Lançon-Provence

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Lançon-Provence
L'hôtel de ville de Lançon-Provence
L'hôtel de ville de Lançon-Provence
Blason de Lançon-Provence
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Pélissanne
Intercommunalité Agglopole Provence
Maire
Mandat
Michel Mille
2014-2020
Code postal 13680
Code commune 13051
Démographie
Gentilé Lançonnais, Lançonnaises
Population
municipale
8 399 hab. (2011)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 36″ N 5° 07′ 43″ E / 43.5933333333, 5.12861111111 ()43° 35′ 36″ Nord 5° 07′ 43″ Est / 43.5933333333, 5.12861111111 ()  
Altitude 107 m (min. : 3 m) (max. : 236 m)
Superficie 68,92 km2
Localisation

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Lançon-Provence
Liens
Site web http://www.lancon-provence.fr/

Lançon-Provence est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la communauté Agglopole Provence. Ses habitants sont appelés les Lançonnais.

Le nom Lançon-de-Provence est fréquemment utilisé pour désigner cette commune (notamment par le site de la mairie), mais cette variante n’est pas le nom officiel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se trouve à 7 kilomètres de Salon-de-Provence, à 15 kilomètres de Miramas, à 32 kilomètres d'Aix-en-Provence, à 46 kilomètres du centre ville de Marseille, à 58 kilomètres d'Avignon, à 78 kilomètres de Nîmes et à 124 kilomètres de Montpellier.

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lançon-Provence
acueill Salon-de-Provence, Pélissanne La Barben
Saint-Cannat
Grans Lançon-Provence Éguilles
Saint-Chamas
Cornillon-Confoux
Berre-l'Étang Coudoux
La Fare-les-Oliviers

Accès[modifier | modifier le code]

En voiture :

En train :

En avion : aéroport de Marseille Provence, puis navette autocars direction Salon, ou taxi (20 kilomètres)

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune est relativement vaste, s'étirant du hameau des 4 termes sur les hauteurs de Coudoux, jusqu'à quelques centaines de mètres du bord de l'étang de Berre, elle est traversée par la chaîne d'Éguilles d'est en ouest sur 10 km. Hormis la partie sud proche de cet étang, le reste de la commune est vallonné, notamment le village où une petite chaine de colline de 2 km appelé "Coste longue" (135 m), traverse la partie orientale du village.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source: Météo France / Station de Salon de Provence

Histoire[modifier | modifier le code]

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Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

De nombreuses traces d'habitat préhistorique ou protohistoriques ont été retrouvées en divers points de la commune de Lançon : Château-Virant, Coudounèu, Sénéguier, Constantine.

Suite à un incendie dans la colline près de la RN 113 (devenue RD 113), les vestiges d'une ferme grenier fortifiée ont été découverts et un important matériel archéologique y a été récolté, sous l'égide du CNRS et confié à la salle du patrimoine de la ville. Ce site est connu d'après la combe qui jouxte ce petit promontoire rocheux : la Coudounéu. Le grenier a été utilisé de -550 avant J.-C.jusqu'à environ - 450 avant J.-C., où il a été détruit par un incendie. Des maquettes ont été réalisées pour reconstituer les lieux avant la destruction et au moment de leur découverte.

Le site de Constantine, lui aussi situé sur la chaîne de La Fare, à quelques kilomètres plus à l'ouest, était un oppidum datant du IIe siècle av. J.-C.. Il offre la particularité d'avoir été abandonné vers + 30 après J.-C., pour être de nouveau occupé à partir de la moitié du Ve siècle de notre ère, à l'époque des invasions barbares. Connu depuis toujours, ce site n'a été l'objet de fouilles à vocation scientifiques qu'à partir du XXe siècle. La dernière campagne a mis au jour un sanctuaire gaulois et une habitation très importante d'une superficie de 700 mètres carrés.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le premier village semble avoir été établi sur le site actuel par la famille des Brussans-Paillol, seigneurs de Lançon, au XIe siècle, époque où les paysans durent se regrouper pour se défendre. Raymond Ier des Baux s'y fit construire un château, dont il reste aujourd'hui encore d'importants vestiges, et lui a légué son blason (« Une étoile à 16 rais d’or sur fond d’azur »). François Ier dota le village d'une nouvelle enceinte, elle aussi encore visible au cœur du vieux village[1]. Mais Lançon ne put se développer réellement qu'après l'assèchement des marais qui occupaient toute la plaine à l'ouest du village, ainsi que les abords de l'étang de Berre. Les cultures vivrières et la vigne s'y sont durablement développées.

Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, la communauté de Lançon adhère à l’Union d'Aix (1382-1387), soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Elle fait même partie des plus fidèles et maintient son soutien même après la reddition d’Aix[2].

Cinq derniers siècles[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIIe siècle, Lançon est un territoire essentiellement producteur d’huile d’olive. Les oliveraies occupent 49 % des terres[3].

Au XXe siècle, Lançon, privé d'industrie, a principalement développé un habitat de maisons individuelles, plus ou moins maîtrisé, sa population étant tributaire en termes d'emplois d'une part de la ville de Salon-de-Provence, d'autre part des zones d'activités du pourtour de l'étang de Berre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Lançon-Provence

Blasonnement :

D'azur à l'étoile de 16 rais d'or[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en provençal est Lançon de Provença (en graphie classique) ou Lançoun de Prouvènço (en graphie mistralienne).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Georges Virlogeux PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 399 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 112 2 209 2 211 2 090 2 060 2 015 1 934 1 906 1 943
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 909 1 996 2 022 1 749 1 663 1 508 1 473 1 325 1 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 285 1 262 1 125 960 947 948 921 1 034 1 428
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 664 2 018 2 743 3 990 6 224 6 688 7 530 7 674 8 399
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête de l'olivier, la vigne et du terroir
  • Festival des Roquilles, est un festival théâtral
  • Foire Artisanale aux Santons
  • Forum Inter-Association, le premier week-end de septembre

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Ier, seigneur des Baux, constructeur du château fort et de sa première enceinte
  • Emmanuel Signoret, poète lyrique qui s'inspira de la ville pour ses poèmes
  • Henry Cat, peintre (1877-1905)
  • Francisco Caravaca, poète espagnol qui vécut à Lançon-Provence jusqu'en 1975
  • André Wolff, (1900-1944), résistant français qui fut exécuté à Signes (Var)

Économie[modifier | modifier le code]

Marché hebdomadaire sur la place du Champ-de-Mars tous les mardis

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Cyr, au sud du village
Le vieux château vu depuis la route de Pélissanne

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b sources : site de la ville de Lançon-Provence et site de l'office de tourisme de Lançon
  2. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes p. 417-418 et p. 419.
  3. Claudine Durbiano, « L'oliveraie provençale, production de qualité et requalification territoriale », Méditerranée, Tome 95, 3-4- 2000. « Dynamiques spatiales des cultures spéciales ». p. 18.
  4. Louis J S. de Bresc, Armorial des communes de Provence, Librairie Bachelin-Deflorenne, Paris,‎ 1866 (lire en ligne)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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