obtenir la révision du procès qui l'a condamné à deux ans de prison avec sursis pour « recel d’abus de biens sociaux »

Maryse Joissains-Masini, meurtrie (suite à cette affaire, son père, âgé de 70 ans, se suicide d'une balle dans la tête et sa mère tombe dans la sénilité[2]), décide alors de se lancer dans un difficile combat pour la santé publique. En tant qu'avocate à la cour d'appel d'Aix-en-Provence, elle fait condamner l'État dans l'affaire du sang contaminé et celle de l'amiante, ce qui lui vaut la reconnaissance de ses confrères et une notoriété nationale[2].

[modifier] Carrière politique

[modifier] Élection municipale de 2001 : élue à la surprise générale

Après ses succès judiciaires, elle fait acte de candidature à la mairie d'Aix-en-Provence, à l'âge de 58 ans. La droite part néanmoins divisée au premier tour : outre Maryse Joissains-Masini, un candidat RPR et un autre UDF briguent les suffrages des électeurs aixois.

Alors que les sondages lui laissaient peu d'espoir, elle arrive en deuxième position le 11 mars 2001 avec 16,45 % des voix, cependant loin derrière du maire sortant, Jean-François Picheral[3]. Entre les deux tours, poursuivant sa campagne de proximité, la candidate divers droite obtient le retrait des deux autres listes de droite parlementaire. De son côté, le sénateur socialiste, convaincu de sa réélection, dédaigne toute alliance[2].

Une semaine plus tard, lors du second tour, la liste socialiste est, à la surprise générale, défaite par celle conduite par Maryse Joissains-Masini. Avec 50,61 % des suffrages, elle devance de 533 voix celle du maire sortant, en partie fragilisé par un rapport de la chambre régionale des comptes qui faisait état de la mauvais gestion de la ville[2].

Ainsi, plus de vingt ans après son mari, Maryse Joissains-Masini est à son tour élue à la mairie, le 25 mars 2001, par le nouveau conseil municipal.

[modifier] Élections législatives de 2002 et 2007 : élue et réélue à l'Assemblée

Quelques mois plus tard, Maryse Joissains-Masini est candidate aux élections législatives dans la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône, sous l'étiquette Union pour la majorité présidentielle. Arrivée en tête du premier tour, elle est élue députée au second, avec 58,10 % des suffrages, face à une radicale de gauche[4].

Sollicitant un nouveau mandat, elle arrive en tête du premier tour des élections législatives de 2007, avec 44,63 % des voix exprimées. Le 14 juin 2007, elle affronte son adversaire socialiste sur France 3 Méditerranée : les questions du logement et de l'environnement y sont notamment abordées. Lors du second tour, le 17 juin, Maryse Joissains-Masini est réélue avec 54.86% des voix, contre 45.14% à son adversaire Alexandre Medvedowsky[5].

Le 29 juin 2007, elle inaugure le Grand théâtre de Provence, érigé sous son impulsion[6], en compagnie de Christine Albanel, ministre de la Culture.

[modifier] Élection municipale de 2008 : réélue à la faveur d'une triangulaire

En 2008, en cas de réélection, Maryse Joissains-Masini fait savoir qu'elle compte diriger la ville avec un cercle restreint et fidèle, afin d'éviter les luttes de pouvoir au sein de la majorité municipale[7].

Arrivée en tête du premier tour, la liste conduite par Maryse Joissains-Masini remporte l'élection, le 16 mars 2008, avec 44,28 % des suffrages contre 42,94 % à la liste de gauche et 12,77 % à celle du Mouvement démocrate[8]. En avril 2008, Maryse Joissains est réélue à la présidence de la communauté d'agglomération du Pays d'Aix, à la quasi-unanimité des suffrages exprimés (l'opposition n'avait pas présenté de candidat[9]).

[modifier] Élection municipale partielle de 2009 : reconduite face au « front anti-Joissains »

Le 8 juin 2009, le Conseil d'État invalide l'élection municipale de 2008, au motif de « propos et insinuations inadmissibles ayant pu fausser le résultat du scrutin[10] », suite à la découverte d'un tract reconnu anonyme[11]. Pour Maryse Joissains-Masini et son entourage, cette décision est purement politique, ceux-ci avançant qu'aucune preuve n'a permis d'établir que le tract venait de son équipe, et que son impact est impossible à définir.

