Gynécologue

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gynécologue

Gynaecology-1822.jpg

Le sentiment de honte associé à l'examen des muliebra a longtemps handicapé la gynécologie. Ce dessin de Jacques-Pierre MAYGNIER date de l'année 1822 et montre une procédure de « compromis », dans laquelle le médecin se met à genoux devant la femme pour l'ausculter, mais ne peut regarder ses organes génitaux.

Appellation
Docteur spécialiste en gynécologie médicale ou en gynécologie obstétrique
Secteur d'activité
Niveau de formation
Perspectives professionnelles
Professions voisines
Code ROME (France)
J1102


Le gynécologue est un médecin spécialiste pratiquant la gynécologie.

Formation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Études de médecine.

Formation en France[modifier | modifier le code]

Le gynécologue est un médecin ayant passé un diplôme d'études spécialisées de gynécologie médicale ou de gynécologie obstétrique au cours du troisième cycle des études médicales[1].

La formation de gynécologue se déroule en onze années :

  • une première année médicale sanctionnée par un concours très sélectif,
  • puis cinq ans de cours et de stages sanctionnés par les examens classants nationaux (ECN),
  • et enfin, cinq ans de spécialisation en gynécologie médicale ou en gynécologie obstétrique, débouchant sur le diplôme d'études spécialisées de gynécologie médicale ou de gynécologie obstétrique, sous validation d'une thèse d'exercice par les membres d'un jury.

Histoire[modifier | modifier le code]

Métier[modifier | modifier le code]

Un gynécologue est un spécialiste de la gynécologie, c'est-à-dire de l'organisme de la femme et de son appareil génital. C'est du gynécologue que dépend la prise en charge des problèmes gynécologiques pouvant intervenir chez la femme tout au long de sa vie comme par exemple : dépistage, contraception, fecondation in vitro, suivi durant la période de grossesse, traitement des maladies sexuellement transmissibles... C'est aussi lui qui effectue les opérations chirurgicales chez la femme (césarienne par exemple).

Quelques gynécologues[modifier | modifier le code]

  • Albert Sigmund Gustav Döderlein, gynécologue allemand (né à Augsbourg le 5 juillet 1860 - décédé à Munich le 10 décembre 1941). Les bactéries du genre Lactobacillus, qui forment la flore vaginale normale, sont désignés sous le nom de « bacille de Döderlein » ou de « flore de Döderlein ». Fils de pasteur, il fit ses études de médecine à Erlangen où il passa le doctorat en 1884. Il exerça plus tard à Leipzig (1887), Groningue (1894), Tübingen (1897) et Munich (1907).
  • Hermann Knaus (né le 19 octobre 1892 à Sankt Veit an der Glan, décédé le 22 août 1970 à Vienne) était un chirurgien et un gynécologue autrichien. De 1923 à 1934 il travailla à l'hôpital universitaire de Graz, en 1950 il prit la direction de la section gynécologique de l'hôpital Lainz à Vienne. Il développa la théorie du Japonais Kyusaku Ogino sur les périodes de la fertilité de la femme (« période optimale de conception Knaus ») et en tira une méthode de contraception, connue sous le nom de méthode Ogino-Knaus. Pourtant Ogino lui-même avait refusé cette application de ses connaissances en raison de la fiabilité trop faible de la méthode.
  • Christian Gerhard Leopold (24 février 1846 - 12 septembre 1911) était un gynécologue allemand, qui est né à Meerane, Saxe. En 1870, il obtient son doctorat en médecine de l'université de Leipzig, où il étudie sous Carl Siegmund Franz Credé (en) (1819-1892), qui deviendra plus tard son beau-père. De 1877 jusqu'en 1883, il enseigne le métier de sage-femme à la Frauenklinik à Leipzig, et a ensuite succédé à Franz von Winckel (de) (1837-1911) comme directeur du Königlichen Frauenklinik und Hebammenlehranstalt de Dresde. Leopold est connu pour les manœuvres portant son nom (manœuvres de Leopold), qui sont quatre manœuvres classiques utilisées pour déterminer la position du fœtus dans l'utérus. À compter de 1894, il a été coéditeur de la Archiv für Gynäkologie avec Adolf Gusserow (en) (1836-1906). De plus, avec le Carl Credé et Paul Zweifel (en) (1848-1927), il a publié des manuels sur les sages-femmes.
  • Leopold Landau (en), qui était aussi un gynécologue allemand né à cette époque, ne doit pas être confondu avec Christian Gerhard Leopold.
  • Franz Karl Naegele (né le 12 juillet 1778 à Düsseldorf en Allemagne, mort en 1851) est un gynécologue allemand. Après sa promotion de médecine en 1805 à Bamberg, il devient associé en 1807 et professeur d'obstétrique en 1810 à Heidelberg. Il est connu pour sa règle permettant de calculer la date prévu de l'accouchement (règle de Naegele).
  • Émile Papiernik (né le 14 février 1936 à Paris et mort le 8 août 2009 à Sceaux) est un médecin français, spécialiste de l'obstétrique. Émile Papiernik met au point en 1969 une technique de prévention de la naissance prématurée, depuis généralisée en France et adoptée dans de nombreux pays. Il est à l'origine du premier plan Périnatalité de 1971, promu par Robert Boulin, ministre de la Santé, qui permet de réduire la mortalité infantile et « de classer la France au premier rang mondial pour la sécurité de la grossesse et de l’accouchement ». Il est ainsi à l'origine du congé maternité supplémentaire pour les femmes malades ou fatiguées. Il devient en 1972, à 36 ans, chef de service de gynécologie-obstétrique à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart. Contre l'avis de l'administration, qui refuse le budget d'achat d'un échographe, il le fait « rentrer en douce avec l'aide d'un fabricant qui y croyait, et il a fonctionné 18 mois en toute illégalité », d'après le témoignage de son collaborateur de l'époque, Roger Bessis, jeune obstétricien devenu un spécialiste mondial de l'échographie. Il ouvre un des tout premiers services d'interruption volontaire de grossesse après le vote de la loi Veil de 1975, et décide symboliquement de pratiquer lui-même la première IVG du service. C'est dans son service à Clamart, avec une équipe comprenant René Frydman, que naît le premier bébé-éprouvette français, Amandine, en 1982.
  • Paul Segond, chirurgien français, né à Paris en 1851 et mort dans la même ville en 1912, est l’un des fondateurs de la chirurgie obstétricale et de l’enseignement de la gynécologie à Paris.
  • Christopher Patrick Steptoe (né le 9 juin 1913 à Oxford (Angleterre) et décédé le 21 mars 1988 à Cantorbéry) est un obstétricien et un gynécologue britannique, pionnier du traitement de l'infertilité. Avec le biologiste et physiologiste Robert Edwards - qui reçoit en 2010 le prix Nobel de médecine et de physiologie, il met au point la fécondation in vitro. La naissance du premier bébé-éprouvette, Louise Brown, a eu lieu le 25 juillet 1978. Après la Seconde Guerre mondiale, il étudie l'obstétrique, et en 1951 commence à travailler à l'Hôpital général de Oldham. Sous la direction du docteur Raoul Palmer, il apprend la technique de la cœlioscopie et défend son utilité. En 1967, il publie un livre sur la cœlioscopie en gynécologie. Par la suite, Robert Edwards, physiologiste de l'Université de Cambridge, est entré en contact avec lui et a suscité son intérêt pour une collaboration dans la mise au point de la fécondation in vitro.
  • Alice Bunker Stockham (1833-1912) est une obstétricienne et gynécologue de Chicago et la cinquième femme ayant obtenu le titre de docteur en médecine aux USA.
  • Séverin Pineau, Pinoeus, est un chirurgien français, né à Chartres vers le milieu du XVIe siècle, mort à Chartres en 1619. Il est notamment connu pour ses travaux dans les domaines de la gynécologie et de l'obstétrique. Son ouvrage De virginitatis notis, graviditate & partu, traitant de la virginité, de la grossesse et de l'accouchement a fait sensation à son époque par la franchise directe avec laquelle il aborde ces sujets, en particulier pour ce qui touche à la virginité et à sa perte. Certains exemplaires du livre sont d'ailleurs confisqués pour cette raison. Il préconise la symphysiotomie (en) dès 1597 pour faciliter l'accouchement dans certains cas difficiles
  • Bernhard Zondek (1891-1966), hébreu : ברנרד צונדק, était un gynécologue israélien d'origine allemande ayant développé le premier test de grossesse fiable en 1928.

Notes et références[modifier | modifier le code]