Villars (Vaucluse)

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Villars
le Village
le Village
Blason de Villars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement d'Apt
Canton Canton d'Apt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Apt-Pont Julien
Maire
Mandat
Alain Massel
2008-2014
Code postal 84400
Code commune 84145
Démographie
Gentilé Villarsois, Villarsoises
Population
municipale
803 hab. (2011[1])
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 27″ N 5° 24′ 22″ E / 43.9241666667, 5.40611111111 ()43° 55′ 27″ Nord 5° 24′ 22″ Est / 43.9241666667, 5.40611111111 ()  
Altitude 300 m (min. : 247 m) (max. : 1 184 m)
Superficie 30,05 km2
Localisation

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Villars est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Villarsois.

La commune fait partie des communes adhérentes à la charte du Parc naturel régional du Luberon.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe entre les monts de Vaucluse et le Luberon, à côté d'Apt.

Le village de Villars est posé sur une colline détachée des flancs des Monts de Vaucluse, dans la vallée nord du grand Luberon. Il jouxte les communes de Saint-Saturnin-lès-Apt, Gargas et Rustrel.

Accès[modifier | modifier le code]

Villars est à environ 50 km d’Avignon (gare TGV, Aéroport, Autoroute A7), à 100 km de l'aéroport de Marseille Provence et 8 km d'Apt (supermarchés, cinéma, etc.).

À l'ouest de la commune, depuis la route départementale 953 qui relie Apt à Saint-Saturnin-lès-Apt, la route départementale 111 traverse la commune (passe à l'ouest du bourg, au pied de la colline) pour rejoindre au nord la route départementale 179 qui relie Saint-Saturnin-lès-Apt à Rustrel. Enfin, la route départementale 214 qui relie la route départementale 111 au hameau des petits Cléments puis à la commune de Rustrel.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Saturnin-lès-Apt Sault Saint-Christol
Lagarde-d'Apt
Rose des vents
Saint-Saturnin-lès-Apt N Lagarde-d'Apt
Rustrel
O    Villars    E
S
Apt Apt Apt

Relief[modifier | modifier le code]

Son relief est assez important. Un peu plus du tiers de la commune, sa partie sud, est situé entre 247 et 400 m d’altitude. C'est la partie agricole, mais aussi la partie la plus occupée par l'homme (bourg et hameaux).

Le reste est situé sur les flancs des Monts de Vaucluse, entre 400 et 1 100 m. Cette partie haute est très peu habitée, très aride et néanmoins très boisée : la végétation est principalement composée de pins et de chênes verts.

Géologie[modifier | modifier le code]

La colline de la bruyère est entièrement constituée d'ocre. Il s'agit d'un affleurement de la même couche ocreuse qu'on retrouve à Roussillon et à Rustrel. L'ocre y était autrefois extrait ; il reste encore quelques traces de cette exploitation : mines, rails, wagonnets, bassins de décantation, batardeaux...

Sur le versant sud, la végétation est typiquement méditerranéenne : principalement pins et bruyères (d'où son nom). Sur le versant nord, on retrouve des espèces nécessitant plus d'humidité comme des châtaigners car le sable ocreux permet de maintenir l'humidité du sol.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique d'Apt
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 4 6 9 13 16 19 19 16 13 7 4 10,7
Température moyenne (°C) 7 8 11 13,5 18 21,5 24,5 24,5 21,5 17 11 8 15,5
Température maximale moyenne (°C) 11 12 16 18 23 27 30 30 25 21 15 12 19,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 26,7 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 361,1
Source : Données climatologiques d'Apt (Vaucluse) 2000-2007
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
3
35.3
 
 
 
12
4
21.3
 
 
 
16
6
21.9
 
 
 
18
9
40.6
 
 
 
23
13
26.7
 
 
 
27
16
14.6
 
 
 
30
19
8.2
 
 
 
30
19
18.3
 
 
 
25
16
57
 
 
 
21
13
52.3
 
 
 
15
7
39.1
 
 
 
12
4
25.6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Après une année 2007 caractérisé par une très faible pluviométrie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2, 8 fois plus, se place juste derrière l'année 1968. Quant à la moyenne des températures elle augmente de 0, 5°, l'hiver et le printemps ayant été très doux. Le temps pluvieux a affecté la durée de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale[3].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes (°C) 6,9 7,7 8,7 11,9 17,2 20,5 22,7 22,4 17,9 13,8 8,3 4,6 13,6
Températures normales (°C) 5,1 6,3 8,9 11,4 15,7 19,0 22,3 22,3 18,5 13,8 8,3 5,8 13,1
Écart avec la normale (°C) + 1,8 + 1,4 - 0,2 + 0,5 + 1,5 + 1,5 + 0,4 + 0,3 - 0,6 0 - 0,2 - 1,2 + 0,5
Moyenne mensuelle de précipitations (mm) 103 43 23 126 157 38 12 29 187 122 160 202 1 202
Précipitations normales (°C) 71 56 57 79 70 49 37 53 73 101 74 69 789
Écart avec la normale (°C) + 32 - 13 - 34 + 47 + 87 - 11 - 25 - 24 + 114 + 21 + 86 + 133 + 413
Source : Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009 et station de référence météo : Apt (242m)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Sault

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De sinople, à une masse de billard, d'argent, emmanchée de gueules et mise en pal[4]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune a accueilli de nombreuses villæ des patriciens gallo-romains d'Apta Julia. Elles ont ensuite donné naissance aux douze hameaux de Villars. Le sous-sol révèle en permanence les vestiges de cette intense colonisation.

L'éparpillement de l'habitat a été la cause de la multiplication des aiguiers. Certains sont recouverts par une borie pour protéger l'eau lors de la sécheresse.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La forme la plus ancienne du nom du village est Villaribus et date de 1122.

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon est propriétaire de l’église Saint-Pierre-de-Baignols et perçoit les revenus qui lui sont attachés[5].

Medulionis de Sancto-Saturnino, viguier d'Arles (1346) puis de Marseille (1348-49), fut chevalier et seigneur de Saint-Saturnin d'Apt. Cet officier était peut-être Medulionis de Sancto-Saturnino, originaire de Villars (baillie de Apt), seigneur de Saint-Saturnin d'Apt[6] qui vendit, en 1354, sa seigneurie de Vilars à Hugues de Sallono pour 4000 florins d'or. Selon Papon, il fit partie de ces Provençaux qui servirent le duc de Calabre en Campanie, en 1328.

En 1391, Charrier de Montjardin, lieutenant de Raymond de Turenne, investit avec les troupes du vicomte le village et va tenir cette place pendant six ans. Il revendra Villars à Delphine de Sabran, l’épouse de Guiraud VII de Simiane, avec comme condition expresse qu’elle en rendit hommage à Louis II d’Anjou, comte de Provence. Delphine rétrocéda ensuite ce fief à sa cousine Huguette de Forqualquier[7].

En 1400, Isabelle, fille d'Huguette et de Raymond d'Agoult, apporta en dot ce fief à Astorg de Peyre, de la famille des barons du Gévaudan. Leurs descendants possédèrent Villars jusqu'en 1503, date à laquelle Antoine de Peyre vendit son fief à Gaucher II de Brancas.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le village donna alors son nom aux Brancas-Villars, une des plus illustres familles de France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Louis XIII, pour récompenser les services de Georges, gouverneur de Normandie, et de son frère André, grand amiral de France, érigea Villars en marquisat puis en duché-pairie[8]. Ce fut le seul fief de Provence dans ce cas.

Deux descendants de Georges, Claude-Louis, maréchal de France (1653-1734), et son fils, Honoré-Armand, qui lui succéda à l'Académie française, furent gouverneur de Provence[9].

Le dernier duc de Villars fut Louis-Léon (1733-1820), grand ami de Voltaire qui lui dédia une de ses comédies, et de Lavoisier qu'il intéressa à la chimie du diamant. Ce philosophe à l'esprit frondeur fut, comme ses voisins Sade et Mirabeau, partisan de la Révolution.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Villars
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1995 Serge Redon PS Agriculteur
1995 en cours Alain Massel DVD Restaurateur
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Villars en 2009[10]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,11 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 9,74 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 70,00 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 25,80 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 803 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 043 1 015 1 055 1 032 1 027 1 037 1 000 1 023 996
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
964 910 877 874 833 768 733 631 651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
585 610 594 494 457 425 405 330 335
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
369 421 539 560 625 686 697 718 744
2011 - - - - - - - -
803 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école maternelle et une école primaire publique[13], les élèves sont ensuite affectés au Collège[14] et au lycée[15] Charles de Gaulle d' Apt [16].

