1943

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Icône de redirection Cette page concerne l'année 1943 (MCMXLIII en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour les autres significations, voir 1943 (Chronologie de Dada et du surréalisme).

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Événements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Février, campagne de Tunisie : patrouille américaine à la bataille de Kasserine

Amérique[modifier | modifier le code]

Pacifique[modifier | modifier le code]

Débarquement de troupes néo-zélandaises à Vella Lavella

Asie[modifier | modifier le code]

  • Renversement de la situation au profit des Alliés en Extrême-Orient.


  • En Inde, Ali Jinnah réorganise la Ligue musulmane qui devient le principal parti Musulman.
  • Le Kazakhstan devient un lieu de relégation des peuples « punis » par Staline en 1943-1944, ce qui va accentuer son caractère pluriethnique.
  • Indonésie : le mouvement nationaliste profite des offres du gouvernement japonais, qui libère ses dirigeants. Soekarno et Hatta organisent un mouvement de masse, le Petara qui diffuse les idéaux nationalistes. Les Japonais acceptent la formation d’une milice nationaliste, la Peta, qui formera le noyau de la future armée indonésienne.
  • Indonésie : les Japonais ordonnent la destruction de la moitié des plantations de caféiers (30 % seront détruites effectivement).
  • Grande famine au Bengale. Entre 1,3 et 3 millions de victimes.

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

  • Janvier : sous la pression britannique, le général Catroux, haut-commissaire de la France libre au Levant, annonce le rétablissement de l’ordre républicain et des élections en Syrie et au Liban.
  • Février : une déclaration parlementaire d’Anthony Eden laisse entendre que la Grande-Bretagne serait favorable à une certaine forme d’unité arabe.
  • 30 mars : le gouvernement nationaliste égyptien de Nahhas Pacha saisit l’occasion et invite les gouvernements arabes à envoyer au Caire des représentants pour discuter de la question de l’unité arabe. Les Britanniques interdisent toutefois la venue de délégués de Palestine et d’Afrique du Nord. L’Arabie saoudite se montre hésitante. On discute de la création d’un État « grand syrien » mais les représentants libanais s’y opposent. La délégation syrienne propose de faire de Damas le garant du pacte national de 1943. Ces consultations aboutissent au projet de réunion d’un congrès préparatoire pour discuter de la forme que prendra l’unité Arabe. Sur l’insistance de l’Arabie saoudite et du Liban, il est convenu que cette unité ne pourra être qu’une association d’États indépendants. L’Égypte est favorable à cette formule.
  • Juillet : en Syrie, le Bloc national remporte la victoire aux élections.
  • 17 août[3] : Shukri al-Kuwatli, chef du Bloc national est élu président de la République en Syrie (fin en 1949).
  • Août : Harold Hoskins du département d'État des États-Unis rencontre Ibn Sa'ud.
    • Roosevelt entre en contact avec Ibn Sa'ud pour lui exposer le plan Philby de 1941. Le souverain saoudien refuse catégoriquement. Le président américain fait préparer un projet de Palestine internationalisée, dirigée par un organe de contrôle composé de représentants des trois religions du Livre.
  • 21 septembre : les nationalistes triomphent aux élections à Beyrouth et préconisent une modification de la Constitution dont les termes sont « incompatibles avec l’indépendance ». Le représentant de la France, Jean Helleu, s’y oppose. La Chambre de Beyrouth passe outre et abolit le mandat français en novembre.
  • 11 novembre : l’ambassadeur Helleu fait arrêter le président du Liban Béchara el-Khoury et le chef du gouvernement Riad al-Sulh, et remplace le président de la République par Émile Eddé (fin le 22 novembre). Un gouvernement « national » libanais se constitue aussitôt dans la montagne, soutenu par le président de Syrie Shukri al-Kuwatli et les Britanniques. Des manifestations violentes éclatent dans tout le pays. Catroux est envoyé d’urgence à Beyrouth et rétablit le statu quo. Dans les mois suivants, la France transfère toutes les compétences étatiques aux gouvernements syriens et libanais. L’indépendance politique est reconnue, mais la France conserve jusqu’à la fin de la guerre le contrôle des troupes spéciales du Levant et conditionne toujours l’indépendance à la conclusion d’un traité.
  • 22 novembre : conférence du Caire, qui réunit Churchill, Roosevelt et Tchang Kaï-chek. Les Alliés s’engagent à intervenir contre les Japonais en Birmanie. Il est décidé que le Japon devra restituer après la défaite tous les territoires conquis.
  • 28 novembre : la conférence de Téhéran, qui réunit pour la première fois Joseph Staline, Franklin Roosevelt et Winston Churchill commence (fin le 1er décembre). De nombreuses discussions ont été consacrées au plan de débarquement en France (opération Overlord), fixé au printemps 1944. La question territoriale polonaise n’est pas résolue, pas plus que celle de l’organisation future de l’Allemagne, pour laquelle différents plans de démembrement sont envisagés.

Europe[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1943 en France, 1943 en Italie et 1943 en Suisse.
30-31 janvier : attaque de Hambourg
  • 1er mars : « Déclaration des Dolomites », concédant aux partisans communistes le rôle dirigeant en Yougoslavie. Le Comité national de libération créé par l’AYNOS étend ses opérations militaires en Yougoslavie, constituant une armée de plus de 100 000 soldats et prenant le contrôle de plus de 100 000 km2 de zones libérées.
  • 13 mars : le ghetto de Cracovie est rasé.
1er août : Ploieşti sous les bombes
2 septembre : opération Avalanche. Débarquement d'artillerie à Salerne
  • 3 novembre : début de l'Aktion Erntefest (extermination par les nazis des Juifs survivants dans le district de Lublin en Pologne).
  • 6 novembre : l’Armée rouge entre dans Kiev évacuée par les Allemands.
  • 15 novembre : congrès du parti fasciste républicain à Vérone. Le parti revient à ses origines socialisantes et préconise la fin du capitalisme. La socialisation des moyens de production devient le principal objectif de la « République sociale italienne ».
  • 26 novembre : chute de Gomel, en Biélorussie, dernier point d’appui allemand à l’est du Dniepr.
  • 28 novembre : la conférence de Téhéran met fin à tout projet d’intervention balkanique au profit du débarquement en Atlantique. Les Alliés ne peuvent exiger la capitulation sans condition de la Hongrie qu’ils ne sont pas en mesure de protéger contre les Allemands.
  • 29 novembre (Yougoslavie) : le Comité national de libération, installé à Jajce, exerce les pouvoirs de fait d’un gouvernement provisoire. Refusant de reconnaître l’autorité du gouvernement en exil, il établit un Parlement national en décembre. La rupture avec le roi Pierre II est écartée provisoirement grâce à la médiation des Britanniques. Le Conseil est représenté dans le gouvernement en exil et Tito, élevé au rang de maréchal, remplace Draža Mihajlović comme commandant en chef de l’armée yougoslave. Le Conseil antifasciste de libération nationale décide de transformer la Yougoslavie en un État fédéral et socialiste.
  • Novembre :


  • Royaume-Uni : la production de fournitures de guerre absorbe 60 % du PNB. Le ministre du Travail Ernest Bevin recours à la procédure de « conscription civile » qui permet d’affecter d’autorité 17 millions de travailleurs, dont 8 millions de femmes, dans les mines et les usines. Le financement de l’effort de guerre est assuré par l’impôt (le taux maximal de l’impôt sur le revenu atteint 97,5 %, les profits de guerre sont taxés à 100 %, des droits très lourds sont imposés sur l’alcool et le tabac), par le déficit budgétaire et par le recours à l’emprunt (8,4 milliards de £ de souscription, 5,4 empruntés aux États-Unis, 2,7 au Commonwealth).
  • Cession aux Alliés d’une base aux Açores par le Portugal.

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Arts et culture[modifier | modifier le code]

Naissances en 1943[modifier | modifier le code]

Décès en 1943[modifier | modifier le code]


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Notes et références[modifier | modifier le code]