Crestet
| Crestet | ||
Le village et son château |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Vaucluse | |
| Arrondissement | Arrondissement de Carpentras | |
| Canton | Canton de Vaison-la-Romaine | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Pays Vaison Ventoux | |
| Maire Mandat |
Georgette Guintrand 2008-2014 |
|
| Code postal | 84110 | |
| Code commune | 84040 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Crestelains, Crestelaines | |
| Population municipale |
458 hab. (2010) | |
| Densité | 40 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 300 m (min. : 199 m) (max. : 567 m) | |
| Superficie | 11,48 km2 | |
| Localisation | ||
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Crestet est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Une commune de l'Ardèche s'appelle également Le Crestet.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Accès et transports [modifier]
La commune de Crestet est située au sud de la Route Départementale 938, entre Vaison-la-Romaine et Malaucène. L'autoroute la plus proche est l'autoroute A7, sortie n° 21 Orange centre.
Crestet est désservie par la ligne 11 de TransVaucluse (Vaison-la-Romaine - Carpentras). Un arrêt unique se situe au niveau de la mairie[1].
Communes limitrophes [modifier]
Sismicité [modifier]
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[2].
Hydrographie [modifier]
Crestet est arrosé par l'Ouvèze[3], ainsi que d'autres ruisseaux, qui l'alimente, notamment le Groseau[4].
Climat [modifier]
La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout exceptionnel :
- Le mistral assainit le vignoble
- La saisonnalité des pluies est très marquée
- Les températures sont très chaudes pendant l'été.
Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[5].
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 6 | 7,5 | 11 | 13 | 17,5 | 21 | 23 | 23 | 19,5 | 15,5 | 9 | 6,5 | 14,3 |
| Température moyenne (°C) | 2 | 3 | 6 | 8 | 12 | 15 | 18 | 18 | 14 | 11 | 6 | 3 | 9,7 |
| Température maximale moyenne (°C) | 10 | 12 | 16 | 18 | 23 | 27 | 30 | 30 | 25 | 20 | 13 | 10 | 19,5 |
| Précipitations (mm) | 36,5 | 23,3 | 24,9 | 42,7 | 45,6 | 25,4 | 20,9 | 29,1 | 65,8 | 59,8 | 52,8 | 34 | 460,6 |
| Record de froid (°C) (année du record) |
-13,4 (1985) |
-14,5 (1956) |
-9,7 (2005) |
-2,9 (1970) |
1,3 (1979) |
5,7 (1984) |
9,0 (1953) |
8,3 (1974) |
3,1 (1974) |
-1,1 (1973) |
-5,4 (1952) |
-14,4 (1962) |
|
| Record de chaleur (°C) (année du record) |
20,3 (2002) |
23,0 (1960) |
27,2 (1990) |
30,7 (2005) |
34,5 (2001) |
38,1 (2003) |
40,7 (1983) |
42,6 (2003) |
35,1 (1966) |
29,6 (1985) |
24,6 (1970) |
20,2 (1983) |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|
10
6
36.5
|
12
7.5
23.3
|
16
11
24.9
|
18
13
42.7
|
23
17.5
45.6
|
27
21
25.4
|
30
23
20.9
|
30
23
29.1
|
25
19.5
65.8
|
20
15.5
59.8
|
13
9
52.8
|
10
6.5
34
|
| Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm) | |||||||||||
Selon Météo-France, le nombre par an de jours de pluies supérieures à 2,5 litres par mètre carré est de 45 et la quantité d'eau, pluie et neige confondues, est de 660 litres par mètre carré. Les températures moyennes oscillent entre 0 et 30° selon la saison. Le record de température depuis l'existence de la station de l'INRA est de 40,5 °C lors de la canicule européenne de 2003 le 5 août (et 39,8 °C le 18 août 2009) et -12,8 °C le 5 janvier 1985. Les relevés météorologiques ont lieu à l'Agroparc d'Avignon.
