Vacqueyras (Vaucluse)

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Vacqueyras
Église de Vacqueyras
Église de Vacqueyras
Blason de Vacqueyras
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Canton Beaumes-de-Venise
Intercommunalité Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin
Maire
Mandat
Jean-Marie Gravier
2014-2020
Code postal 84190
Code commune 84136
Démographie
Gentilé Vacqueyrassiens, Vacqueyrassiennes
Population
municipale
1 076 hab. (2011)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 20″ N 4° 58′ 59″ E / 44.1388888889, 4.9830555555644° 08′ 20″ Nord 4° 58′ 59″ Est / 44.1388888889, 4.98305555556  
Altitude Min. 68 m – Max. 254 m
Superficie 8,97 km2
Localisation

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Vacqueyras
Liens
Site web http://www.vacqueyras.tm.fr

Vacqueyras est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Vacqueyras est aussi le nom d'une appellation locale des côtes du rhône.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Route départementale 8 arrive au nord de la commune, puis la route départementale 7 traverse la commune sur un axe nord-sud et bifurque au sud-est vers Beaumes-de-Venise. La route départementale 52 elle continue vers le sud.

La route départementale 233 part à l'est vers le bois communal de la Peyre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Violès Sablet
Gigondas
Suzette Rose des vents
Camaret-sur-Aigues N Lafare
O    Vacqueyras    E
S
Jonquières Aubignan
Sarrians
Beaumes-de-Venise

Relief[modifier | modifier le code]

Alternance de plusieurs petits vallons de faible amplitude et de plaine + collines à l'est (261 m, à la Muse), extrémité des Dentelles de Montmirail.

Géologie[modifier | modifier le code]

Strates de molasse burdigalienne

Les Dentelles de Montmirail sont la partie la plus à l'ouest du massif des Baronnies et constitue la première avancée des Alpes dans la vallée du Rhône.

Dalles rocheuses du jurassique (tithonique), sols calcaires et argilo-calcaires.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La limade[1] passe au nord et se jette dans l'Ouvèze[2] qui passe à l'ouest.

Le canal de Carpentras traverse la commune, inauguré en 1856, irrigue la commune grâce à un réseau de « fillioles ».

Flore[modifier | modifier le code]

Végétation méditerranéenne sur les Dentelles de Montmirail comparable à celle des Alpilles sur plusieurs points. On y retrouve plantes aromatiques (thym, romarin, fenouil, lavandin), bois de chênes verts et pins d'Alep, etc.

La vigne est fortement présente sur les coteaux mais aussi dans la plaine caillouteuse des hautes terrasses.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type méditerranéen avec plus de 100 jours de mistral par an et se caractérise par un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps[3].

Données météorologiques d'Orange de 1961 à 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 2,6 4,4 7,2 10,8 14,4 17 16,3 13,8 9,7 4,9 1,9 8,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,9 9,4 12,5 16,4 20,2 23,3 22,5 19,4 14,7 9,1 5,7 13,8
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11,3 14,4 17,8 22,1 26,1 29,6 28,8 25 19,7 13,3 9,5 18,9
Ensoleillement (h) 132 137,1 192,5 230,4 264,6 298,9 345,3 310,7 237,6 187,1 135,2 123,8 2 595,3
Précipitations (mm) 44,4 57,5 61,1 58,9 72,4 43,6 27,8 56,3 67,6 97,4 57,7 48,9 693,4
Source : Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990[4]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9,4
1,3
44,4
 
 
 
11,3
2,6
57,5
 
 
 
14,4
4,4
61,1
 
 
 
17,8
7,2
58,9
 
 
 
22,1
10,8
72,4
 
 
 
26,1
14,4
43,6
 
 
 
29,6
17
27,8
 
 
 
28,8
16,3
56,3
 
 
 
25
13,8
67,6
 
 
 
19,7
9,7
97,4
 
 
 
13,3
4,9
57,7
 
 
 
9,5
1,9
48,9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Tableau comparatif des précipitations relevées en nord Vaucluse lors de l'année 2006[5].

Pluie. Oct. Nov. Dec. Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept.
% de précipitations
comparé à la normale[6]
90 % 100 % 48 % 103 % 61 % 84 % 16 % 42 % 5 % 174 % 60 % 175 %
Fort orage
(grêle)
0 0 0 0 0 0 0 0 0 7 2 2

Températures relevées en nord Vaucluse lors de l'année 2006[5].

Température. Oct. Nov. Dec. Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept.
t° la plus chaude
(date)
25,2°
(le 09)
21,7°
(le 03)
14,2°
(le 04)
13,3°
(le 19)
15,5°
(le 13)
23,9°
(le 31)
26,7°
(le 26)
30,9°
(le 17)
35,2°
(le 28)
38,9°
(le 21)
34,1°
(le 01)
34,2°
(le 04)
Nombre de jours
t° > à 30°
0 0 0 0 0 0 0 2 16 31 2 8
t° la plus froide
(date)
6,6°
(le 05)
-5,8°
(le 28)
-6,9°
(le 30)
-6,8°
(le 15)
-4,7°
(le 03)
-3,2°
(le 02)
-2,8°
(le 08)
4,9°
(le 01)
9,4°
(le 02)
17°
(le 07)
11,1°
(le 15)
10,3°
(le 01)
Nombre de jours
t° < à -6° (forte gelée)
0 1 2 5 0 0 0 0 0 0 0 0

Bien que la commune soit située à proximité de l'axe nord-sud qu'est la vallée du Rhône, le relief des Dentelles de Montmirail permet une certaine protection face au mistral. Le tableau suivant correspond aux différentes vitesse du vent enregistrées et à sa fréquence au cours de l'année 2006[5].

"=" : idem à la normale ; "+" : supérieur à la normale ; "-" : inférieur à la normale.

Mistral. Oct. Nov. Dec. Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept.
Vitesse maximale relevée sur le mois 87 km/h 91 km/h 118 km/h 96 km/h 97 km/h 112 km/h 97 km/h 94 km/h 100 km/h 90 km/h 90 km/h 90 km/h
Tendance : jours
avec une vitesse > 16 m/s
--- = ++ -- +++ --- ++++ ++++ = = ++++ +

Histoire[modifier | modifier le code]

Buste de Raimbaud
Pierre en réemploi portant le nom de Joseph-Mathias de Lauris, 1744
Graphies française et provençale

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Si la préhistoire n'a fourni que quelques haches polies[7], prouvant le passage mais non l'habitat de chasseurs-cueilleurs, l'antiquité est plus riche. En effet, un autel dédié au dieu Mars par T. Cornelius a été mis au jour au quartier des Roques et des fragments de lampes à huile et d'amphores au quartier de Mornas[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1210, un traité de paix mit un terme à la guerre des frontières qui opposait le comte Raymond de Toulouse, marquis de Provence, à Guillaume des Baux, prince d'Orange[9]. Dans les clauses de cet accord, il était dit qu'en échange d'Uchaux, le comte recevait Vacqueyras et son château. Désormais la cité eut son destin lié à celui du Comtat Venaissin.

Après la Peste Noire de 1348, un nouveau châtelain prend possession de Vacqueyras et de son château, c'est un Vassadel. Cette famille va garder cette seigneurie jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

Période moderne[modifier | modifier le code]

En 1688, Alexandre Vassadel marie sa fille unique Marie-Charlotte à Joseph-Mathias de Lauris-Castellane, marquis d'Ampuis. Cette famille va conserver sa nouvelle seigneurie jusqu'à la Révolution. Mais juste avant, elle faillit s'allier au « Divin Marquis ».

Au début des années 1760, le jeune marquis de Sade s'est amouraché de la délurée Laure de Lauris-Castellane. Mais son père, syndic de la noblesse du Comtat Venaissin et seigneur de Vacqueyras, s’oppose à ce mariage. Les deux familles se connaissaient portant bien, puisque dès 1701, Joseph-Mathias de Lauris-Castellane avait déjà été syndic de la noblesse, suivi, en 1704, de Gaspard-François de Sade.

