Lurs

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Lurs
Village de Lurs
Village de Lurs
Blason de Lurs
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Peyruis
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Patrick André
2014-2020
Code postal 04700
Code commune 04106
Démographie
Gentilé Lursiens
Population
municipale
379 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 14″ N 5° 53′ 23″ E / 43.9705555556, 5.8897222222243° 58′ 14″ Nord 5° 53′ 23″ Est / 43.9705555556, 5.88972222222  
Altitude Min. 340 m – Max. 621 m
Superficie 22,48 km2
Localisation

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Lurs est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le nom des habitants de Lurs est Lursiens[1],[2].

Note : on prononce « Lurse ». Lurs n'est donc pas homophone de Lure.

Lurs a reçu le label « village et cité de caractère ».

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Lurs et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Vue du village

Les communes limitrophes de Lurs sont Ganagobie, Les Mées, Oraison, La Brillanne, Pierrerue et Sigonce.

Le village est perché à 612 m d’altitude, sur un site inscrit[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

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Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[4] :

  • la nappe de Digne à l'est[5], au niveau du lobe de Valavoire[6] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance à l’est, dans la vallée ;
  • le Plateau de Valensole à l’est, outre-Durance : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Lurs est soumise à un climat méditerranéen d'intérieur, très semblable à celui que l'on trouve dans le reste de la Provence à basse altitude. Les hivers sont frais, avec des gelées fréquentes, tandis que les étés sont très chauds et secs, avec quelquefois des orages.

Lurs n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle d’Oraison [7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Durance.

La commune est traversée par le Lauzon[8] et le Buès. La Durance[9] borde la commune à l'est, C'est une rivière dite « capricieuse » et autrefois redoutée pour ses crues (elle était appelée le 3e fléau de la Provence[10]) aussi bien que pour ses étiages, la Durance est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne à la morphologie bien particulière.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 656 ha de bois et forêts, soit 29 % de sa superficie[1].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Peyruis auquel appartient Lurs est en zone 2 (sismicité moyenne) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[11], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[12]. La commune de Lurs est également exposée à trois autres risques naturels[12] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de la Durance) ;
  • mouvement de terrain : plusieurs versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[13].

La commune de Lurs est de plus exposée à deux risques d’origine technologique :

  • risque de rupture de barrage : en cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance serait menacée par l’onde de submersion[14] ;
  • risque lié au transports de matières dangereuses, par rail, route et canalisations. Il s’agit du transport de matières premières à destination ou de produits finis en provenance des usines Arkema de Saint-Auban[15] :

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune n’existe pas, mais un plan des surfaces submersibles existe depuis 1961[18] et le Dicrim existe depuis 2010[19].

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle en 2003 pour effondrement de terrain[12]. En 1992, un poids lourd se renverse lors d’un accident de la circulation, sur l’autoroute A51 : 9000 litres de produits chimiques dangereux fuient dans la nature, une partie aboutissant dans la Durance[15]. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[20] :

  • le séisme du 23 février 1887, d’une intensité ressentie à Lurs de VII et dont l’épicentre était situé à Bussana Vecchia[21],
  • du 30 septembre 1937, avec une intensité de VI et un épicentre situé à Lurs même[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 964, sous la forme castri de Lurs. Selon Charles Rostaing, le nom est créé sur la racine oronymique (qui désigne une montagne) préceltique *Lor-, et qui serait probablement antérieure aux Gaulois[23],[24],[25] ; selon Ernest Nègre, le nom dérive d’un nom propre romain, Lurius[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les hommes ont fréquenté le territoire de Lurs dès le Paléolithique moyen[27]. Des sites chalcolithiques ont également été découverts[28].

Sur la commune, les archéologues ont fouillé deux habitats néolithiques. Aux Clavelles, sur le chantier de l’autoroute A51, un habitat néolithique, proche de la grotte de l’Église à Baudinard, a été mise au jour. Cinq tombes néolithiques témoignent d’un « accident de parcours » : trois tombes sont celles d’enfants (de 2 à 8 ans) morts les uns après les autres, à quelque temps d’écart ; les deux autres sont celles d’adultes (15/18 et 20/25 ans), et sont encore postérieures[29]. Une nécropole gallo-romaine a aussi été découverte[30].

Dans l’Antiquité, le territoire de Lurs fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[31].

Une mutatio, relais sur la voie domitienne, importante voie romaine entre l'Italie et l'Espagne, était établi sur le site actuel de la chapelle et du château de Notre-Dame-des-Anges. L'abondance des preuves toponymiques, épigraphiques et archéologiques permet de savoir avec certitude que la ville antique d'Alaunium se situait à cet endroit, même sans fouilles approfondies[32].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[33]. À cette époque, il est possible que la chapelle Saint-Martin, en contrebas à l'ouest de la colline, ait été le centre d'un habitat[34].

La communauté est citée pour la première fois dans les chartes au IXe siècle, sous son nom actuel[3], à proximité du relais gallo-romain, Alaunium (actuellement Notre-Dame-des-Anges). La tradition attribue sa fondation à Charlemagne, en 812-814, qui en aurait fait don à l’évêque de Sisteron Jean II[35]. La frontière avec la communauté voisine de La Brillanne reste fixée sur le sommet de la colline du Pied d'Aulun, important repère visuel dans le paysage, et qui fut le siège d'un culte à l'époque gauloise, selon un processus courant[36].

Les évêques de Sisteron sont propriétaires du village depuis au moins le IXe siècle[37], où ils ont leur résidence d’été, et y sont princes de Lurs[réf. souhaitée]. Le château, construit au Xe siècle, est pris par les vicomtes de Nice, qui le conservent jusqu’à la fin du XIe siècle[réf. nécessaire]. Alix de Forcalquier cède la moitié du château aux évêques en 1110 ; Tiburge d'Orange rend la seconde moitié du château dans les années 1125-1145[38]. Appartenant aux évêques, la communauté ne payait pas la queste aux comtes de Provence (puis à leurs successeurs, les rois de France) jusqu'à la Révolution[39].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le château est pris lors des trois sièges qu’il subit au cours des guerres de religion.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La société patriotique de la commune y est créée assez précocement pendant l’été 1792[40].

Lurs est chef-lieu du canton de Lurs pendant la décennie révolutionnaire, avant d’être rattaché au canton de Forcalquier (1801), puis à celui de Peyruis (1802)[41].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 22 habitants de Lurs sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[42].

Comme de nombreuses communes du département, Lurs se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[43]. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[44]. Lurs commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[45].

Un siècle après la résistance au coup d’État de 1851, pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemands, et notamment les voies de communication. Disposant du soutien de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes[46]. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban[47], franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau[48]. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et villages sur son passage, dont Lurs, se contentant toutefois de passer en contrebas du village[49].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Lurs. Plusieurs dizaines d’hectares produisaient un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[50].

C'est dans cette commune que s'est déroulée l’affaire Dominici survenue en 1952.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[51]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Richard lafond a été réélu conseiller municipal avec le sixième total de 213 voix, soit 81,30 % des suffrages exprimés. La participation a été de 80,62 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[52].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires de Lurs depuis 1945[53]
Période Identité Étiquette Qualité
1942 1965 Henri Estoublon    
1965 1967 Albert Bergier    
1967 1977 Roger Levy    
1977 2001 Jeanine Curnier[54],[55] Extrême-droite  
mars 2001[56],[57] 2014 Richard Lafond[58],[55]    
mars 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Patrick André[59]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Lurs fait partie de la Communauté de communes du Pays de Forcalquier et Montagne de Lure. Elle a adhéré en 2010 à la charte du Parc Naturel Régional du Luberon.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Lurs est une des quatre communes du canton de Peyruis, qui totalise 3 920 habitants en 2008. Le canton a fait partie de l'arrondissement de Forcalquier depuis 1801 et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Lurs fait partie du canton de Peyruis depuis 1802, après avoir fait partie du canton de Lurs de 1793 à 1801 et du canton de Forcalquier de 1801 à 1802[41]. La commune fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[60].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Lurs en 2009[61]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 3,21 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 14,68 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 33,92 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 20,80 % 10,80 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[62]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Lurs comptait 379 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Lurs). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1540 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
80 maisons 774 965 971 1 028 1 032 1 236 1 224 1 131 1 113
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
976 983 952 903 902 804 741 829 700 684
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
709 717 607 530 435 417 363 379 362 311
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2011 - -
305 275 284 320 347 388 370 379 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[37], EHESS[41], Insee à partir de 1968[63],[64],[65],[63])


L’histoire démographique de Lurs est marquée par une période d’« étale » où la population reste stable à un niveau élevé. Cette période, courte, dure de 1831 à 1846. Elle est suivie d’un mouvement de diminution de longue durée. En 1911, la commune avait perdu la moitié de sa population de 1831[66]. Le mouvement s’est poursuivi jusqu’aux années 1970 (en 1975, la population de Lurs représente 22 % de celle de 1831). Depuis une quarantaine d’années, la population s’est remis à croître.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire publique[67],[68]. Ensuite, les élèves sont affectés au collège du Docteur-JMG-Itard à Oraison[69],[70]. Puis les élèves sont dirigés vers les lycées de Manosque[71], soit le lycée polyvalent Les Iscles[72], soit le lycée Félix-Esclangon[73].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année au mois d'août depuis 1955, le village accueille les rencontres internationales de Lure — du nom de la montagne voisine — : observatoire, carrefour et forum de passionnés de la communication visuelle (typographie, graphisme…)

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 691 €, ce qui plaçait Lurs au 14 017e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[74].

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 163 personnes, dont 14 chômeurs[75] (17 fin 2011[76]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (55 %)[77] et travaillent majoritairement hors de la commune (55 %)[77].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les champs de fleurs forment de grandes bandes de couleurs vives.
Champs de fleurs sur la colline de Lurs

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 23 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et quatre emplois salariés[78].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 39 en 2010. Il était de 57 en 2000[79], de 55 en 1988[80], soit une perte de 31 % des exploitations en dix ans. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les cultures permanentes : arboriculture dont olivier et arbres à fruits (plus de la moitié des exploitants). Les grandes cultures et la polyculture caractérisent la majorité des autres exploitations[79]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a légèrement augmenté, de 989 à 1 021 ha[80], avant de diminuer lors de la dernière décennie, mais reste à un niveau élevé, à 865 ha[79].

Labels[modifier | modifier le code]

Les agriculteurs de la commune de Lurs ont droit à trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC), dont le banon, et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (petit épeautre, miel de Provence, agneau de Sisteron)[81].

Parmi ces labels, ceux concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[50].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles. Le terroir de la commune est toutefois situé en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. L’oliveraie de Lurs colonise donc les versants favorables, et avoisinait les 100 hectares au début du XIXe siècle. Actuellement, elle compte actuellement plus de 10 000 pieds exploités[82]. L’huile produite à partir des olives récoltées dans la commune bénéficie des AOC huile d’olive de Provence et huile d’olive de Haute-Provence[81].

Productions[modifier | modifier le code]

La culture de l’olivier est une des principales de la commune. La production d’huile d’olive était importante jusqu’au début du XXe siècle (avec 13 000 pieds), puis a connu un déclin relatif, moins important que dans le reste du département. Il restait 10 500 pieds en 1994[83]. Le renouveau de l’oliveraie, à partir des années 1990 a été subventionné par le ministère de l'Agriculture[84]. Outre son rôle économique, l’oliveraie peut aussi jouer un rôle de limitation des incendies de forêt, en tenant le rôle de pare-feu[85].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 13 établissements, employant 5 salariés[78].

Un des sept moulins à huile du département se trouve à Lurs : privé, il a un aspect patrimonial[86].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 35 établissements (avec sept emplois salariés), auxquels s’ajoutent les cinq établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant sept personnes[78].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est d’une importance moyenne pour la commune, avec plus entre un et cinq touristes accueillis par habitant[87], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[88]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[93] : au nombre de 85, elles représentent plus du quart des logements. Parmi les résidences secondaires, six possèdent plus d’un logement[90],[94].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Pont romain sur le Buès, classé monument historique en 1963[95]. Il est situé entre la commune de Lurs et celle de Ganagobie, sur la voie Domitienne (Via Domitia) reliant Rome à l’Espagne.
  • Autres vestiges romains : aqueduc, villas
  • Tour de l’Horloge (cloche de 1499)
  • Moulin à huile
  • Ancienne glacière
  • Théâtre en plein air
  • Centre international d’études graphiques

La maison la plus ancienne peut dater du XIVe ou du XVe siècle[96]. De nombreuses maisons du XVIIIe siècle offrent une façade agréable ou présentent une construction d’excellente qualité[97]. Sur le Lauzon, se trouve un ancien moulin à eau[98]. Sur le Lauzon également, le pont de Monnesargues est cité par Barruol, Autron et Ursch[99]. Enfin, le pont de l’A51 au-dessus de la voie ferrée Grenoble-Marseille, long de 187 mètres (portée maximale : 63,2 mètres), est le premier pont construit en France associant les techniques de construction avec éléments en béton préfabriqués, et béton précontraint. Le pont a été construit en posant des poutres d’acier sur les piles ; le tablier est formé de hourdis de béton préfabriquées ; ces éléments de béton sont ensuite précontraints par des câbles d’acier. Il a été mis en service en 1988[100].

