Marignane
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| Marignane | ||
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Bouches-du-Rhône | |
| Arrondissement | Istres | |
| Canton | Marignane | |
| Intercommunalité | Communauté urbaine Marseille Provence Métropole | |
| Maire Mandat |
Éric Le Dissès 2008-2014 |
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| Code postal | 13700 | |
| Code commune | 13054 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
34 485 hab. (2010) | |
| Densité | 1 489 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 15 m (min. : 0 m) (max. : 100 m) | |
| Superficie | 23,16 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.marignane.fr | |
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Marignane (en occitan provençal [maɾiˈɲanɔ], Marinhana selon la norme classique ou Marignano selon la norme mistralienne) est une commune française située dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le département des Bouches-du-Rhône. Elle est baignée par les rives des étangs de Berre et de Bolmon et traversée par le canal du Rove.
La ville est connue dans la région pour héberger l’aéroport de Marseille ainsi que le siège social et une des usines de conception et d'assemblage de la société Eurocopter, fabriquant d'hélicoptères civils et militaires.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Marignane est situé au sud-est de l’étang de Berre, dans une plaine anciennement marécageuse bordée au sud par la chaîne de l’Estaque et à l’est par le plateau de l’Arbois. La ville est séparée de l’étang proprement dit par une lagune, l’étang de Bolmon ; la langue de terre entre les deux étangs, accessible depuis le nord de la ville, est dénommée le Jaï.
Elle est traversée d’est en ouest par le ruisseau de la Cadière et son affluent le Raumartin, ainsi que par le canal de Marseille au Rhône.
Le seul relief de la commune est un petit plateau, nommé la plaine[1] Notre-Dame, qui culmine à 104 mètres d’altitude, à l’est de la commune.
Communes limitrophes [modifier]
Les communes limitrophes sont :
- Vitrolles au nord-est,
- Saint-Victoret à l’est,
- Gignac-la-Nerthe au sud,
- Châteauneuf-les-Martigues au sud-ouest.
Communications et transports [modifier]
Marignane est situé à proximité de deux axes autoroutiers :
- l’autoroute A7 (Lyon – Avignon – Marseille) passe à l’est de la commune ; l’échangeur de Vitrolles est à 3,5 km à l’est du centre ville ;
- l’autoroute A55 (Marseille – Fos – Montpellier) passe au sud ; l’échangeur de Gignac est à 5 km au sud du centre ville.
La ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) Paris - Marseille passe sur le plateau de l’Arbois ; la gare d'Aix-en-Provence TGV est à 10 kilomètres de Marignane. La ligne classique Paris – Marseille touche la commune de Marignane, mais la gare de Pas-des-Lanciers n’est desservie que par quelques TER reliant Marseille à Avignon. L’ancienne ligne de Marignane à Martigues, gérée par la régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône (RDT 13), assure encore le trafic de marchandises entre la Mède (raffinerie), la zone industrielle de Marignane (plusieurs raccordements) et la gare de Pas-des-Lanciers où elle se raccorde à la ligne Paris – Marseille.
L’aéroport Marseille Provence est situé en quasi-totalité sur la commune de Marignane, bien qu’on n’y accède qu’en transitant par Saint-Victoret et Vitrolles. C’est un aéroport de classe internationale, qui dessert de nombreuses destinations françaises et étrangères.
Le canal de Marseille au Rhône traverse la partie sud-ouest de la commune. Sur ce tronçon il est navigable, mais la fermeture du tunnel du Rove le prive de tout trafic. Le port aménagé au quartier Saint-Pierre est inutilisé.
Climat [modifier]
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971–2000.