- Le mistral
Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut aller au-delà des 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne[6]. Le tableau suivant indique les différentes vitesse du mistral enregistrées par les stations d'Orange et Carpentras-Serres dans le sud de la vallée du Rhône et à sa fréquence au cours de l'année 2006. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras[7].
Légende : « = » : idem à la normale ; « + » : supérieur à la normale ; « - » : inférieur à la normale.
| Jan. | Fev. | Mars. | Avril. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Dec. | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Vitesse maximale relevée sur le mois | 96 km/h | 97 km/h | 112 km/h | 97 km/h | 94 km/h | 100 km/h | 90 km/h | 90 km/h | 90 km/h | 87 km/h | 91 km/h | 118 km/h |
| Tendance : jours avec une vitesse > 16 m/s (58 km/h) |
-- | +++ | --- | ++++ | ++++ | = | = | ++++ | + | --- | = | ++ |
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Le territoire actuel du Crestet dépendait de la confédération des Voconces[8]. Sur celui-ci ont été exhumés, lors de fouilles, un autel aux Nymphes Percenes, une stèle, un cippe funéraire épigraphique au quartier de Chabrières et des tombes à mobilier sur celui de Pabas[9].
Moyen Age [modifier]
En conflit ouvert avec l'évêque de Vaison, Raymond de Toulouse, comte de Provence, attaqua et détruisit le siège épiscopal contraignant le prélat à se réfugier au Crestet où il possédait château. Puis il assiègea celui-ci et s'en empara en 1189 Jules Courtet, op. cit., p. 153. L'évêque fut contraint de chercher refuge au château d'Entrechaux[9].
L'affaire n'en resta pas là. Les troupes épiscopales ayant brûlé le château comtal et massacré la garnison, par deux fois, Raymond VI, en 1238, puis Raymond VII, en 1251, attaquèrent le palais épiscopal de Vaison. L'évêque se réfugiea à nouveau au Crestet et décide d'y rester[8].
Renaissance [modifier]
Au cours du mois de juillet 1563, les religionnaires assiègèrent le Crestet avec 1 500 fantassins, 500 cavaliers et quatre canons. Ils se heurtèrent à une défense organisée (grêle de balles, jets de pierres et de pots à feu). Les assaillants laissèrent sur le terrain 150 morts et se retirèrent avec 300 blessés. Ils décidèrent à nouveau de recommencer en 1574, alors que Henri III séjournait à Avignon et réussirent à s'emparer du château de l'évêque par escalade[10].
Les prélats de Vaison, guerre finie, retournèrent dans leur cité épiscopale en 1585[11].
Période moderne [modifier]
Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, se développa sur la commune une industrie liée à l'argile (tuilles et briques)[12].
Période contemporaine [modifier]
À partie de 1930, René Durieux, un sculpteur installé au Crestet, exposa certaines de ses œuvres dans les rues de son village. Les plus célèbres furent un Bacchus, aujourd'hui volé, et une Cérès. Le village abrite le Centre régional d'Art et de Sculpture[11].
Pour permettre la liaison ferroviaire entre Orange et Le Buis, le Pont du Moulin est construit en 1905. La voie ferrée fonctionna jusqu'en 1953.
Son vignole produit des Ventoux AOC[11].
Toponymie [modifier]
Crestum : 1243, castrum Crestii : 1300, forme masculine et dialectale du français crête, s'applique à une arête rocheuse[13].
Héraldique [modifier]
|
Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'azur à la tour d'or, ouverte du champ, maçonnée de sable, accostée des lettres C et R capitales aussi d'or.[14] |
Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La commune fait partie de la Communauté de communes Pays Vaison Ventoux, qui fait elle-même partie du Syndicat mixte d'aménagement de l'Aygues et du Syndicat mixte d'aménagement du bassin de l'Ouvèze (SIABO).