La liste qu'elle conduit arrive cependant en tête du premier tour, le 12 juillet 2009, avec 43,31 % contre 34,08 % à la liste PS-PRG-MoDem menée par Alexandre Medvedowsky et 11,31 % à la liste écologiste et régionaliste[12]. Se forme alors, entre les deux tours, une alliance hétéroclite que la presse qualifie de « front anti-Joissains[13] », allant du Parti communiste à la liste divers droite menée par son ancien adjoint[14]. Alors qu'un sondage la donne battue[15], de nombreux responsables de la majorité présidentielle viennent soutenir Maryse Joissains-Masini, tels que Xavier Bertrand, Jean-Louis Borloo ou Fadela Amara[13].

Lors du second tour, le 19 juillet 2009, la liste « Ensemble pour Aix et le Pays d'Aix » conduite par le maire sortant arrive en tête avec 50,22 % contre 49,78 % à l'opposition. Cette fois-ci, seulement 187 bulletins séparent les deux listes[16],[17].

Le 29 juillet 2009, Maryse Joissains-Masini est réélue à la présidence de la communauté d'agglomération du Pays d'Aix avec 119 voix sur 120 exprimées[18].

[modifier] Vie familiale

Maryse Joissains-Masini est l'épouse d'Alain Joissains, lui-même maire d'Aix-en-Provence de 1978 à 1983, et qui a été son directeur de cabinet de 2001 à 2008 ; il est aujourd'hui à la retraite.

Leur fille, Sophie Joissains, est adjointe au maire d'Aix-en-Provence et sénatrice des Bouches-du-Rhône depuis octobre 2008.

[modifier] Synthèse des mandats

[modifier] Mandats en cours

[modifier] Fonctions antérieures

  • Directeur du bureau d'aides sociales d'Aix-en-Provence de 1980 à 1983
  • Première adjointe au maire d'Aix-en-Provence de 1983 à 1989
  • Conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 1983 à 1986
  • Président du Parti radical de l'UDF jusqu'en 1996
  • Juge suppléante de la Haute Cour de justice de 2002 à 2007

[modifier] Décoration

[modifier] Annexes

[modifier] Notes et références

  1. Masini est le nom de jeune fille de sa mère, une filiation corse qu'elle « revendique ».
  2. a, b, c, d, e, f, g et h « Municipales 2001 - Aix-en-provence : La surprise Joissains », Le Point, 22 janvier 2007
  3. « Les élections municipales de 2001 à Aix en Provence », site d'Ipsos
  4. Élections législatives de 2002 - résultats dans la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône, site du ministère de l'Intérieur
  5. Élections législatives de 2007 - résultats dans la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône, site du ministère de l'Intérieur
  6. « Aix-en-Provence - Tous contre une », L'Express, 18 février 2008
  7. « Maryse Joissains : “En principe je ne reprendrai pas Genzana” », La Provence, 27 octobre 2007
  8. Élections municipales de 2008 - résultats à Aix-en-Provence sur le site du Figaro
  9. « La présidente Joissains joue d'entrée l'ouverture », La Provence, 19 avril 2008
  10. « AIX-EN-PROVENCE : Le Conseil d'État annule les municipales », Le Point, 8 juin 2009
  11. La liste menée par le candidat du Modem François-Xavier de Peretti, dans laquelle figuraient deux adjoints au maire UMP, y était qualifiée de « gay pride »
  12. « Municipales d'Aix : les dés sont jetés », La Provence, 12 juillet 2009
  13. a et b « À Aix, l'UMP vole au secours de la candidate Joissains », L'Express, 16 juillet 2009
  14. « Une alliance PS-Modem-Verts à la conquête de la mairie d’Aix », France Info, 19 juillet 2009
  15. « Aix : Joissains perdrait en duel face à Medvedowsky », La Provence, 8 juillet 2009
  16. [PDF] Résultats définitifs du second tour, site de la mairie d'Aix-en-Provence
  17. « L'UMP conserve la mairie d'Aix-en-Provence », Le Figaro, 20 juillet 2009
  18. « Maryse Joissains retrouve la tête de la Communauté du Pays d'Aix », La Provence, 30 juillet 2009

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues