Patrouille de France

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Patrouille de France
Badge de la Patrouille de France.
Badge de la Patrouille de France.

Période 1953 -
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de l'air
Type Patrouille acrobatique
Rôle Voltige aérienne
Effectif 41 personnes
Garnison Base aérienne 701 Salon-de-Provence
Ancienne dénomination Patrouille d'Étampes
Patrouille de l'École de l'air
Surnom PAF
Couleurs Bleu, blanc, rouge
Équipement 10 Alpha Jet dont 8 en vol
Commandant historique Général Pierre Delachenal
La Patrouille de France : virage en formation diamant
La Patrouille de France à Barcelone (2010).

La Patrouille de France (PAF pour Patrouille acrobatique de France) est la patrouille acrobatique officielle de l'Armée de l'air française créée en 1953. Elle forme, avec l'Équipe de voltige de l'armée de l'air, les Équipes de présentation de l'armée de l'air, dont la mission est de représenter l'armée de l'air, et d'être les ambassadeurs de l'aéronautique française et de la France à l'étranger.

Stationnée sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, elle est considérée comme l'une des meilleures formations acrobatiques au monde, au même titre que les Red Arrows de la Royal Air Force britannique ou les Blue Angels de l'aéronavale américaine.

Composée de 9 pilotes et de 35 mécaniciens, elle partage son emploi du temps entre la saison hivernale (entraînement), et la saison estivale (manifestations aériennes).

Elle ouvre traditionnellement le défilé du 14 Juillet à Paris, à 9 Alphajet, mais réalise avant tout une démonstration d'une vingtaine de minutes alternant changements de formations et croisements impressionnants. Ces démonstrations sont commentées par le directeur des équipes de présentation de l'armée de l'air, pilote de chasse également, ainsi que par l'officier des relations publiques. Chaque vol est filmé à partir du point central par l'un des trois spécialistes photo/vidéo, où se trouve également un pilote (souvent le pilote remplaçant) chargé notamment d'assurer l'interface entre la patrouille et le contrôle, et garantir ainsi la sécurité des vols.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1931, la première démonstration aérienne en patrouille en France a lieu sur le terrain d'Étampes-Mondésir. Elle est effectuée par des moniteurs de l'École de perfectionnement au pilotage sur Morane-Saulnier MS.230. La formation est alors composée de 3 appareils. Entre 1932 et 1939, sous le commandement du Capitaine Pierre Fleurquin, la « patrouille d'Étampes » reçoit un succès encourageant et entre dans la postérité. La patrouille est choisie pour représenter la France lors de meetings internationaux.

En 1935, la « patrouille d'Étampes » est convertie sur MS.225 et se développe pour passer à cinq appareils (1936). En 1937, elle rejoint Salon-de-Provence, prenant l'appellation de « Patrouille de l'École de l'air ». La Seconde Guerre mondiale interrompt ces différentes activités.

En 1947, le ministère de l'Air crée une Escadrille de présentation de l'Armée de l'air. Elle est dirigée par le capitaine Perrier, ancien pilote de la Patrouille d'Étampes et équipée de douze Stampe SV-4. Devant le succès croissant des représentations, diverses formations voient le jour au sein de l'Armée de l'Air. En 1952, le commandant Pierre Delachenal, pilote de la 3e Escadre de chasse stationnée sur la base aérienne 112 Reims-Champagne, forme une escadrille de quatre Republic F-84 G. Lors d'un meeting aérien le 17 mai 1953 sur le terrain de Maison-Blanche en Algérie, le commentateur du show de l'escadrille le pilote et journaliste Jacques Nœtinger, emballé par le spectacle qu'il vient de voir, la baptise Patrouille de France. L'état-major de l'armée de l'air entérine cette appellation le 14 septembre 1953[1].

Durant les dix années suivantes, quatre escadres de l'Armée de l'Air (la 12e Escadre de la base aérienne 103 Cambrai-Épinoy, la 4e Escadre de la base aérienne 136 Bremgarten ; la 2e Escadre de la base aérienne 102 Dijon-Longvic et la 4e Escadre de la base aérienne 133 Nancy-Ochey) perpétuent tour à tour les traditions de la Patrouille de France et contribuent à son succès international. Pourtant, en 1964, à la suite de restrictions budgétaires, la patrouille de Mystère IV, est dissoute. Soucieux de ne pas voir disparaître le nom de Patrouille de France, le ministère des Armées décide cependant quelques mois plus tard de consacrer la Patrouille de l'École de l'Air. Les six Fouga Magister de la base de Salon-de-Provence vont devenir le flambeau de la voltige aérienne française pendant seize ans le 14 septembre 1953 La dernière représentation des Fouga Magister, dont le nombre était passé à neuf, se tient le 16 septembre 1980 à Salon-de-Provence. L'Alphajet devient alors le fer de lance de la Patrouille de France en 1981 avec 7 appareils. Ce chiffre est porté à huit à partir de 1982[2]. Un défilé historique a lieu en 1986 au-dessus de la ville de New York.