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales (°C) | 11,2 | 12,6 | 15,3 | 17,7 | 22,2 | 26,1 | 29,5 | 29,2 | 25,3 | 20,3 | 14,7 | 12,0 | 19,7 |
| Températures moyennes (°C) | 7,1 | 8,3 | 10,7 | 13,1 | 17,4 | 21,1 | 24,1 | 24,0 | 20,4 | 16,0 | 10,8 | 8,1 | 15.1 |
| Températures minimales (°C) | 3,0 | 3,9 | 6,0 | 8,5 | 12,6 | 16,0 | 18,7 | 18,7 | 15,5 | 11,6 | 6,8 | 4,1 | 10,5 |
| Précipitations (hauteur en mm) | 54 | 44 | 40 | 58 | 41 | 25 | 13 | 31 | 61 | 85 | 51 | 52 | 554,5 |
| Source: Météo France[2] / Station de Marignane | |||||||||||||
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
À l’âge du bronze, les habitats étaient dispersés et aucune trace n’apparaît à ce jour sur Marignane sinon des traces plus anciennes du Chasséen au sud de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié (découvertes Sicard portées à la carte archéologique de la Gaule - CAG -).
Cette présence semble être liée à des événements particuliers plutôt qu’au mouvement général dû à l’expansion de la cité grecque de Massalia à la fin du VIe siècle av. J.-C..
Au second âge de fer, le territoire semble s’être organisé autour et depuis l’oppidum de Notre-Dame-de-Pitié, tardivement édifié vers 380 av. J.-C. et précocement abandonné vers 180 av. J.-C. Nous n’avons aujourd’hui aucune indication sur ce qu’était le territoire entre la fin de l’occupation de l’oppidum (180 avant J.-C.) et la fondation de la cité romaine par Caius Marius en 104 av. J.-C. avancée par Nicolas-Claude Fabri de Peiresc à la fin du XVIe siècle.
La première trace de la présence romaine concerne la christianisation de Marignane et de Berre l’étang[Quoi ?]. D’ailleurs plusieurs sites d’habitats étaient sur ce territoire à l’époque romaine.
Pomponius Mela (10 avant J.-C. – 54 après J.-C.), indique dans son traité de géographie la description des peuples et des pays des bords de la Méditerranée depuis la villa qu’il occupait dans le territoire du peuple des Aruas (Aryens).
La tradition rapportait que Marignane aurait été fondée par Marius, général et homme politique romain. Pourtant, Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637), conseiller au Parlement d’Aix écrivit dans son Histoire Abrégée de Provence à propos de la ville :
« et pendant que les barbares estoient allés ravager l’Espagne, il (Caïus Marius) campa premièrement en Camargue, puis sur le bord de l’estang des Anatiques où il édifia Marignane et les Maritimes au port voisin »
— Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, Histoire Abrégée de Provence
Les écrits de l’abbé Roquebrune qui parle d’un effroyable massacre sur les flancs de la colline Notre Dame de Pitié pourraient alors correspondre aux combats, rapporté par Plutarque dans la Vie des hommes illustres, menés par Caius Marius lorsqu’il écrasa les Cimbres et les Teutons en 102 av. J.-C.
Des érudits locaux qui participèrent à l’élaboration de l’encyclopédie départementale des Bouches du Rhône, retinrent pour leur part Marinius qui y avait séjourné dans la cité, comme fondateur de la ville. Marinius aurait donc donné son nom à Marignane lorsqu’il y meurt en 479. Ce dernier avait été nommé par Majorien (empereur romain de 456 à 461) pour commander les armées romaines qui étaient présentent dans la basse région rhodanienne. Marinius avait obtenu l’admiration de Rome par sa stratégique réussie contre les Huns à Badriacum. Sa dépouille fut ramenée à Rome par Bimardus.
Moyen Âge [modifier]
Selon A. Longnon, à l’époque carolingienne (IXe siècle) et au Xe siècle, Marignana, Cadarascum, Istrum et Fossa étaient les seules villes autour de l’étang de Berre et, au début du règne de Henri Ier, en 1032, Marignana — avec les premiers chevaliers du pays d’Oc — et Fos étaient des fiefs.
Un château fut fondé sur les emprises d’une construction templière, hypothèse renforcée par le fait que Guillaume et Raymond des Baux furent de la première croisade et bienfaiteurs et membres de l’Ordre. Les Templiers avaient des biens dans cette seigneurie de Marignane et en particulier sur le site de Saint-Michel de Gignac, aujourd’hui sur la commune du Rove.