Fiscalité [modifier]
| Taxe | part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 6,60 % | 0,00 % | 7,55 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 9,80 % | 0,00 % | 10,20 % | 2,36 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 29,00 % | 0,00 % | 28,96 % | 8,85 % |
| Taxe professionnelle (TP) | 00,00 % | 16,98 % | 13,00 % | 3,84 % |
La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 458 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Agriculture [modifier]
Le vignoble produit de vins classés en Ventoux (AOC). Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays de la Principauté d'Orange
Tourisme [modifier]
Tourisme viticole (caves de dégustation) et tourisme de randonnées (plusieurs circuits pédestres et vélo à proximité). On trouve sur la commune plusieurs gîtes et chambres d'hôtes qui permettent l'accueil des touristes.
Équipements ou Services [modifier]
Transports urbains [modifier]
Éducation [modifier]
La commune dispose d'une école primaire publique avec une classe unique[18], ensuite les élèves sont affectés au Collège Joseph d'Arbaud à Vaison la Romaine[19], puis vers le lycée Jean-Henri Fabre à Carpentras.
Sports [modifier]
La commune compte une amicale de bouliste, ainsi qu'un tennis club.
Santé [modifier]
On trouve sur la commune voisine de Vaison-la-Romaine :
- un centre médico-social (rue Laënnec) avec des consultations PMI, le planning familial, etc.,
- des médecins généralistes, dentistes, un cabinet de radiologie et d'échographie, plusieurs pharmacies,
- deux maisons de retraite et un foyer logement,
- un centre hospitalier muni d'un service d'urgences et où quelques spécialistes assurent des consultations externes.
Vie locale [modifier]
Culte [modifier]
La construction de l'église du village date de 890. Elle est réaménagée par l'ajout de 3 chapelles, en 1380, 1495 et 1563. Elle n'est dédié à Saint Sauveur qu'en 1760.
Écologie et recyclage [modifier]
La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de communes Pays Vaison Ventoux.
Il existe une déchèterie à l'entrée de Vaison la Romaine et une décharge à gravats à Villedieu[20].
Lieux et monuments [modifier]
- Le Château du IXe siècle
- L'église Saint Sauveur
- Chapelle de l'Annonciade, du XVIe siècle
Personnalité liées à la commune [modifier]
- Jacques Cortès, évêque de Vaison, mort et enterré au Crestet en 1570 Jules Courtet, op. cit., p. 153.
- René Durieux, sculpteur.
- Charley Schmitt, historien du village et de son environnement.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- liste des lignes de bus de TransVaucluse
- Zonage sismique règlementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
- Fiche de l'Ouvèze sur le site du SANDRE
- Fiche du Groseau sur le site du SANDRE
- La climatologie du Vaucluse.
- Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948 ; réédité par Météo-France en 2003.
- Source : Services techniques d'Inter Rhône à Avignon Données météorologiques concernant l'année 2006 [PDF]
- Jean-Pierre Saltarelli op. cit., p. 145
- Robert Bailly, op. cit., p. 161
- Jules Courtet, op. cit., p. 153
- Jean-Pierre Saltarelli op. cit., p. 146
- Jules Courtet, op. cit., p. 152
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1763.
- Armorial du Comtat Venaissin
- Impots locaux à Crestet, taxes.com
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Enseignement publique primaire en Vaucluse
- Carte scolaire du Vaucluse
- infos-pratiques sur le site de la mairie de Séguret, aussi membre de la communauté de communes Pays Vaison Ventoux
Bibliographie [modifier]
- Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986 (ISBN 2903044279)
- Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997 (ISBN 284406051X)
- Charley Schmitt, Le Crestet, village vauclusien (Mieux connaître Crestet, village vauclusien), C. Schmitt, 1997 (ISBN 2950660150)
- de Diane Sutherland et Jon Sutherland, The Secrets of Provence (en anglais), Star Fire, 2008 (ISBN 978-1847863089)