Sport / Activités[modifier | modifier le code]

  • Vélos et BMX. Villars accueille chaque année une étape ou la finale du WRT (Wall Ride Tour)[17] (pour 2009: c'est la première étape les 2 et 3 mai). Un Bike park est situé dans l'ancienne carrière de Villars.
  • Paintball. Villars dispose de quatre terrains de paintball malgré la faible taille de sa commune.
  • Plan d'eau sur Apt, en direction de Villars.
  • Golf

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche se situe à Apt.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Villars campé au milieu de son vignoble
Vigne et ceriseraie à Villars
Champ de lavande

Dès le Moyen Âge, la rareté de l'eau a incité les paysans à sélectionner des cultures adaptées à ce terroir : vignes et amandiers. Elles étaient même précisées par acte notarié comme dans le contrat de complant pour quatre-vingt « saumées » de terre que passa, en 1398, Delphine de Sabran, veuve de Guirau VII de Simiane, avec Honoré Clément, originaire du Buis, dans les Baronnies. Ce dernier donnera son patronyme aux Grands et aux Petits-Cléments[18].

La commune produit des vins AOC Ventoux. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[19]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes du nord luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite de nombreux chemins de randonnées, de sentiers vignerons comme au Château Saint-Pons à Villars et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[20].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

église de Villars

Située en dessus de l'école, au sud du village, Notre-Dame de Clastres est connue dès 1382. Fort délabrée, elle fut remplacée, en 1863, par un nouveau lieu de culte dédié à Notre-Dame et à saint Jacques le Mineur. Cette église fut consacrée le 7 avril 1867[21].

Chapelle Saint-Pierre de Bagnols[modifier | modifier le code]

Au-dessus du hameau des Fumeyrasses[22], à l'entrée de gorges étroites, se trouve un ancien prieuré qui occupe l'emplacement d'un fanum gallo-romain.

Il est d'une architecture simple avec sa nef voûtée en plein-cintre et son abside semi-circulaire couverte d'un cul-de-four. Dans les murs de la nef, plusieurs inscriptions votives ont été utilisées en réemploi dont celles en l'honneur de Jupiter et de Sylvain, le dieu au maillet.

Sur la pierre de sa dédicace, toujours in situ, se lit :

VIGILIA PURIFICACIO SCA MARIA DEDICACIO ECLESIE S

Une charte indique qu'en 1160, Guillaume, évêque d'Apt confirma la possession de ce prieuré à l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon[23].

Un culte agreste de l'eau devait s'y dérouler depuis des temps immémoriaux puisqu'on sait qu'au XVIIIe siècle les habitants du village demandèrent sa restauration pour continuer à s'y rendre en pèlerinage « pour faire pleuvoir ».

Chapelle Saint-Roch[modifier | modifier le code]

La Grande Peste sévit à Villars du 9 octobre au 31 décembre 1721 et fit 14 victimes. Pour juguler définitivement le fléau, les habitants décidèrent d'ériger une chapelle à saint Roch. Constituée d'une seule nef à chevet plat, elle fut achevée en avril 1721.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Villars possède de nombreux hameaux en ses alentours, souvent bâtis autour de fontaines et/ou lavoirs.

Les Grands Cléments[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Hameau fondé en 1398, par Honoré Clément, venu de Buis-les-Baronnies. Parmi ses descendants, on connait André, Jacques et Marie-Apollonie.

Au quartier de La Brasque, le 6 juin1666, un maître-coupeur de pierres creuse un aiguier afin d’abreuver les troupeaux. Les consuls du village indiquent : « André Clément et d’autres ont payé le travail dont ils jugent la nécessité. Il est délibéré de poursuivre la besogne conformément au marché fait, de relarguer le tout et de le payer »[24].

Au cours du XVIIIe siècle, les Clément fournirent de nombreux consuls à la communauté de Villars. L'un d'eux, Jacques Clément, devenu avocat, épousa Rose de Thomas-Gignac et acquit la seigneurie de Fontienne, au nord de Forcalquier[18].

La branche aînée des Clément des Grands Cléments s'éteignit officiellement en 1825, lors du mariage de Marie-Apollonie Clément, née en 1803, avec Mathieu-Symphorien Courveille, né à Usson-en-Forez en 1797[25].