Le 25 novembre 2009 pour la première fois au monde, une patrouille acrobatique est commandée par une femme puisque c'est à cette date que le commandant de l'Armée de l'air Virginie Guyot devient leader de la Patrouille de France.

Les pilotes[modifier | modifier le code]

Trois pilotes intègrent chaque année la patrouille. Les nouveaux entrants sont choisis parmi les pilotes de chasse de l'armée de l'air qui font acte de volontariat. Ils doivent détenir la qualification de chef de patrouille et totaliser au moins 1 500 heures de vol sur avion à réaction pour pouvoir postuler.

Sur le principe de la cooptation, ce sont les pilotes en place qui choisissent les trois futurs pilotes de la patrouille.

La saison 2009-2010 est marquée par l'arrivée de la première femme pilote à intégrer la patrouille : le commandant Virginie Guyot[3].

L'indicatif radio de la patrouille est Athos.

  • Le leader
    • Athos 1 reste à son poste sur une période d'un an, il est le seul pilote indispensable dans la patrouille et ne peut être remplacé. Chef d'orchestre de la patrouille, il détermine avec son équipe les figures et formations que la patrouille utilisera.
  • Les intérieurs
    • Respectivement Athos 2 et Athos 3. Ils sont en première année à la patrouille et évoluent au plus près du leader lors des vols en formation.
  • Le charognard
    • Athos 4, il tire son surnom de sa position : placé derrière le leader, il en avale littéralement les fumées et prendra sa place l'année suivante.
  • Les extérieurs
    • Athos 5 et Athos 6 font partie des équipiers les plus éloignés du leader. Leurs places respectives au sein de la formation leur demande beaucoup d'anticipation et de concentration pour bien tenir les formations.
  • Les solos
    • Athos 7 (leader solo) et Athos 8 (second solo) effectuent des croisements et des percussions lors de la « synchronisation », seconde partie du programme.
  • Le remplaçant
    • Athos 9 est le pilote le plus ancien à la Patrouille, puisqu'il a occupé les postes d'intérieur, de second solo et de leader solo les années précédentes. Il doit être capable de remplacer n'importe quel équipier. Il ne peut cependant pas remplacer le leader.

Les mécaniciens[modifier | modifier le code]

La Patrouille de France est avant tout une équipe.

Ce sont 32 mécaniciens qui mettent en œuvre, entretiennent et réparent les 12 Alphajet affectés à l'unité.

Placés sous les ordres du chef des services techniques, les mécaniciens sont également choisis par cooptation parmi les mécaniciens de l'armée de l'air. Ils sont tous volontaires et travaillent parfois tard la nuit pour assurer la mission du lendemain.

Ils sont répartis en deux équipes :

  • l'équipe dépannage

Chargée des dépannages nécessitant une immobilisation de l'avion, ou l'utilisation d'outils spécifiques (mise sur vérins ou utilisation d'un banc hydraulique par exemple), l'équipe dépannage assure également les opérations d'entretien programmées. Cette équipe reste à Salon-de-Provence durant la saison estivale, et assure le soutien en base arrière, ou quand la patrouille rentre de meeting.

  • l'équipe « piste / meeting »

Selon la tradition, le mécanicien de piste choisit son pilote. Il l'accompagne alors durant la saison estivale sur tous les meetings, et vole en place arrière pour les vols de transit. En combinaison « bleu pétrole », il assure la mise en œuvre à chaque départ et retour de vol. La confiance entre le mécanicien et son pilote est totale.

Les mécaniciens sont répartis en plusieurs spécialités qui couvrent l'ensemble de l'avion. Les fumigènes, particularité de la patrouille, sont mis en œuvre par les spécialistes « armement ». La spécificité par rapport aux autres escadrons de chasse est que le mécanicien, quelle que soit sa spécialité, peut être affecté dans l'équipe « piste-meeting » et assurer ainsi le travail dévolu uniquement aux mécaniciens « vecteurs ».

  • le Transall d'accompagnement

Un C-160 Transall accompagne la Patrouille de France à chacun de ses déplacements. Son équipage a pour mission d'assurer le soutien logistique, en transportant une dizaine de tonnes de matériel, ainsi que le personnel nécessaire à la mission. Il peut être amené à faire des rotations jusqu'à Salon-de-Provence à partir d'un lieu de meeting si la situation l'exige.

