Lafare

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Lafare
Image illustrative de l'article Lafare
Blason de Lafare
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Canton Beaumes-de-Venise
Intercommunalité Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin
Maire
Mandat
Jean-Paul Anres
2008-2014
Code postal 84190
Code commune 84059
Démographie
Gentilé Farisiens, Farisiennes
Population
municipale
113 hab. (2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 52″ N 5° 03′ 08″ E / 44.1477777778, 5.0522222222244° 08′ 52″ Nord
       5° 03′ 08″ Est
/ 44.1477777778, 5.05222222222
  
Altitude 150 m (min. : 129 m) (max. : 528 m)
Superficie 4,54 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vaucluse

Voir sur la carte administrative du Vaucluse
City locator 14.svg
Lafare

Géolocalisation sur la carte : Vaucluse

Voir sur la carte topographique du Vaucluse
City locator 14.svg
Lafare

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lafare

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lafare

Lafare est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Sommaire

Géographie [modifier]

La route départementale 90 qui vient du sud est une petite route sinueuse qui escalade la montagne pour permettre l'accès au village puis continue son chemin vers la commune voisine de Suzette. À noter aussi la route départementale 90a qui va à l'est vers La Roque-Alric.

Géologie [modifier]

La chaîne des Dentelles de Montmirail est la partie la plus occidentale du massif des Baronnies et constitue la première avancée des Alpes dans la vallée du Rhône. il s'agit d'une série de dalles rocheuses du Tithonien (Jurassique) reposant sur des sols calcaires.

Les Dentelles de Montmirail, près de Lafare

Sismicité [modifier]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de Carpentras auquel appartient la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Hydrographie [modifier]

La Combe à Lafare

Lafare est arrosée par une rivière qui a la particularité d'être salée : la Salette, ainsi que par un de ses affluent, La Combe.

Climat [modifier]

Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps[2]. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout exceptionnel :

  • Le mistral assainit le vignoble ;
  • La saisonnalité des pluies est très marquée ;
  • Les températures sont très chaudes pendant l'été.
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 9 11 14 18 22 26 30 29 25 20 13 10 18,9
Températures minimales moyennes (°C) 1 3 4 7 11 14 17 16 14 10 5 2 8,7
Températures moyennes (°C) 5 7 9 13 16 20 23 23 19 15 9 6 13,8
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 44.4 57.5 61.1 58.9 72.4 43.6 27.8 56.3 67.6 97.4 57.7 48.9 693.4
Source : Archives climatologiques mensuelles - Orange (1961-1990)

Histoire [modifier]

Préhistoire et Antiquité [modifier]

Si aucune trace d'occupation lors de la préhistoire n'a été encore trouvée, la présence autour de Saint-Christophe, de nombreuses poteries grises prouve que ce lieu servit de refuge, à la fin de l'Antiquité, lors de grandes invasions.

Moyen Âge [modifier]

Raymond VIII de Turenne par Girolamo di Benvenuto

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait deux églises, Saint-Christophe, et l’église paroissiale, dont elle percevait les revenus[3].

La seigneurie fut acquise en août 1246 par Pons Astouaud et Rostang de Libra pour la somme de 20 sols raymondins. Le village était alors à mi-côte sur la colline d'en face, où se situe toujours la chapelle Saint-Christophe. Ce fut là que Raymond de Turenne installa une partie de ses troupes à la fin du XIVe siècle. Ces mercenaires ayant trop bien été accueillis par la population, après 1399, les habitants virent leur maisons rasées et les hommes furent pendus.

Renaissance [modifier]

Devenue déserte, cette seigneurie fut acheté le 9 septembre 1560, par Françoise de la Salle et son époux Jean de Lopis. Ils firent venir des colons par acte d'habitation et reconstruire un nouveau village autour de leur château.

Période moderne [modifier]

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Période contemporaine [modifier]

Vers 1914, l'on a essayé d'extraire le sel de la Salette mais sans succès commercial. Cette rivière peut avoir des débordements catastrophiques, ce fut le cas en 1992, lors de ce qui a été appelé les Inondations de Vaison, puisque la commune a été fortement touchée par la crue.

Toponymie [modifier]

Ce nom est attesté en 1274, sous la graphie de Lafara. Il s'agirait d'un toponyme d'origine germanique fara, signifiant famille et passé au sens de domaine d'une famille[4].

Héraldique [modifier]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Lafare

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules au château d'or, ouvert du champ, maçonné de sable, soutenu d'un loup passant aussi d'or.[5]

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1991 en cours Jean-Paul Anres    

La commune de Lafare, qui était du comtat Venaissin dans les états pontificaux en 1789, est passée dans le département de la Drôme en 1792, puis dans celui du Vaucluse en 1793, dans le district de Carpentras et le canton d'Aubignan puis en 1801 sous le nom de La Fare dans l'arrondissement d'Orange et le canton de Beaumes, devenu Beaumes-de-Venise en 1954.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 113 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
162 184 149 213 180 150 160 177 186
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
179 188 181 182 171 153 127 122 132
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
115 107 111 97 74 92 88 70 81
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
67 63 55 75 73 97 101 102 113
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[6] puis Insee à partir de 1968[7].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

Le village et ses vignes

On y produit des côtes-du-rhône, du beaumes-de-venise et du Muscat de Beaumes-de-Venise[8].

Le tourisme joue aussi un rôle dans l'économie local (motel).

Vie locale [modifier]

Éducation [modifier]

Les collèges et lycées (classique ou d'enseignement professionnel) se trouvent sur Vaison-la-Romaine, Carpentras et Orange.

Sports [modifier]

Le cadre des dentelles de Montmirail est propice aux randonnées pédestres, cyclotouristiques et à VTT, ainsi qu'à la pratique de l'escalade.

Santé [modifier]

Les spécialistes, hôpitaux et cliniques se trouvent sur Vaison-la-Romaine, Carpentras et Orange

Écologie et recyclage [modifier]

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin.

Lieux et monuments [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Elzéar Genêt a été le prieur de Lafare. Ce chanoine de Saint-Agricol d'Avignon s'est rendu célèbre en composant pour la Cour de Louis XIII, puis en devenant chapelain-chantre de la chapelle pontificale de Jules II à Rome.

Pour approfondir [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles de Wikipédia [modifier]

Liens externes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986 (ISBN 2903044279) 
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997 (ISBN 284406051X) 

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. La climatologie du Vaucluse
  3. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 219
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1707.
  5. Armorial des communes du Vaucluse
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  8. Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine