Limans
| Limans | ||||||
Le village |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||||
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | |||||
| Arrondissement | Forcalquier | |||||
| Canton | Forcalquier | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure | |||||
| Maire Mandat |
Joël Corbon 2008-2014 |
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| Code postal | 04300 | |||||
| Code commune | 04104 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Limanais | |||||
| Population municipale |
337 hab. (2010) | |||||
| Densité | 16 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 452 m – Max. 919 m | |||||
| Superficie | 20,97 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Limans est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom des habitants de Limans est Limanais[1],[2].
Sommaire |
Géographie[modifier]
Le village est situé à 520 m d’altitude[3]. La commune est traversée par la Laye (une source sulfureuse se trouve dans son lit).
Géologie[modifier]
Le territoire se situe sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre plusieurs formations géologiques majeures des Alpes[4] :
- la faille de la Durance au sud-est, dans la vallée ;
- les Monts de Vaucluse au sud ;
- la Montagne de Lure au nord.
Hydrographie[modifier]
La commune est traversée par deux cours d'eau[5], le Largue[6] et la Laye[7](avec une source sulfureuse qui se trouve dans son lit).
Climat[modifier]
Limans est située en Haute-Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent rarement.
Les stations météos proches de Limans se situent à Lardiers (station manuelle) et à Forcalquier[8]. Dans cette dernière station, en moyenne annuelle, la température s'établit à 12,8 °C avec une moyenne maximale de 22,4 °C et une minimale de 0,0 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 30 °C en juillet et 0 °C en décembre et janvier. L'ensoleillement moyen est de 2 755 heures par an avec une pointe à 343 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 426 millimètres sur l'année, inéquitablement réparties avec un peu plus de vingt-et-un millimètres en juillet et plus de cinquante quatre millimètres en octobre.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -0,0 | 0,5 | 3,0 | 5,4 | 8,9 | 12,8 | 15,4 | 15,2 | 12,0 | 8,2 | 3,8 | 1,1 | 7,2 |
| Température moyenne (°C) | 4,3 | 6,2 | 8,2 | 11,1 | 15,1 | 19,3 | 22,4 | 22,0 | 18,0 | 13,4 | 8,2 | 5,2 | 12,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,6 | 10,9 | 15,4 | 16,9 | 21,4 | 25,8 | 29,3 | 28,9 | 24,0 | 18,5 | 12,7 | 9,3 | 18,5 |
| Précipitations (mm) | 27 | 25 | 24 | 44 | 40 | 28 | 21 | 33 | 46 | 54 | 53 | 31 | 426 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|
8.6
-0.0
27
|
10.9
0.5
25
|
15.4
3.0
24
|
16.9
5.4
44
|
21.4
8.9
40
|
25.8
12.8
28
|
29.3
15.4
21
|
28.9
15.2
33
|
24.0
12.0
46
|
18.5
8.2
54
|
12.7
3.8
53
|
9.3
1.1
31
|
| Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm) | |||||||||||
Environnement[modifier]
Flore[modifier]
La commune compte 1 095 ha de bois et forêts, soit 52 % de sa superficie[1]. Sur la commune, on trouve des genêts de Villars (Genista pulchella subsp. villarsii ou Genista villarsii Clementi), espèce rare.
Faune[modifier]
Parc du Luberon[modifier]
La commune est un des soixante-dix-sept membres du parc naturel régional du Luberon, parc qui s'étend sur deux départements, le Vaucluse (84) et les Alpes-de-Haute-Provence (04). Il s'étend sur quatre-vingt-cinq communes mais il n'accueille que soixante-dix-sept communes adhérentes en 2009 et 167 676 habitants en 2006. Il a une superficie de 185 145 hectares et s'étend de Cavaillon à l'ouest jusqu'à la limite du parc naturel régional du Verdon à l'est, la Durance faisant office de frontière entre les deux. Au nord, le Luberon est bordé par les vallées du Coulon-Calavon et du Largue, où l'on distingue le bassin d'Apt, à l'ouest, de celui de Manosque-Forcalquier, à l'est. Toujours vers le nord, les monts de Vaucluse servent de contreforts aux massifs du Ventoux et de Lure. Vers le sud, le Luberon domine le bassin de la Durance et le pays d'Aigues.
Risques majeurs[modifier]
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Forcalquier auquel appartient Limans est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[10], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[11]. La commune de Limans est également exposée à trois autres risques naturels[11] :
- feu de forêt ;
- inondation (dans la vallée de la Laye) ;
- mouvement de terrain : plusieurs versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[12].