Le Transall et l'équipage qui participent à la mission de la patrouille proviennent des escadrons de transport d'Orléans ou d'Évreux.

Les formations[modifier | modifier le code]

La PAF en formation diamant

Le programme de la Patrouille de France est renouvelé chaque année. Chaque programme, appelée « série », est déterminé par le leader en concertation avec tous les membres de son équipe.

Ce programme est proposé à la validation de la commission de sécurité des vols, avant d'être validé, comme pour tous les pilotes démonstrateurs, par le chef d'état-major de l'armée de l'air vers le mois de mai sur la base aérienne de Salon de Provence.

La série de l'année se divise en deux parties, le « ruban » (les 8 Alphajet évoluent en formation serrée et changent de formation) et la « synchro » (la patrouille se divise en deux formations qui effectuent alternativement des figures à 2, 4 ou 6 avions). Ces enchaînements doivent être parfaitement synchronisés entre le leader et le leader solo afin d'éviter les temps morts pour le public, et éviter également la superposition de deux figures.

La figure emblématique de la patrouille est le cœur (balance en Y à six coupé d'une flèche réalisée par les deux solos).

Les pilotes évoluent à des vitesses comprises entre 300 et 800 km/h, et sont espacés de seulement 2 à 3 mètres.

La formation de base de la patrouille de France est la formation « Diamant », mais de nombreuses autres formations, dont certaines sont représentées sur leur site officiel[4], peuvent être utilisées pour la série :

Alpha
Les 8 appareils forment un motif fait de trois accents circonflexes formant la lettre grecque alpha.
Ariane
Le leader, le charognard et les solos forment une ligne verticale. De part et d'autre du deuxième solo (qui ferme la marche), les intérieurs et les extérieurs forment des lignes verticales à deux, le tout ressemble à une formation deux poutres décalée vers l'arrière rappelant la forme de la fusée Ariane 4.
Canard
Le leader et les intérieurs forment une flèche à trois ; derrière eux le charognard, les extérieurs et les solos forment une deuxième flèche imbriqué dans l'autre formant un chevron.
Concorde
Partant de la formation diamant le leader et le charognard avancent. Le charognard prend la place du leader qui se retrouve en pointe. Le tout donnant la forme du Concorde.
Croisillon
Le leader, le charognard et les solos forment une ligne verticale. Entre le charognard et le leader solo, les intérieurs et les extérieurs viennent se placer en ligne horizontale formant une croix.
Big Nine
C'est une formation où le leader est en pointe, les intérieurs de part et d'autre en léger retrait. Les extérieurs se placent eux de part et d'autre des intérieurs. Le charognard et le remplaçant complètent de la même façon la formation le tout formant un chevron à neuf (formation utilisée pour le défilé du 14 juillet).
Rafale
Le leader et le charognard sont en pointe, les intérieurs et les extérieurs forment une première ligne horizontale derrière le charognard. Les solos forment une autre ligne horizontale en arrière.
Flèche
Le leader, les intérieurs et les extérieurs forment une pyramide. Les autres équipiers emmenés par le charognard forment une ligne verticale derrière le leader.
Grande flèche
Le leader en pointe, le charognard derrière. Les intérieurs de part et d'autre du leader en retrait, les extérieurs sont en retrait eux aussi de part et d'autre des intérieurs
Très grande flèche
À partir d'une formation grande flèche le leader et le charognard avancent d'une place.
Balance
Le leader est en pointe, le charognard toujours derrière lui. Les extérieurs et les intérieurs s'alignent sur une ligne horizontale entre le leader et les solos.
Super balance
Comme la balance, à ceci près que les solos sont à l'extérieur de la formation sur la ligne horizontale.
Apollo
Le leader et le charognard sont en pointe. Derrière le charognard, de part et d'autre, sont placés les deux intérieurs. Les extérieurs se placent derrière les intérieurs dans la même formation. Les deux solos sont décalés de part et d'autre des extérieurs le tout rappelant la forme du module lunaire des missions Apollo.
Fusée
À partir d'une formation croisillon les extérieurs reculent pour arriver au niveau du second solo.
Diamant
Les appareils prennent position dans un box serré pyramidal selon le modèle 1-2-3-2. Le tout forme un diamant.
Le leader, les intérieurs et les extérieurs forment une ligne horizontale. Les autres équipiers emmenés par le charognard forment une ligne verticale derrière le leader.
Dard
C'est une formation croisillon dans laquelle les extérieurs se reculent pour arriver au niveau du leader solo.
Transall
Le leader est toujours en pointe avec la charognard derrière lui. Entre les deux les intérieurs et les extérieurs forment une ligne droite. Les deux solos sont côte à côte derrière le charognard.
Cygne
À partir d'une formation Grande flèche à six emmenée par le leader solo, le charognard se place devant le leader solo. Le leader quant à lui mène la formation devant le charognard.
Deux poutres
Le leader et le charognard sont en pointe ; les intérieurs, les extérieurs forment deux « poutres » à trois (alignement vertical) de part et d'autre du charognard.
Losange
On part d'une formation diamant où le charognard recule pour se situer derrière les solos.

