Fontaine-de-Vaucluse

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Fontaine-de-Vaucluse
Sur les rives de la Sorgue
Sur les rives de la Sorgue
Blason de Fontaine-de-Vaucluse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Avignon
Canton Isle-sur-la-Sorgue
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse
Maire
Mandat
Roland Pastor
2014-2020
Code postal 84800
Code commune 84139
Démographie
Gentilé Vauclusiens, Vauclusiennes
Population
municipale
661 hab. (2011)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 23″ N 5° 07′ 40″ E / 43.9230555556, 5.12777777778 ()43° 55′ 23″ Nord 5° 07′ 40″ Est / 43.9230555556, 5.12777777778 ()  
Altitude Min. 68 m – Max. 652 m
Superficie 7,14 km2
Localisation

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Fontaine-de-Vaucluse est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Vauclusiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fontaine-de-Vaucluse est bâtie autour de son exsurgence, dans une vallée en cul-de-sac aux pieds des monts de Vaucluse, entre Saumane et Lagnes, à deux pas de L'Isle-sur-la-Sorgue.

En direction de l'ouest, on trouve Saumane-de-Vaucluse à quatre kilomètres et L'Isle-sur-la-Sorgue à environ sept kilomètres. Vers l'est, Lagnes est à trois kilomètres et Cabrières-d'Avignon à dix.

Transports[modifier | modifier le code]

La route départementale 24 fait une boucle autour de la Sorgue et la traverse au niveau du village pour devenir la route départementale 25.

Une seule autre route permet l'accès au village, beaucoup plus sinueuse, la « route touristique de Gordes » (route départementale 100a).

La gare TGV la plus proche est la gare d'Avignon TGV. La commune est desservie par les sorties de l'autoroute A7 à Avignon sud ou Cavaillon.

Relief et végétation[modifier | modifier le code]

Collines des monts de Vaucluse avec grande falaise de calcaire de 230 à 240 mètres et flancs en garrigue. Vallon luxuriant.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les monts de Vaucluse sont formés de calcaires de l'ère secondaire, souvent perméables, ce qui permet l'infiltration de l'eau en profondeur et l'apparition de rivières souterraines. Plus en profondeur, les pierres plus dures, non perméables, empêchent l'écoulement naturel de ces rivières et provoque alors des résurgences comme celle-ci.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone « Ib » (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone « Ia » (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La résurgence lors du débordement.
La résurgence lors d'un débit très faible de la Sorgue.

Le village est dominé par une gigantesque falaise de 230 à 240 mètres où la fontaine a creusé sa résurgence. C’est un siphon de 308 mètres de profondeur, dont 223 sous le niveau de la mer[3]. Cette énorme source[4] a donné son nom à toutes les « fontaines vauclusiennes » du monde.

Les premières explorations du gouffre ont débuté en 1878, et le point le plus bas, soit - 308 m à partir de la surface de la grotte, n’a été atteint qu’en 1985 par un robot de la Société spéléologique de Fontaine de Vaucluse.

La Fontaine de Vaucluse, la plus grosse source de France, est ici appelée « la Fontaine ». Celle-ci donne naissance à la Sorgue qui se divise en plusieurs bras dans la plaine comtadine et s'écoule en direction de Saumane-de-Vaucluse puis l'Isle-sur-la-Sorgue pour devenir ensuite un affluent de l'Ouvèze à Bédarrides et Sorgues et du Rhône à Avignon.

Elle est classée cinquième au rang mondial avec un débit d'eau annuel de 630 millions de mètres cubes (20,0 m3⋅s-1). Le débit en fin d'été 2009 est descendu à 6 m3⋅s-1 (79 cm)[5], la sortie des eaux devient spectaculaire en période de crue (hiver et printemps avec un débit qui peut atteindre les 90 m3⋅s-1 et dans ses plus forts débits, 170 m3⋅s-1[6]).

La résurgence de Fontaine de Vaucluse est en fait la sortie naturelle la plus importante d’un « réservoir » (galeries et cavités du massif des monts de Vaucluse et du massif des Baronnies et draine du Mont Ventoux à la Montagne de Lure les eaux de pluie ainsi que la fonte des neiges) sur une surface totale de 1 100 km2.