Le hameau possède une église dédiée à saint Clément. L'actuelle date de 1751 et a remplacé une chapelle romane.

Il est à signaler qu'un cippe romain a été découvert sur ce territoire[18].

Les Petits Cléments[modifier | modifier le code]

Appelé « la croix » par les anciens (fontaine reconstruite en 2007).

Saint-Pons[modifier | modifier le code]

Sur la partie de la Colline des Puits occupée par la commune de Villars se trouvent les vestiges d'une cave de l'époque romaine.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Les Beaups
  • Les Gays
  • Les Joumillons
  • Fumeyrasse
  • Les Marchands

Habitat[modifier | modifier le code]

Maison en hauteur[modifier | modifier le code]

Maison en hauteur dont l'étable a été restaurée et transformée en bar

Fernand Benoit explique que « son originalité consiste à placer les bêtes en bas, les hommes au-dessus ». Effectivement ce type d'habitation, qui se retrouve essentiellement dans un village, superpose sous un même toit, suivant une tradition méditerranéenne, le logement des humains à celui des bêtes. La maison en hauteur se subdivise en une étable-remise au rez-de-chaussée, un logement sur un ou deux étages, un grenier dans les combles. Elle était le type de maison réservée aux paysans villageois qui n'avaient que peu de bétail à loger, étant impossible dans un local aussi exigu de faire tenir des chevaux et un attelage[26].

Elle se retrouve aujourd'hui dans nombre de massifs montagneux ou plateaux de la Provence occidentale[27].

Ces maisons datent pour la plupart du XVIe siècle, période où les guerres de religion imposèrent de se retrancher derrière les fortifications du village. Celles-ci finies, il y eut un mouvement de sortie pour établir dans la périphérie de l'agglomération des « maisons à terre », plus aptes à recevoir des bâtiments annexes[27].

Maison en hauteur dont l'étable a été transformée en garage
Maison en hauteur avec son pontin et son étable jouxtant une maison à terre aux Grands-Cléments

En effet, ce type d'habitation, regroupant gens et bêtes dans un village, ne pouvait que rester figé, toute extension lui étant interdite sauf en hauteur. Leur architecture est donc caractéristique : une façade étroite à une ou deux fenêtres, et une élévation ne pouvant dépasser quatre à cinq étages, grenier compris avec sa poulie extérieure pour hisser le fourrage. Actuellement, les seules transformations possibles - ces maisons ayant perdu leur statut agricole - sont d'installer un garage au rez-de-chaussée et de créer de nouvelles chambres au grenier[28]. Pour celles qui ont été restaurées avec goût, on accède toujours à l'étage d'habitation par un escalier accolé à la façade[27].

La présence de terrasse ou balcon était une constante. La terrasse servait, en priorité, au séchage des fruits et légumes suspendus à un fil de fer. Elle était appelée trihard quand elle accueillait une treille qui recouvrait une pergola rustique. Quand elle formait loggia, des colonnettes soutenant un auvent recouvert de tuiles, elle était nommée galarié ou souleriè[29].

Maison à terre[modifier | modifier le code]

Une Grand Bastide et ses dépendances

Compartimenté dans le sens de la longueur, ce type de maison représente un stade d'évolution plus avancé que la « maison en hauteur ». Il est caractéristique de l'habitat dispersé[30]. C'est l'habitation traditionnelle des pays de « riche culture » et la vigne en fut une[31].

Ce type de maison est divisé en deux parties très distinctes dans le sens de la longueur. Le rez-de-chaussée est occupé par une salle commune dans laquelle est intégrée la cuisine. Très souvent se trouve à l'arrière un cellier contenant la réserve de vin et une chambre. Un étroit couloir, qui permet d'accéder à l'étage, sépare cet ensemble de la seconde partie réservée aux bêtes. Celle-ci se compose, dans la plupart des cas, d'une remise qui peut servir d'écurie et d'une étable. L'étage est réservé aux chambres et au grenier à foin qui correspond par une trombe avec l'étable et l'écurie[31].

À cet ensemble, s'ajoutaient des annexes. Une des principales était la tour du pigeonnier, mais la maison se prolongeait aussi d'une soue à cochons, d'une lapinière, d'un poulailler et d'une bergerie[31].