Art religieux[modifier | modifier le code]

Le palais épiscopal est en ruines (il a été abandonné après la Révolution française, après avoir dévasté[101]. L’ancien petit séminaire de l’évêché de Sisteron, créé dans les années 1680, se trouve à l’entrée du village[102].

Chapelle Notre-Dame-des-Anges[modifier | modifier le code]

L’église la plus importante est celle de Notre-Dame-des-Anges, construite au XIIe siècle au milieu du site de la ville romaine d’Alavinum[103]. Des miracles ayant eu lieu, elle abandonne son ancien nom de Notre-Dame d’Aulun pour celui de Notre-Dame des Anges[104]. Dans son état actuel, elle est construite entre 1662 et 1674 comme chapelle du couvent des récollets. Au XVIIIe siècle, elle est augmentée de six chapelles latérales voûtées d’ogives de type archaïque pour cette époque[105], puis subit d’importantes réparations au début des années 1750[103]. La nef est voûtée en berceau surbaissé. Elle est éclairée par six baies, trois sur le mur nord et trois sur le mur sud. Le clocher en tour carré est construit à l’angle du chœur[106]. Le chœur est construit en hauteur, au-dessus d’une crypte qui s’étend au-delà des limites de la chapelle actuelle[103]

Cependant, cette chapelle est construite sur une bien ancienne, qui peut remonter au XIe siècle[103]. Le domaine de Notre-Dames-d’Olon (Alaunium) appartenait à l’évêque de Sisteron, qui l’échange au milieu du XIIe siècle avec les Templiers contre La Brillanne[35].

Elle fait l’objet d’un pèlerinage après la Peste noire. En 1660, la Vierge Marie est apparue miraculeusement, et la chapelle est agrandie l’année suivante. C’est un monument historique inscrit depuis le 13 janvier 1997[107]. Elle contient de nombreux ex-voto classés au titre objet[108].

L’autel de la Vierge, en bois doré et peint, date du XVIIIe siècle et est classé[109],[110]. Le tableau de sainte Delphine (il porte l’inscription sainte Dauphine), date du XVIIe siècle et est classé au titre objet[111],[112].

La chapelle abrite les sépultures des évêques de Sisteron, avec leurs gisants, dont certains ont fait l’objet d’un classement :

  • celui de Pierre François Lafiteau (mort en 1764)[113] ;
  • le gisant d’Antoine Arbaud de Bargeron, évêque au XVIIe siècle[114].

La crèche compte 17 santons de carton-pâte, daté d’entre 1855 et 1895[115],[116]. Enfin, deux plats de quête en cuivre datant du XVIe siècle sont classés, dont un portant des inscriptions gothiques, et l’autre représentant saint Georges tuant le dragon[117].

Autres édifices religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame-du-Plan, à l’écart de Lurs en allant vers Sigonce, est construite à la fin du XIIe. Elle est l’objet d’importants travaux en 1850 et 1880. Le pèlerinage ancien se maintient[118].

L’église paroissiale de l’Invention de la Sainte-Croix, daterait du début du XVe siècle[37] ou du XVIe siècle, malgré son aspect très archaïque[119].

La chapelle Notre-Dame-de-Vie est placée au bout du chemin de croix dit promenade des Évêques marqué par quinze oratoires, sur la colline du village[35]. Construite en 1552, elle est relevée en 1662 après avoir été saccagée pendant les guerres de religion. En 1864, on lui ajoute un clocher-mur et un porche néo-classique assez inattendu, avec deux colonnes. Une statue de la Vierge en bois polychrome fait partie du mobilier de la chapelle[120].

Une des cloches de la commune (Raymond Collier ne précise pas laquelle) date de 1499[121].

La chapelle Saint-Martin, du XIIe siècle est transformée en grange[35]. La chapelle Saint-Michel est au cimetière[35], au sud du village. Construite une première fois au Xe siècle, elle est agrandie au XVIe siècle[122], mais la façade ogivale particulière date du XIXe siècle[120].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Lurs.svg

Blasonnement :
parti d'azur à un lion d'or et d'argent à une aigle à deux têtes le vol abaissé de sable chargé sur son estomac d'une fasce alaizée d'or surchargée de cinq trèfles de sinople[123].

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

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  5. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  6. La Nappe de Digne et les structures connexes,par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
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  9. « Cours d'eau : rivière la Durance (X---0000) », le site du service d’administration national des données et référentiels sur l’eau (SANDRE)
  10. La tradition provençale dit que les deux premiers étaient le mistral et le Parlement d'Aix
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  12. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 31 juillet 2012.
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  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88.
  15. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 74.
  16. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
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  18. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96.
  19. Document en ligne, base Dicrim, consultée le 31 juillet 2011.
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  22. BRGM, « fiche 40140 », Sisfrance, consultée le 31 juillet 2012.
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  24. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire.
  25. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 29-30.
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  30. Muller et allii, op. cit., p. 20.
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  32. Guy Barruol, « Le Pays de Forcalquier à l'époque romaine », in Alpes de lumière, Musée de Salagon, Archéologie au pays de Forcalquier : radioscopie d'un terroir rural, Mane (Salagon, 04300) : les Alpes de lumière, 1990, catalogue d'exposition, Mane, été 1990 ; collection « Les Alpes de lumière » (ISSN 0181-4643) no 103, (ISBN 2-906162-159), p. 43.
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  39. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 21.
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  63. a et b « Résultats du recensement de la population - Lurs », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
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  66. Christiane Vidal, « [Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle.] », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 287.
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  82. Réparaz, op. cit., p. 58.
  83. Claudine Durbiano, « L'oliveraie provençale, production de qualité et requalification territoriale », Méditerranée, Tome 95, 3-4- 2000. « Dynamiques spatiales des cultures spéciales ». p. 19.
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  94. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
  95. Arrêté du 1er octobre, « Notice no PA00080412 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 23 août 2008.
  96. Raymond Collier, op. cit., p. 358.
  97. Raymond Collier, op. cit., p. 366.
  98. Raymond Collier, op. cit., p. 431.
  99. Cité dans Philippe Autran, Guy Barruol, Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006
  100. Serge Montens, Les plus beaux ponts de France, Paris, Bonneton, 2001, (ISBN 2-86253-275-4), p. 84.
  101. Raymond Collier, op. cit., p. 244.
  102. Raymond Collier, op. cit., p. 436.
  103. a, b, c et d Raymond Collier, op. cit., p. 57.
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  105. Raymond Collier, op. cit., p. 187-188 et 213.
  106. Raymond Collier, op. cit., p. 213.
  107. Arrêté du 13 janvier 1997, « Notice no PA04000011 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 23 août 2008.
  108. liste des notices de la Base Palissy, consultée le 14 novembre 2008.
  109. Arrêté du 14 janvier 1966, « Notice no PM04000190 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 12 novembre 2008.
  110. Raymond Collier, op. cit., p. 471-472.
  111. Arrêté du 14 janvier 1966, « Notice no PM04000191 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 14 novembre 2008.
  112. Raymond Collier, op. cit., p. 479.
  113. Arrêté du 14 janvier 1966, « Notice no PM04000189 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 12 novembre 2008.
  114. Arrêté du 14 janvier 1966, « Notice no PM04000188 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 12 novembre 2008.
  115. Arrêté du 23 septembre 1986, « Notice no PM04000197 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 12 novembre 2008.
  116. Raymond Collier, op. cit., p. 532.
  117. Arrêté du 11 décembre 1980, « Notice no PM04000195 », base Palissy, ministère français de la Culture et « Notice no PM04000194 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultées le 12 novembre 2008.
  118. Raymond Collier, op. cit., p. 140.
  119. Raymond Collier, op. cit., p. 180.
  120. a et b Serge Panarotto, Chapelles de Provence : chapelles rurales et petits édifices religieux, Édisud, Aix-en-Provence, 2007, collection « Patrimoines », (ISBN 978-2-7449-0817-0), p. 57.
  121. Raymond Collier, op. cit., p. 529.
  122. Jean-Christophe Labadie, Des Anges, Musée départemental d’art religieux, catalogue de l’exposition à la cathédrale Saint-Jérôme (5 juillet-30 septembre 2013), 2013, (ISBN 978-2-86004014-3), p. 31.
  123. Banque du Blason

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]