Article détaillé : Fontaine de Vaucluse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village de 600 habitants s'appelait autrefois Vaucluse : la vallée close (Vallis Clausa, 979) et a donné son nom au département. Jusqu'en 1946, il porta le nom de Vaucluse-la-Fontaine.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Ce site a été de tous temps occupé. Plusieurs traces montrent une implantation humaine dès le Néolithique. On a aussi retrouvé celles du passage des Phocéens de Massalia et les vestiges du premier canal romain qui utilisait les eaux de la Sorgue existent toujours. Pline l'Ancien cite cette résurgence sous le nom de nobilis fons Orgae[7].

Cette noble fontaine fut l'objet d'un culte majeur sous l'Antiquité romaine. À la suite des découvertes de deux plongeurs spéléologues de la SSFV (Roland Pastor et Thomas Soulard), deux chantiers archéologiques sous l'égide du SRA PACA et du DRASSM ont permis de remonter à la surface plus de 1 600 pièces de monnaies antiques du Ier siècle av. J.-C. au début du Ve siècle. Le Musée Pétrarque expose une partie de ce trésor à Fontaine de Vaucluse.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, la tradition veut qu'un dénommé Véran se soit installé, en tant qu'ermite, dans cette solitude. La légende affirme qu'il aurait chassé une fantastique coulobre et que ses miracles l'aient contraint à accepter de devenir évêque de Cavaillon.

Plus assurée est la charte de Walcaudus, son successeur sur le siège épiscopal de Cavaillon. En effet le Cartulaire de Saint-Victor de Marseille contient un acte daté de 979, par lequel cet évêque, avec le consentement du roi Conrad le Pacifique et du comte Guillaume Ier le Libérateur, installe quelques moines dans la Vallée Clause où était enterré l'évêque Véran.

Ce monastère fut ruiné au début du XIe siècle, puisqu'en 1034, Clément, évêque de Cavaillon, constatant l'état de cet établissement (antiquitus constitutum) décida de confier à Isarn, abbé de Saint-Victor, sa restauration. Cette donation s'accompagna d'une mense constituée de moulins sur la Sorgue[8].

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À partir de 1339, Vaucluse fut le séjour privilégié de Pétrarque. C’est là que l’éternel amoureux de Laure vint régulièrement écouter « la voix enrouée des eaux ». Le poète explique que ce fut son séjour de prédilection :

« La très illustre source de la Sorgue, fameuse par elle-même depuis longtemps, est devenue plus célèbre encore par mon long séjour et par mes chants. »

— Pétrarque, Senil, X, 2.

Sur le derrière de la maison, une voûte arrondie, taillée dans le roc vif qui empêche de sentir les ardeurs de l’été… C’est sous cette voûte que je passe le milieu du jour

Un petit musée lui est aujourd’hui consacré, il se situe sur l’emplacement de sa maison – ou du moins de celui de son jardin – si l’on se fonde sur la description qu’il en fit dans sa lettre à son ami Guglielmo de Pastrengo, légiste et humaniste de Vérone :

« Tout auprès de celui-ci (le jardin de Bacchus) et séparé seulement par un petit pont, s’élève, sur le derrière de la maison, une voûte arrondie, taillée dans le roc vif qui empêche de sentir les ardeurs de l’été… C’est sous cette voûte que je passe le milieu du jour. »

— Pétrarque, Famil, XII, 8.

À Vaucluse, son serviteur Raymond Monet lui apprend l’art de pêcher les ombres et les truites, de cultiver son jardin, de débusquer le gibier. Le poète quitte Vaucluse au mois de mars 1353 laissant sa maison aux fils de son serviteur, qui vient de décéder, avec mission d’offrir l’hospitalité à ses amis venant en ce lieu[9].

Mais le jour de Noël de cette année, une bande de pillards entra dans le village et le mit à feu et à sang. La maison de Pétrarque fut brûlée. Mais ces cavaliers n’osèrent pas s’approcher du château épiscopal de Philippe de Cabassolle qu’ils croyaient défendu alors qu’il n’y avait aucune garnison.

Après cette attaque, les Vauclusiens inquiets se fortifièrent derrière un rempart qui s’ouvrait par une seule porte à pont-levis.

De la Renaissance à la Révolution[modifier | modifier le code]

Consécutivement à cette attaque et au départ de Pétrarque, la vallée close retomba dans l’oubli. Considérée comme un lieu sauvage, elle fut peu fréquentée aux XVIe et XVIIe siècles. Seul Georges de Scudéry, (1601-1667) nous a laissé une Description de la fameuse Fontaine de Vaucluse[10].

Dessin de la main de Pétrarque de la Fontaine de la Sorgue
Les vents, même les vents, qu’on entend respirer,
Et parmi ces rochers, et parmi ces ombrages,
Eux qui me font aimer ces aimables rivages,
Ont appris de Pétrarque à si bien soupirer.
Les flots, même les flots, qu’on entend murmurer,
Avec tant de douceur, dans des lieux si sauvages,
Imitent une voix qui charmait les courages,
Et parlent d’un Objet qu’on lui vit adorer.
Au lieu même où je suis, mille innocents oiseaux
Nous redisent encor, près de ces claires eaux,
Ce que Laure disait à son amant fidèle :
Ici tout n’est que flamme ; ici tout n’est qu’amour ;
Tout nous parle de lui ; tout nous entretient d’elle ;
Et leur ombre erre encor en ce charmant séjour.

Il fallut attendre la fin du XVIIIe siècle pour une redécouverte du mythe et de la vallée. La lettre de Voltaire à l'abbé de Sade, datée du 12 février 1764, montre son ignorance totale du site :

« J'irai vous voir assurément à le fontaine de Vaucluse. Ce n'est pas que mes vallées ne soient plus vastes et plus belles que celles où vécu Pétrarque, mais je soupçonne que vos bords du Rhône sont moins exposés que les miens aux cruels vents du nord. »

On ne pouvait mieux se tromper. Ce fut bizarrement un duel qui popularisa à nouveau Vaucluse. En 1783, Gabriel-Honoré de Mirabeau provoqua Louis-François de Galliffet[11]. La rencontre devait avoir lieu à la Fontaine de Vaucluse. Mirabeau, empressé d’en découdre arriva trois jours avant. Pour patienter, il alla visiter le lieu et dans une admirable lettre conservée au musée, il décrit ainsi la fontaine :

« Cet abîme sans fond, recouvert de voûtes concentriques, élevées par la main majestueuse de la nature, ce portail colossal, forment un des plus nobles spectacles que les pays des montagnes n’aient jamais offert… On y sent tout ce qu’on voit plutôt qu’on ne l’observe. »

Si le duel n'eut pas lieu[12], les copies de la lettre connurent un indéniable succès. La consécration fut la visite, en 1802, de Chateaubriand. Les romantiques ne pouvaient qu'apprécier ce lieu et le populariser. Ce que fit François-René dans ses Mémoires d'outre-tombe.

En 1804, de nombreux souscripteurs participent au financement de l’édification de la colonne pour sixième centenaire de la naissance du poète[13].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Mécanisme du moulin à papier à Fontaine-de-Vaucluse.

La seigneurie fut aliénée à la famille de Saignet, puis achetée en 1633 par François de Seytres.

L'eau de la Sorgue a joué un rôle primordial pour l’économie de ce territoire. En utilisant sa force, des moulins à papier ont fait leur apparition au XVe siècle. Fleuron de l'industrie locale, la papeterie et en particulier les Papeteries Navarre et son usine de Galas assura jusqu'en 1950 la prospérité du lieu avant d’être dépassée par la modernité et remplacée localement au profit du tourisme et de l'artisanat. Il reste aujourd'hui une papeterie au village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient du latin Vallis clausa, la vallée close, en occitan provençal, il est noté Vauclusa / La Fònt de Vauclusa selon la norme classique ou Vau-Cluso / La Font de Vau-Cluso selon la norme mistralienne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Sault

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur, à une truite d'argent et à un ombre du même, nageant l'une sur l'autre[14]

Légende[modifier | modifier le code]

Le Coulobre statufié à la porte de l'église de Saint-Véran

C'est ici que saint Véran, évêque de Cavaillon, selon la légende, aurait réalisé son plus célèbre miracle en débarrassant la Sorgue d'un horrible drac ou dragon que l'on nomme encore Coulobre.