Avions utilisés[modifier | modifier le code]

Alpha Jet

Les avions de la Patrouille de France présentent des différences caractéristiques : la peinture bleu-blanc-rouge, le pod fumigène qui remplace le pod canon et un phare dans le nez ont été rajoutés pour les besoins de la Patrouille. De plus, le viseur, inutile pour ce type de vol, a été démonté pour offrir une meilleure visibilité.

Accidents[modifier | modifier le code]

  • 1935 - Décès de l'adjudant-chef Carlier à la suite d'un accident.
  • 1967 - À la sortie du traditionnel éclatement final, le Fouga Magister du capitaine Didier Duthoit commandant en second de la PAF s'écrase à proximité de la tribune officielle. Le pilote est tué.
  • 1980 - Deux Fougas se percutent alors qu'ils réalisent un manœuvre synchronisée. Les deux pilotes sont tués.
  • 1981 - Un Alpha Jet piloté par le Commandant des EPAA se crashe au nord d'Aix-en-Provence. Le pilote ne s’éjecte pas et est tué.
  • 1982 - L'Athos 8 se crashe pendant une répétition à la base de Salon. Le pilote est tué.
  • 1983 - Deux avions se percutent pendant un meeting à Niort, alors qu'ils effectuent une manœuvre consistant au croisement de deux groupes de quatre avions. Un pilote survit. L'autre, le lieutenant Vuillamy, est tué.
  • 1987 - Les deux solos se percutent pendant le meeting de Annemasse. Les deux pilotes s'en sortent indemnes.
  • 1991 - Les deux solos se percutent. Un pilote est tué, l'autre s’éjecte et ne souffre que de quelques blessures.
  • 1992 - Le second solo se crashe pendant un vol d'entraînement à la base de Salon. Le pilote évite de justesse une autoroute importante, mais active l'éjection trop tard et est tué.
  • 1993 - Lors d'un entraînement, un des Alphajet solos se crashe à proximité de l'aérodrome de Cameri (Italie). Les deux pilotes s’éjectent et ne souffrent que de quelques blessures[5].
  • 2002 - Un Alphajet pique du nez lors de l'amorce d'un virage avant de se poser. Le pilote, capitaine Daniel Marchand, tente de s’éjecter, trop tard, et s'écrase[6].
  • 2010 - Lors d'un entraînement, un des Alphajet solos se crashe à proximité de l'aérodrome d'Orange Plan de Dieu, alors qu'il effectue une manœuvre seul. Son pilote, le capitaine Sylvain Courtot, s'éjecte à environ 15 mètres du sol et atterrit avec son parachute à quelques mètres de l'avion. Il est blessé[7] et ne peut reprendre son poste. Le remplaçant 2009 fait son retour dans la patrouille pour assurer la saison 2010.

Les partenariats[modifier | modifier le code]

La Patrouille de France apporte son soutien à des associations, et réalise des partenariats comme avec la croix-rouge en 2003. En 2008, un partenariat est monté avec Mécénat Chirurgie Cardiaque, association qui sauve des enfants du monde entier en les faisant venir se faire opérer en France, et se poursuit jusqu'en 2010.

En 2011, la Patrouille de France soutient la Fondation Thierry Latran (recherche contre la sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot), et soutient également l'association Solid'Air, qui œuvre au profit de personnel de l'armée de l'air qui est directement confronté à un handicap (ou au sein de sa famille).

En 2012, l'armée de l'air devient partenaire de " "Tout le monde chante contre le cancer". La Patrouille de France effectue 3 passages historiques dans le ciel de Villefranche de Rouergue, siège social de cette association aveyronnaise exceptionnelle.

Les organisateurs de meeting[modifier | modifier le code]

Chaque année, la Patrouille de France assure une cinquantaine de représentations au cours de manifestations aériennes. Elle se produit notamment lors de meetings organisés par des aéroclubs (tel que le meeting aérien de Roanne l'un des plus grand et connue de France), des municipalités, ou encore des sociétés spécialisées comme Bleuciel Airshow ou Sport Evenement Elle se produit également au cours de salons aéronautiques (Salon du Bourget en France, MAKS en Russie, Salon de Dubaï, Salon de Bahreïn), ou assure des défilés (14 Juillet, Brésil 2009, etc.).

Les parrains[modifier | modifier le code]

Beaucoup de rencontres avec des notoriétés ponctuent la vie de la PAF, mais peu ont le titre officiel de « parrain ». Nicolas Hulot, victime d'un voile noir à bord d'un avion de la PAF (perte de connaissance sous facteur de charge), n'a par exemple jamais été le « parrain » de la Patrouille de France.

Le premier parrain de la Patrouille de France était Alain Delon, en 1988. Il vient le 7 avril pour la première fois à Salon, avec Yves Mourousi, puis réalise un vol en direct au journal de 13 heures de TF1, un direct de 30 minutes depuis Salon-de-Provence. Sa renommée fait beaucoup parler de l'Armée de l'air et renforce le lien de l'armée avec la nation.

Les pilotes de l'époque étaient commandant Velluz (leader), lieutenant (☨)Bossert, lieutenant Girbe, capitaine Hendel, capitaine Weber, lieutenant Mougel, capitaine Bonin, lieutenant Manzo et capitaine Bro.

En 1990, Michel Drucker accepte d'être le parrain de la Patrouille de France. Journaliste passionné d'aéronautique, il vient pour la première fois sur la base de Salon-de-Provence le 26 mars 1990, et réalise son premier vol le 26 avril. Deux jours plus tard, l'équipe est sur le plateau de Champs-Élysées. Cette émission permet aux téléspectateurs de découvrir des aspects méconnus du personnel de l'Armée de l'air. En 2010, à l'occasion des 20 ans de la patrouille, l'équipe est conviée sur le plateau de Vivement dimanche pour une émission spéciale.

Les pilotes étaient commandant (☨)Festas, lieutenant Chantereau, capitaine (☨)Lenne, capitaine Barou, lieutenant Girbe, lieutenant Lagrange, capitaine (☨)Bossert, capitaine Louis et lieutenant Manzo.

En 1991, la Patrouille de France choisit Jean-Claude Killy, triple champion olympique aux jeux olympiques d'hiver de 1968 de Grenoble, il est coorganisateur des jeux olympiques d'Albertville en 1992, où la PAF fait l'ouverture.

Les pilotes étaient commandant Barou, capitaine Reyre, capitaine Manzo, capitaine (☨)Bossert, capitaine Girbe, capitaine Lagrange, capitaine Chantereau, capitaine Pittie et lieutenant Gourhan.

En 1993, à l'occasion du 40e anniversaire de la formation, Albert de Monaco devient le parrain de la PAF.

Les pilotes étaient commandant Connan, capitaine Kurtz, capitaine Manzo, capitaine Laloix, capitaine Gourhan, capitaine Chicha, capitaine Huillier et lieutenant Perret.

En 2001, le champion de judo David Douillet endosse la responsabilité d'être le parrain. David Douillet effectue un vol en face de la Patrouille de France, à bord d'un avion de transport Transall dont la soute était ouverte.

Les pilotes étaient commandant Giraud, commandant Girard, capitaine Mateo, capitaine Boillot, capitaine Boulay, capitaine Talichet, capitaine Fricker, capitaine Lespade et capitaine Espinet.

En 2010, la première dame de France Carla Bruni-Sarkozy devient, aux côtés de la première femme leader, la toute première marraine.

Les pilotes sont commandant Guyot, commandant Tranchon, capitaine Guy, capitaine Hauser, capitaine Castaing, capitaine Wallaert, capitaine Pillet, capitaine Courtot, capitaine Monhée et capitaine Bourgeon.

En 2012, le joueur de rugby du stade toulousain et capitaine de l'équipe de France, Thierry Dusautoir, devient le parrain pour l'année en cours.

Les pilotes sont commandant Gauthier Dewas, capitaine Vincent Plantier, capitaine William Leroy, commandant Raphaël Nal, capitaine Jean-Noël GUY, capitaine Guillaume Smets, capitaine Antoine Hauser, capitaine Philippe Castagnet, capitaine Sylvain Pillet.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Guillemin, Jean-Louis Gaynecoetche & Humbert Charve, 60 ans de la Patrouille de France en images : Avions Hors-série n°35, Lela Presse,‎ 2013, 100 p. (résumé)
  • Vincent Perrot, La Patrouille de France, EPA,‎ 2009, 184 p. (ISBN 9782851206886, résumé)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]