La commune de Limans n’est exposée à aucun des risques technologiques recensés par les services de la préfecture[13] et aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[13] et le Dicrim existe depuis 2010[14].
Communes limitrophes[15][modifier]
Transport[modifier]
Limans est traversée par la route départementale RD 313.
Les gares SNCF les plus proches sont celles de La Brillanne-Oraison à 14 km et Manosque - Gréoux-les-Bains à 18 km, toutes les deux sur la Lyon-Marseille via Grenoble.
Distance des grandes villes françaises
L'orientation et la localisation de Limans par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[16] :
| Ville | Marseille | Montpellier | Nice | Lyon | Toulouse | Bordeaux | Strasbourg | Paris | Nantes | Rennes | Lille |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Distance
Orientation |
82 km
(S) |
129 km
(S-O) |
145 km
(S-E) |
210 km
(N) |
347 km
(O) |
512 km
(O) |
535 km
(N-E) |
603 km
(N) |
674 km
(N-O) |
733 km
(N-0) |
767 km
(N) |
Toponymie[modifier]
La localité apparaît pour la première fois dans les textes au XIe siècle (in villa Limanos)[3]. Selon Charles Rostaing et Ernest Nègre, le nom dérive de *limo, l’orme en gaulois, avec le suffixe -anum au pluriel (ce qui donne Les Ormes)[17],[18].
Histoire[modifier]
Antiquité[modifier]
Un petit bison gravé a été découvert en 1963 à l’abri de Ségriès. Œuvre de l’homme de Cro-Magnon, il est actuellement gravement endommagé[19]. Le territoire de la commune continue d’être occupé : de l’époque romaine, un autel dédié à Marti Beladoni[20], divinité locale également présente à Lardiers, a été retrouvé. Dans l’Antiquité, le territoire de Limans fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[21].
Les fouilles archéologique de la colline Saint-Pierre, au Nord-Nord-Ouest du lieu-dit Majargues, ont mis au jour sept murailles protégeant un oppidum gaulois, encore habité à l’époque romaine. Le prieuré Saint-Pierre de Majargues s’y implante et y est cité au XIIIe siècle ; une communauté de Majargues distincte de Limans a succédé à une villa gallo-romaine[22]
Moyen Âge[modifier]
Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[23].
Limans est citée dès le XIe siècle (Limanos, Limans)[24]. Le prieuré Saint-Vincent dépendait de Carluc, qui en percevait les revenus[22]. À partir du XIIe siècle, il passe avec Carluc sous la dépendance de l’abbaye de Montmajour[22]
La communauté de Segriès formait un fief distinct, et comptait 4 feux en 1315. Complètement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans), elle a 31 habitants en 1765[24]. C’est également le cas de la communauté de Majargues[22].
Les Ybourgues (Ybonicis[22]) avaient 31 feux en 1315[24]. Au Moyen Âge, l’église de cette communauté dépendait de l’abbaye de Cruis, qui percevait les revenus attachés à cette église[25].
Les quatre communautés de Limans, Majargues, Segriès et Les Ybourgues dépendaient de la viguerie de Forcalquier[22].
Révolution française et époque contemporaine[modifier]
Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[26].
La commune des Ybourgues lui est rattachée en 1819[27].
Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Limans. Quelques dizaines d’hectares produisaient un vin destiné au marché de Forcalquier et à la consommation locale. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[28]. De la même façon, l’olivier, cultivé sur de petites surfaces au XIXe siècle, jusqu’à l’altitude de 600 mètres, exceptionnellement jusqu’à 700 mètres, a aujourd’hui disparu[29].
Dans les années 1970, une communauté autogérée, Longo Maï, a été fondée à Limans par Roland Perrot, dit Rémi[30]. Elle est passée du statut de SCOP de 1973 à un statut mixte mêlant Groupement foncier agricole, coopérative et EARL. La radio libre Radio Zinzine est émise par la communauté.
Administration[modifier]
Administration municipale[modifier]
De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[31]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Joël Corbon a été élu conseiller municipal avec le sixième total de 166 voix, soit 90,22 % des suffrages exprimés. La participation a été de 75,10 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[32].
Liste des maires[modifier]
L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.
En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.
Instances administratives et judiciaires[modifier]
Limans est une des dix communes du canton de Forcalquier, qui totalise 13 675 habitants en 2008. Le canton a fait partie de l’arrondissement de Forcalquier depuis le 17 février 1800 et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Limans fait partie du canton de Forcalquier depuis 1793[27]. La commune fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[35].
Fiscalité locale[modifier]
| Taxe | part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 6,45 % | 0,00 % | 5,53 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 7,60 % | 0,00 % | 14,49 % | 2,36 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 34,95 % | 0,00 % | 47,16 % | 8,85 % |
| Taxe professionnelle (TP) | 0,00 % | 19,40 % | 10,80 % | 3,84 % |
La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.
La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[37]).
Population et société[modifier]
Démographie[modifier]
Évolution démographique[modifier]

Superficie et population[modifier]
Le village de Limans a une superficie de 2 097 ha et une population de 348 habitants (en 2005), ce qui le classe[41] :
| Rang | Superficie | Population | Densité |
|---|---|---|---|
| 20 782e | 7 487e | 28 783e | |
| 631e | 748e | 604e | |
| 81e | 131e | 64e | |
| Arrondissement de Forcalquier | 38e | 42e | 38e |
| Canton de Forcalquier | 9e | 5e | 10e |
Enseignement[modifier]
La commune dispose d’une école primaire publique[42]. Ensuite, les élèves sont affectés au collège Henri-Laugier à Forcalquier[43]. Puis les élèves sont dirigés vers les lycées de Manosque[44], soit le lycée polyvalent Les Iscles[45], soit le lycée Félix Esclangon[46].
Culte[modifier]
Avant de faire partie du canton de Forcalquier, Limans faisait partie du diocèse de Sisteron et de la viguerie de Forcalquier[22].
Santé[modifier]
La commune dépend de l'hôpital local de Forcalquier nommé Saint-Michel[47] et aussi un laboratoire d'Analyses médicales[48]. Selon le magazine l'Express, l'hôpital Saint-Michel fait partie des hôpitaux les plus sûrs de France avec une note de 82,2 sur 100 (classe A) et se classe 63e au plan national et 2e au niveau départemental[49]. La commune dispose aussi, de trois maisons de retraite (Lou Ben Estre, Lou Seren et Saint-Michel)[50].
Économie[modifier]
Revenus de la population[modifier]
En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 10 619 € (15 027 € en France) pour 181 foyers fiscaux, seul 30,9 % de ces foyers sont imposés avec un revenu net de 29 811 € représentant un impôt moyen de 1 158 €[51],[52].
Population active[modifier]
La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 229 personnes (187 en 1999), parmi lesquelles on comptait 46,9 % d'actifs dont 40,0 % ayant un emploi et 6,9 % de chômeurs (contre 10,7 % en 1999)[53].
La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Limans, y compris les actifs sans emploi, fait apparaître une sous-représentation des ouvriers et professions intermédiaires et une sur-représentation des agriculteurs par rapport à la moyenne de la France métropolitaine, qui confirme que Limans est une commune agricole[54].
Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007)
| Agriculteurs | Artisans, commerçants, chefs d'entreprise |
Cadres, professions intellectuelles |
Professions intermédiaires |
Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Limans | 29,6 % | 7,4 % | 3,7 % | 18,5 % | 25,9 % | 14,8 % |
| Moyenne nationale | 2,4 % | 6,4 % | 12,1 % | 22,1 % | 29,9 % | 27,1 % |
| Sources des données : L'Internaute | ||||||
Emploi[modifier]
Limans avait en 2009 un taux de chômage de 15,9 % (contre 20,2 % en 1999) supérieur à la moyenne nationale. La population compte 12,8 % de retraités et 3,9 % de jeunes scolarisés, ce qui classe la commune en-dehors des normes nationales, et un taux d’activité de 52 % (contre 45,2 % au niveau national)[53].
En 2009 on comptait 47 emplois dans la commune, contre 45 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 101, l’indicateur de concentration d'emploi est de 47 % (contre 56,3 % en 1999), ce qui signifie qu'un peu plus de la moitié des actifs résident dans la commune mais travaillent dans une autre commune[53].
La répartition par secteurs d'activité des emplois à Limans du fait de sa taille est couverte par le secret statistique.
Agriculture[modifier]
Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 13 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et un emploi salarié[55].
Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de huit en 2010. Il était de 14 en 2000[56], de 17 en 1988[57]. Alors que les exploitations pratiquant la polyculture qui existaient encore en 2000 ont disparu ou se sont reconverties, l’activité qui concerne le plus d’exploitants à Limans est l’élevage ovin[56]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 623 à 936 ha[57]. La SAU a fortement régressé lors de la dernière décennie, à 346 ha[56].