Ce Coulobre, dont on a voulu faire descendre le nom du latin coluber (couleuvre), était une créature ailée qui vivait dans l'exsurgence de la Sorgue[15]. Elle passait pour s'unir avec des dragons qui l'abandonnaient ensuite, la forçant à élever seule les petites salamandres noires dont elle accouchait. Elle cherchait désespérément un nouvel époux et un père pour ses enfants mais sa laideur repoussait tous les prétendants[15].

On y voit, avec juste raison, le symbole de la lutte de l'évêque contre les anciens cultes. Le drac est en effet une divinité ligure des eaux tumultueuses et le coulobre doit son nom à deux racines celto-ligires : Kal : pierre, et Briga : colline[16]. C'est la falaise dominant la fontaine où se trouve encore la Vache d'Or qui devait être le lieu d'un antique culte pastoral célébrant la force et la forme de l'eau et de la pierre. Selon la légende, il chassa cette immonde bête dans les Alpes où elle s'en fut mourir. Le village de Saint-Véran aurait été son lieu de chute. Il est à signaler qu'en remontant le sentier qui mène vers la source, on croise encore le « Traou dou Couloubre ».

Pétrarque aurait été attaqué par l'une de ces créatures jalouses alors qu'il se trouvait au bord de l'eau avec sa Laure, sa bien-aimée : il tua lé monstre d'un coup d'épée mais Laure mourut ensuite de la peste[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1909 1939 Robert Garcin   Fabricant de papier, déporté politique en 1944
mars 1989 1995 Christian Tallieux    
mars 1995 2001 Christian Tallieux    
mars 2001 2008 Christian Tallieux    
mars 2008 juin 2011 Christian Tallieux    
juin 2011 en cours Roland Pastor    
Les données manquantes sont à compléter.

À la suite du décès de Christian Tallieux, une nouvelle élection est organisée le 26 juin 2011, pour le 1er tour, et le 3 juillet 2011 pour le second tour[17]. Le nouveau maire est Roland Pastor[18].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 661 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300 284 269 327 404 428 455 460 515
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
563 596 586 709 850 844 776 652 702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
688 766 834 943 1 010 1 137 826 723 755
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
781 698 532 604 580 610 671 690 661
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

AOC Ventoux, cuvée Vallis-Clausa

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'activité agricole de la commune se concentre autour de quelques pôles. Elle est incluse dans l'aire d'appellation Ventoux (AOC). Les producteurs n'ont pas de cave indépendante mais portent leurs vendanges à vinifier à la cave La Courtoise de Saint-Didier. Celle-ci fait une cuvée spéciale Vallis Clausa dont la qualité est régulièrement reconnue et récompensée lors des concours de dégustation régionaux ou nationaux.

La trufficulture tient aussi une place importante. La récolte des truffes se fait entre la fin novembre et le début mars.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le touriste est le principal apporteur de devise de la commune par le biais des parkings, de la restauration ou de l'hôtellerie (de diverses catégories), gites, auberge de jeunesse, campings, chambres d'hôtes, des commerces de souvenirs et produits provençaux, des centres d'activités.

Plusieurs centres de canoë-kayak, pêche à la truite, un parcours dans les arbres...

Important artisanat : confiserie, verre et cristal filés, art du bois, poterie, bijoux, coutellerie, cuir, art du vitrail, papeterie.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Fontaine de Vaucluse a des petits commerces sur place en rapport avec l'alimentation du touriste (boulangeries, sandwicheries, glaciers) et l'artisanat (papier, verres d'art entre autres).

La commune a son propre service postal.

La pharmacie la plus proche est à Lagnes, mais la proximité de l'Isle-sur-la-Sorgue offre de nombreux autres commerces, grandes surfaces spécialisées et supermarchés ainsi que les lieux d'enseignement secondaires (collèges et lycée) à quelques kilomètres à peine.

