Pierrerue (Alpes-de-Haute-Provence)

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Pierrerue
Clocher de l’église de Pierrerue
Clocher de l’église de Pierrerue
Blason de Pierrerue
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Forcalquier
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Didier Derupty
2014-2020
Code postal 04300
Code commune 04151
Démographie
Gentilé Pierreruriens
Population
municipale
535 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 25″ N 5° 50′ 01″ E / 43.9569444444, 5.8336111111143° 57′ 25″ Nord 5° 50′ 01″ Est / 43.9569444444, 5.83361111111  
Altitude Min. 379 m – Max. 621 m
Superficie 10,86 km2
Localisation

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Liens
Site web pierrerue.com

Pierrerue est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Pierreruriens[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Pierrerue et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Avec un peu plus de 500 habitants, ce village situé à environ 500 m d’altitude[3] est installé sur le versant d'une colline et offre de beaux panoramas sur les paysages alentour.

Le village est situé sur le versant nord de la colline de la Fare, où l'on a retrouvé un oppidum celtique (sur la partie forcalquiérenne de la colline)[3].

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Saint-Pierre,
  • les Magnans,
  • Nevières.

Le village de Pierrerue est sur un site perché. La commune est l'un des soixante-dix-sept membres du parc naturel régional du Luberon, parc qui s'étend, de Cavaillon à l'ouest jusqu'à la Durance à l'est, sur deux départements, quatre-vingt-cinq communes et 185 145 hectares.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne.

Le territoire se situe sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[4] :

  • la nappe de Digne à l'est[5], au niveau du lobe de Valavoire[6] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe.
  • la faille de la Durance au sud-est, dans la vallée.

Actuellement, le paysage de Pierrerue est constituée de collines peu élevées (La Fare, point culminant, à 621 m). Les collines les plus visibles sont, outre l'extrémité sud-est de la colline de la Fare, où se trouve le village[3] :

  • face au village, à l'est, le coteau du Pibérard, à 489 m d'altitude ;
  • le Pibouret, au nord, à 598 m d'altitude ;
  • et en limite de la commune de Sigonce, une colline culminant à 621 m.

Les fonds de vallée sont situés à environ 50 m plus bas que les collines qui les environnent[3].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Les principales rivières de Pierrerue sont le ruisseau de Pierrerue, dont la source est située à Forcalquier et qui coule du nord-ouest vers le sud-est ; et le ravin de Fontanié, qui devient le ravin de Monnesargues, de même orientation et qui coule vers Lurs[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Pierrerue est située en haute Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent rarement. En moyenne annuelle, la température s'établit à 12,8 °C avec une moyenne maximale de 22,4 °C et une minimale de 0,0 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 30 °C en juillet et 0 °C en décembre et janvier. L'ensoleillement moyen est de 2 755 heures par an avec une pointe à 343 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 426 millimètres sur l'année, inéquitablement réparties avec un peu plus de vingt et un millimètres en juillet et plus de cinquante quatre millimètres en octobre.

Pierrerue n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Forcalquier[7].

Relevé météorologique de Forcalquier
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,5 3 5,4 8,9 12,8 15,4 15,2 12 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22 18 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 15,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24 18,5 12,7 9,3 18,5
Précipitations (mm) 27 25 24 44 40 28 21 33 46 54 53 31 426
Source : Source: Relevé météo de Forcalquier[8][réf. à confirmer]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
8,6
0
27
 
 
 
10,9
0,5
25
 
 
 
15,4
3
24
 
 
 
16,9
5,4
44
 
 
 
21,4
8,9
40
 
 
 
25,8
12,8
28
 
 
 
29,3
15,4
21
 
 
 
28,9
15,2
33
 
 
 
24
12
46
 
 
 
18,5
8,2
54
 
 
 
12,7
3,8
53
 
 
 
9,3
1,1
31
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Transports[modifier | modifier le code]

La commune de Pierrerue est desservie par la route départementale RD 12, qui la relie à Forcalquier et la RD 4100 (ancienne route nationale 100) à l'ouest, et à la RD 4096 (ancienne route nationale 96) à l'est, dans l'axe essentiel de la vallée de la Durance. La vallée de la Durance est empruntée par les principaux réseaux structurants du département : outre l'ancienne nationale, la ligne de Lyon à Marseille par Grenoble et par l'autoroute A51[3].

La seule autre route départementale de la commune est la RD 212, qui dessert à partir de RD 12 le village chef-lieu et le hameau de Saint-Pierre[3].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Forcalquier auquel appartient Pierrerue est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[9], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[10]. La commune de Pierrerue est également exposée à trois autres risques naturels[10] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[11].

La commune de Pierrerue est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses, par route et canalisations[12]. La départementale RD 12 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[13]. Enfin, la canalisation Transéthylène sert à acheminer de l’éthylène vers Saint-Auban en traversant la commune et constitue un facteur de risque supplémentaire[14],[15].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[12] ; le Dicrim existe depuis 2011[16].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations, des coulées de boue et des glissements de terrain, en 1987 et 1994[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1166-1179 (Peira Rua), est un composé de l’occitan pèira (pierre, rocher) et de l'ancien occitan rua, conservant le sens de rugosité, aspérité, du latin ruga[17],[18].

Le hameau de Varon, proche du tripoint Sigonce-Pierrerue-Ganagobie, est cité dans des chartes des environs de l'an Mil sous la forme Valonus : c'est un bien, peut-être un alleu, donné à l'abbaye de Ganagobie par un certain Tassilus[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, le territoire de Pierrerue fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[20].

Plusieurs chemins et routes se croisaient à proximité du lieu-dit Varon[19]. Le site de l'actuelle église de Saint-Pierre, au nord du village, a livré plusieurs vestiges antiques[21].

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[22].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIe siècle selon Michel de la Torre[23]. Les comtes de Provence sont seigneur du lieu jusqu’en 1221, quand il donne le fief à Artous de Dorchis[24]. Puis il fait retour au domaine comtal, jusqu’en 1384, quand il est donné à Charles d'Albe. Elle passe ensuite aux Bouliers[23]. Par ailleurs, Raimbaud, évêque de Sisteron, était propriétaire d'un grand domaine dans la commune, dont il fait don au chapitre de Forcalquier[24].

L’église Saint-Pierre des Visiers[25] est donnée par l’évêque Ours au prieuré de Ganagobie en 967. Elle est ensuite probablement usurpée par des chevaliers, puisque Tassilo, qui la tient par héritage, la donne en 1019 à l’abbaye de Cluny[26]. Elle est ensuite possession du chapitre de Forcalquier (début du XIIe siècle), puis de l’évêque de Sisteron (milieu du siècle) avant de revenir à Ganagobie au XVe siècle[24].

Aux XIIe et XIIIe siècles, il y a au moins deux villages à Pierrerue, le village haut, autour d'une église Saint-Antoine et du château haut (le château fort proprement dit), et le village bas, autour de l'église Saint-Pierre de Pierrerue et du château bas (le village fortifié). Le curé de ce village bas disposait d'un vaste logement, avec cour intérieure[27]. Au XIIIe siècle, c'est la famille de Villemus qui tient la seigneurie de Pierrerue[28]. En 1229, le comte de Provence Raimond Bérenger IV oblige les marchands à éviter la route de Manosque à La Brillanne pour remonter de Basse en Haute-Provence, et détourne le trafic par La Bastide-des-Jourdans, Lincel et Forcalquier. Ils rejoignent ensuite la vallée de la Durance en passant par Pierrerue. Le comte détourne ainsi des terres du comte Guillaume de Sabran, qui occupe le sud du comté de Forcalquier, et de son fructueux péage de La Brillanne, une grande partie de la circulation[29].

La délimitation entre Lurs, relevant des évêques de Sisteron, et Pierrerue a longtemps été disputée, le conflit se cristallisant sur le domaine de Monessargues, où se trouvait en outre le moulin de Nausaut. Le hameau de Monnesargues appartient au vallon de Pierrerue, et il est de plus situé rive droite (ouest) du Lauzon, c'est-à-dire du côté de Pierrerue. Il appartenait aux seigneurs de Pierrerue depuis 1145 depuis que Tiburge d'Orange l'avait échangé contre la moitié du château de Lurs. Béatrice de Savoie, comtesse douairière, désigna deux arbitres en 1246, qui attribuèrent définitivement le domaine à l'évêque. Le hameau relève encore de nos jours de Lurs[30]

