1640

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Cette page concerne l'année 1640 du calendrier grégorien.

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Sommaire

[modifier] Événements

[modifier] Afrique

[modifier] Amérique

[modifier] Asie

  • Épidémies en Chine.
  • L'empereur mongol Güshi Khan de la tribu des Qoshot (Khoshuud ou Kalmouks) envahit le Tibet et vainc le Roi de Tsang.
  • L’empereur de Dzoungarie, Erdeni-Baatour-kongtaïdji, convoque les représentants des 44 khanats mongols au Tarbagataï afin de lutter contre l’expansion Mandchoue. Les décisions de la réunion de Dzoungarie sont enregistrées dans un code, le Tsadjin bitchigh, qui réglemente les relations des khanats mongols et des domaines féodaux. Ce code menace d’une lourde peine le domaine qui ne se porte pas au secours d’un autre domaine menacé. Il renforce le pouvoir de la classe dirigeante sur les arates (peines encourue pour la non restitution des fugitifs), réglemente l’organisation et le recrutement de l’armée et confirme l’hégémonie et les privilèges de l’Église lamaïque.
  • La diplomatie mandchoue s’efforce d’annuler les décisions de la réunion de Dzoungarie. L’empereur mandchou oblige les Khalkha à diviser leur pays en deux parties, le khanat touchetou et le khanat dzasaktou, du nom des dignitaires rivaux qui les dirigent.
  • Les Russes atteignent l’Amour (fleuve) et la Kolyma.
  • Arrivée des premiers colons russes à l’est du lac Baïkal. Les Mongols vendent des chevaux, des chameaux et des moutons pour acheter du blé et des articles manufacturés aux commerçants russes.

[modifier] Proche-Orient

[modifier] Europe

[modifier] Espagne

  • Révoltes dues à la nouvelle politique d’Olivares, inspirée par celle de Richelieu, de centralisation de la Péninsule hispanique en un seul État, un seul royaume des Espagnes: la Castille, épuisée d'hommes et de ressources financières par ses interminables guerres sur plusieurs fronts du continent européen, plongée dans la Guerre de Trente Ans, désire partager finalement ses lourdes responsabilités militaires et financières avec les autres royaumes péninsulaires, qui ont toujours leurs lois et leurs administrations spécifiques et séparées, et s'y refusent absolument. La rébelion éclatera lors des premières levées de troupes imposées hors du royaume de Castille, pour aller combattre dans les différents royaumes des Habsbourg de Madrid en Europe, possessions qui n'offraient pas d'interêt réel aux autres nations espagnoles: Insurrection de la Biscaye, en Navarre, de la Catalogne, en Aragon, (mai) et du Portugal le 1er (décembre).
  • 7 janvier : Salses est reprise aux français.
  • Mai : Début du soulèvement de la Catalogne : Guerra dels Segadors. À Barcelone, l’armée des segadores (moissonneurs), insurgée contre les réquisitions militaires, déferle sur la ville.
  • 7 juin : Le comte de Santa-Colona, vice-roi de Catalogne est tué.
  • 22-23 juillet : Victoire navale française sur la Castille à la bataille de Cadix.
  • 1er décembre : Les Habsbourgs de Madrid sont déposées à Lisbonne de la couronne portugaise qu'ils avaient conquise par les armes en 1581: c'est la fin du rêve centralisateur d'Olivarès, et son rève d'un artificiel royaume d'Espagne devra attendre les Bourbons et le XVIIIe siècle pour se former politiquement et juridiquement, et ne pourra pas y inclure le Portugal et son empire. C'est surtout l'ouverture d'un nouveau front de guerre dans le cadre de la Guerre de Dix Ans, ajout à la guerre de Trente Ans generalisée en Europe, et qui mettra en sandwich militaire ou diplomatique Madrid entre Paris et Lisbonne jusqu'au Traité de Lisbonne de 1668, achevant le déclin castillan, obligé dorénavant à négocier avec Paris au Traité des Pyrénées les "frontières naturelles" des deux états pour essayer inutilement de reprendre le Portugal, en un mouvement de faiblesse militaire et financière qui annonce l'éssor français vers la suprématie en Europe. C'est aussi le début de la disgrâce d'Olivarès à la cour de Castille.
  • 16 décembre : Alliance des insurgés catalans avec la France.
  • 24 décembre : Nouvelles émeutes à Barcelone.
  • Le clergé chez les royaumes des Habsbourg de Madrid possède de 20 à 30% du sol. Philippe IV d'Espagne obtient de la papauté la renonciation de l’Église en ses royaumes à acquérir de nouveau biens fonciers.

[modifier] France

  • Série d’étés froids et humides (1639-1643, 1646-1650). Vendanges tardives.
louis de Louis XIII

[modifier] Iles britanniques

[modifier] Portugal

  • 1er décembre : le Portugal se soulève contre Olivarès et ses récents desseins d'anéantissement de son indépendance politique administrative et economique jurée par Philipe Ier de Habsbourg lors de son aclamation à Tomar em 1581, et detrône les Habsbourgs, comptant avec l'aide militaire promise de Richelieu, qui s'est réduite pourtant au plan diplomatique. Un complot des fidalgos de la plus haute aristocratie portugaise, dite les 40 Conjurés, s’empare du palais royal à Lisbonne, et emprisonnent la vice-reine Marguerite de Mantoue et ses ministres et sécretaires d'État. Le principal de ses conseillers, le portugais Miguel de Vasconcelos, caché dans une armoire, est tué sur le coup, et jeté par la fenêtre du palais au peuple en délire. Une majestueuse procession conduite par l'archevêque de Lisbonne, Dom Rodrigo da Cunha, conduisit le même jour le peuple et les aristocrates à la cathédrale, pour un solemnel Te Deum, en action de grâces. Les troupes castillanes et portugaises en place n'offrent pas de résistance et rendent le châteaufort et les bastions autour de Lisbonne au nouveau pouvoir. La couronne est dévolue joyeusement et sans coup férir dans tout le royaume au Duc de Bragance, sous peine de création d'une République en cas de refus de celui-ci.
Acclamation constitutionnelle publique sur estrade de Jean IV de Portugal, au balcon de la cour du Palais Royal de Ribeira, après avoir juré les lois du royaume, à Lisbonne, le 15 décembre 1640
  • 15 décembre : Le prince Jean II, duc de Bragance, déjà roi depuis le premier Décembre, comme petit-fils héritier de la dernière infante portugaise issue par les mâles d'Emmannuel Ier, Catherine, Infante de Portugal, duchesse de Bragance par son mariage, arrive a Lisbonne venu de son palais à Vila Viçosa, et est officiellement aclamé roi selon la coutume constitutionelle portugaise, sous le nom de Jean IV (Dom João IV , fin de règne en 1656). Il convoquera dès le mois suivant les Trois États des royaumes portugais pour ratifier son élection, et préparer le pays à la guerre en Europe, en plus de celles déjà en cours en Asie, en Afrique et en Amérique avec les Hollandais, les Français, et les Anglais, ennemis des rois Habsbourg déposés.
  • Les Hollandais s’emparent des places portugaises de Guinée. Le Continent Portugais et les îles européennes, les Açores et Madère, aclament eux aussi le nouveau roi du Portugal, sauf la ville d'Angra do Heroísmo qui ne sera totalement délivrée des troupes castillanes que l'année suivante. Macao n'avait jamais reconnu les Habsbourg comme rois de Portugal, et rentre dans la couronne Portugaise dès 1641, la même année que tout le reste de l'empire Portugais (Brésil, Angola, Cap Vert, Mozambique, Inde portugaise, Ceylan, Timor, etc.), aclame avec bonheur Jean IV, sauf le Maroc Portugais où la place de Ceuta, très proche géographiquement de la Castille, et très dependante d'elle pour sa défense militaire, et son apprivisionement de nourriture, décide de rester castillane.
  • Jean IV de Portugal est appuyé sur le trône par les jésuites, mais au début pas par le Saint Office, qui doit mettre pour quelque temps un frein à ses activités aux royaumes portugais et dans les inquisitions de l'empire, à São Salvador da Bahia et à Goa.

[modifier] Science & technique

Planche de Theatrum botanicum, John Parkinson

[modifier] Religion

[modifier] Art & culture

  • La Compagnie de Jésus compte 521 collèges en Europe, accueillant environ 150 000 élèves.

[modifier] Naissances en 1640

[modifier] Décès en 1640

[modifier] Notes et références

  1. Fleurs séfarades, de Denis Aboab
  2. Revue historique, de Gabriel Monod, Charles Bémont, Sébastien Charléty, Pierre Renouvin
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