La commune a une école de trois classes qui pratique la semaine de 4 jours[21].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

église Saint Véran
Musée Pétrarque
Moulin à papiers

On peut voir sur cette commune :

  • Les vestiges d’un canal romain construit le long de la rive gauche de la Sorgue.
  • L’église Notre-Dame et Saint-Véran
Cette église a été construite par les moines victoriens sur l'emplacement d'un antique sanctuaire dédié à un dieu païen des eaux[22]. Elle comprend une nef à trois travées barlongues donnant sur un transept qui s'ouvrait sur trois absides[23]. Une imposante colonne romaine qui décore la partie sud du chœur et une chapiteau réutilisé sur la colonne opposée restent les témoins du temple antique. Une porte, située sur le côté ouest, mettait l'église en relation avec le cloître attesté au XIIIe siècle.
Dans son état actuel, elle peut être datée du XIIe siècle, mais est, en réalité, la restauration d'un édifice du XIe. Cette datation est confirmée par la dédicace qui est gravée sur le montant septentrional droit de l'arc d'ouverture de l'abside : XIIIe (?). KAL. NOVEMBRIS / DEDICACIO. SCE / MARIÆ[24].
À la fin du XIIe siècle, a été édifiée, entre l'abside et l'absidiole droite, une minuscule chapelle qui abrite un enfeu avec un sarcophage carolingien dit de saint Véran. Lors de sa construction ont été utilisés en réemploi dix fragments de plaques de chancel décorés de pampres, et un autel tabulaire de marbre[25]. Il existe aussi, datables du Xe siècle, deux oblits conservés au Musée Calvet d'Avignon.
  • Les vestiges du château des évêques de Cavaillon (XIIIe/XIVe siècle) perché sur les hauteurs.
  • La colonne érigée en 1804 pour célébrer le 500e anniversaire de la naissance de Pétrarque,
  • Roues à aubes à la hauteur de Vallis Clausa et près du pont de la place de la Mairie,
  • Deux habitats troglodytes :
Le premier a été édifié aux Baumes Rouges. Il a utilisé trois énormes blocs d'éboulis et il est fermé par un mur en pierres sèches en façade. À l'intérieur, il comprend un lit et une cheminée rupestres[26].
Le second, situé sur la rive droite de la Sorgue, est dénommé Bastide de la Baume. Il a été qualifié d'habitation troglodyte bourgeoise sinon aristocratique. Construit sous un gigantesque abri sous roche, ce bâtiment développe 100 mètres de façade des dépendances agricoles à la maison de maître avec fronton à balustrade.
  • « Musée-Bibliothèque François Pétrarque » : installé dans une maison bâtie, pense-t-on, à l'emplacement de celle qu'habitait le poète, il expose des dessins et des estampes consacrées au thème de Pétrarque et Laure de Sade ainsi que des éditions anciennes des œuvres du poète et de ses épigones.
  • « Musée de l'appel de la Liberté » (histoire 1939-1945) : une première partie est consacrée à la vie quotidienne sous l'occupation ; la seconde aborde le thème de la résistance dans le Vaucluse, retracée par acteurs et témoins de cette épopée, tandis qu'un support audiovisuel aide à situer ces événements dans le contexte national.
  • « Écomusée des santons »,
  • « Monde Souterrain de Norbert Casteret » : la collection Casteret présente les plus belles concrétions calcaires (calcite, gypse, aragonite) recueillies par le spéléologue en 30 ans d'exploration.
  • « Vallis Clausa, tradition papetière ».
Cette ancienne papeterie du XVe siècle a conservé ses battoirs en bois actionnés par une roue à aube et destinés à broyer les chiffons pour faire de la pâte à papier.
  • La fontaine de Vaucluse qui est en fait un gouffre ; de quelle profondeur ? Nul ne le sait exactement : le dernier record, 315 m, a été établi le 2 août 1985, à l'aide d'un petit sous-marin téléguidé équipé de moyens vidéo.

Le Pont-aqueduc de Galas, plusieurs barrages et ponts, d’anciennes usines papetières, des bories.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pétrarque, Laure et Cupidon, allégorie de Vaucluse vers 1444

De nombreux poètes et écrivains ont visité et fait mention de Fontaine-de-Vaucluse. On peut noter entre autres : Pétrarque, Scudéry, Mirabeau, Chateaubriand, Frédéric Mistral et René Char.