Parmi les familles éminentes du lieu à cette époque, figurent les Carentesio, possesseurs du lieu correspondant à l'actuelle ferme des Charentes. Ils fournissent de nombreux chanoines au chapitre de la cathédrale de Forcalquier au XIIIe siècle. Les Maurel fournissent eux aussi de nombreux chanoines, ce qui leur permet ensuite d'intervenir dans les affaires de leur village d'origine, comme témoins, arbitres, etc. et donc dans les affaires de leur famille d'origine[31].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Pierrerue avait choisi elle aussi le camp carliste, mais en 1383-1385, Carle Albe fait la conquête du village, qui se trouve de force dans le camp des Angevins[32].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[33].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 13 habitants de Pierrerue sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[34]. Mais même ceux qui n’ont pas été condamnés sont considérés de manière indélébile comme des éléments marginaux par les autorités : ainsi, en 1858, un mineur, insurgé de 1851 non-condamné, sauve la vie d’un de ses camarades au fond d’un puits de la mine de charbon. Il est proposé par l’adjoint au maire à une médaille ou une récompense. L’avis du sous-préfet de Forcalquier est favorable, mais assorti d’une réserve relative à l’insurrection de 1851[35].

Comme de nombreuses communes du département, Pierrerue se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[36]. La même instruction est donnée aux filles, bien que la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants[37]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[38].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Pierrerue. Un vignoble de 36 hectares produisait un vin destiné au marché de Forcalquier et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[39].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[40]). Lors du scrutin de 2008 il y eut deux tours (neuf élus au premier tour et deux au second). Éric Jean a été élu conseiller municipal au premier tour avec le second total de 191 voix soit 55,20 % des suffrages exprimés. La participation a été de 85,64 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[41].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Léon Jean[42]    
juin 1995 mars 2001 Éric Jean   Agriculteur
mars 2001 mars 2008 Bernard Rochette    
mars 2008 novembre 2012[43] Éric Jean[44]   Agriculteur
2012 en cours
(au 21 octobre 2014)
Didier Derupty[45],[46]    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Pierrerue est une des dix communes du canton de Forcalquier qui totalise 12 746 habitants en 2006 Le canton a fait partie de l’Arrondissement de Forcalquier depuis le 17 février 1800 et de la Deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Pierrerue fait partie du canton de Forcalquier depuis 1801 après avoir fait partie du canton de Lurs de 1793 à 1801[47]. Pierrerue fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[48].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Pierrerue en 2009[49]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,62 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 15,58 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 63,50 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 19,40 % 10,80 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[50]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Pierrerue comptait 535 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Pierrerue). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
18 feux 530 603 506 604 564 621 615 655 680
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
683 647 691 615 620 585 568 537 529 516
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
507 503 453 339 338 336 306 258 255 258
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2011 - -
245 222 275 342 404 498 521 535 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[51], EHESS[47], Insee à partir de 1968[52],[53],[54],[55])


L’histoire démographique de Pierrerue, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1831 à 1872. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1921, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1856[56]. Le mouvement de recul se poursuit jusqu’aux années 1970. Depuis, la population a connu une croissance appréciable.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[57].

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpital Saint-Michel

La commune dépend de l'hôpital local de Forcalquier nommé Saint-Michel[58] et aussi un laboratoire d'Analyses médicales[59]. Selon le magazine l'Express, l'hôpital Saint-Michel fait partie des hôpitaux les plus sûrs de France avec une note de 82,2 sur 100 (classe A) et se classe 63e au plan national et 2e au niveau départemental[60]. La commune dispose aussi, de trois maisons de retraite (Lou Ben Estre, Lou Seren et Saint-Michel)[61].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 238 personnes, dont 21 chômeurs[62] (23 fin 2011[63]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (67 %)[64] et travaillent majoritairement dans la commune de Pierreue (61 %), ce qui est assez rare[64].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 118 €, ce qui plaçait Pierrerue au 16 752e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[65].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 23 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et six emplois salariés[66].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 13 en 2010, chiffre stable depuis 2000[67]. En 1988, le nombre d’exploitations professionnelles était de 27[68]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les grandes cultures (huit exploitations) ; l’élevage et la polyculture sont aussi pratiqués[67]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a peu varié, passant de 833 à 822 ha[68], avant de remonter lors de la dernière décennie, à 842 ha[67].