Époque moderne [modifier]
Les limites du territoire sous l’Ancien Régime, ne sont pas celles d’une cité avec ses bornes administratives telles que nous les connaissons aujourd’hui, elles sont celles de l’emprise du seigneur : la seigneurie.
Au sommet de son expansion territoriale, la seigneurie de Marignane recouvrait Marignane, mais aussi Saint-Victoret et les territoires de Gignac et du Rove allant jusqu’aux calanques méditerranéennes[3].
Révolution française [modifier]
À Marignane, le comité de surveillance est institué en 1793. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Le comité, chargé de la surveillance de l’application des lois, consacre une grande part de son activité à les lire, les recopier, discuter de leur portée, et surtout à les faire connaître à l’ensemble de la population. Il participe ainsi à la formation politique et démocratique des citoyens[4].
Politique et administration [modifier]
Tendances politiques [modifier]
Le 16 mars 2008, les élections municipales ont donné une majorité de 51,13 % à la liste conduite par Éric Le Dissès.
Éric Le Dissès, ex-responsable UMP, opposé à l’investiture accordée par son parti au maire sortant Daniel Simonpieri, avait formé une liste dissidente. La liste du socialiste Vincent Gomez arrive en deuxième position au premier tour. Les deux listes de droite se maintiennent. La liste Simonpieri perd la triangulaire, permettant le retour d’une opposition de gauche à la mairie.
Éric Le Dissès est aujourd’hui président du Syndicat intercommunal de sauvegarde de l’étang de Berre (SITEB) et vice-président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole.
Éric Le Dissès est élu au deuxième tour le 27 mars 2011, conseiller général avec 62,84 % des voix contre Alde Vinci (FN) 37,16 %. Le conseiller général sortant (ex FN, puis MNR, DVD et UMP) est sorti dès le premier tour avec 6,9 % des voix.
Liste des maires [modifier]
Jumelages [modifier]
La ville de Marignane est jumelée avec [5]:
Wolfsbourg (Allemagne) depuis 1963
Figueras (Espagne) depuis 1968
Göd (Hongrie) depuis 1996
Slănic (Roumanie) depuis 2002
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 34 485 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
La ville accueille de nombreux salons au centre culturel Saint-Exupéry : collectionneurs, cartes postales, bien-être, énergies renouvelables, etc. Des foires ont également lieu sur le cours Mirabeau : plantes, gastronomie, vide-greniers, etc.
- Fêtes celtiques en mars
- Journées du Patrimoine en septembre
- Fêtes provençales en septembre
- Concours de chant en août
- Festinades à la plage du Jai en juillet et août.
- Animations festives Marignane plage tout l’été.
- Village de Noël et patinoire
- Crèche provençale, avec des personnages grandeur nature, à la chapelle Notre-Dame-de-Pitié.
Sports [modifier]
- Club de football Union sportive de Marignane
- Clubs de basket, de volley, de handball, d’aviron, de natation synchronisée, d’athlétisme, de tir à l’arc, etc.
- Deux piscines
- Un stade, un complexe sportif avec stade et piste d’athlétisme, équipé de multiples terrains de sports
- Un skate park
- Trois gymnases
- Trois boulodromes
- Une base nautique
- Une zone d’évolution de kitesurf et de planches à voile
- Un stand de tir sportif
- Une base d’aviron.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Pons de Marignane, archevêque d’Arles de 1022 à 1029
- Jean Cossa (1400-1476), lieutenant général de Provence
- Connétable de Bourbon Seigneur de Marignane
- Louise de Savoie (1476-1531), princesse de Marignane, mère de François Ier
- Françoise de Foix (1495?-1537), branche Candale
- Nostradamus (1503-1566), apothicaire et astrologue provençal, emprisonné au château de Marignane
- François Ier, roi de France de 1515 à 1547, deux longs séjours à Marignane
- Catherine de Médicis, reine de France de 1547 à 1559
- Claude de Savoie Gouverneur de Provence
- Honoré d’Urfé (1576-1625), écrivain français
- Anne d’Urfé auteur des sonnet à la Diane, écrits à Marignane
- Sumeire, médecin marignanais (deuxième moitié du XVIIIe siècle)
- Laurent Imbert (1796-1839), né à côté de Marignane, évêque, l’un des 103 martyrs de Corée
- Laurens Deleuil (1918-2006), homme politique français, né à Marignane
- Victor Mosa (1945-2009), footballeur français
- Karine de Ménonville (1972-), journaliste française de télévision, née à Marignane
- Lionel Cappone (1979-), footballeur français, né à Marignane
- Baptiste Giabiconi (1989-), mannequin et chanteur français, né à Marignane
- Florian Raspentino (1989-), footballeur français, né à Marignane.