  • Jean Garcin (1917-2006), résistant et président du Conseil Général de Vaucluse (1970-1992), natif de Fontaine-de-Vaucluse, vice-président du conseil régional de PACA et maire de sa commune natale.

Photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. a, b, c et d (fr) http://www.vigicrues.ecologie.gouv.fr/niveau3.php?idstation=713&typegraphe=h&AffProfondeur=168&AffRef=auto&nbrstations=0&ong=1&Submit=Refaire+le+graphique+-+Valider+la+s%C3%A9lection
  3. Schéma du gouffre
  4. Son débit moyen mensuel est de 18,4 m3 / seconde, le plus élevé en France, et peut atteindre 90 à 110 m3 par seconde après la fonte des neiges.
  5. http://www.vigicrues.ecologie.gouv.fr/niveau3.php?idstation=713&typegraphe=q&AffProfondeur=168&AffRef=auto&nbrstations=0&ong=1&Submit=Refaire+le+graphique+-+Valider+la+s%C3%A9lection
  6. Débits moyens de la Sorgues à Fontaine-de-Vaucluse
  7. Pline l'Ancien, Histoire Naturelle.
  8. Cette appartenance du monastère de la Vallée Clause à Saint-Victor de Marseille fut confirmée par plusieurs bulles pontificales en 1079, 1113, 1135 et 1207.
  9. Renseignements fournis par È. Duperray, conservatrice du Musée Pétrarque, op. cité
  10. Comme sa sœur Madeleine, le tragédien et poète porta un grand intérêt à Pétrarque. En outre la famille Scudéry était originaire d'Apt où une rue porte son nom.
  11. Celui-ci tournait par trop ostensiblement autour d'Émilie, l’épouse que le tribun avait délaissé.
  12. Rageur, Mirabeau fit parvenir un panier d'écrevisses à son adversaire qui n'était pas venu en lui conseillant de marcher à reculons comme celles de la Sorgue.
  13. Ève Duperray, op. cité.
  14. Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884 et Armorial des communes du Vaucluse
  15. a, b et c Édouard Brasey, La Petite Encyclopédie du merveilleux, Paris, Éditions le pré aux clercs,‎ 14 septembre 2007, 435 p. (ISBN 978-2842283216), p. 172
  16. Charles Rostaing
  17. élection municipale partielle à Fontaine-de-Vaucluse
  18. élection du nouveau maire
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  21. doc en pdf sur l'aménagement de la semaine scolaire sur la circonscription de l'Isle-sur-la-Sorgue
  22. Il existe, à l'entrée du parking P3, une petite fontaine où a été placée, en réemploi, une tête de divinité des eaux qui pourrait bien provenir de l'ancien temple païen.
  23. Il ne reste aujourd'hui plus que deux absides. Guy Barruol signale que cette église a été fortement remaniée durant tout le cours du Moyen Âge.
  24. Cette église correspondrait à la restauration du prieuré primitif par les bénédictins de Saint-Victor en 1034.
  25. Cette table d'autel a été retaillée dans une dalle antique portant une inscription au revers.
  26. Cette occupation des cavités naturelles se retrouve à Buoux, au pied du Rocher de l'Ermite, dans la vallée de l'Aigue-Brun, et à Carroufa sur la commune de Venasque.
  27. Bulletin du Comité de la langue, de l'histoire et des arts de la France sur Google books

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour la partie historique[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • J. Guigue et J. Girard, La Fontaine de Vaucluse, Avignon, 1949.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.
  • È. Duperray, François Pétrarque, (1304-1374), Éd. Musée Pétrarque, Fontaine-de-Vaucluse, 1987.

Pour la partie lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • R. Amier, Notre-Dame et Saint-Véran. Fontaine de Vaucluse, Lyon, 1968.
  • Guy Barruol, Provence Romane 2, La Pierre-qui-Vire, 1997.
  • André-Yves Dautiern Trous de mémoires. Troglodytes du Luberon et du plateau de Vaucluse, Éd. Les Alpes de Lumières / Parc naturel du Luberon, Mane / Apt, 1999.
  • Patrick Saletta, (sous la direction de), Les Carnets du Patrimoine, Haute Provence et Vaucluse, Éd. Le Guides Massin, Paris, 2000.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]