Maisons à terre formant rue dans un hameau

Alors qu'aucune maison en hauteur ne disposait de lieu d'aisance, même en ville, la maison à terre permet d'installer ces « lieux » à l'extérieur de l'habitation. Jusqu'au milieu du XXe siècle, c'était un simple abri en planches recouvert de roseaux (canisse) dont l'évacuation se faisait directement sur la fosse à purin ou sur le fumier[31].

La construction d'un tel ensemble étant étalée dans le temps, il n'y avait aucune conception architecturale pré-établie. Chaque propriétaire agissait selon ses nécessités et dans l'ordre de ses priorités. Ce qui permet de voir aujourd'hui l'hétérogénéité de chaque ensemble où les toitures de chaque bâtiments se chevauchent généralement en dégradé[32].

Maison avec treille aux Grands-Cléments

Chaque maison se personnalisait aussi par son aménagement extérieur. Il y avait pourtant deux constantes. La première était la nécessité d'une treille toujours installée pour protéger l'entrée. Son feuillage filtrait les rayons de soleil l'été, et dès l'automne la chute des feuilles permettait une plus grande luminosité dans la salle commune. La seconde était le puits toujours situé à proximité. Il était soit recouvert d'une construction de pierres sèches en encorbellement qui se fermait par une porte de bois, soit surmonté par deux piliers soutenant un linteau où était accrochée une poulie permettant de faire descendre un seau. L'approvisionnement en eau était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture[32].

Pigeonnier isolé aux Grands-Cléments
Cabanon et son pigeonnier

Le pigeonnier devint, après la Révolution la partie emblématique de ce type d'habitat puisque sa construction signifiait la fin des droits seigneuriaux, celui-ci étant jusqu'alors réservé aux seules maisons nobles. Il était soit directement accolé à la maison mais aussi indépendant d'elle. Toujours de dimension considérable, puisqu'il était censé anoblir l'habitat, il s'élevait sur deux étages, le dernier étant seul réservé aux pigeons. Pour protéger ceux-ci d'une invasion de rongeurs, son accès était toujours protégé par un revêtement de carreaux vernissés qui les empêchait d'accéder à l'intérieur[31].

Habitat troglodytique[modifier | modifier le code]

La première étude sur l'habitat troglodytique en Provence a été menée, entre 1987 et 1988, à la demande du Ministère de la Culture, par Pierre-Yves Dautier, avec l'aide technique du Parc Naturel Régional du Luberon[33].

L'inventaire de ces différents sites lui a permis de classer ce type d'habitat en deux parties. La première correspond au creusement par l'homme dans les safres du Miocène d'abris rupestres, à vocation d'habitat et à usage agricole[34]. La seconde est liée à l'occupation des grottes naturelles creusées par l'érosion dans le calcaire urgonien et leur protection en façade par des murs de pierres sèches. Cette utilisation, qui fut quelquefois pérenne, fut, le plus souvent due au pastoralisme, et au besoin des bergers d'abriter et de loger leurs troupeaux. Dans le Vaucluse, cet habitat se retrouve essentiellement dans les combes des Monts de Vaucluse et du Luberon[34].

Bergerie Cabrone

Elle se trouve à 800 mètres d'altitude dans la combe de Coste Brune, aux confins des communes de Villars et de Rustrel. Cet ensemble architectural, au pied d'une falaise, comprend un cabanon, transformé en poste à feu, et sa courette précédant trois vastes baumes (grottes) en entonnoir qui ont été aménagées en logis pour les bergers et en étable pour les troupeaux.

Ce site troglodyte est complété, au niveau de la dalle de débordement, par un système de récupération des eaux pluviales[35] qui aboutit à un aiguier et à un abreuvoir monolithique.

André-Yves Dauthier est dithyrambique sur ce lieu et son aménagement exceptionnel qui étonne par sa symbiose parfaite du construit et du naturel : « Cabrone pour qui le découvre est une sorte de miracle comme une oasis dans le désert ».

Cabanon[modifier | modifier le code]

Cabanon aux Grands-Cléments
Cabanon aux Petits-Cléments

L'existence de cette « maisonnette des champs » est toujours liée à une activité agricole qui contraint le paysan à rester éloigné de sa résidence habituelle. Dans son étude sur l'habitat rural, Fernand Benoit envisage à la fois le cas du pastoralisme et celui du sédentarisme. Pour le premier, la transhumance, qui permet aux troupeaux d'estiver dans les alpages, implique l'usage d'un habitat sur place de « type élémentaire » pour le berger. Suivant le lieu, il prend l'aspect d'un jas en pierre sèche ou d'une cabane édifiée en matériaux composites. Ce refuge lui sert à la fois d'abri et de laiterie[36].

Cabanon-pigeonnier à Villars
Cabanon dans les vignes à Villars

Pour le paysan sédentaire, c'est l'éloignement de ses cultures qui impose un habitat aménagé près de son champ. Dans ce dernier cas, le cabanon correspond à un véritable habitat saisonnier qui est utilisé lors des travaux de longue durée[36].

Ces cabanons, qui se trouvent à l'orée ou au centre du champ, avaient aussi un rôle d'affirmation sociale pour le paysan. Ils étaient considérés comme « le signe de la propriété sur une terre qu'il entendait distinguer du communal »[36].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le village a une boulangerie.

La relative proximité de la ville d'Apt permet l'accès aux supermarchés, grandes surfaces spécialisées, etc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Populations légales 2010 de la commune », INSEE
  2. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  3. Roland Sautel, Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009, p. 13.
  4. Armorial des communes du Vaucluse
  5. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 232
  6. AD du 13, série B1589f94v.
  7. Archives départementales des Bouches-du-Rhône B. 756.
  8. L'élévation du fief de Villars en duché eut lieu en 1627, puis en duché-pairie en 1652.
  9. Honoré-Armand de Villars fut gouverneur de Provence jusqu'en 1770.
  10. « Impots locaux à Villars », taxes.com
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  13. « Enseignement publique primaire en Vaucluse », Académie Aix-Marseille
  14. « Carte scolaire du Vaucluse », Conseil général de Vaucluse,‎ 2010
  15. « Cartes scolaire des lycèes de Vaucluse », Inspection académique de Vaucluse
  16. « Cité scolaire d'Apt », Académie Aix-Marseille
  17. site du WRT
  18. a, b et c Cf. Augustin Roux, op. cité.
  19. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  20. Voir Massif du Luberon
  21. Cf. Le Mercure Aptésien, n° 1446 du 7 avril 1867.
  22. Fumeyrasse a le sens de eaux bouillonnantes en provençal.
  23. Archives départementales de Vaucluse C. 399, f° 18.
  24. A.P.A.R.E, Aiguiers et cabanes en pierre sèche des Monts de Vaucluse, inventaire et mise en place d’un programme de sauvegarde et de découverte : rapport méthodologique, commune de Villars, Avignon, septembre 1987.
  25. Références : État civil de la commune de Villars.
  26. Fernand Benoit, op. cit., p. 48.
  27. a, b et c Fernand Benoit, op. cit., p. 49.
  28. Fernand Benoit, op. cit., p. 50.
  29. Fernand Benoit, op. cit., p. 51.
  30. Fernand Benoit, op. cit., p. 54.
  31. a, b, c, d et e Fernand Benoit, op. cit., p. 55.
  32. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 56.
  33. Dautier 1999, p. 7
  34. a et b Dautier 1999, p. 11
  35. Une rigole a été creusée dans le calcaire urgonien afin de canaliser vers une citerne les eaux de pluie.
  36. a, b et c Fernand Benoit, op. cit., p. 69.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour la partie historique[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Augustin Roux, Histoire de Villars, Imp. Reboulin, Apt, 1930.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.
  • François Berjot, Lucien Bourgue, Émile Obled, Robert Harbonnier, Christiane Faivet, Michel Wannery, Yvette Dalou, Préface de Jean-Denis Bredin de l'Académie Française, Une terre de Provence sous la Révolution. Le pays d'Apt, n° spécial d'Archipal, Apt, 1990,‎ 1990

Pour la partie lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Guy Barruol, Provence romane 2, La Pierre-qui-Vire, 1997.
  • André-Yves Dautier, Trous de mémoires: Troglodytes du Luberon et du plateau de Vaucluse, Mane-Apt, Éd. Alpes de Lumière et Parc Naturel du Luberon,‎ 1999, 168 p. (ISBN 2906162493).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]