Brantes
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| Brantes | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Vaucluse |
| Arrondissement | Arrondissement de Carpentras |
| Canton | Canton de Malaucène |
| Code Insee | 84021 |
| Code postal | 84390 |
| Maire Mandat en cours |
Roland Ruegg 2008 - 2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée du Toulourenc |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 425 m (mini) – 1 900 m (maxi) |
| Superficie | 28,18 km² |
| Population sans doubles comptes |
80 hab. (2006) |
| Densité | 3 hab./km² |
Brantes est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Les habitants de Brantes sont les "Brantulois" et les "Brantuloises"
Sommaire |
[modifier] Géographie
Le village de Brantes est un village perché entre le Mont Ventoux au sud et la Drôme au nord.
[modifier] Accès
Deux routes traversent la commune sur un axe est-ouest : La route départementale 41 au nord du village, sur la hauteur et la route départementale 40 au sud, en contrebas en bordure du Toulourenc. Entre les deux, permettant d'atteindre le bourg, la route départementale 136.
La commune de Brantes est traversée par plusieurs sentiers de grande randonnée, les GR 4, GR 9 et GR 91, et sert de point de départ pour de nombreuses randonnées sur sentiers balisés.
[modifier] Relief
Le village est perché entre 500 et 600 mètres d'altitude avec au dessus la barre du Charles (836 mètres) puis plus au nord la montagne de Geine (1267 mètres).
Au sud, une vallée plus ou moins large où coule le Toulourenc (d'où le nom de "vallée du Toulourenc") puis par delà la vallée du Toulourenc, le versant septentrional du Mont Ventoux et le col des Tempêtes (1829 mètres). Le Mont Ventoux est classé "Réserve de Biosphère" par l'UNESCO depuis 1994.
[modifier] Géologie
Le Mont Ventoux est constitué de calcaires urgoniens blanchâtres massifs, d'âge crétacé inférieur, et très clairs (d'où l'impression d'un sommet enneigé). Son importante élévation vient de la compression due à la formation de la chaîne pyrénéo-provençale, aujourd'hui disparue. Cette compression a bombé et fait chevaucher les roches de la montagne sur les terrains plus au nord, durant le crétacé supérieur et le début du tertiaire.
La vallée du Toulourenc, quant à elle, a un sol du quaternaire composés de dépôts fluviatiles, colluvions et éboulis.
[modifier] Hydrographie
Source de la Fontnouvelle.
Passage du Toulourenc au bas du village.
[modifier] Végétation
Le versant Nord (ubac) du mont ventoux est moins ensoleillé. Ses pentes sont abruptes, faites d'éboulis et de falaises majestueuses et sa flore y est médioeuropéenne et non plus méditerranéenne. Parmi les végétations dominantes du versant nord[1], on trouve des chênes verts jusqu'à 620 mètres d'altitude puis des noyers de 620 à 800 mètres. De la garrigue aux herbes aromatiques comme le thym et la lavande vraie entre 800 et 910 mètres d'altitude. Ensuite, des hêtres de 910 à 1 380 mètres et des pins à crochets (sous-espèce de pins de montagne) jusqu'à 1 720 mètres d'altitude. Enfin, le secteur alpin au-dessus de 1 720 mètres d'altitude.[2]
Sur les pentes de la barre du Charles et de la montagne de Geine, bois de chênes et pins.
Quelques champs au cœur de la vallée.
[modifier] Histoire
Cité en 1163 sous le nom de "Brantule" et en 1254 sous "de Brantulis".[3]
Seigneurie des Baux au XIIe siècle, ce fief fut acquis par la Révérende Chambre Apostolique en 1320 puis érigée en marquisat en 1674.[3]
1697, le marquisat est acheté par Pierre du Blanc, seigneur de Buisson.[3]
Durant les guerres de Religion, les protestants occupent le village.[3]
Fin du XXe siècle, des passionnés se mettent en tête de restaurer le village.
François et Claude Morénas, qui ont été à l'initiative du balisage d'un nombre incalculable de sentiers de grandes randonnées, ont dit toute leur émotion en découvrant ce village :
« Le village en camaïeu confond ses toits patinés et ses façades grisées avec les rochers sur lesquels il se cramponne. Tout en escalier et en terrasses d'éboulis où s'accrochent les amandiers tordus, genévriers, genêts et ronces et de maigres prairies, tout ce qui pourrait, malgré la pauvreté du sol et la sécheresse, devenir droit, beau et vigoureux, a été grignoté par les chèvres. »
[modifier] Héraldique
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D'azur à deux palmes d'or, accostées de deux fleurs de lis du même et accompagnées en chef d'une croisette ancrée d'argent et en pointe d'un croissant du même. [4] |
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | Mars 2008 | Georgette Bernad | ||
| Mars 2008 | Roland Ruegg | |||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
(élaboration graphique par Wikipédia)

[modifier] Économie
Un très petit village vivant d'un peu de tourisme (une chambre d'hôtes) dont un artisan local qui fabrique des santons et des poteries, d'élevage caprins ("Agneau du Ventoux") et de fabrique de fromages, de fabrication de miel, quelques vergers d'amandiers, culture de la lavande et plantes aromatiques.
[modifier] Vie locale
La communauté de communes de la Vallée du Toulourenc se charge de la collecte et du traitement des déchets des ménages et déchets assimilés.
Pas de pharmacie ni d'équipement particulier de santé.
[modifier] Éducation
Le village de Brantes possède une école, située en bordure du vieux village.
[modifier] Sports
Pas d'équipement collectif particulier hormis les chemins de randonnées et les aménagements divers aux abords du Toulourenc.
Sports pratiquées : Chasse, pêche, randonnées pédestres.
[modifier] Culte
C'est un village de tradition catholique (église paroissiale Saint Sidoine, chapelles Notre-Dame-de-Piété et Saint Jean-Baptiste et cimetière) malgré une prise du bourg par les protestants lors des guerres de religions. Il dépend du diocèse d'Avignon
[modifier] Lieux et monuments
Brantes est un charmant village aux ruelles en calades, aux passages voûtés, aux portes anciennes et aux vieilles maisons de pierre. Il est construit en nid d'aigle sur les contreforts de la montagne.
- Vestiges d'un château féodal des seigneurs des Baux : pans de murs et 2 citernes.
- Eglise paroissiale Saint Sidoine de 1684 avec décor intérieur en trompe-l'oeil.
- Chapelle Notre-Dame-de-Pitié des Pénitents blancs, chapelle du début du XVIIIe siècle maintenant utilisée comme point info et pour présenter les nombreux travaux réalisés par l'association locale pour la restauration du site.
- Chapelle Saint-Roch.
- Chapelle Saint-Jean-Baptiste (XIIe).
- Oratoires du Sacré-Coeur, de Saint-Joseph et Saint-Gens (XIXe).
- Ancien lavoir.
- Pont à une arche, style "romain", du XIIIe siècle.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Léon Ayme né le 10 octobre 1903 à Brantes député de Vaucluse (1963- 1967)[7]
[modifier] Notes
- ↑ Jacques Galas, Les pays du Ventoux, page 32
- ↑ La réserve de biosphère du mont Ventoux
- ↑ a b c d Brantes sur le site du Quid
- ↑ Armorial des Communes de Vaucluse (Conseil Général du Vaucluse).
- ↑ Brantes sur le site de l'Insee
- ↑ Cassini, consulté le 04-10-2007
- ↑ Suppléant devenu député le 8/8/1963 au décés de Piere Augier
[modifier] Pour approfondir
[modifier] Bibliographie
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
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Brantes · Saint-Léger-du-Ventoux · Savoillan |
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