Obligé de rompre Donatien, furieux, écrit à Laure «Il n’y aura pas d’horreurs où je me portasse ». Il tint parole.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Relevant l'une des plus anciennes graphies de la commune Vaqueiracio (1137), Charles Rostaing[10] présume une origine du toponyme liée à vaquiere (vacca-aria) avec l'ajout d'un suffixe -acium. On note ensuite Vacairas et Vachairas en 1143, puis Vacairatio en 1253 et Vaquerrassio en 1360.

Plus qu'un hypothétique lien avec Vachières, lieu où viennent paître et ruminer les vaches, il faut privilégier un Val Queyras, une vallée des pierres, étymologie plus conforme au terroir vacqueyrassien où les vertes prairies ont toujours brillé par leur absence.

D'ailleurs le blason parlant du XIXe siècle sur lequel figurait une vache a été abandonné pour adopter l'actuel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Sault

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Fascé d'argent et de gueules, au chef du même, chargé de deux clés, l'une d'or, l'autre d'argent, passées en sautoir[11]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Gravier    
mars 2008 en cours Jean-Marie Gravier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 076 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 624 697 693 692 767 736 814 848
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
911 915 883 861 785 752 737 687 678
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
716 739 711 681 659 677 750 734 748
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
845 866 816 883 943 1 061 1 019 1 048 1 050
2011 - - - - - - - -
1 076 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le vignoble et les vins[modifier | modifier le code]

Grâce à un terroir remarquable, qui descend du piémont des Dentelles de Montmirail vers de hautes garrigues de galets roulés, ce vignoble produit des vins rouges, rosés et blancs. Leur vinification est assurée par un groupement de producteurs et par les caves indépendantes (au nombre de 35).

Le tourisme[modifier | modifier le code]

L'attrait des vins de cette commune a créé un œnotourisme. De nombreux caveaux offrent leurs gammes de vin à la dégustation.

À l'intérieur du village part une route qui se transforme ensuite en chemin carrossable et permet d'accéder à d'anciennes mines de gypse rouge, à la « Chambre du Turc » et au pied des « Dentelles ».

Il existe un Syndicat d'Initiative, plusieurs hôtels, chambres d'hôtes, gites et un camping.

Équipements ou services[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Le village est desservi matin et soir par une ligne de cars reliant Vaison-la-Romaine à Carpentras.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il existe une école primaire.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipe et stade de foot, tennis club.

Plusieurs circuits/sentiers de promenades pédestres, cyclotouristiques et VTT.

Site d'escalade sur les dentelles.

Santé[modifier | modifier le code]

Présence d'une pharmacie au centre du village et d'un médecin.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Église catholique

Animations, fêtes et concours[modifier | modifier le code]

Depuis 1987, au début juin, le concours des vins accueille des dégustateurs non professionnels venus du monde entier et décerne des récompenses appréciées sous la forme de « Raimbaud d'or » ou « Raimbaud d'argent ».

À la fin juin, se déroule les « Jambes de Bacchus », un circuit pédestre à travers les vignes du terroir.

Au cours du mois de juillet, le village accueille le « Festival de la Comédie de Boulevard » dont la qualité des pièces jouées attire un très nombreux public.

La fête des vins est une importante manifestation qui a lieu tous les 13 et 14 juillet et à laquelle participent les producteurs de vins les plus prestigieux de la vallée du Rhône.

La fête votive a lieu à la mi-août et un « Marché de Noël » à la mi-décembre.

Marché aux fleurs

Environnement[modifier | modifier le code]

Bois communal de la Peyre.

La commune est incluse dans la zone de protection Natura 2000 « l'Ouvèze et le Toulourenc », sous l'égide du Ministère de l'écologie, de la DREAL Provence-Alpes-Côte-d'Azur, et de MNHN (Service du Patrimoine Naturel)[14].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Barthélemy de Vacqueyras

Église Saint-Barthélemy[modifier | modifier le code]

Située sur le haut du village à l'intérieur des remparts, elle est d'origine romane. Elle a été agrandie une première fois au XVIIe siècle, une seconde fois au XIXe siècle. Cette transformation de 1853 l'a profondément modifiée et désorientée[15].

Les chapelles Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'édification de la chapelle Notre-Dame de Pitié fut décidée au cours de l'épidémie de peste de 1628-1629. La décision du Conseil de Ville fut prise le 8 février 1630 avec vœu de faire réliser un reliquaire en argent pour le bras de saint Placide en l'église paroissiale[16].

Pouvoir fut donné aux Consuls lors de la séance du 21 septembre 1632 pour faire commencer les travaux sur l'éperon rocheux de la Coste de Coa. Il fut confirmé une seconde fois, le 6 mai 1633 avec mandat de « faire continuer les travaux jusqu'à due perfection ».

La chapelle fut achevée en 1655. Le 25 mai, le Parlement du village décida de « supplier Monseigneur Illustrissime et Révérendissime Évêque d'Orange[17] ou Monsieur son Grand Vicaire d'accorder la faculté à Monsieur le Vicaire de ce lieu de bénir la chapelle de Coste de Coa nouvellement édifiée et un quartier de terre joignant icelle destiné pour cimetière ».

La chapelle fut effectivement totalement terminée le 10 juin et consacrée le 16 août, jour de la festivité de saint Roch.

Elle devint un lieu de pèlerinage lors de la « Grande Peste » de 1720. Un tableau en forme d'ex-voto, au-dessus du maître-autel, rappelait la procession du 11 avril 1767 qui s'y déroula pour implorer la Vierge après que le frois ait fait périr gens et vignes. Il a été depuis la fin du XXe siècle enlevé et mis en lieu sûr.

La chapelle Notre-Dame de la Brune n'a pas la même histoire. Plus récente, elle a commencé à être édifiée en 1870.

La chapelle Sain-Pape[modifier | modifier le code]

Saint Pape était la patron des Agacins[18]. Une chapelle fut édifiée à partir de 1655 en lieu et place d'un antique calvaire et lui fut dédiée le 16 mars 1662, jour de sa fête.

Dès lors, ce « saint qui servait à quelque chose » eut son sanctuaire qui ne désemplit point. Chaque dimanche, après l'Ite missa est, pendant que le desservant récitait le dernier évangile, les handicapés trempaient leurs pieds dans de l'eau bénite puis allaient frotter leurs cors et durillons contre une marche rugueuse de l'escalier menant au maître-autel.

Tour du château des Vassadel

De nombreux soulagements et guérisons furent enregistrés. Malheureusement la chapelle a été détruite et la mémoire collective a même perdu le lieu de son emplacement. Mais il existe toujours un quartier Saint-Pape et le Grand Vallat de Saint-Pape[19].

Durant tout le XVIIe siècle, ce prénom inusité fut attribué dix fois comme en font foi les registres de baptême. Puis, la Révolution étant passée, il subit un désintérêt total.

Le château[modifier | modifier le code]

Ce n'est pas celui qui avait été mis sous la garde du père de Raimbaut de Vaqueiras. Celui-ci avait certainement ses assises toutes proches puisque reste toujours visible sur le côté droit de la « Place du Château », au début d'une ruelle descendant vers le bas du village, une structure en gros appareil censée être les vestiges du château médiéval.

L'actuel fut édifié au cours du XVIe siècle puis restauré au XVIIe siècle. Il reste du bâtiment originel les murs de soutènement, une tour percée de bouches à feu et une salle basse voûtée en arc brisée. Tout le reste de l'édifice a été réaménagé au cours des siècles par la famille Vassadel qui fut propriétaire du lieu de 1349 à 1688.

Le bâtiment actuel, propriété du diocèse, date du XIXe siècle.

Les anciens remparts[modifier | modifier le code]

Au cours des XIVe et XVe siècles, le village fut ceint de fortifications épaulées de tours carrées et bordées d'un fossé. Si celui-ci fut comblé en 1830, il reste toutefois une partie des remparts ouverts par une porte[20] qui mène sur la place où se situent l'église et le château.

Le Cours Stassart et son porche[modifier | modifier le code]

Fontaine Raimbaut

Le cours Stassart doit son nom à un préfet du Vaucluse, nommé par Napoléon III, qui eut l'heureuse idée de faire planter les platanes qui ombragent toujours ce cours. Le porche, qui de là, permet d'accéder au haut du village fut l'unique porte de l'enceinte médiévale du village jusqu'en 1760.

