Fernand Benoit

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Fernand Benoit

Activités historien, écrivain français
Naissance 12 septembre 1892
Avignon
Décès 2 avril 1969
Avignon
Langue d'écriture française

Œuvres principales

À l'abbaye de Montmajour. Les origines et la réforme de Saint-Maur, Mémoire de l'Institut historique de Provence, T. IV, p. 133-151, 1927.
Les Baux, éd. Henri Laurens, coll. Petites monographies des grands édifices de la France, Paris, 1928.
Moulins à grains et à olives de la Méditerranée. Essai de stratigraphie, Travaux du 1er Congrès international de Folklore, 1930.
Avignon au double visage, Préface d’André Suarès, éd. Alpina, Paris, 1932.
Les cimetières suburbains d'Arles dans l'Antiquité chrétienne et au Moyen Âge Rome-Paris, 1935.
Les civilisations anciennes de la Camargue. Les coutumes, l'habitation et les fêtes, Éd. Le Chêne, IV, 1938.
La civilisation de la basse vallée du Rhône, d'après les fables antiques, Éd. La Provence marseillaise et rhodanienne, Nice, 1946.
Sarcophages paléochrétiens d'Arles et de Marseille, supplément à Gallia, C.N.R.S., Paris, 1954.
Musée des docks romains et du commerce antique de Marseille, Imprimerie municipale de Marseille, 1963.
La Provence et le Comtat Venaissin, Arts et traditions populaires, éd. Aubanel, Avignon, 1975, (ISBN 2-7006-0061-4).

Fernand Benoit né à Avignon le 12 septembre 1892[1], mort à Avignon, le 2 avril 1969 est un historien et archéologue de la Provence.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fernand Benoit naquit à Avignon le 12 septembre 1892 d'une famille originaire de Valliguières (Gard) près de Remoulins. À la suite du décès précoce de son père, il fut envoyé à Paris pour des études, brillantes, qu'il effectua au collège Stanislas. En 1914, il présenta le concours de l'École des Chartes et fut reçu major[1]. La mobilisation interrompit ses études et ce ne fut qu'en 1921 qu'il obtint son diplôme d'archiviste-paléographe et devint membre de l'École française de Rome (1922-1924)[1].

Entre Arles et Rabat[modifier | modifier le code]

Il est nommé conservateur de la bibliothèque et des musées d'Arles en 1925 où il demeura trois ans. Détaché pour remplir les fonctions d'attaché culturel à Rabat, il fut pressenti pour la direction du service d'ethnographie du Maroc mais refusa[1]. De retour à Arles, il obtint le poste de conservateur des musées et entreprit de développer l'étude des antiquités romaines et paléochrétiennes[1].

Archéologue et historien[modifier | modifier le code]

En 1943 il fut désigné comme conservateur du musée Borély à Marseille. Et il prit en même temps la direction des Antiquités de Provence[2]. Ses fouilles dans le Vieux-Port lui permirent d'étudier la stratigraphie du Lacydon et furent le point de départ de sa vocation de céramologue[2]. La mise au jour des docks romains dont il organisa les fouilles, lui permit de créer in situ le musée des docks romains[2] et mit en valeur les cryptes de l'abbaye Saint-Victor de Marseille.

Il ouvrit en même temps le chantier des fouilles de l'oppidum d'Entremont, près d'Aix-en-Provence et dans cette métropole des Salyens mit au jour une statuaire d'inspiration gréco-étrusque qui complétait les découvertes déjà faites à Roquepertuse[2]. La campagne de fouilles de 1954 lui permit d'exhumer les vestiges d'un sanctuaire où avait été pratiqué le rite des « têtes coupées »[2]. Cette découverte fut à l'origine de son ouvrage magistral Arts et dieux de la Gaule qui parut après sa mort et qui est considéré comme son testament spirituel[2].

Il se consacra ensuite au chantier de Cimiez, l'antique Cemenelum, et avec le commandant Cousteau, devint le pionnier de l'archéologie sous-marine avec l'exploration de l'épave du Grand-Congloué[2].

Ethnographe et folkloriste[modifier | modifier le code]

En parallèle, de ces études in-situ, il fit des recherches ethnographiques sur la Provence et le Comtat Venaissin et spécialement sur sa branche principale le folklore[2]. Ce qui lui permit d'écrire de nombreuses monographies qui aboutirent à sa synthèse La Provence et le Comtat Venaissin paru en 1949 sous le patronage du musée national des Arts et Traditions populaires[2]. Devenu conservateur du Museon Arlaten, il organisa le patrimoine ethnographique réuni par la volonté de Frédéric Mistral.

« Ce qu'il voulait maintenir avant tout, c'était le musée du peuple de Provence, ce musée dans lequel le berger, le marin, le gardian, l'amateur comme le savant, pourront trouver le document qui leur rappellera le pays natal et qui les émouvra par le contact réel et direct avec des objets qui leur sont familiers et des coutumes qui leur parlent au cœur[3]. »

Considéré comme le maître incontesté de l’archéologie provençale, il fut élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1958 et membre de l'Académie de Marseille en 1965. Il décéda peu après dans sa bastide familiale « La Queyrelle » le 2 avril 1969[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les archives de la Sacrée Congrégation d'Avignon au Vatican (1693-1790), Mémoire de l'Académie de Vaucluse, 2e série, T. XXIII, 1923[4].
  • À l'abbaye de Montmajour. Les origines et la réforme de Saint-Maur, Mémoire de l'Institut historique de Provence, T. IV, p. 133-151, 1927.
  • Recueil des actes des comtes de Provence de la maison de Barcelone : Alphonse II et Raymond-Béranger V (1196-1245), T. I et II, Monaco-Paris, 1935.
  • Les Baux, éd. Henri Laurens, coll. Petites monographies des grands édifices de la France, Paris, 1928.
  • Survivances des civilisations méditerranéennes chez les Berbères : le mythe de la « nuit de l'erreur », Revue anthropologique, 1930.
  • Moulins à grains et à olives de la Méditerranée. Essai de stratigraphie, Travaux du 1er Congrès international de Folklore, 1930.
  • Avignon au double visage, Préface d’André Suarès, éd. Alpina, Paris, 1932.
  • Le Saint-Vinage, Revue de folklore, Paris, 1933,
  • Le rôle de l'eau dans la fête du solstice d'été en Provence et en Afrique, Revue anthropologique, 1935.
  • Les cimetières suburbains d'Arles dans l'Antiquité chrétienne et au Moyen Âge Rome-Paris, 1935.
  • Pressoirs d'olives à levier et à contrepoids en Provence et en Afrique, Mémoires de l'Institut historique de Provence, 1936.
  • Les civilisations anciennes de la Camargue. Les coutumes, l'habitation et les fêtes, Éd. Le Chêne, IV, 1938.
  • Le Museon Arlaten et la campagne arlésienne, Éd. Faits et Documents, IX, 1938.
  • L'usine de meunerie hydraulique de Bargegal, Revue archéologique, 1940.
  • La civilisation de la basse vallée du Rhône, d'après les fables antiques, Éd. La Provence marseillaise et rhodanienne, Nice, 1946.
  • Carreaux de faïence du Museon Arlaten, Artisans et Paysans de France, T. II, 1947.
  • La civilisation de la faucille dans le Midi, Artisans et Paysans de France, T. III, 1948.
  • Sarcophages paléochrétiens d'Arles et de Marseille, supplément à Gallia, C.N.R.S., Paris, 1954.
  • Entremont, capitale celto-ligure des Salyens de Provence, La Pensée universitaire, Aix-en-Provence, 1957.
  • Musée des docks romains et du commerce antique de Marseille, Imprimerie municipale de Marseille, 1963.
  • Fernand Benoit, Henri Rolland, Pierre Martel, Guy Barruol et Jean Barruol, Les Monuments du haut Moyen Âge, inventaire paléochrétien et préroman de Haute-Provence, Ed. Les Alpes de Lumière, Saint-Michel-de-l'Observatoire, 1964.
  • Recherches sur l'hellénisation du midi de la Gaule, Publications des annales de la faculté des sciences d’Aix-en-Provence, éditions Orphys, 1965, 336 pages.
  • Art et dieux de la Gaule, Éd. Arthaud, Paris, 1969.
  • L'abbaye de Montmajour, éd. Henri Laurens, coll. Petites monographies des grands édifices de la France, Paris, 1969.
  • La Provence et le Comtat Venaissin, Arts et traditions populaires, éd. Aubanel, Avignon, 1975, (ISBN 2-7006-0061-4).
  • Histoire de l'outillage rural et artisanal, éd. Jeanne Laffitte, Marseille, reprints 1984, (ISBN 2-7348-0053-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Sylvain Gagnière, op. cit., p. 1.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Sylvain Gagnière, op. cit., p. 2.
  3. a et b Sylvain Gagnière, op. cit., p. 3.
  4. Étude ayant bénéficié d'un tirage à part.

Bibliographie[modifier | modifier le code]