Saint-Chamas (Bouches-du-Rhône)

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Saint-Chamas
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Blason de Saint-Chamas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Berre-l'Étang
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Salon-Étang de Berre-Durance
Maire
Mandat
Didier Khelfa
2014-2020
Code postal 13250
Code commune 13092
Démographie
Population
municipale
7 774 hab. (2011)
Densité 291 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 02″ N 5° 02′ 05″ E / 43.5505555556, 5.0347222222243° 33′ 02″ Nord 5° 02′ 05″ Est / 43.5505555556, 5.03472222222  
Altitude Min. 0 m – Max. 191 m
Superficie 26,71 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-chamas.com

Saint-Chamas (en occitan provençal : Sanch Amàs selon la norme classique ou Sant Chamas selon la norme mistralienne) est une commune française située dans le département du Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la communauté Agglopole Provence (canton de Berre-l'Étang).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La petite ville est située au bord de l’étang de Berre, à 15 kilomètres au sud de Salon-de-Provence et à 50 km au nord-ouest de Marseille, dans un secteur qui n’a pas été touché par l’industrialisation. Sa superficie est de 2 671 hectares. Le point culminant de la commune est Le Verdon qui atteint l’altitude de 121 m.

Deux sites naturels, propriété du Conservatoire du littoral, ont un intérêt ornithologique : Les Palous, zone humide formée de roselières, prairies inondables et ripisylve à l'embouchure de la Touloubre, affluent de l'étang de Berre et la Poudrerie, ripisylve entre falaises, marais et étang.

En 1946 la population du village n’était que de 3 440 habitants, il a été recensé 6 661 Saint-Chamassens en 1999.

La voie de chemin de fer de Paris à Marseille traverse la commune, depuis 1847, qui possède un arrêt SNCF pour les trains TER Provence-Alpes-Côte d'Azur à la gare de Saint-Chamas

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,0 12,4 15,2 17,4 21,8 26,0 29,6 29,3 25,2 20,0 14,4 11,8 19,5
Températures moyennes (°C) 6,8 7,9 10,3 12,6 16,7 20,6 23,9 23,7 20,1 15,5 10,3 7,8 14,7
Températures minimales (°C) 2,6 3,4 5,3 7,7 11,6 15,2 18,1 18,1 14,9 11,0 6,2 3,8 9,9
Précipitations (hauteur en mm) 62 48 47 56 40 37 15 31 64 99 54 56 606,2
Source: Météo France / Station de Istres[1]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village doit son nom à sanctus Amantius (saint Amans de Rodez, évêque de Rodez) en l’honneur duquel une chapelle fut construite au VIIe siècle[réf. nécessaire]. En provençal, le nom évolue en sanch Amans, puis sant Chamas[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site de Saint-Chamas était déjà occupé à l’époque paléolithique comme l’ont prouvé les fouilles effectuées dans l’abri sous roche du Collet du Verdon. Les vestiges mis au jour sont conservés au musée communal. À l’âge du fer, le site fut exploité par les Ligures, qui y avait construit un oppidum (un village fortifié), puis par les Celtes.

Le vieux pont Flavien est construit à l’époque de l’empereur Auguste, peu avant le début de notre ère, pour permettre à la route d’Arles à Marseille de traverser la Touloubre. Il aurait été financé par Flavius, un riche citoyen romain.[réf. nécessaire]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village initial s’est construit sur le Baou, une colline calcaire qui domine l’étang de Berre facile à défendre et d’où la région pouvait être surveillée. Des fortifications ont été construites dès le haut Moyen Âge puisqu’en 969, Boson, comte de Provence cédait à Ithier l’archevêque d’Arles, le castrum en ruine de Sanctus Amantius.

En 1347, la peste noire, arrivée par Marseille, ravage la Provence.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1564 le château était suffisamment confortable pour accueillir la régente Catherine de Médicis et le roi de France Charles IX alors âgé de 14 ans.

Le XVIIe siècle est celui de la construction de la ville moderne. Le vieux village, qui se trouvait trop à l’étroit, sur la colline du Baou est abandonné au fur et à mesure que se construisent les nouveaux quartiers du Perthuis et d’au Delà. Un hôtel de ville est édifié (depuis 1959 il abrite le musée local devenu Paul-Lafran en 2000). Le port est aménagé, l’église paroissiale Saint-Léger est construite de 1660 à 1668 mais le clocher, construit sur pilotis à côté de l’église, ne fut terminé qu’en 1740. L’église abrite actuellement le retable Sainte-Anne datant de 1519, en bois et peint par le Marseillais Étienne Peson. En 1690 débuta la construction de la Poudrerie royale qui se développa au fil des siècles pour s’étaler sur plus de 100  ha Elle est restée pendant longtemps la principale entreprise de la commune et a cessé toute activité en 1974. Devenue propriété du Conservatoire du littoral, c'est un site à forte valeur écologique dont l'accès est soumis à réglementation.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[3]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Le 5 avril 1789[4], une émeute due à la crise frumentaire a lieu[5]. Pendant quelques années durant la Révolution, le village a été rebaptisé Port-Chamas.

À Port-Chamas, le comité de surveillance est institué en 1793. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Les membres illettrés prennent toute leur place dans les débats. Le comité, chargé de la surveillance de l’application des lois, consacre une grande part de son activité à les lire, les recopier, discuter de leur portée, participant ainsi à la formation politique et démocratique des citoyens. Il retourne également l’outil de la Terreur contre les ennemis de la Révolution[6].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Saint-Chamas au début du XXe siècle (rue de la Fraternité)

Les deux principaux quartiers du village, qui s’étaient développés, autour de la mairie pour l’un et à proximité du port pour l’autre, étaient réunis par un tunnel appelé la Goule. En 1863 celui-ci s’effondre ; la municipalité décide alors de la construction de l’aqueduc du Plan ou Pont de l’Horloge. À l’heure actuelle, Saint-Chamas est devenu un gros bourg résidentiel et touristique qui a su conserver quelques industries et préserver son patrimoine et son apparence de village provençal où il fait bon vivre. En 1901, Jean de Joris, alors qu'il était maire de Saint-Chamas, le premier cas de la grippe aviaire sévère telle qu'on ne la connait plus de nos jours, est déclarée.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ? mars 1977 Louis Porte PCF  
mars 1977 mars 1989 Henri Deshons PS  
18 juin 1995 novembre 2013[7] René Gimet UMP  
19 novembre 2013 en cours Claude Gardiol[8]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 774 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 759 2 110 2 044 2 506 2 632 2 433 2 443 2 978 2 825
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 800 2 692 2 667 2 614 2 814 2 393 2 335 2 319 2 237
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 373 2 525 2 487 2 677 2 856 3 023 3 131 3 441 4 451
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 634 5 083 5 110 5 045 5 396 6 595 7 268 7 774 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont Flavien.
Le pont de l'horloge.

La commune compte trois monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[11] (un « classé » et deux « inscrits ») et un monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[12]. Par ailleurs, elle compte 26 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[13] et aucun objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[14] :

  • le pont Flavien qui enjambe la Touloubre à l'entrée de Saint-Chamas, construit au Ier siècle, est classé depuis 1840[15] ;
  • l'église Saint-Léger, inscrite depuis le 6 décembre 1957[16] ;
  • le viaduc de Saint-Chamas qui supporte la ligne de voie ferrée qui relie Avignon à Marseille en passant par Arles et Tarascon et franchit la Touloubre, inscrit depuis le 28 décembre 1984[17],[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Chamas

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules au pont Favien d'or posé sur un plan d'eau d'azur mouvant de la pointe et chargées de deux poissons affrontés d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francine Aubert, Saint-Chamas-en-Provence - Histoire de nos rues et quartiers.
  • Paul Lafran et Gustave Plantier, Saint-Chamas, des origines à 1851, Les amis du vieux Saint-Chamas,‎ 1955, 240 p..
  • Paul Lafran, Saint-Chamas, pages d'histoire (1712-1914), Les amis du vieux Saint-Chamas,‎ 1966, 309 p..

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://climat.meteofrance.com/chgt_climat2/climat_france?68377.path=climatstationn%252F13047001
  2. Philippe Blanchet, Petit dictionnaire des lieux-dits en Provence, Montfaucon, Librairie contemporaine, 2003, (ISBN 2-905405-22-8), p. 23-24
  3. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  4. M. Cubells, op. cit., p. 310.
  5. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 396
  6. Jacques Guilhaumou et Martine Lapied, « Paysans et politique sous la Révolution française à partir des dossiers des comités de surveillance des Bouches-du-Rhône », Rives nord-méditerranéennes, 5 | 2000, mis en ligne le 25 mars 2004
  7. « MAIRIE FERMEE LE 12 NOVEMBRE 2013 », sur site de la mairie,‎ 8 novembre 2013 (consulté le 16 novembre 2013).
  8. Ville de Saint-Chamas, « M. Claude Gardiol maire de Saint-Chamas », publié le 20 novembre 2013.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. « Liste des monuments historiques de la commune de Saint-Chamas », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Liste des lieux et monuments de la commune de Saint-Chamas à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Liste des objets historiques de la commune de Saint-Chamas », base Palissy, ministère français de la Culture.
  14. « Liste des objets de la commune de Saint-Chamas à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  15. « Pont Flavien », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Église Saint-Léger », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Viaduc », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Viaduc ferroviaire dit viaduc de Saint-Léger », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Saint-Chamas_%28Bouches-du-Rh%C3%B4ne%29&action=edit