Les fontaines, qui furent aussi d'anciens lavoirs, se trouvent toujours sur la partie méridionale du cours.

Fontaine Raimbaut[modifier | modifier le code]

La Fontaine Raimbaut, construite en 1866, avec un buste de Raimbaut inauguré en 1899 en présence de Frédéric Mistral. Son buste volé en même temps que celui du baron Leroy de Boiseaumarié à Sainte-Cécile-les-Vignes a été refait à l'identique et remis en place.

Ancien établissement thermal de Montmirail[modifier | modifier le code]

Il exploitait la source de Montmirail, qui a été en service du 26 mai 1859 à 1939. Celle-ci, pourtant située sur la commune de Gigondas, était uniquement accessible par la route partant de Vacqueyras.

Le Hameau de Fontbonne[modifier | modifier le code]

Il constitua une enclave vacqueyrassienne dans la commune de Sarrians dès le Moyen Âge. C'est ici que l'abbé Henri Michel-Reyne, curé de Vacqueyras, fut l'inventeur de la « Pierre de Fontbonne » portant à la fois des cupules de l'âge de bronze, l'écusson pontifical et les armes de Julien de la Rovère, le futur Jules II.

Dans son livre Wines of the Rhône Valley, a guide to origins, Robert W. Mayberry[21] a publié la photo d'une cuve vinaire creusée et maçonnée dans le sous-sol d'une des maisons du hameau et datée de 1739.

Il existait ici la "chapelle des Granges de l'Ouvèze" qui fut consacrée le 2 juin 1658 sous le vocable de saint Denis (Sancti Dionysos). Ce fut sans doute une chapelle privée appartenant à la famille Gaudibert. Par trois fois, avec la permission spéciale de l'évêque d'Orange, y furent célébrées les noces des filles de cette maison. Tout d'abord Madeleine, le 8 février 1684 puis sa sœur Marie, le 4 septembre 1684 et enfin une autre Marie, fille du viguier Joseph Gaudibert, le 17 février 1767.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. la limade sur le site du Sandre
  2. l'Ouvèze sur le site du Sandre
  3. La climatologie du Vaucluse
  4. Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990
  5. a, b et c Source : Services techniques d'Inter Rhône (Station de Vacqueyras) Données météorologiques concernant le millésimes 2006
  6. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras (Sources : Services techniques d'Inter Rhône).
  7. Cf. Saurel, Gagnières et Germand, Préhistoire et protohistoire. Essais historiques sur le département de Vaucluse, Éd. Rey, Lyon, 1933.
  8. J. Saurel, Carte archéologique de la Gaule romaine. Le Vaucluse, Éd. Leroux, Paris, 1939.
  9. Cf. L. Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la Maison des Baux, Marseille, 1882.
  10. Cf. Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, Paris, 1977.
  11. Armorial des communes du Vaucluse et Armorial du Comtat Venaissin
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  14. Responsabble Natura 2000
  15. R. Bailly, op. cité, note que la première travée d'entrée représente une partie de l'édifice roman devenu perpendiculaire à la nef actuelle avec abside semi-circulaire parfaitement orientée.
  16. Cette décision nécessita un emprunt de 300 écus soit l'équivalent de 270 hectolitre de vin. Cf. Suzanne Trompette, op. cité.
  17. L'évêque d'Orange était alors Jean de Tulle.
  18. Les agacins désignent en provençal les cors aux pieds. Cf. Xavier de Fourvières, Lou Pichot Tresor, Dictionnaire Provençal-Français / Français / Provençal, Éd. Aubéron, 2000.
  19. Un vallat est une vallée encaissée où coule par intermittence un torrent.
  20. Cette porte ne fut ouverte qu'en 1761.
  21. Cf. Robert W. Mayberry, Wines of the Rhône Valley, a guide to origins, Rowman & Littlefield Publishers, Totawa, New Jersey, U.S.A. , 1987, page 25.
  22. La Messe aux truffes sur le Site La Provence.com

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.
  • Suzanne Trompette, Un siècle de vie à Vacqueyras (1625-1725), Imp. Mistral, Cavaillon, 1990.

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