La commune de Pierrerue est dans l’aire de trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC), dont le banon, et de dix-neuf labels à indication géographique protégée (IGP) dont quinze concernent les vins (voir ci-dessous), les quatre restants étant le petit épeautre et sa farine, le miel de Provence et l’agneau de Sisteron[69].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. Actuellement, l’oliveraie communale compte moins de 1000 pieds[70]. L’huile produite à partir des olives récoltées dans la commune bénéficie des AOC huile d’olive de Provence et huile d’olive de Haute-Provence[69].

Parmi les labels couvrant la commune, ceux concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée mousseux ou primeur blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[39].

Commerce[modifier | modifier le code]

Bistrot de pays

Le café Le Bistrot, qui porte le label Bistrot de pays[71], adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[72].

  • Marché paysan tous les samedis matin

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 23 établissements, employant 14 salariés[66].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 26 établissements (avec deux emplois salariés), auxquels s’ajoutent les six établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant huit personnes[66].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est d’une importance moyenne pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[73], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[74]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • des meublés labellisés[75] ;
  • des chambres d’hôtes[76] ;
  • et un hébergement collectif[77].

Les résidences secondaires apportent un complément intéressant à la capacité d’accueil[78] : au nombre de 65, elles représentent 20 % des logements[79],[80].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château fort, en ruines, est construit aux XIVe et XVe siècles ; il a été remanié au XVIIe siècle[81].

L’église paroissiale, sous la titulature du Saint-Sacrement[24], romane et reconstruite au XIXe siècle, conserve des parties plus anciennes (XIVe et XVe siècles), comme la nef, longue de trois travées, et son chevet plat. Les chapiteaux, ornés de feuillages, et le chœur sont gothiques (XIVe ou fin XVe siècle)[82]. Sa crèche date du milieu du XIXe siècle[83].

La chapelle Saint-Pierre, au hameau de Saint-Pierre (XIIIe siècle), est un ancien prieuré dépendant de l’abbaye de Ganagobie. Restaurée, elle existait dans la deuxième moitié du XIe siècle. Il reste le chœur, l’abside et ses deux absidioles et le clocher-mur. Des tombes des VIe et VIIIe siècles ont été fouillées tout autour[26],[84]. La DRAC ne date les restes de cette chapelle que des XIIe et XIIIe siècles (inscrits comme monuments historiques)[85].

Article détaillé : Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue.

La chapelle Saint-Clair, au sud de la commune, est en ruines[24].

  • Tour de l'horloge (1789)
  • Mairie installée dans l’ancien relais de poste
  • maison du vieux four

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Pierrerue.svg

Blasonnement :
d'azur aux deux lettres capitales P et R d'argent accompagnées en chef d'une étoile du même[86]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Livres et articles[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

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  4. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne.
  5. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  6. La Nappe de Digne et les structures connexes,par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  7. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  8. « Relevé météo de Forcalquier », MSN Météo
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  10. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 9 août 2012
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  12. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 75
  15. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81
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  17. Jacques Astor, Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux de la France, Éditions du Beffroi, 2002, p. 598.
  18. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194),‎ 1996, 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), § 23955, p. 1289.
  19. a et b Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011,, p. 121 et 124-125.
  20. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
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  22. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  23. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  24. a, b, c, d et e Daniel Thiery, « Pierrerue », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 9 août 2012
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  26. a et b Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p. 21.
  27. Varano, op. cit., p. 708-709.
  28. Varano, op. cit., p. 709.
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  32. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412.
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  36. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
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  42. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  43. Jean-Luc Icard, « Elections municipales de Pierrerue : le maire sera choisi ce vendredi 14 décembre », haute-Provence Info, 10 décembre 2012.
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  50. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
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  58. « Site de l'hopital », sur etablissements.hopital.fr
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  61. http://www.3evie.com « Maisons de retraite sur Forcalquier », sur 3evie.com
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  73. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
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  81. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p 250 et 256
  82. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p. 142, 158 et 174
  83. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p 532
  84. Raymond Collier, op. cit., p 64 et 158
  85. Arrêté du 11 juillet 1984, notice de la Base Mérimée
  86. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994