Rognonas

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Rognonas
Eglise de Rognonas
Eglise de Rognonas
Blason de Rognonas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Châteaurenard
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rhône Alpilles Durance
Maire
Mandat
Yves Picarda
2014-2020
Code postal 13870
Code commune 13083
Démographie
Gentilé Rognonais
Population
municipale
4 064 hab. (2011)
Densité 432 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 06″ N 4° 48′ 19″ E / 43.9016666667, 4.80527777778 ()43° 54′ 06″ Nord 4° 48′ 19″ Est / 43.9016666667, 4.80527777778 ()  
Altitude 20 m (min. : 16 m) (max. : 25 m)
Superficie 9,41 km2
Localisation

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Rognonas est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le village compte 4 144 habitants, appelés les Rognonais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé au nord du département des Bouches-du-Rhône, Rognonas est bordé par la Durance qui le sépare d'Avignon. Il est ainsi à moins de 2 kilomètres de la limite d'Avignon alors que Arles est à environ 28 kilomètres de Rognonas. Dans le passé, le village comportait un hameau nommé l'île de Barban.

Villes proches  :

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie du nom « Rognonas » fait l'objet d'un débat entre spécialistes. Certains évoquent rougnoun signifiant « terre grasse » tandis que des hypothèses récentes parlent du mot rognon évoquant un « petit caillou arrondi » comme on peut en trouver dans le lit de la Durance.

La forme la plus ancienne du nom se retrouve dans un texte de 1213 évoquant l'ecclesia de Ronnonas. Les formes ultérieures sont castrum de Raigonas (XIIIe siècle), castrum de Rognonacio (1431), Rognonas (1459) et Ronhonassium (1483)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces écrites concernant le village de Rognonas datent du Xe siècle.

Un bac permettant de traverser la Durance existait dès l’époque romaine ; il est à nouveau attesté en 1176[2]. Bien situé sur la route d’Arles à Avignon, et au-delà de la Méditerranée aux foires de Champagne, son importance (il faisait partie des plus fréquentés de la Durance[3]) lui permit d’absorber les bacs voisins de Barbentane et Châteaurenard vers 1450[4].

Un pont suspendu est construit en 1835 (cinquième pont sur la Durance)[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rognonas

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

« D'azur, à trois rognons ou testicules de mouton d'or, deux et un, les deux en chefs adossés. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1888 1904 Jean-Baptiste Guyon    
1904 1905 Germain Lagier    
1905 1919 Jean-Baptiste Bertaud    
1919 1923 Marius Ferrand    
1923 1929 Régis de Bonet d'Oléon    
1929 1940 Charles Gontier    
1940 1941 Claude Chavillon (intérim)    
1941 1944 Régis de Bonet d'Oléon    
9 mars 1944 23 octobre 1944 Roger Duret    
23 octobre 1944 17 mai 1945 Claude Chavillon    
1945 1965 Paul Marquis    
1965 1967 Jean Ginoux    
1967 1971 Emilien Laurent    
1971 1988 Alain Pinet    
1988 2001 Anne-Marie Bertrand    
2001 en cours Yves Picarda    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 064 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
573 589 666 682 979 1 010 1 055 1 199 1 043
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 153 1 230 1 273 1 320 1 382 1 381 1 385 1 323 1 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 441 1 608 1 629 1 645 1 703 1 791 1 841 1 787 1 905
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 927 2 247 2 680 3 156 3 358 3 578 3 967 4 025 4 064
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La vie de la commune de Rognonas est marquée par ses fêtes votives comme (dans l'ordre chronologique habituel de leur déroulement dans l'année)  : le Bon Ange, la Saint Éloi, la Saint Roch. Elles sont l'occasion, comme dans les communes environnantes, de défilés de chevaux de trait richement harnachés. Les défilés de la Saint Éloi (mi-juillet) et de la Saint Roch (fin août) sont organisés par des confréries parfois vieilles de plus d'un siècle. Elles attirent toujours un public nombreux car les charrettes de Rognonas sont réputées. Pour Saint Éloi, le nombre de chevaux est restreint car ils courent dans les rues de la ville. Pour Saint Roch, ils sont une soixantaine dont 25 sont harnachés « à la sarrasine » et marchent suivant un parcours interne au village.

Loisir[modifier | modifier le code]

À noter, l'existence d'un complexe modernisé de trois courts de tennis en "quick" du Tennis Club Rognonais (T.C.R.) situé au fond de la place du Marché.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Benoît Paire

Économie[modifier | modifier le code]

Le Marché aux Primeurs au début du XXe siècle

L'activité principale de la commune a longtemps été l'agriculture, en particulier les primeurs.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Statue équestre de Jeanne d'Arc sur le parvis de l'église. Elle fait aussi office de monument aux morts des différents conflits du XXe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Revel du Perron marquis de Gaucourt, État descriptif de l'arrondissement d'Arles. Dictionnaire topographique, Amiens, A. Caron, 1871, p. 207, 208.
  2. Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont et al., D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux, Forcalquier, Les Alpes de lumière, coll. « Les Alpes de lumière » (no 149),‎ 2005, 120 p. (ISBN 2-906162-71-X), p. 55
  3. Guy Barruol, Denis Furestier et Catherine Lonchambon, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse : La Durance dans l’Antiquité et au Moyen Âge, Forcalquier, Les Alpes de lumière, coll. « Les Alpes de lumière » (no 149),‎ 2005, 120 p. (ISBN 2-906162-71-X), p. 48
  4. Catherine Lonchambon, op. cit., p 54
  5. Philippe Auran, Guy Barruol et Jacqueline Ursch, D’une rive à l’autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours : Pour en savoir plus, Forcalquier, Les Alpes de lumière, coll. « Les Alpes de lumière » (no 153),‎ 2006, 143 p. (ISBN 2-906162-81-7), p. 46
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]