- Jean Audibert (1927-1999) : Ambassadeur de France
Économie [modifier]
Constructions aéronautiques : hélicoptères Eurocopter et aéroport international Aéroport Marseille Provence
Culture et patrimoine [modifier]
Héraldique [modifier]
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Blasonnement : |
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Monuments laïques [modifier]
- Maison des rocailleurs
- Façades décorées et façonnées en ciment imitant la pierre ou le bois artisanat de maçons italiens au début du XXe siècle
- Centre historique
- On trouve des maisons du XVe au XXe siècles, des témoignages archéologiques de cimetière à tombes sous tuiles, des marbres romains, des céramiques du XIe siècle.
- Oppidum
- Classé monument historique, l’oppidum dit du nom de la colline Notre-Dame-de-Pitié, a été classé monument historique en 2004, témoignant ainsi de l’intérêt archéologique de ce site habité depuis le IVe siècle av. J.-C. (-380) soit à le second âge de fer. Les sondages de Lucien François Gantès, aujourd’hui archéologue de l’atelier du patrimoine de Marseille, ont permis de mettre au jour des céramiques massaliotes et étrusques, des amphores, des meules… mobiliers archéologiques dont certains sont visibles au musée de Marignane, et de localiser un petit atelier d’artisan. Les recherches actuelles menées par Marcel Germain portent sur l’étude des remparts qui révèlent une autre dimension du site. En effet, celui-ci se développe plus à l’ouest, l’ensemble faisant près de deux hectares. Il semblerait que sur le vaste site indigène, peut être contemporain du camp de Laure, se soit installé un site plus réduit, celui fouillé par L.-F. Gantès, qui serait un bastion fondé par les Grecs de Marseille pour protéger leur cité. Compte tenu de l’importance du site mis en évidence par Marcel Germain, le SRA (Service régional de l’archéologie) lui a demandé d’en faire une présentation pour « Marseille-Provence, capitale européenne de la culture 2013 ». Cette présentation sera accompagnée d’un spectacle vivant à la fois populaire et culturel : Grannus, rassemblement des tribus Gauloise. Cette reconstitution permettra de faire découvrir à la fois l’histoire du site et la civilisation gauloise. Une première aura lieu le 25 septembre 2010. [1]
- Le beffroi
- Le beffroi correspond à l’une des possibles portes du mur d’enceinte vers 1353. Embelli en 1516 lors du passage de François Ier venu à Marseille pour régler les affaires locales dont l’absence de seigneurie noble à Marignane. Il décidera alors de donner la ville à la déjà princesse de Marignane, Louise de Savoie. Ce beffroi d’apparat, sans herse, servira de maison communale et sera doté d’une horloge donnant l’heure du pouvoir civil. Sur sa façade, on a pu attribuer à tort des symboles du compagnonnage qui existent par ailleurs dans le centre historique sur une ancienne cayenne ou atelier de tailleur de pierre.
- Le château de Marignane
- Marignane et ses terres passent en de nombreuses mains par héritage ou vente jusqu’à leur rattachement au domaine du Comte de Provence au XVe siècle, puis à ses Gouverneurs issus de la Maison de Savoie. De 1603 à la Révolution les terres de Marignane appartiennent à la famille de Covet, dont l’un des derniers représentants n’est autre que le père d’Emilie de Covet-Marignane, épouse de Mirabeau dont le divorce fera un scandale retentissant. Les Covet vont agrandir, aménager et embellir le château médiéval des Baux puis de Françoise de Foix, (Hôtel de Ville aujourd'hui), notamment sa façade au XVIIe siècle, tandis que plusieurs édifices religieux sont construits: les chapelles Notre-Dame de Pitié (1635), Saint-Nicolas (XIIe s.-1695), Sainte-Anne (1710), aujourd’hui démolie et le Couvent des Minimes (1701).
- « C’est dans ce château, que sur ordre du jeune roi Charles IX (23 novembre 1561), le comte de Tende, seigneur de Marignane, gouverneur de Provence, tiendra Nostradamus en prison. De passage à Salon-de-Provence le 16 décembre 1561, le comte fit arrêter Nostradamus et l’emmena avec lui dans son château de Marignane. Les deux hommes étaient amis, et l’emprisonnement tenait plus de la mise en résidence ! Le 18 décembre suivant, Claude de Tendre écrira au roi : « Au regard de Nostradamus, je l’ay faict saisir et est avecques moi, luy ayant deffendu de faire plus almanacz et pronstications, ce qu’il m’a promis. Il vous plaira me mander ce qu’il vous plaist que j’en fasse. » Nostradamus avait en effet publié ses prédictions pour 1562 sans l’imprimatur, ce qui avait mis le pape alors à Avignon dans une colère folle au point d’avoir recours au roi. »
-
- — Marcel Germain, Marignane inventaire du patrimoine, 2005.
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- « C’est dans ce château, que sur ordre du jeune roi Charles IX (23 novembre 1561), le comte de Tende, seigneur de Marignane, gouverneur de Provence, tiendra Nostradamus en prison. De passage à Salon-de-Provence le 16 décembre 1561, le comte fit arrêter Nostradamus et l’emmena avec lui dans son château de Marignane. Les deux hommes étaient amis, et l’emprisonnement tenait plus de la mise en résidence ! Le 18 décembre suivant, Claude de Tendre écrira au roi : « Au regard de Nostradamus, je l’ay faict saisir et est avecques moi, luy ayant deffendu de faire plus almanacz et pronstications, ce qu’il m’a promis. Il vous plaira me mander ce qu’il vous plaist que j’en fasse. » Nostradamus avait en effet publié ses prédictions pour 1562 sans l’imprimatur, ce qui avait mis le pape alors à Avignon dans une colère folle au point d’avoir recours au roi. »
Monuments religieux [modifier]
- La chapelle des Pénitents blancs
- La chapelle des Pénitents blancs, située en centre-ville, date du XIVe siècle.
- L’église Saint-Nicolas
- L’église Saint-Nicolas est au cœur de la vie de Marignane. Sans fondement à ce jour, il lui a été attribué par un érudit local du début XIXe siècle une origine légendaire de l’« époque du sacre de Charlemagne ». Sa nef, partie visible la plus ancienne, a été datée par M. Germain entre 1091 et 1094 grâce aux textes du cartulaire ; il s’agit d’une « reconstruction » dont on ignore encore si elle se trouve sur l’église antérieure, également connue par les textes du cartulaire. Les évolutions principales sont des XIIIe (chœur et chapelle nord-est, restaurée au XVIe siècle), XVIe (quatre chapelles) et XIXe siècles (autres chapelles et surélévation des chapelles sud du XVIe siècle). Depuis 1992, cet édifice paroissial est classée monument historique du fait de son histoire et de l’intérêt de son évolution architecturale. Sa tour carrée est de 22 mètres de haut, son superbe retable polychrome de la Renaissance, doré depuis Louis XV a été offert par la famille de Savoie, peut être par Louise de Savoie elle-même (représentée en donatrice dans l’Annonciation?) en marque d’autorité spirituelle sur la ville entre 1518 et 1530. Il pourrait avoir été financé par Jacques de Beaune, baron de Semblançay.
- La chapelle Notre-Dame-de-Pitié
- La chapelle Notre-Dame-de-Pitié, construite sur l’oppidum dit de Notre-Dame-de-Pitié, aurait été édifiée après 1635, sur un précédent lieu sacré, à la suite d’un vœu de la population de Marignane épargnée par de spectaculaires inondations survenues cette année-là sur les rives de l’étang de Berre. Les fidèles y déposèrent une statue de la Vierge (peut-être du XVIIIe siècle) ainsi que de nombreux ex-voto et s’engagèrent à ce qu’une procession solennelle ait lieu dans la ville chaque 7 septembre. En voie de destruction, la chapelle a été restauré par les Amis du Vieux Marignane. Le culte de Marie est permanent sur Marignane. Avant de reprendre le vocable de Saint-Nicolas, l’église du même nom avait celui de Notre-Dame-de-Nazareth. Un mythe, rappelé par Bouyala d’Arbaud sur la christianisation de Marignane et de Berre l’étang[Quoi ?], met encore Marie au centre de l’histoire locale.
- La chapelle Saint-Nicolas
- La chapelle Saint-Nicolas, un temps dite Saint-Joseph, est déjà mentionnée sur le registre des taxes synodales en 1217. Elle fut agrandie plus tard avec une façade datée de 1695 classée monument historique. La chapelle Saint-Nicolas a été entièrement réhabilitée en 2003 et renommée chapelle Saint-Joseph. Cette dernière appellation est retombée en désuétude avec la persistance du nom d’origine.
- Le couvent des Minimes
- Le couvent actuel des Pères Minimes, installés à Marignane à partir de 1648, a été inauguré en 1701 par Joseph Covet et Marie de Crussol. Réquisitionné pour les pestiférés en 1720, passé bien national sous la Révolution, il est par la suite transformé en cellier avant de devenir, en 2002, l’actuelle Maison des associations, service municipal à destination des associations de la ville. D’une superficie de 800 m2, répartis sur deux niveaux, le couvent offre un large espace mis à la disposition des 270 associations de la ville : salles de conférences, expositions, etc.
Patrimoine culturel [modifier]
La ville compte un musée d’Histoire, d’Art et de Traditions populaires. il compte de nombreuses salles : archéologie, objets religieux, matériel agricole, traditions locales et provençales, militaria, aviation, chasse, pèche, canal du Rove, etc.
Patrimoine naturel [modifier]
Marignane est située au bord de l’étang de Berre, sur son territoire se trouve l’étang de Bolmon et les marais des Paluns. Ces milieux naturels classés en zone protégée humide sont la propriété du Conservatoire du littoral ; l’on y trouve de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques visibles d’un observatoire aménagé.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Le mot provençal plan, qui signifie « plateau » (cf. le plan de Canjuers), est malencontreusement traduit par « plaine » en français (cf. la Plaine à Marseille)
- Météo France
- D’après Marcel Germain, Marignane en brèves, atelier du patrimoine marignanais.
- Jacques Guilhaumou et Martine Lapied, « Paysans et politique sous la Révolution française à partir des dossiers des comités de surveillance des Bouches-du-Rhône », Rives nord-méditerranéennes, 5 | 2000, mis en ligne le 25 mars 2004
- Villes jumelles
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Louis J S. de Bresc, Armorial des communes de Provence, Planche K, Librairie Bachelin-Deflorenne, Paris, 1866 [lire en ligne]
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Histoire de Marignane » (voir la liste des auteurs).
Bibliographie [modifier]
- Charles Esmieu, Notices historiques sur Marignane depuis sa fondation jusqu'à nos nos jours, vers 1920
(littérature grise), archives municipales de Marignane.
- Paul Deleuil, Marignane, histoire et documents, Marignane, 1974.
- Michel Méténier et Fernad Revilla, Le tunnel du rove, Tacussel, septembre 1999.
- Marcel Germain, Marignane, inventaire du patrimoine, éditions Prolégomènes, 2007 (ISBN 2-9523840-0-2).
- Chroniques marignanaises 1900-1960, Pierre Commandoux, 2008, éd. Prolégomènes (ISBN 978-2-917584-00-2).
- Charles-Laurent Salch et Anne-Marie Durupt, Nouvel Atlas Châteaux et fortifications des Bouches-du-Rhône (13), Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe, 2008, 156 p. (ISBN 1253-6008).
N°46/47/48, 2008 Marignane : Maison forte et Remparts, p. 71.
- Statistiques des Bouches du Rhone Comte de Villeneuve, 1824.