Les agriculteurs de la commune de Limans peuvent revendiquer trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC) (banon, huile d'olive de Provence et huile d'olive de Haute-Provence) et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (petit épeautre, miel de Provence, agneau de Sisteron)[58].
Parmi ces labels, ceux concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[28], ainsi que ceux concernant l’huile d’olive[29].
-
Plateau d'AOC Banon dans un restaurant de Revest-du-Bion
Industrie[modifier]
Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait six établissements, employant deux salariés[55].
Secteur tertiaire : les services[modifier]
Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 13 établissements (avec 11 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les trois établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant six personnes[55].
D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est assez importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[59], la capacité d'hébergement étant majoritairement marchande[60]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :
- un camping trois étoiles[61] avec une capacité de 150 emplacements[62] ;
- plusieurs meublés[63] ;
- des chambres d’hôtes[64] ;
- les hébergements collectifs étant essentiellement représentés par les refuges[65].
Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[66] : au nombre de 99, elles représentent 43 % des logements. Parmi les résidences secondaires, 16 possèdent plus d’un logement et 30 sont des mobil-homes[62],[67].
Le Café du Nord, qui porte le label Bistrot de pays[68], adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[69].
Le camping des Lauzons est naturiste[70].
Lieux et monuments[modifier]
Aux Ybourgues, une ferme fortifiée de la fin du XIIIe ou du XIVe siècle (selon Raymond Collier) ou du XVe siècle (selon la DRAC) est classée monument historique[71]. Elle compte deux corps de bâtiments allongés et parallèles. Sa construction est en pierre de taille à chaînages. Une porte romane est surmontée d’un arc brisé en claveaux. Les pièces intérieures sont voûtées. La ferme est remaniée en 1811 et 1818[72]. À proximité, se trouve un grand pigeonnier[73].
Au village, quelques maisons ont des portes surmontées de linteaux à claveaux, d’aspect roman, qui peuvent être des remplois[74]. Une abbaye bénédictine existait, également aux Ybourgues.
L’église Saint-Georges, construite à la fin du XIVe siècle, compte une nef unique à deux travées, dont la première est voûtée en berceau, probablement à la suite des réparations de 1735. Elle compte deux chapelles latérales, et le chœur, voûté d’ogives comme la seconde travée, est à chevet plat[75]. Deux culots sculptés des arcs de la nef remontent au VIe siècle sont classés au titre objet[76]. Un bas-relief du XIe siècle est lui aussi classé[77]. Le portail date du XIIIe siècle. Son tympan, classé[78], est orné d’une sculpture préromane, où des animaux sont représentés dans les quatre cantons délimités par une croix[75] ; il date du XIe ou du XIIe siècle.
Le devant d’autel, autel qui sert de fonts baptismaux, date du XIIe siècle et est classé[79].
Autour du village, il subsiste des restes de tour[80].
Héraldique[modifier]
|
Blasonnement : |
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Huile d'olive de Provence AOC
Liens externes[modifier]
Sources[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
Notes[modifier]
- Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale
- Roger Brunet, « Canton de Forcalquier », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013
- Habitants de Limans, sur habitants.fr.
- Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
- Maurice Gidon, Les chaînons de Digne, Carte montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale).
- Hydrographie à Limans, Annuaire Mairie
- Fiche X15-0400 rivière le Largue, SANDRE
- Fiche X1510500 rivière la Laye, SANDRE
- Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
- Relevé météo de Forcalquier, MSN Météo
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
- Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 31 juillet 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
- Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 31 juillet 2011
- Carte de la communauté de communes sur le site du pays de Forcalquier-Montagne de Lure, consultée le 22 octobre 2008
- (fr) Distance entre Limans et les plus grandes villes Françaises, Annuaire Mairie
- Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 331
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes § 2331, p 136
- Jean Gagnepain, Préhistoire du Verdon, Alpes-de-Haute-Provence et Var : des origines à la conquête romaine, Édisud, Aix-en-Provence, 2002. (ISBN 2744903477) Préface de Jean Courtin, p 62
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 36
- Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
- Daniel Thiery, « Limans », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 4 décembre 2011, consulté le 31 juillet 2012
- Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 180
- Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 72
- Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
- EHESS, notice communale de Limans de la base de données Cassini, consultée le 26 juillet 2009
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